Politique tirée de l'Écriture sainte (page 14)
: î. E roquez-moi Samuel, répondit ce prince Qui Wg»; vois comme des dieux ( V/PwmSdu w ‘a for^ï ÎÉÉSS SSf en reconnut -a Samuel luî-même, Dieu le permettant gin» pour confondre Saul per ses propres St ou seulement sa figure, «Et Samuel J. g}4 ■ „ Pourquoi me troublez-vous dans le repos de la si- “ mllt(1 a ct que sert de m’interroger, puisque le I dguei, vous a rejeté de devant sa face P£oUc „ désobéissance ? Dieu livrera Israël ouvln^n- „ Demain vous et vos enlans serez arec * les morts) ; et les Philistins tailleront eu pneu, " A«l!eIScourtë et terrible sentence,- de cæ u rjle Saül lut épouvanté, Le lendemain, les llulistuis iLf un honibe carnage de «•£■» ■ * .voit été dit; ïonalhas et les e ri fan? de , Sa 1 q m y coibb ntt oient à ses côtes y périrent. Ce roi, nu si malheureux qu’impie, se tua lui-même de desespoi , pour ne point tomber entre les mains de scs e némis (5); et passa ainsi de la mort temporelle à 1 ete m elle - Yiic rROPQSÏTlOS* Second exempte: Batiasar roi de Babyione. ' it Baltasar fit un grand festin. Et déjà échaudé p.u i le vin, il fit apporter les vases d’oretd’argent, que (,) l Reg. l5> lG £i "*■ “ ■ u i A M.X't A L ” j011 f/'re WabiicU^aonôrôr a voit enlevés du lempL > de Jérusalem (ij. , Comme si le vin v eau nei Irnr, et que la profanation y ajoutât un nouveau b-ûI- « Le roi dont, ses femmes, ses maîtresses n ” es grands de sa cour buvoient de c‘ via ’ » In noient leurs dieux d’or et d’argent, d'airain «£ ’ fer’ 5e h ct de P*erre ■ Quand tout d’un coup Ü pat ut tis-a-vjs d’un chandelier deux doigts f^n « 1 air) comme d’une main humaine . qui éc ri voient ?■ za:T'd]n? de !- 6,,!!e du ban^L A « 5 ï ude de la main qui écrivoil-, le visage du roi cL- * S?n> “ ses penrfeè.w trouhî oient ; ses reins furent ! ST»- scs *«;?« branlèrent , e, se htiSZ -i11116, 1 autre' 11 fit Lm grand cri : toute la cour fut effrayée ; on appela les devins » , selon la coutume, i aïs tous ces devins ne purent lire cette écriture. £ t( îmr Daniel, comme un homme qui avait l«pr.t des dieux.
Et ce fidèle interprète fit ccttc™. poiisc (a) . « O roi, le Très-Haut avoit élevé Néu- * cnodonosor votre père ; il fit en son temps tout ce J 1 ' 0|dnt sur la terre. Quandson cœur s’eofla, et ' (î”e. s<)n esprit s’enorgueillit , il f„t frappé, et’ sa » gloire lut éteinte. La raison lui fut ôtée; et, déposé de son trône, il se vit rangé parmi [es hôtes ,hiou- ’ tant Uierhc comme imbœuf, et battu par les eaux ’ „ ?7 JliS(I[Vù co eût connu que le TrèsHaut donnoit les royaumes à qui il voulait. Vous icnc, o rot Bultusar , son fils, qui savez toutes ces choses, vous n’en avez point profité, et ne vous " cs lK>m^ «u rniiie dcvtfnt le Seigneur; mais vous aJcz profane les vaisseaux sacrés de son temple* et avez loue vos dieux de bois cl de métal. C’est pour cela que le doigt de la main (qui a paru en lair)vousest envoyé. Et en voici l 'écrit nrc ; Misé. .c . t'ignèm- a compté les années de votre régne . et en a marqué la fin. Thécel, Vous avez été mis dans ta balance, et on ne vous a pas trouvé du poids (0 Dm i. y. i , 2 et seq, — (b) îbid,-i§. TIRÉE DE L’ÉCWTl'nt. LIV. X. 1'^ , qu’il falloit. P««ÉS. Votre royaume a été divisé, „ cl a été donné aux Mèdes et aux Perses. » « En celle nuit Baltasar fut tue , et Darius le Med » fut mis sur son trône (i). » Tlli* PROPOSITION* Troisième exemple : Anthchus, surnommé i* Illustre y roi do Syrie* a Antiochus marohoit dans les Provinces supé- , Heures de la grande Asie ; et il apprit les richesses » d’Elymaîde, ville de Perse , et de son temple , oi » Alexandre, fils de Philippe, roi de Macédoine , » qui a volt commencé l’empire des Grecs, avoitde- » posé les riches dépouilles de tant de royaumcs i a n- » eus. Et il s’approcha de la vil e, quai vmlloitsuih prenne s maïs IVnirepriae Fut decouveite, U > „ Lan par ses, ennemis, il revenoit en fuite avec B° plongé dans une profonde tristesse, il apprit i auprès d’Ecbatanes, l’une dès^ capital es jje J au » royaume, la défaite de ses generaux C^rcanoret „ LwiaO. a voit laissés en Judee pour Usoh- „ jugueh Et emporté de colère, il crut pouvoir ie- »
