Prière fervente et douceur de la communion

Chapitre 22 : L'Imitation : Livre III : De la consolation intérieure · cours « Vie Intérieure » · 7 questions

La prière fervente prépare l'âme à goûter la douceur incomparable de la sainte communion.

Communion

Oratio Fervens

Le sommet de la vie intérieure

Les derniers chapitres médités dans cette unité portent sur le sommet de la vie intérieure: la prière fervente, le désir ardent du Christ, et la douceur ineffable de la communion avec Dieu. C'est ici que l'Imitation atteint ses accents les plus lyriques et les plus mystiques.

La vraie prière

« Je ne demande point la consolation qui m'ôte la componction, ni la contemplation qui conduit à l'orgueil. Car tout ce qui est élevé n'est pas saint, ni tout ce qui est doux n'est bon. » (III, 10), L'Imitation met en garde contre les fausses consolations. La vraie prière n'est pas une recherche de bien-être spirituel: elle est un cri du cœur vers Dieu, un acte d'amour pur qui ne cherche pas sa propre satisfaction. Son unique aspiration se résume en cette supplication: « Toute ma prière est d'être uni à vous. Que vous soyez avec moi et moi avec vous » (III, 10). Être uni à Dieu, sans rien chercher d'autre, voilà la perfection de l'oraison.

Le désir brûlant

Au chapitre suivant, l'âme laisse éclater son désir brûlant: « Quand viendrez-vous me consoler? Quand serez-vous tout en moi et moi tout en vous? » (III, 11). Ce cri d'amour fait écho à la tradition nuptiale du Cantique des Cantiques, où l'Épouse soupire après l'Époux divin: « Mon bien-aimé est à moi et moi à lui » (Ct 2, 16). L'Imitation s'inscrit pleinement dans cette mystique sponsale. Pour l'âme qui aime Dieu, la vie terrestre est vécue comme un exil: « Tandis que je suis dans ce corps mortel, je me trouve sujet à beaucoup de misères » (III, 11). L'attente de la patrie céleste colore toute son existence.

Mon Dieu et mon tout

Enfin, le chapitre 12 du Livre III atteint le sommet de la contemplation avec cette exclamation que l'on attribue également à saint François d'Assise: « Mon Dieu et mon tout! C'est assez dit pour celui qui comprend » (III, 12). Ce Deus meus et omnia résume toute la spiritualité du Livre III: Dieu suffit. La douceur que le Seigneur fait alors goûter à l'âme n'est pas une émotion sensible: c'est une paix profonde, une certitude inébranlable, une joie intérieure qui ne dépend d'aucune circonstance extérieure.

« Mon Dieu et mon tout ! C'est assez dit pour celui qui comprend »

Testez-vous : 7 questions

1. Selon l’Imitation (III, 10), contre quel danger l’âme doit-elle se garder dans la prière ?

  • La distraction de l’imagination
  • La consolation orgueilleuse
  • La tiédeur du cœur
  • L’ennui de la vie spirituelle
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Réponse : La consolation orgueilleuse

« Je ne demande point la contemplation qui conduit à l’orgueil » (III, 10). La vraie prière ne cherche pas les consolations pour elles-mêmes mais l’union pure à Dieu.

2. Quel est le seul désir de la prière parfaite selon l’Imitation (III, 10) ?

  • Mériter le paradis
  • Progresser en vertu
  • Être uni à Dieu
  • Obtenir des grâces
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Réponse : Être uni à Dieu

« Toute ma prière est d’être uni à vous. Que vous soyez avec moi et moi avec vous » (III, 10). La prière parfaite est un simple désir d’union avec Dieu.

3. Quel cri de l’âme exprime le désir ardent du Christ en III, 11 ?

  • Venez, consolez mon âme
  • Seigneur, sauvez-moi !
  • Montrez-moi votre visage
  • Pardonnez-moi, Seigneur
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Réponse : Venez, consolez mon âme

« Quand viendrez-vous me consoler ? Quand serez-vous tout en moi et moi tout en vous ? » (III, 11). Ce cri exprime l’aspiration mystique fondamentale : la soif de la présence divine.

4. À quel livre biblique l’Imitation fait-elle écho avec le thème du désir de l’Époux divin ?

  • Le Cantique des Cantiques
  • Le livre de l’Ecclésiaste
  • Le livre des Psaumes
  • Le Livre de Job
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Réponse : Le Cantique des Cantiques

Le désir brûlant de l’union avec le Christ fait écho au Cantique des Cantiques : « Mon bien-aimé est à moi et moi à lui » (Ct 2, 16). L’Imitation s’inscrit dans cette tradition nuptiale.

5. Comment l’Imitation qualifie-t-elle la vie terrestre pour l’âme qui aime Dieu ?

  • Un pèlerinage
  • Une épreuve
  • Un exil
  • Un repos
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Réponse : Un exil

« Tandis que je suis dans ce corps mortel, je me trouve sujet à beaucoup de misères » (III, 11). La vie terrestre est un exil pour l’âme qui aspire à l’union définitive avec Dieu.

6. Quelle exclamation, attribuée aussi à saint François, résume tout le Livre III ?

  • « Mon Dieu et mon tout »
  • « Loué sois-tu, Seigneur »
  • « Seigneur, ayez pitié »
  • « Dieu seul suffit »
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Réponse : « Mon Dieu et mon tout »

« Mon Dieu et mon tout ! C’est assez dit pour celui qui comprend » (III, 12). Cette exclamation, Deus meus et omnia, résume toute la spiritualité du Livre III : Dieu suffit.

7. Selon l’Imitation (III, 12), quelle est la nature de la douceur que Dieu fait goûter à l’âme ?

  • Une paix profonde et stable
  • Une émotion passagère
  • Une vision béatifique
  • Un ravissement extatique
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Réponse : Une paix profonde et stable

La douceur de la communion avec Dieu n’est pas sensible : c’est une paix profonde, une certitude inébranlable, une joie qui ne dépend d’aucune circonstance extérieure (III, 12).

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Dans ce chapitre : L'Imitation : Livre III : De la consolation intérieure

  1. La conversation intérieure avec Jésus
  2. Paix intérieure et espérance en Dieu
  3. Force dans l'adversité et union à la volonté divine
  4. Prière fervente et douceur de la communion