La piété du prince : Dieu d'abord

Chapitre 6 : Piété et Humilité · cours « Miroirs des Princes » · 8 questions

La première vertu du prince : placer Dieu au centre de sa vie et de son gouvernement.

Charlemagne

La piété du prince, Dieu d'abord

Pietas Principis

La piété, première vertu

Dans tous les miroirs des princes, une vertu revient toujours en premier : la piété. Avant la prudence, avant la justice, avant le courage, la piété. Car si le roi ne rend pas à Dieu ce qui Lui est dû, comment rendra-t-il au peuple ce qui lui revient ? Smaragde de Saint-Mihiel, moine bénédictin du IXe siècle, ouvre sa Via Regia (la Voie Royale) par les trois vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité. Ce n'est pas un hasard. Le bon gouvernement commence dans l'âme du prince, non dans ses décrets. Smaragde place les vertus théologales avant les vertus politiques précisément parce que sans la foi, l'espérance et la charité, les vertus politiques n'ont pas de fondement solide.

Charlemagne et Alcuin

Ce principe trouve son incarnation la plus éclatante dans la figure de Charlemagne. L'empereur se rendait à l'église chaque jour, faisait lire les Saintes Écritures pendant ses repas, et consultait Alcuin d'York sur les questions de doctrine et de gouvernement. Alcuin, moine savant anglo-saxon, avait été appelé par Charlemagne pour diriger l'école du palais d'Aix-la-Chapelle. Il fut le principal conseiller intellectuel de l'empereur et l'artisan de la renaissance carolingienne. La présence d'Alcuin auprès du trône rappelle que le prince a besoin de maîtres et de sagesse. La piété est aussi humilité : reconnaître que la sagesse vient d'en haut, et que le roi qui croit pouvoir gouverner seul, sans écouter les sages de l'Église, gouverne déjà mal.

Dieu d'abord

De cette vision découle le principe de courtoisie le plus fondamental des miroirs : Dieu d'abord, les autres ensuite, soi en dernier. C'est la règle d'or de la courtoisie chrétienne. Le prince qui se place en premier trahit sa mission. Un roi sans piété peut être habile politicien, mais il gouverne sans Dieu, c'est-à-dire sans la source de toute justice et de toute bonté. Il gouverne sans son fondement légitime. Il bâtit sur le sable.

Un roi sans piété peut être habile, mais jamais bon : car gouverner sans Dieu, c'est bâtir sur le sable

Testez-vous : 8 questions

1. Quelle vertu est toujours citée en premier dans les miroirs des princes ?

  • La piété
  • Le courage
  • La prudence
  • La justice
Voir la réponse

Réponse : La piété

Dans tous les miroirs des princes, la piété vient en premier. Avant la prudence, avant la justice, avant le courage. Car si le roi ne rend pas à Dieu ce qui Lui est dû, il ne peut rendre au peuple ce qui lui revient.

2. Quelles vertus ouvrent la Via Regia de Smaragde ?

  • Foi, espérance, charité
  • Prudence, justice, force
  • Vœux religieux des moines
  • Humilité, prière, jeûne
Voir la réponse

Réponse : Foi, espérance, charité

Smaragde de Saint-Mihiel ouvre sa Via Regia (la Voie Royale) par les trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité. Le bon gouvernement commence dans l’âme du prince.

3. Qui était Alcuin d’York ?

  • Un moine savant anglo-saxon
  • Un évêque franc
  • Un pape du IXe siècle
  • Un prince carolingien
Voir la réponse

Réponse : Un moine savant anglo-saxon

Alcuin d’York était un moine savant anglo-saxon, appelé par Charlemagne pour diriger l’école du palais d’Aix-la-Chapelle. Il fut le principal conseiller intellectuel de l’empereur et l’artisan de la renaissance carolingienne.

4. Comment Charlemagne manifestait-il sa piété au quotidien ?

  • Messe, Écritures, Alcuin
  • Croisade et pèlerinage
  • Traités théologiques
  • Jeûnes et flagellations
Voir la réponse

Réponse : Messe, Écritures, Alcuin

Charlemagne se rendait à l’église chaque jour, faisait lire les Saintes Écritures pendant ses repas, et consultait Alcuin d’York sur les questions de doctrine et de gouvernement. La piété du prince se vit dans le quotidien.

5. Pourquoi Smaragde commence-t-il par les vertus théologales et non par les vertus politiques ?

  • Le prince commence en lui
  • Il n’est pas politique
  • Vertus politiques nulles
  • Théologales plus simples
Voir la réponse

Réponse : Le prince commence en lui

Smaragde place les vertus théologales en premier car le bon gouvernement commence dans l’âme du prince. Sans la foi, l’espérance et la charité, les vertus politiques n’ont pas de fondement solide.

6. Quel est le principe de courtoisie le plus fondamental selon les miroirs ?

  • Dieu, autrui, soi à la fin
  • Honorer les anciens
  • Honorer le roi avant tout
  • Servir sa lignée d’abord
Voir la réponse

Réponse : Dieu, autrui, soi à la fin

Le principe fondamental des miroirs est : Dieu d’abord, les autres ensuite, soi en dernier. C’est la règle d’or de la courtoisie chrétienne. Le prince qui se place en premier trahit sa mission.

7. Pourquoi un roi sans piété ne peut-il jamais être un bon roi, même s’il est habile ?

  • Il manque son fondement
  • Il est détesté du peuple
  • Il manque d’intelligence
  • Il manque de courage
Voir la réponse

Réponse : Il manque son fondement

La piété est le fondement de toutes les autres vertus du prince. Un roi sans piété peut être habile politicien, mais il gouverne sans Dieu, c’est-à-dire sans la source de toute justice et de toute bonté. Il bâtit sur le sable.

8. Que révèle la présence d’Alcuin auprès du trône de Charlemagne sur la nature du pouvoir ?

  • Le roi a besoin de sages
  • Le moine surpasse le roi
  • Le roi doit être savant
  • Le roi gouverne seul
Voir la réponse

Réponse : Le roi a besoin de sages

Alcuin auprès du trône rappelle que le prince a besoin de maîtres. La piété est aussi humilité : reconnaître que la sagesse vient d’en haut. Le roi qui croit pouvoir gouverner seul, sans écouter les sages de l’Église, gouverne déjà mal.

Faites cette leçon dans Apôtre : les questions en mode interactif, votre progression, des rappels pour ne rien oublier. Gratuit, sans publicité. Commencer la leçon ›

Dans ce chapitre : Piété et Humilité

  1. La piété du prince : Dieu d'abord
  2. L'humilité du puissant : le roi à genoux
  3. La largesse : donner sans compter