parer sur les Juifs i’opprobre où fa voient jeté ceux » qui l’a voient contraint i\ prendre la lutte; menagbl „ Jérusalem, dans son orgueil, de nen faire plus ». qu’un sépulcre de ses citoyens (o). » Pendant qu’il ne respiroit que feu et sang contre les Juifs, poursuivi par b vengeance divine, il pré¬ cipitait le cours de ses chariots, et recul eu versant de rudes coups. Les nouvelles qui lui veuoient coup sur coup , du mauvais succès de ses desseins eu Judée, l’elfrayèrentct le mirent en trouble. Dans lexccsdu ta mélancolie où favoient jeté ses espérances trompées , il tomba malade: la tristesse se renouveloit dons _ une longue langueur, ot il sc sentoit défaillir. Au milieu (i) Dan. v. 3o, 3 1 . — (à) /■ Koch. vi, (3) //. Mach* IX- 1 s ^ cf seq* 2 et seq* ■" politique de f 5 discours menaças. Dieu Je framn ,rnr,„ , . caohee qui lui causa d'insupportables t^urmenj ^ » qui etoit le juste supplice de ceux; qu’il * Tentes contre les autres. Celui qui croyoit 'Z/j' « commander aux flots ,]« l, oyU P0"' ûlr iSSÊgg « «-en pouvmt souffrir fa puanteur cm lui Z » ^supportable à lui-même (1 il »* 1 U* deTlnt » io,m dit 1?PÎ se5 sel''dteur.s les pins affidés, ct . . , , \ i ue connois plus le sommeil* if» » SU, s abîme dans la tristesse, moi dont les rôles êtoient « emportées. Le souvenir des maux que ’a I : ^ ™ dans Jérusalem, et le pillai jn uS ■ '^bosses, ne me laissent pas de repos Et - gnélT SanS COnsoIation claiis “œ terre i\i Alors il commenpa à se réveiller comme d’un slme "t de IrUP1SSement ! Ct ^ le cnntînuel accroislî l f3 ™au.x’ centrant colin eu luPmfime: " et 3 «Ci-ia-t-il (5), d’être soumis à Dieu, » imnloIIT ■"? S’é,galc l>as ù sa puissance. Il fl iuiploro t la imseneorde, qui lu, étoit refusée II « P-testo t d'affranchir Jérusalem qui ÏZ £ . ,^ct. de w baine. Il proinettoit d 'égaler aux >' Albemcns les Juifs , qü 'auparavant il vou oit fl donner en proie, grands et petits, aux oiseaux » aux bêtes ravissantes. I! ne parioit q«e des Ix fl prose ns qu’il des tin oit au temple saint, et prmnctMM &îïd?
se, et d’aller de ville «iSK. Ici rUinf l‘re et ïa P^i^nnce de Dieu. » Mais il ne non flérb ■ ■ miSericor(iJe) flu’il vonloit acheter, et oui fjf , ’ ,^|Un b'uitd une cou version, que Dieu, forcée1 13 CS cœurs, connoissoit trompeuse et « Ainsi mourut d’une mort misérable, sur des i3(,2 f;C\, G> 8' - (*) /■ MaCh. v«. m, , u, u. (3) //. Naçh. ix. u, ,a, !3, ,4, ,5; ,6, i7. TJIVEË UE L'ÉCnntTRE. ur . X- ^0 » montagnes éloignées, cel homicide et ce bltâtè- » moteur ; ainsi rcçutnl le traitement qu .1 avoit lait »■ à tant d*aLilriss(i). » , . . C’est assez, d’avoir rapporté ces tristes exemples, et nous nous tairons du rmmbro infini qui reste. tx* proposition* Le prince doit respecter te genre hitmaui , et révérer te jugement de la postérité. ■ Pendant que le prince se voit le plus grand objet sur la terre des regards du genre humain, il en doit révérer l’attention , et considérer, dans chacun ces hommes qui le regardent, un témoin inévitable de ses actions et de sa conduite. _ ; Surtout il doit respecter le jugement de la posté¬ rité . qui rend des arrêta suprêmes sur la conduite des rois. Le nom de Jéroboam marchera éternelle¬ ment avec cette note infamante : « Jéroboam qui pen eha, et fit pécher Israël (2). » _ Les louanges de David iront toujours avec cette res¬ triction : « excepté l’affaire d’Urie Helheen (3). » Encure. pour David, sa glmre est reparée par sa péni¬ tence: mais celle de Salomon n’étant pm.it connue, il demeurera, après tant (Déloges que lui donnai Ec¬ clésiastique , avec cette tache mherente a son nom (4) ■ « O sa-e. tu t’es abaissé devant les femme?, tu as » mis une tache dans ta gloire ! Tu as profane ton sam-; et La folie a donné lieu au partage de ton « royaume. » llien n’a effacé cette tache. Et si l’on veut prendre l’Ecclésiasto comme un ouvrace de la pénitence de Salomon, profitons-y du moins de cet aven (à) : “ J’ai parcouru, dans mon S esprit, toutes les occupations de la vie humaine, k l’impiété de l’insensé, et l’erreur des imprudens ; (0 7/.
