Le Gémissement de la colombe (De gemitu columbae) (page 12)

Robert Bellarmin · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Le Gémissement de la colombe, livres 1 à 3 · 12 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Joignons la raison aux exemples. Il est certain que rien ne semble plus beau ni plus estimable que ce qu’on aime ardemment, et que tout le reste paraît peu de chose en comparaison. Saint Augustin parle d’un jeune homme de son âge et de son pays, pour qui il avait tant d’attachement, qu’il ne pouvait vivre sans lui. Cet ami intime étant venu à mourir, il en ressentit tellement la perte, qu’il s’imaginait avoir l’esprit enveloppé de ténèbres. Tout ce qu’il voyait, lui représentait la mort, tout lui parlait de la mort; c’était un supplice pour lui que de demeurer dans sa maison et dans sa patrie où était mort celui qu'il aimait. Ses yeux cherchaient partout son ami, et son ami ne paraissait point; et parce qu’il ne le voyait plus, il ne voyait rien qui ne lui parût insupportable. Ainsi l’affection qu'il portait à ce cher défun, lui faisait trouver toutes choses tristes et amères. Si l'amour de bienveillance pour une personne qu’on a tendrement aimée, et dont on est séparé, sans que jamais on puisse espérer de la revoir en ce monde, si cet amour, dis-je, peut nous rendre désagréables tous les plaisirs de la vie, que ne ferait pas l'amour de concupiscence, qui est plus actif et plus fort? Et si l’amour d’une créature mortelle a tant de pouvoir, quel pouvoir faut-il qu’ait l’amour du Créateur, qui est la douceur, la bonté, la grandeur, et la beauté même?

ceux-là le savent et l'ont souvent expérimenté, qui loin du tumulte et de l’embarras du monde, contemplent dans une sainte retraite, avec un cœur pur, cet aimable objet. Et je ne m’étonne pas qu'ils en soient charmés; ce qui m’étonne, c'est qu’après cela ils puissent penser ou s’attacher à quelque autre chose.

C'est sans doute un excellent fruit de la componction et des larmes, que d’éteindre dans nos cœurs l’amour des choses du monde; mais c’en est un autre non moins estimable, de nous exciter à servir Notre-Seigneur avec tout le zèle et toute l’ardeur possible. Car ceux qui n’aiment point Dieu, ou qui l’aiment peu, ne se soucient guère si ce qu’ils font et ce qu’ils disent, lui est agréable ou non. Aussi accumulent-ils péchés sur péchés; au lieu que ceux qui l’aiment tout de bon, et qui désirent passionnément d’en être aimés, n’ont rien plus à cœur que de lui plaire dans toutes leurs œuvres et dans toutes leurs paroles. Ils s’imaginent entendre toujours le Prophète qui leur dit : O homme, je vous apprendrai ce qui est bon, et ce que le Seigneur demande de vous. Ce qu'il demande, c'est que vous pratiquiez la justice, que vous aimiez la miséricorde, et que vous marchiez avec beaucoup de circonspection devant votre Dieu.

La perfection de la vertu consiste donc à savoir mêler la miséricorde avec la justice, et tempérer l’une par l’autre; car sans la miséricorde, la justice dégénère en sévérité, et sans la justice, la miséricorde se tourne en une molle indulgence qui tolère les plus grands désordres. Pour allier ces deux vertus, il n’y a rien de meilleur que de marcher avec circonscription devant Dieu, c’est-à-dire, que d’avoir Dieu toujours présent à l’esprit, et d’examiner avec soin comment on pourra lui plaire en toutes choses. C'est ce que Dieu même recommanda particulièrement au Patriarche Abraham. Marchez, lui dit-il, en ma présence, souvenez-vous que je vous vois, et vous serez parfait. C'est ce qu’observait le Prophète élie qui jurait souvent par le Seigneur, en la présence duquel il était. C'est aussi ce que l’Apôtre pratiquait excellemment, quand il disait : Nous souhaitons rien tant que de sortir de ce corps, et d’aller à Dieu. C'est pourquoi nous nous efforçons de lui plaire, et durant la vie et à la mort. Et de vrai, il n'y a rien qui excite plus à servir Dieu, et à faire en tout sa volonté, qu’un amour sincère pour lui, et une sainte impatience de le voir et de le posséder à jamais.

