Le bien et le beau

Chapitre 24 : Les transcendantaux · cours « Métaphysique » · 7 questions

Approfondissement du bonum et du pulchrum : désirabilité de l'être et splendeur de la forme.

Le Beau

Bonum et Pulchrum

Deux transcendantaux

Le bien (bonum) et le beau (pulchrum) sont deux propriétés transcendantales de l'être. « Bonum est quod omnia appetunt », le bien est ce que toutes choses désirent (Aristote). Le bien n'est pas une qualité subjective: c'est une propriété réelle de l'être.

Les trois biens

Saint Thomas distingue le bien honnête (aimé pour lui-même), le bien utile (aimé comme moyen) et le bien délectable (aimé pour le plaisir). Dieu est le Bien subsistant, la Bonté même.

Le bien attire le désir, le beau attire la contemplation, deux splendeurs de l'être.

Testez-vous : 7 questions

1. Que signifie « bonum est quod omnia appetunt » ?

  • Le bien est ce qu’on désire
  • Le bien est ce que peu atteignent
  • Le bien est ce qui coûte un effort
  • Le bien est ce que chacun décide
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Réponse : Le bien est ce qu’on désire

Cette formule d’Aristote signifie que le bien est ce vers quoi toutes choses tendent naturellement. Le bien est une propriété réelle de l’être, non une projection subjective.

2. Parmi les trois sortes de bien, lequel est un bien au sens plein ?

  • Le bien utile
  • Le bien honnête
  • Le bien délectable
  • Le bien apparent
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Réponse : Le bien honnête

Seul le bien honnête (bonum honestum) est un bien au sens plein : il est aimé pour lui-même, en raison de sa perfection intrinsèque.

3. Qu’est-ce que le mal selon la métaphysique thomiste ?

  • Privation d’être ou de bien
  • Substance négative
  • Force mauvaise
  • Être opposé au bien
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Réponse : Privation d’être ou de bien

Le mal n’est pas un être : c’est une privation d’être, un manque d’un bien qui devrait être là. La cécité est une privation de la vue ; le péché est une privation de l’ordre moral.

4. Quelles sont les trois conditions du beau selon saint Thomas ?

  • Intégrité, proportion, éclat
  • Force, beauté, richesse
  • Couleur, forme, taille
  • Vérité, bonté, unité
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Réponse : Intégrité, proportion, éclat

Les trois conditions du beau sont : integritas (intégrité, totalité des parties), proportio (proportion, harmonie) et claritas (clarté, éclat de la forme).

5. Quelle différence y a-t-il entre le bien et le beau ?

  • Le bien meut, le beau se contemple
  • Le bien matériel, le beau spirituel
  • Le beau est supérieur au bien
  • Le bien et le beau sont identiques
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Réponse : Le bien meut, le beau se contemple

Le bien attire la volonté (le désir), le beau attire l’intelligence (la contemplation). Le beau ajoute au bien la dimension de la contemplation désintéressée.

6. Que signifie « pulchra dicuntur quae visa placent » ?

  • Le beau plaît à la vue
  • Le plaisir définit le beau
  • Le beau est visible
  • La beauté est physique
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Réponse : Le beau plaît à la vue

« Pulchra dicuntur quae visa placent » signifie « est beau ce dont la vue plaît ». Mais la « vue » dont parle saint Thomas inclut la vision intellectuelle, la contemplation.

7. Comment appelle-t-on classiquement le beau dans son rapport à la forme ?

  • La forme sans la matière
  • La splendeur de la forme
  • La puissance de l’être
  • La matière sans forme
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Réponse : La splendeur de la forme

Le beau est classiquement appelé « la splendeur de la forme » : il fait briller la perfection de l’être, son ordre, son harmonie et son éclat.

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Dans ce chapitre : Les transcendantaux

  1. Les transcendantaux
  2. Le bien et le beau
  3. Les transcendantaux dans la théologie