Mnch. IV. a8. - ($IV. Reg- =4- «■ 9- -■ 3) ///* Jieg'. xv , 5. — C4) ËccL xly n* 21 j 5 J Ecoles * y n* 2G y 2 7« POLlïIQÜÏ » et le fruit de mes expériences a été de rccoimoilic » que la femme éloit plus amère que la mort. » X* PROPOSITION. Le, prince doit respecter tes remords. futurs de m conscience* Combien de fois ? le cœur percé de componction, IJavid a-t-il dît en lui -meme PUrîe était comin comme un des farts d'Israël , et des plus fidèles a son ror cependant je lui ai Ûtc l’honneür cl la vie. « O Sd- », gueur* déÜvrez-moï de son sang (i) D , qui menersccute. La plaie que je lui ai faite, par les traits des Ammonites, pendant qu'il combattait dans les pre¬ miers rangs pour mon service, est toujours ouverte devant mes jeux ; st et mon péché est toujours contre » moi (2). » Que n’eût-il pas fuît pour se délivrer de ce reproche sanglant ? Que la crainte d'un semblable sentiment arrête les mains sanguinaires, et prévienne la profonde plaie que fait dans les cœurs la victoire que remportent les liasses et honteuses passions, xi* proposition» Réflexion que doit fa ire un prince pieux, sut (es exemples que Dieu fait des plus grands rois* Qui m a dit, si j étols rebelle à la voix de Dieu, que sa justice ne me mettrait pas au nombre de ces malheureux qu il fait servir d’exemples nus autres? Dieu craînt-il ma puissance ? et quel mortel en est â couvert ? Mais peut-être que c’cst seulement sur des scclé- rats qu'il exerce ses vengeances? Non : il imputa à David le dénombrement du peuple, par oll ce prince parpî ss oit seulement prendre trop de confiante en^cs inrees ; et, sans autre miséricorde que de lui donner l option de son supplice , il lui ordonna de choisir entre la famine, la guerre et la peste. Nous venons . (Q Ps. i. 16 — (*) Uml 5 . TIRÉE m RÉCRITURE. HT* X. 4i)I de voir Ezéctiias étaler ses richesses aux Babyloniens, ce qui n’étoit, après tout, qu’une ostentation, et ce¬ pendant le Seigneur lui dit en punUtoiï, par la bouche de son prophète Isaïe (t) Je transporterai ces rî- »
ch esse s de tant de rois à Batiylone ; et les en fa ns qui » sortiront de loi, seront esclaves dans le palais de » ses rois, « C’est des rois les plus pieux que Dieu exige un détachement plus entier de leur grandeur. C’est sur eux qu’îl venge le plus durement la confiance qu’ils mettent dans leur pouvoir, et l’attache me nL qu’ils ont à leurs richesses. Que ne tèra-l-il donc pas, dans la nouvelle alliance , après l’exemple et la doctrine du Fils de Dieu , descendu du ciel, pour anéantir toutes les grandeurs humaines P XH' PROPOSITION. Réflexion particulière à V état du christianisme. Il faut ici se souvenir que le fondement de toute la doctrine chrétienne , et la première béatitude que Jésus-Christ propose A L’homme, est établie dans ces paroles : « Bienheureux les pauvres d’esprit, parce » qu’à eux appartient lu royaume des cîeirx (a), » Expressément, il ne dit pas : Bienheureux les pauvres ; en effet, comme sî l’on ne pouvait être sauvé dans les grandes Fortunes* Mais il dit: Bienheureux les pauvres d’esprit, c’est-è-dire , bienheureux ceux qui savent se détacher de leurs richesses , s’en dépouiller devant Dieu par une véritable humilité. Le royaume du ciel esté ce prix; et, sans ce dépouillement intérieur, les rois de la terre n’auront pas de part au véritable royau¬ me, qui sans doute est celui des ciuux* Bien ne convenoit davantage à Jésus-Christ , que de commencer, par cette sentence, le premier sur-, mon, oh il vouloir, pour ainsi parler, donner le plan de sa doctrine* Jésus-Christ, c’est un Dieu abaissé, un roi descendu de son troue; qui a voulu naître pau- (0 IF, Ré*. xx, 17, iB, — (3) Matth, v, 3* 49S ÏÜUTIQUE Vie, d’ufte mère pauvre , à qui il inspire l'amour de la pauvreté et de la bassesse , dès qu'il l'a choisie pour sa mère. « Dieu, dit-elle (i),a regardé la petitesse, » la bassesse de sa servante. » Ce n'est pas seulement la vertu de cette inère admirable , qu’il a choisie pour son dis, mais encore la petitesse de son état, C'est pourquoi elle ajoute aussitôt après : « Il a dissipé ceux »