Chapitre XI.

Onzième fruit des larmes : La crainte d’offenser Dieu.

Les deux dernières sources des larmes, qui viennent de l’incertitude où nous sommes et de la grâce, produisent un très-bon effet, qui est la crainte de Dieu si importante pour le salut. Nous ne parlons point de la crainte basse et servile, mais de celle de l’épouse chaste, qui aime la présence de son époux, et qui en appréhende l’absence; au lieu que la femme infidèle désire l'absence de son mari, et en redoute la présence. C'est de cette crainte également noble et utile que parle l’Apôtre quand il nous exhorte de travailler à notre salut avec crainte et en tremblant. Le Prophète Roi nous en parle aussi en ces termes : Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Craignez le Seigneur, vous tous qui êtes du nombre de ses Saints.

Pourquoi pensez-vous que Dieu ait voulu que nous ne puissions savoir si nous sommes en bon état, et si nous y persévérerons? C'est sans doute pour nous tenir dans la crainte, pour nous rendre vigilans, pour réprimer notre orgueil, et nous conserver dans l’humilité. Dieu nous a caché ce secret, il nous en a fait un mystère impénétrable, afin, dit saint Augustin, que personne ne s’enorgueillisse, mais que tous, et ceux même qui courent bien, ne laissent pas de trembler, puisqu’ils ne savent où se terminera leur course.

Cependant quelque incertitude qu’on ait sur cela, les gens de bien ne doivent pas se laisser aller à l’abattement et au désespoir. Car ceux qui servent Dieu sincèrement et avec crainte, ont plusieurs marques pour connaître que Dieu les aime, et qu’il veut les faire persévérer dans sa grâce. C’était la pensée de saint Bernard, qui disait : Qui se peut vanter qu'il est du nombre des Elus, qu'il est de ceux que Dieu a prédestinés à la gloire? Nous n’avons rien de certain là-dessus : mais nous espérons, et c'est cequi nous console. Le Saint-Esprit même dans les Ecritures nous enseigne que la bonne conscience, que l’esprit de componction, que l’exercice de l’amour de Dieu, que la patience dans l’adversité nous sont des sujets d’une extrême joie et d’une ferme espérance, qui doit bien modérer nos craintes.

Quant à la bonne conscience, saint Paul dit que son témoignage est ce qui fait notre gloire : et saint Jean assure que si nous n’avons rien à nous reprocher, nous devons avoir une grande confiance en Dieu.

Pour ce qui est de l’esprit de componction et de pénitence, le Sage dit qu’une ame qui sent l’amertume dont elle est remplie, aura une joie toute pure et toute intérieure. En effet il n’est pas croyable combien il y a de douceur dans l’amertume que cause à l’ame le regret de ses péchés.

A l’égard du divin amour nous savons que le premier fruit du Saint-Esprit, c'est la paix et la joie du cœur. Les fruits de l’Esprit, dit l’Apôtre, sont l’amour, la paix, la joie, etc.

Enfin rien ne donne plus de consolation, ni n’assure plus le salut, que la patience dans les maux qu’on a à souffrir en cette vie. Nul ne l’a jamais mieux éprouvé que cet homme si mort au monde, qui se sentait plein de consolation, et comblé de joie parmi toutes ses souffrances, et qui écrivait aux premiers Chrétiens en ces termes : L’affection est le sujet de la patience; la patience, de l’épreuve; l'épreuve, de l’espérance; et l’espérance ne trompe point. Le Prophète Roi avait dit longtemps auparavant, en parlant à Dieu : La multitude de mes peines intérieures a été comme la mesure des consolations dont vous avez rempli mon ame.

Tout ceci fera connaître au Lecteur, que nous recommandons la crainte sans diminuer la confiance, et que nous louons les pleurs sans ôter la joie. Car le même Esprit qui produit la crainte, et fait gémir la Colombe, produit aussi l’espérance et la joie du cœur.

Chapitre XII.

Douzième fruit des larmes : La facilité d’obtenir les grâces du Ciel.

