Spoudaios : L'homme sérieux
L'homme sérieux d'Aristote : celui qui juge bien parce qu'il vit bien.
Spoudaios, l'homme vertueux
Vir Probus
Le jugement comme mesure
Aristote décrit le spoudaios (l'homme sérieux) dans l'Éthique à Nicomaque (X, 5) comme celui dont le jugement est la mesure du bien. Ce n'est pas simplement quelqu'un qui persévère : c'est quelqu'un qui a intégré la vertu au point qu'elle est devenue une hexis, une disposition stable qui oriente spontanément vers le bien.
La vertu par la pratique
« Nous devenons justes en pratiquant la justice, tempérants en pratiquant la tempérance » (EN II, 1) : la persévérance est au service de l'acquisition de la vertu, pas une fin en soi.
Le spoudaios est celui dont le jugement est la mesure du bien. (Aristote, EN X, 5)
Testez-vous : 7 questions
1. Que désigne le terme "spoudaios" chez Aristote ?
- Le citoyen juste
- L’homme vertueux
- Le sage contemplatif
- L’homme sérieux
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Réponse : L’homme sérieux
Spoudaios = l’homme sérieux, dont la nature est orientée vers l’excellence.
2. Dans quel ouvrage Aristote parle-t-il du spoudaios ?
- Éthique à Nicomaque
- La Rhétorique
- La Politique
- La Métaphysique
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Réponse : Éthique à Nicomaque
C’est dans l’Éthique à Nicomaque (livre X, ch. 5) qu’Aristote décrit le spoudaios, l’homme vertueux dont le jugement sert de mesure morale.
3. Comment comprendre le "sérieux" du spoudaios ?
- Silence intérieur
- Rigidité morale
- Engagement total
- Austérité sociale
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Réponse : Engagement total
Le sérieux du spoudaios n’est pas la raideur mais une cohérence intérieure, un engagement total.
4. Qu’est-ce qui fait du spoudaios la mesure du bien selon Aristote (EN X, 5) ?
- Une vertu devenue stable
- Son intelligence vive
- Sa ténacité obstinée
- Sa passion durable
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Réponse : Une vertu devenue stable
Le spoudaios est la mesure du bien parce que la vertu est devenue en lui une hexis, une disposition stable acquise par la répétition des actes bons, qui oriente spontanément son jugement.
5. Comment acquiert-on la vertu selon Aristote (EN II, 1) ?
- En la pratiquant chaque jour
- Par un don inné
- Par la lecture des sages
- Par la seule volonté
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Réponse : En la pratiquant chaque jour
Aristote enseigne que la vertu s’acquiert par la pratique : on devient juste en pratiquant la justice, tempérant en pratiquant la tempérance (EN II, 1). C’est la répétition qui forge l’hexis.
6. Quelle image Paul utilise-t-il en 1 Corinthiens 9,24-27 pour décrire la vie chrétienne ?
- L’athlète qui se discipline
- Le semeur de la moisson
- Le soldat dans le combat
- Le berger et son troupeau
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Réponse : L’athlète qui se discipline
Paul écrit : « Ne savez-vous pas que dans le stade tous courent, mais un seul obtient le prix ? » L’athlète paulinien, comme le spoudaios d’Aristote, poursuit l’excellence par la discipline intégrée.
7. D’où vient l’excellence du spoudaios selon Aristote ?
- Vertu en seconde nature
- Talent inné de naissance
- Volonté brute obstinée
- Pure chance heureuse
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Réponse : Vertu en seconde nature
L’excellence du spoudaios ne vient pas de la volonté crispée mais de la vertu intégrée : l’hexis, la disposition stable qui oriente spontanément vers le bien.
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Dans ce chapitre : L'excellence par l'imitation
- Spoudaios : L'homme sérieux
- Mimesis : Imite l'excellence