Le carré logique

Chapitre 5 : La logique : l'art de bien raisonner · cours « Philosophie I » · 7 questions

Les quatre types de propositions et leurs relations d'opposition : contrariété, contradiction, subalternation.

Aristote

Quadratum Oppositionum

Origine et fondement

Le carré logique (ou carré d'opposition) est un outil inventé par les logiciens médiévaux pour représenter les relations entre les quatre types de propositions catégoriques. Il est fondé sur les enseignements d'Aristote dans le De Interpretatione.

Les quatre types de propositions

Les lettres A et I viennent du latin affirmo (j'affirme), dont elles sont les deux voyelles ; E et O viennent de nego (je nie), dont elles sont les deux voyelles.

Les quatre relations

Quatre relations structurent ce carré.

  • La contrariété relie les deux universelles A et E : deux contraires ne peuvent être vraies ensemble, mais elles peuvent être fausses ensemble.
  • La contradiction relie les diagonales du carré, c'est-à-dire les paires A-O et E-I : c'est la relation la plus forte, car deux contradictoires ne peuvent être ni vraies ensemble ni fausses ensemble ; l'une est nécessairement vraie et l'autre fausse.
  • La sub-contrariété relie les deux particulières I et O : deux sub-contraires peuvent être vraies ensemble (par exemple « quelque homme est savant » et « quelque homme n'est pas savant » sont parfaitement compatibles), mais elles ne peuvent pas être fausses ensemble.
  • Enfin, la subalternation relie chaque universelle à la particulière de même qualité (A à I, E à O) : si l'universelle est vraie, la particulière correspondante est nécessairement vraie aussi, car ce qui est vrai de tous est a fortiori vrai de quelques-uns.

Quatre propositions (A, E, I, O) et quatre relations (contrariété, contradiction, sub-contrariété, subalternation) : la grammaire du raisonnement.

Testez-vous : 7 questions

1. Que désigne la lettre A dans le carré logique ?

  • La particulière négative
  • L’universelle affirmative
  • L’universelle négative
  • La particulière affirmative
Voir la réponse

Réponse : L’universelle affirmative

A désigne l’universelle affirmative (« Tout homme est mortel »). La lettre vient du latin affirmo (j’affirme) : A est la première voyelle d’affirmo.

2. Deux propositions contradictoires peuvent-elles être fausses ensemble ?

  • Une vraie, une fausse
  • Dans certains cas
  • Toujours possible
  • Cela dépend du contexte
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Réponse : Une vraie, une fausse

La contradiction est la relation la plus forte : deux contradictoires ne peuvent être ni vraies ensemble ni fausses ensemble. L’une est nécessairement vraie et l’autre fausse.

3. Quelle relation relie les deux propositions universelles (A et E) ?

  • La contradiction
  • La sub-contrariété
  • La subalternation
  • La contrariété
Voir la réponse

Réponse : La contrariété

La contrariété relie A et E. Deux contraires ne peuvent être vraies ensemble, mais elles peuvent être fausses ensemble.

4. Si la proposition A (« Tout homme est mortel ») est vraie, que peut-on conclure de I (« Quelque homme est mortel ») ?

  • I est nécessairement vraie
  • I est nécessairement fausse
  • I est probablement fausse
  • On ne peut rien conclure
Voir la réponse

Réponse : I est nécessairement vraie

Par subalternation, si l’universelle (A) est vraie, la particulière correspondante (I) est nécessairement vraie aussi. Ce qui est vrai de tous est vrai de quelques-uns.

5. D’où viennent les lettres E et O dans le carré logique ?

  • Du latin affirmo (j’affirme)
  • Du latin nego (je nie)
  • Du grec logos (raison)
  • Du nom d’Aristote
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Réponse : Du latin nego (je nie)

Les lettres E et O viennent du latin nego (je nie) : E est la première voyelle et O la seconde. Les lettres A et I viennent d’affirmo (j’affirme).

6. Deux propositions sub-contraires (I et O) peuvent-elles être vraies ensemble ?

  • Oui, vraies ensemble
  • Non, jamais ensemble
  • Oui, si même sujet
  • Non, en logique moderne
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Réponse : Oui, vraies ensemble

Deux sub-contraires (I et O) peuvent être vraies ensemble : « Quelque homme est savant » et « Quelque homme n’est pas savant » sont compatibles. Mais elles ne peuvent pas être fausses ensemble.

7. Quelles paires de propositions forment les diagonales du carré (contradiction) ?

  • A-I et E-O
  • A-E et I-O
  • A-E seulement
  • A-O et E-I
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Réponse : A-O et E-I

Les diagonales du carré relient les contradictoires : A (universelle affirmative) s’oppose à O (particulière négative), et E (universelle négative) s’oppose à I (particulière affirmative).

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Dans ce chapitre : La logique : l'art de bien raisonner

  1. La logique : l'art de bien raisonner
  2. Les trois opérations de l'esprit
  3. Le carré logique
  4. Le syllogisme catégorique