La dernière utilité des larmes vient de leur mérite et de leur prix. Car qui pourrait dire de quelle efficace elles sont auprès de Dieu? On en peut juger par les paroles et les expressions de l’Ecriture.

Anne, mère de Samuël, après une longue stérilité, pria instamment le Seigneur de lui donner des enfans; et il lui donna un fils, qui fut ce grand homme, ce fameux Prophète, ce sage Juge du Peuple, ce modèle de vertu et de sainteté. Et afin qu’on sache comme elle obtint une faveur si inespérée, l’Ecriture ajoute qu’Anne versa pour cela une grande quantité de larmes. David en plus d'un endroit dit non-seulement que Dieu écoute les prières que nous lui faisons, mais qu’il considère nos pleurs et qu’il en entend la voix : Seigneur, vous avez regardé mes larmes, vous les avez mises devant vos yeux. Daignez, ô mon Dieu, prêter l’oreille à mes larmes. Sur quoi Cassiodore donne aux larmes dans la prière une force qui va jusqu’à la violence. Il est écrit dans Isaïe qu’Ezéchias, Roi de Juda, étant malade à l’extrémité, pria le Seigneur, avec effusion de larmes, et qu’aussitôt le Seigneur lui envoya son Prophète pour lui dire de sa part : J’ai entendu votre prière, et j’ai vu vos larmes. Je prolongerai votre vie de dix années.

Mais il n'y a rien de plus formel pour cela que ces paroles de l’Ecclésiastique : Dieu ne rejettera point le pupille qui l’invoque, ni la veuve qui le réclame par ses soupirs.

O admirable vertu des larmes, qui ont un si grand pouvoir auprès de Dieu, que c'est assez qu’une veuve pleure devant lui, et que ses yeux parlent tandis que sa langue se tait, que c'est, dis-je, assez pour en obtenir tout ce qu’elle lui demande! N’est-il pas vrai, continue le même Auteur, que les larmes qui coulent le long des joues de la veuve, crient contre ceux qui la font pleurer ? C’est-à-dire, pendant que les pleurs coulent des yeux de la veuve, ne pousse-t-elle pas des cris, qui vont jusqu’à Dieu, et qui demandent justice contre ceux qui en sont la cause? Le Verset suivant qui n’est que l’explication de celui-ci, exprime la chose encore plus clairement : Les pleurs de la veuve montent de ses joues jusques au Ciel, et Dieu qui écoute sa prière, ne se plaira pas à la voir pleurer. Ainsi les leurs tombant à terre, montent par une secrète vertu, jusqu’au Ciel, où ils se font entendre au Souverain Juge, qui ne prendra pas plaisir, ou selon une autre Version, prendra plaisir à les voir couler. On peut dire qu’à considérer la cause des pleurs de la veuve, qui est l’injustice de ceux qui l’oppriment, ils déplaisent à Dieu; mais qu’à ne les regarder que comme un agrément de la prière, ils lui plaisent infiniment. Car quand on peut joindre les larmes à l’oraison, c'est une marque de ferveur, et qu'on implore tout de bon la divine Miséricorde.

L’exemple de sainte Monique en est une preuve convaincante. Car comme elle pleurait continuellement pour la conversion d’Augustin son fils, un saint évêque lui dit : Allez, et vivez en paix : car un fils pour qui l’on répand tant de larmes, ne saurait périr. Elle reçut cette réponse comme un oracle, et l’événement montra qu’elle n’avait du venir que du Ciel. Ajoutons ce qui est rapporté dans la vie de saint Antoine, qu’un jour voyant que ses Religieux manquaient d’eau dans le désert, il pria Dieu de les assister au besoin, et qu’à peine avait-il jeté quelques larmes, que dans le lieu même il sortit une fontaine qui leur donna en abondance de quoi soulager leur soif. Voilà ce que nous avons à dire du pouvoir des larmes, à quoi si l’on joint ce que nous en avons dit au premier chapitre de ce Livre, il n’y a personne qui ne doive en admirer l’efficace et la vertu.

