La doctrine des deux volontés
Comment le Christ possède une volonté divine et une volonté humaine, unies sans confusion dans une seule personne.
Duae Voluntates
Maxime contre le monothélisme
Saint Maxime le Confesseur (580-662) a défendu la doctrine des deux volontés du Christ (dyothélisme) contre le monothélisme, qui n'attribuait au Christ qu'une seule volonté divine.
Le monothélisme était une tentative politique de l'empereur Héraclius pour réconcilier les monophysites et les chalcédoniens. En affirmant qu'il n'y a qu'une seule volonté (energeia) en Christ, on espérait satisfaire les deux camps. Maxime montra que cette compromission trahissait la foi de Chalcédoine.
La volonté, attribut de la nature
Pour Maxime, la clef de toute la controverse réside dans une distinction métaphysique lumineuse : la volonté est un attribut de la nature, non de la personne. Si le Christ possède véritablement deux natures, divine et humaine, conformément au dogme de Chalcédoine, alors Il possède nécessairement deux volontés. Nier Sa volonté humaine reviendrait à mutiler Son humanité et à compromettre notre salut, car ce qui n'est pas assumé n'est pas guéri, selon l'adage patristique.
Le martyre et la victoire posthume
La résistance de Maxime lui valut un châtiment d'une cruauté calculée : on lui coupa la langue et on lui trancha la main droite, afin qu'il ne pût plus ni parler ni écrire pour défendre la foi orthodoxe. Exilé en Lazique, il y mourut en 662. Mais la vérité ne meurt pas avec ses témoins. Le troisième concile de Constantinople, réuni en 680-681, condamna solennellement le monothélisme et proclama les deux volontés du Christ, donnant raison à Maxime à titre posthume.
Liberté et œuvres
Par ailleurs, Maxime développa une théologie profonde de la liberté : la vraie liberté n'est pas le choix entre le bien et le mal, mais l'adhésion parfaite au bien. Le péché n'est pas un acte de liberté, mais un esclavage. Parmi ses œuvres majeures figure la Mystagogie, un commentaire allégorique de la Divine Liturgie où chaque geste sacré devient le symbole du mystère du salut.
Maxime confesseur : la langue coupée pour avoir défendu la foi
Testez-vous : 7 questions
1. Qu’est-ce que le monothélisme ?
- Une seule volonté en Christ
- Une seule nature en Christ
- Trois volontés en Christ
- Aucune volonté divine
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Réponse : Une seule volonté en Christ
Le monothélisme n’attribue au Christ qu’une seule volonté (divine), niant sa volonté humaine. Maxime le combattit comme trahison de Chalcédoine.
2. Pourquoi Maxime affirme-t-il que le Christ a deux volontés ?
- La Bible le dit
- Volonté suit la nature
- L’empereur l’a imposé
- Les apôtres l’ont dit
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Réponse : Volonté suit la nature
La volonté est un attribut de la nature. Si le Christ a deux natures, il a deux volontés. Nier la volonté humaine, c’est nier la nature humaine complète.
3. Quel châtiment Maxime subit-il pour sa confession de foi ?
- Langue et main coupées
- La crucifixion
- La lapidation
- La décapitation
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Réponse : Langue et main coupées
Maxime eut la langue coupée et la main droite tranchée pour qu’il ne puisse plus parler ni écrire en défense de la foi.
4. Quel concile a donné raison à Maxime en condamnant le monothélisme ?
- Chalcédoine (451)
- Constantinople II (553)
- Nicée II (787)
- Constantinople III (680-681)
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Réponse : Constantinople III (680-681)
Le IIIe concile de Constantinople (680-681) condamna le monothélisme et affirma les deux volontés du Christ, donnant raison à Maxime après sa mort.
5. Selon Maxime, qu’est-ce que la vraie liberté ?
- L’adhésion parfaite au bien
- La capacité de pécher
- L’absence de contrainte
- Le choix entre bien et mal
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Réponse : L’adhésion parfaite au bien
Pour Maxime, la liberté véritable n’est pas le choix entre bien et mal, mais l’adhésion parfaite au bien. Le péché est un esclavage, pas un acte de liberté.
6. Quel empereur promut le monothélisme pour des raisons politiques ?
- Héraclius
- Constantin
- Justinien
- Théodose
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Réponse : Héraclius
L’empereur Héraclius promut le monothélisme pour réconcilier les monophysites et les chalcédoniens et maintenir l’unité de l’Empire.
7. Quel commentaire allégorique de la liturgie Maxime a-t-il composé ?
- Les Centuries
- La Mystagogie
- Questions à Thalassios
- Les Ambigua
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Réponse : La Mystagogie
La Mystagogie est un commentaire allégorique de la Divine Liturgie, où Maxime interprète chaque geste liturgique comme symbole du mystère du salut.
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Dans ce chapitre : Saint Maxime le Confesseur
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