La charité des âmes et des cœurs
L'union des âmes et des cœurs, fondement de la communion conjugale.
Caritas Animarum
La charge des âmes
La charité conjugale s'exerce d'abord dans le domaine des âmes. Chaque époux est responsable de l'âme de l'autre devant Dieu. Cela signifie prier pour son conjoint, l'encourager dans la vertu, le corriger avec douceur quand il s'égare, et l'aider à grandir dans la sainteté. En acceptant le sacrement de mariage, chaque époux reçoit de Dieu la charge de l'âme de l'autre comme un trésor confié dont il devra rendre compte.
La sollicitude du bon pasteur
L'abbé Dantec enseigne que les époux doivent se « prendre en charge » mutuellement, non pas de manière étouffante ou dominatrice, mais avec la sollicitude aimante que le bon pasteur a pour ses brebis. De même que le bon pasteur connaît ses brebis et les protège sans les écraser, l'époux chrétien veille sur son conjoint avec une sollicitude à la fois ferme et délicate. Chaque époux veille sur l'âme de l'autre comme sur un trésor confié par Dieu.
Charité et tendresse
L'amour-charité ne supprime pas la tendresse humaine : il la purifie et l'élève. La charité sans tendresse serait froide ; la tendresse sans charité serait superficielle. Les époux ont le devoir de se manifester leur amour par des gestes concrets de tendresse et de délicatesse. La froideur et l'indifférence ne sont jamais des vertus chrétiennes : elles blessent l'autre et trahissent la vocation conjugale. Un foyer chrétien se reconnaît à la chaleur de la charité qui y règne.
La correction fraternelle
Lorsque l'un des époux s'égare (par un défaut, une habitude néfaste ou un relâchement spirituel), l'autre a le devoir de la correction fraternelle. Mais cette correction se fait toujours avec douceur et patience, jamais avec dureté ni humiliation. Corriger avec charité, c'est montrer à l'autre le chemin sans le blesser, dans le respect de sa dignité et la confiance en la grâce.
Chaque époux est responsable de l'âme de l'autre devant Dieu : la charité s'exerce dans les âmes et les cœurs
Testez-vous : 7 questions
1. Quel est le premier devoir de la charité conjugale ?
- Devoir spirituel d’abord
- Un devoir de politesse
- Un devoir matériel
- Pure tendresse humaine
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Réponse : Devoir spirituel d’abord
Le premier devoir de la charité conjugale est spirituel : prier pour son conjoint, l’encourager dans la vertu et l’aider à grandir dans la sainteté.
2. Que signifie « se prendre en charge mutuellement » ?
- Veiller l’un sur l’autre
- Tout décider ensemble
- Se contrôler l’un l’autre
- Partager tous les biens
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Réponse : Veiller l’un sur l’autre
Se prendre en charge mutuellement signifie veiller l’un sur l’autre avec la sollicitude aimante du bon pasteur, non de manière étouffante mais avec tendresse et respect.
3. La charité conjugale supprime-t-elle la tendresse humaine ?
- Elle l’élève, la purifie
- La tendresse est superflue
- Elle est trop sérieuse
- Elle exige l’austérité
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Réponse : Elle l’élève, la purifie
L’amour-charité ne supprime pas la tendresse humaine mais la purifie et l’élève. La charité sans tendresse serait froide ; la tendresse sans charité serait superficielle.
4. Comment un époux corrige-t-il son conjoint chrétiennement ?
- En se taisant toujours
- Avec douceur et patience
- Avec sévérité
- Avec la prière seule
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Réponse : Avec douceur et patience
La correction fraternelle entre époux se fait avec douceur, patience et respect, jamais avec dureté ni humiliation.
5. La froideur et l’indifférence sont-elles des vertus chrétiennes ?
- Par prudence
- Jamais
- C’est du détachement
- Pour la sainteté
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Réponse : Jamais
La froideur et l’indifférence ne sont pas des vertus chrétiennes. Les époux ont le devoir de se manifester leur amour par des gestes concrets de tendresse et de délicatesse.
6. Pourquoi chaque époux est-il responsable de l’âme de l’autre ?
- Dieu lui a confié ce trésor
- C’est une figure de style
- Chacun ne répond que de soi
- L’Église en répond seule
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Réponse : Dieu lui a confié ce trésor
En acceptant le sacrement de mariage, chaque époux reçoit de Dieu la charge de l’âme de l’autre. C’est un trésor confié dont il devra rendre compte.
7. Comment l’amour conjugal imite-t-il le bon pasteur ?
- Veiller sans étouffer
- Par une autorité stricte
- Par une distance prudente
- Par un silence pieux
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Réponse : Veiller sans étouffer
Comme le bon pasteur connaît ses brebis et les protège sans les écraser, l’époux chrétien veille sur son conjoint avec une sollicitude à la fois ferme et délicate.
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Dans ce chapitre : Les éléments de l'amour conjugal
- La charité des âmes et des cœurs
- Le devoir de s'aimer
- Le grand mystère du mariage (Eph 5,32)