Il nous reste seulement à faire voir quel en est le prix. Saint Grégoire pourra nous l’apprendre, et son témoignage seul, nous suffira. Il explique d’une manière qui convient très-bien à notre sujet, le mystère des deux Autels du Temple de Jérusalem, l’un d’airain dans le Parvis, et l'autre d'or devant l’Arche dans le Tabernacle même. Le premier, dit ce saint Docteur, désignait les pénitens qui pleurent que par la crainte de la peine : le second marquait les parfaits, qui pleurent par le seul motif de l’amour de Dieu. mais entendons-le parler lui-même :

" Pourquoi pensez-vous, mes très-chers frères, qu’on brûle les chairs dans le Parvis et les parfums dans le Tabernacle, si ce n’est pour signifier ce que nous voyons tous les jours, qu’il y a deux sortes de componction. La crainte fait pleurer les uns, l’amour les autres. Plusieurs se ressouvenant de leurs péchés, et appréhendant la punition, versent des larmes, détestent leur mauvaise vie, et par le feu de la componction consument les vices, dont ils ressentent encore les atteintes dans leur cœur. N’est-ce pas ceux-ci qui sont figurés par l’Autel d’airain, sur lequel on brûle les chairs, et n’est-ce pas eux qui sont toujours occupés à faire pénitence de leur vie charnelle et impure? Pour les autres qui ne savent ce que c'est que les vices de la chair, ou qui à force de pleurer et de gémir s’en étant défaits, brûlent du Divin amour, ils aspirent au doux repos de la céleste Patrie; ils voudraient jouir déjà de la Compagnie des Bienheureux, leur long pèlerinage sur la terre est pour eux une facheuse servitude; ils désirent ardemment de voir le Roi du Ciel dans sa gloire, et ils l’aiment si tendrement, que jour et nuit ils fondent en larmes. N’est-ce pas là ceux, dans le cœur desquels, ainsi que sur l’Autel d’or, on offre les doux parfums, qui sont les symboles des vertus Chrétiennes? "

Tout ce discours est de saint Grégoire, et la conclusion qu’on en doit tirer, c'est qu’avec les larmes, dont nous parlons, nous faisons un sacrifice odoriférant devant Dieu, suivant ce mot du Psalmiste : C’est une victime agréable à Dieu qu’une ame toute pénétrée de douleur. Considérons donc les larmes de la pénitence comme un sacrifice d’agneaux et de bœufs que l’on brûle dans le parvis sur l’Autel d’airain; mais regardons celles qui proviennent de l’amour de Dieu, et du désir de le voir, comme un sacrifice de précieux parfums, que l’on offre dans le sanctuaire sur l’Autel d’or. Ce dernier est sans contredit le plus excellent et le plus parfait. Car quoique tout sacrifice doive plaire au Seigneur, puisque ce n’est qu’une solennelle reconnaissance de son domaine souverain, et de l’empire qu’il a sur toutes les choses créées; néanmoins parmi tous ceux de l’antiquité le plus innocent et le plus doux était celui que le seul Grand-Prêtre offrait une fois l’année sur l’Autel d'or, dans l’endroit le plus saint du Temple, selon que l’Apôtre le déclare dans son Epitre aux Hébreux. Jugeons de là combien les larmes des pénitens sont agréables à Dieu, puisqu’on les compare à des sacrifices; et de quel prix sont celles des Saints, dont la source est le pur amour, puisqu’on les égale en mérite et en excellence au sacrifice le plus noble qui est celui de l’encens. Certainement si les hommes considéraient et comprenaient bien ceci, ils verraient que ceux qui pleurent sont heureux, et ils feraient sans comparaison plus d’état de ces larmes saintes, que de toutes les joies du monde.

