La correction et la discipline
La correction est un acte d'amour quand elle est ferme, juste et mesurée.
Correctio et Disciplina
La correction, acte d'amour
Les Proverbes (13, 24) enseignent : « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l'aime le corrige de bonne heure. » La correction est un acte d'amour, non de colère. Saint Jean Chrysostome, dans ses homélies sur l'éducation des enfants, insiste sur ce point : la discipline n'est pas la brutalité, mais la fermeté bienveillante qui redresse la volonté déviée. Le père qui corrige son enfant imite Dieu le Père, qui « châtie celui qu'Il aime » (Hébreux 12, 6).
Discipline et formation du disciple
Le mot « discipline » vient du latin discere, qui signifie apprendre. La discipline n'est donc pas d'abord une punition : c'est l'art de former un disciple, de le conduire vers la sagesse par des règles, des habitudes et une fermeté constante. Saint Thomas d'Aquin distingue soigneusement la correction fraternelle, dont le but est l'amendement du fautif, c'est-à-dire sa conversion intérieure, de la punition vindicative, qui vise la réparation de l'ordre social. En éducation, c'est toujours la première qui doit primer.
Les qualités de la punition
La punition éducative, quand elle s'avère nécessaire, doit réunir des qualités précises : être proportionnée à la faute, suivie sans délai du pardon, et jamais infligée sous l'empire de la colère. Punir dans la colère n'est pas de la discipline mais un abus, comme l'enseigne saint Jean Chrysostome. Le père qui frappe son enfant parce qu'il est irrité n'imite pas Dieu le Père ; il se laisse dominer par sa passion. La véritable correction suppose la maîtrise de soi, la mesure et la bienveillance : elle est un acte de raison ordonné au bien de l'enfant, jamais un défoulement de l'adulte.
Celui qui épargne la verge hait son fils : la correction est un acte d'amour, non de colère
Testez-vous : 7 questions
1. Que dit Proverbes 13, 24 de celui qui épargne la verge ?
- Il est doux
- Il est sage
- Il hait son fils
- Il est patient
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Réponse : Il hait son fils
Proverbes 13, 24 : « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime le corrige de bonne heure. » Refuser de corriger n’est pas de la bonté mais de la négligence coupable.
2. De quel mot latin vient « discipline » ?
- Discus (disque)
- Durus (dur)
- Dolor (douleur)
- Discere (apprendre)
Voir la réponse
Réponse : Discere (apprendre)
Le mot « discipline » vient du latin discere (apprendre). La discipline est l’art de former un disciple ; elle englobe les règles, les habitudes et la fermeté, bien au-delà de la seule punition.
3. Quel Père de l’Église a beaucoup prêché sur la discipline éducative ?
- Saint Ambroise
- Saint Jérôme
- Saint Grégoire
- Saint Jean Chrysostome
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Réponse : Saint Jean Chrysostome
Saint Jean Chrysostome, dans ses homélies sur l’éducation des enfants, distingue soigneusement la discipline de la brutalité. La première forme l’âme, la seconde la détruit.
4. Que vise la correction fraternelle selon saint Thomas ?
- L’humiliation
- L’amendement
- La vengeance
- L’obéissance aveugle
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Réponse : L’amendement
Saint Thomas distingue la correction fraternelle, qui vise l’amendement du pécheur, de la punition vindicative, qui vise la réparation de l’ordre. En éducation, c’est la correction qui prime.
5. Quelles qualités doit avoir la punition éducative ?
- Proportionnée et suivie
- Sévère et exemplaire
- Retardée et discrète
- Rare et publique
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Réponse : Proportionnée et suivie
La punition éducative doit être proportionnée à la faute, immédiate, et suivie du pardon. Un enfant puni justement et pardonné sincèrement apprend à la fois la justice et la miséricorde.
6. Que dit l’Épître aux Hébreux du châtiment divin ?
- Dieu punit les méchants
- Dieu pardonne toujours
- Dieu ignore les fautes
- Dieu châtie qui Il aime
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Réponse : Dieu châtie qui Il aime
Hébreux 12, 6 : « Le Seigneur châtie celui qu’Il aime. » La correction divine est un modèle pour le père chrétien : corriger est une forme de l’amour, non un acte de colère.
7. Un père punit son enfant sous l’empire de la colère. Est-ce conforme à la tradition ?
- Non, c’est un abus
- Non, c’est indifférent
- Oui, c’est efficace
- Oui, si méritée
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Réponse : Non, c’est un abus
Punir sous l’empire de la colère n’est pas de la discipline mais de la brutalité. Saint Jean Chrysostome enseigne que la correction doit être faite avec mesure et bienveillance, jamais dans la colère.
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Dans ce chapitre : Former la volonté et le caractère
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- L'exemple : le maître comme modèle