Le rôle subsidiaire de l'État
Le rôle de l'État en éducation est subsidiaire : il aide sans jamais se substituer aux parents.
Munus Subsidiarium Civitatis
Un rôle subsidiaire
L'État a-t-il un rôle dans l'éducation ? Oui, mais un rôle subsidiaire et limité. Saint Thomas d'Aquin enseigne que l'État est ordonné au bien commun temporel : il veille à ce que les conditions soient réunies pour que les familles et l'Église puissent remplir leur mission éducative. Mais l'État n'est pas le premier éducateur : il vient après la famille et après l'Église.
L'enseignement de Pie XI
Pie XI, dans Divini Illius Magistri, définit avec précision ce rôle subsidiaire : l'État doit protéger le droit antérieur de la famille et de l'Église à éduquer ; il doit compléter leur action là où elles sont insuffisantes ; il peut et doit promouvoir l'instruction publique pour le bien commun de la société.
L'État aide, supplée et protège, mais ne remplace jamais la famille ni l'Église dans l'éducation.
Testez-vous : 7 questions
1. Quel est le rôle de l’État en matière d’éducation selon Pie XI ?
- Subsidiaire
- Principal
- Exclusif
- Inexistant
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Réponse : Subsidiaire
Pie XI enseigne que l’État a un rôle subsidiaire en éducation : il protège, complète et supplée l’action de la famille et de l’Église, mais ne les remplace jamais. Le monopole étatique est condamné.
2. D’où vient le mot « subsidiarité » ?
- Du grec paideia
- Du latin imperium
- Du grec nomos
- Du latin subsidium
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Réponse : Du latin subsidium
Le mot subsidiarité vient du latin subsidium, qui signifie « secours, aide ». L’État est un secours au service de la famille et de l’Église dans l’éducation : il aide sans remplacer ni dominer.
3. Que peut légitimement exiger l’État des enfants en matière d’instruction ?
- Le rejet de la foi
- L’athéisme officiel
- L’instruction civique
- Quitter sa famille
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Réponse : L’instruction civique
L’État peut légitimement exiger un minimum d’instruction civique : connaissance des lois, histoire nationale, devoirs du citoyen. Il peut aussi former aux métiers nécessaires à la prospérité commune.
4. Pourquoi le monopole scolaire est-il contraire au droit naturel ?
- Il manque de maîtres
- Il est trop ancien
- Il usurpe les droits
- Il coûte trop cher
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Réponse : Il usurpe les droits
Le monopole scolaire usurpe le droit naturel des parents et le droit divin de l’Église à éduquer. Pie XI le condamne comme « injuste et illicite » quand il contraint les familles contre leur conscience chrétienne.
5. Quelles sont les trois fonctions subsidiaires de l’État en éducation ?
- Planifier, imposer, gérer
- Protéger, aider, suppléer
- Créer, financer, gérer
- Diriger, contrôler, imposer
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Réponse : Protéger, aider, suppléer
Pie XI définit trois fonctions de l’État : protéger le droit des familles et de l’Église, compléter leur action quand elles sont insuffisantes, et promouvoir l’instruction publique pour le bien commun, sans jamais remplacer.
6. À quel bien l’État est-il ordonné selon saint Thomas ?
- Le bien commun
- Le progrès technique
- La gloire de l’État
- Le salut des âmes
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Réponse : Le bien commun
Saint Thomas enseigne que l’État est ordonné au bien commun temporel : il veille à la paix, à la justice et à la prospérité. Le salut des âmes relève de l’Église ; l’éducation première relève de la famille.
7. Un État oblige tous les enfants à fréquenter l’école publique laïque. Que dit Pie XI ?
- Injuste et illicite
- Une loi prudente
- Un droit légitime
- Un progrès social
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Réponse : Injuste et illicite
Pie XI condamne « tout monopole de l’éducation qui contraint physiquement ou moralement les familles à fréquenter les écoles de l’État contre les devoirs de la conscience chrétienne » comme injuste et illicite.
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Dans ce chapitre : L'État et l'école
- Le rôle subsidiaire de l'État
- Les dangers du monopole scolaire
- La liberté d'enseignement