Finissons par un passage du bienheureux Laurent Justinien, qui confirme tout ce que nous avons dit : Personne ne s’est présenté les larmes aux yeux devant le Seigneur, qu’il n’ait obtenu ce qu’il souhaitait, et personne ne l’a prié de quelque grâce, qu’il n’en ait été exaucé. Car c'est lui qui console ceux qui pleurent; c’est lui qui prend soin des affligés, qui forme et instruit les pénitens. O humble larme, vous êtes aussi puissante qu’une Reine; vous ne craignez point le Tribunal du souverain Juge; vous fermez la bouche à ceux qui accusent vos amis; rien ne vous empêche d’approcher de Dieu. si vous entrez seule et dénuée de tout, vous ne sortez point les mains vides. En un mot vous surmontez l’invincible, vous liez le Tout-puissant, vous attirez le Fils de la Vierge; vous ouvrez le Ciel; vous mettez les Démons en fuite. Vous êtes la nourriture des âmes, l’affermissement des sens, l’abolition des péchés, l’extinction des vices. Vous prévenez les vertus, vous accompagnez la grâce, vous purifiez les cœurs. On trouve dans vous le bonheur de la vie, la satisfaction de l’esprit, le recouvrement de l’innocence, la douceur d’une parfaite réconciliation, le calme d'une bonne conscience, et une ferme espérance de la béatitude éternelle. Que celui qu peut vous joindre à sa prière, s’estime heureux, parce qu’il en sortira plein de confiance et de joie. Ainsi soit-il.

Fin

LIVRE PREMIER Chapitre I.

Il est nécessaire de gémir et de pleurer en ce monde. Preuves de cette vérité tirées des Psaumes.

Chapitre II.

On prouve la même chose par quelques textes du Cantique des cantiques.

Chapitre III.

Preuves de la même vérité, tirées de l’Ecclésiaste.

Chapitre IV.

Autres preuves tirées d’Isaïe.

Chapitre V.

Autres preuves tirées de Jérémie.

Chapitre VI.

Autres preuves tirées d’Ezéchiel.

Chapitre VII.

Autres preuves tirées de Joël.

Chapitre VIII.

Preuves de la même vérité, tirées des Evangiles.

Chapitre IX.

Autres preuves tirées des Epitres de saint Paul, et de celle de saint Jacques.

Chapitre X.

Quelques exemples tirés de l’Ecriture, qui prouvent la nécessité de la pénitence et des larmes en cette vie.

Chapitre XI.

Autres preuves tirées tant de la doctrine que des exemples des Saints.

Chapitre XII.

Dernières preuves tirées de l’autorité de l’Eglise. LIVRE SECOND

Chapitre I.

Première source des larmes : La considération du péché.

Chapitre II.

Seconde source des larmes : La considération de l’Enfer.

Chapitre III.

Troisième source des larmes : Le souvenir de la Passion du Sauveur.

Chapitre IV.

Quatrième source des larmes : Les persécutions de l’Eglise.

Chapitre V.

Cinquième source des larmes : La considération de la dignité et des fonctions sacerdotales.

Chapitre VI.

Sixième source des larmes : Le relâchement de plusieurs Ordres Religieux.

Chapitre VII.

Septième source des larmes : Les déréglemens des gens du siècle.

Chapitre VIII.

Huitième source des larmes : Les misères du genre humain.

Chapitre IX.

Neuvième source des larmes : Les peines du Purgatoire.

Chapitre X.

Dixième source des larmes : Le divin amour.

Chapitre XI.

Onzième source des larmes : L’incertitude du salut.

Chapitre XII.

Douzième source des larmes : Les tentations qu’on a à souffrir dans le chemin du salut. LIVRE TROISIèME

Chapitre I.

Premier fruit des larmes : L’espérance certaine de la rémission.

Chapitre II.

Second fruit des larmes : La crainte des peines de l’Enfer.

Chapitre III.

Troisième fruit des larmes : L’imitation des vertus de Jésus-Christ.

Chapitre IV.

Quatrième fruit des larmes : La charité du prochain.

Chapitre V.

Cinquième fruit des larmes : La réforme du Clergé.

Chapitre VI.

Sixième fruit des larmes : La réforme des Ordres Religieux.

Chapitre VII.

Septième fruit des larmes : La réforme des gens du siècle.

Chapitre VIII.

Huitième fruit des larmes : Les œuvres de miséricorde.

Chapitre IX.

Neuvième fruit des larmes : Le soulagement des âmes du Purgatoire.

Chapitre X.

Dixième fruit des larmes : Le mépris du monde, et l’amour de Dieu.

Chapitre XI.

Onzième fruit des larmes : La crainte d’offenser Dieu.

Chapitre XII.

Douzième fruit des larmes : La facilité d’obtenir les grâces du Ciel.

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