Les tropes : métaphore, métonymie, synecdoque

Chapitre 5 : Isidore de Séville et les Étymologies · cours « Grammaire » · 8 questions

Métaphore, métonymie, synecdoque.

Métaphore

Tropi sermonis

Les tropes selon Isidore

Dans le livre I des Étymologies, Isidore traite des tropes, ces figures de style où un mot est détourné de son sens propre pour prendre un sens figuré.

  • la métaphore (transfert de sens par ressemblance)
  • la métonymie (substitution par relation logique)
  • la synecdoque (la partie pour le tout ou le tout pour la partie)

L'Écriture Sainte utilise abondamment ces figures, et les comprendre est indispensable pour interpréter correctement la Parole de Dieu.

Les tropes changent le sens propre d'un mot : métaphore, métonymie et synecdoque sont les trois figures fondamentales.

Testez-vous : 8 questions

1. Qu’est-ce qu’un trope en grammaire latine ?

  • Un type de phrase
  • Un cas du nom
  • Un mot au sens figuré
  • Un temps du verbe
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Réponse : Un mot au sens figuré

Un trope est un mot employé dans un sens figuré, différent de son sens propre. Les grammairiens latins classifiaient les tropes : métaphore, métonymie, synecdoque, ironie, etc. L’Écriture Sainte en use abondamment (« Je suis la vigne »), et les reconnaître est indispensable pour interpréter correctement les textes sacrés.

2. La métaphore fonctionne par quel procédé ?

  • La cause et l’effet
  • La partie pour le tout
  • L’exagération
  • La ressemblance
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Réponse : La ressemblance

La métaphore fonctionne par le procédé de la ressemblance : on transfère le sens d’un mot à un autre en raison d’une similitude. « Je suis la lumière du monde » (Jean 8, 12) : le Christ n’est pas une lumière physique, mais il éclaire comme la lumière. La ressemblance fonde le transfert de sens.

3. Combien de tropes principaux Isidore distingue-t-il dans les Étymologies ?

  • Treize
  • Vingt
  • Huit
  • Trois
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Réponse : Treize

Isidore de Séville distingue treize tropes principaux dans le livre I de ses Etymologiae : métaphore, catachrèse, métonymie, synecdoque, antonomase, allégorie, ironie, hyperbole, etc. Ce catalogue systématique des figures de style fut la référence du Moyen Âge pour l’analyse littéraire et l’interprétation biblique.

4. La métonymie remplace un mot par un autre lié par quelle relation ?

  • Une relation logique
  • Une opposition
  • Un son proche
  • Une ressemblance
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Réponse : Une relation logique

La métonymie remplace un mot par un autre lié par une relation logique (cause-effet, contenant-contenu, auteur-œuvre). Par exemple, « lire saint Paul » pour « lire les épîtres de saint Paul ». Elle diffère de la métaphore (ressemblance) et de la synecdoque (partie pour le tout).

5. La synecdoque utilise quel procédé principal ?

  • Le contraire du sens
  • La cause pour l’effet
  • L’exagération du sens
  • La partie pour le tout
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Réponse : La partie pour le tout

La synecdoque est une figure de style qui utilise la partie pour désigner le tout (ou inversement). Par exemple, « le toit » pour « la maison ». Dans l’Écriture, « toute chair » désigne « tous les êtres vivants ». C’est l’une des figures étudiées par les grammairiens pour interpréter correctement les textes sacrés.

6. Dans « Je suis la Lumière du monde » (Jean 8, 12), quelle figure de style le Christ emploie-t-il ?

  • La synecdoque
  • L’antithèse
  • La métonymie
  • La métaphore
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Réponse : La métaphore

Dans « Je suis la Lumière du monde » (Jean 8, 12), le Christ emploie une métaphore. Il ne dit pas qu’il ressemble à la lumière : il s’identifie à elle. La métaphore transfère le sens de « lumière » (qui éclaire physiquement) au Christ (qui éclaire spirituellement). C’est un trope fondamental de l’Écriture.

7. Quand saint Paul dit « le calice » pour désigner le Sang du Christ (1 Co 10, 16), quelle figure emploie-t-il ?

  • L’hyperbole
  • La métaphore
  • La métonymie
  • La synecdoque
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Réponse : La métonymie

Quand saint Paul dit « le calice » pour désigner le Sang du Christ (1 Co 10, 16), il emploie une métonymie : le contenant (le calice) pour le contenu (le Sang). La métonymie substitue un mot à un autre par une relation logique. Reconnaître cette figure est indispensable pour interpréter correctement l’Écriture.

8. Pourquoi Isidore juge-t-il essentiel d’étudier les tropes pour lire l’Écriture Sainte ?

  • Les conciles l’imposent
  • La Bible en regorge
  • Les moines le veulent
  • Le latin l’exige
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Réponse : La Bible en regorge

La Bible utilise abondamment métaphores, allégories et autres tropes ; les connaître est indispensable pour l’interpréter.

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Dans ce chapitre : Isidore de Séville et les Étymologies

  1. Isidore de Séville, docteur des écoles
  2. La méthode étymologique
  3. Les tropes : métaphore, métonymie, synecdoque
  4. Les schémas : anaphore, chiasme, antithèse
  5. Bède le Vénérable et le De Schematibus et Tropis