qui s'enorgueillissent dans leur cœur ; il a déposé les ?> puissaus de leur trône, et il a élevé les petits et les w humbles ; U a rempli de biens ceux qui Ont faim » (ceux qui sont dans le besoin, dans l'indigence )3 » et il a renvoyé les riches les mains vides (3). » La divine mère exprime, par ce peu de mots, tout le dessein de l'Evangile. Un roi .comme Jésus- Christ, qui n'a rien voulu garder de Ja grandeur extérieure de tant de rois, ses ancêtres, n'a pu se proposer autre chose, en venant au monde, que de rabaisser les puissances à ses yeux , et d'élever les humbles de cœur aux plus hautes places de son royaume* XIIIe PROPOSITION* On expose {& soin d3 un roi pieux à supprimer tous les sentimens qu’inspire ta grandeur. « Seigneur, disait David (3), je n'ai point enflé » mon cœur * je n'ai point éleyé mes yeux : je h’ai » point marché dans les hauteurs, ni dans des choses » admirables au-dessus de moi* » J’ai combattu les pensées ambitieuses; et je ne me sots point laissé pos¬ séder à l'esprit de grandeur et de puissance* « Si je » n'ai pas eu des sentimens humbles , et que j'aie » élevé mon fune ( Seigneur, ne me regardez pés-). iï Semblable à un enfant qu'on a sevré de la mamelle » de sa mère, ainsi mon aine a été sevrée » des dou¬ ceurs de Ja gloire humaine, pour être capable d'un aliment plus solide et plus substantiel. « Qu'israël, » le vrai Israël de Lieu, c'est-à-dire le chrétien, (O Luc, 1.4a. 1 — (2) Ibid, ôi j 5s j £3. — (3) Ps. exxx, 1 et seq . TIRÉE ee l’ÉCMTlüVE. UT. X. 493 » espère nu Seigneur maintenant, et au siècle des „ siècle S' » Qu’il n’ait point d’autre sentiment , ni rioui’ Ig pîissii • ni pour l îivcnii- _ P C’est la -vie de tout chrétien , et des ro.s , ains. que des autres ; car ils doivent, comme les autres et es vraiment pauvres d’esprit et de cœur, cl comme disoit saint Augustin (>), - préférer au roy^imeoù, » sont seuls , celui ot'i ils ne craignent point da\ou * David!* rempli .de l’esprit du Nouveau Testament, sons lequel il ètoît déjà par la loi , a ramasse ces grands senti me ns dans un des plus petits de ses psaumes U le donne pour entretien et pour exercice aux rois pieux.
XIVe PROPOSITION* Tous les jours, et dès te matin, le prince doit sc rendre devant Dieu , attentif a tous ses devoirs- « Ecoutez , Seigneur , mes paroles d’une oreille fa- » v omble ; entendez le cri de mon cœur. Soyez atten- » tif à ma prière, mon roi et mon Dieu Je vous » ferai ma prière , et vous m’ecouterez des le matin. » Je me présenterai à vous dés le matin, et je ÇOn- „ sidérerai que vous êtes un Dieu qui louiez 1 im- , nuité. L’homme malin n’approchera point de vous , „ les médians ne subsisteront point sous vos yeux. » Vous baissez tout homme qui but mal; vous per » drez ceux qui profèrent le mensonge. Le Seigneur » a en abomination l’homme sanguinaire et le boin- » peur. Pour moi, j’espère en la multitude de vos „ miséricordes. J ’enlrcr.d dans votre maison ; jado- „ rerai, dans votre saint temple, en votre crainte. » Ame nez-moi dans votre justice ; aplanissez vos voies » devant moi, pour me délivrer de ceux qui me te. - . dent des pièges. La vérité n’est point en leur bou- » che; leur cœur est plein de fraude pour me SU - prendre; leur bouche est un sepulerc ouvert (pour » engloutir t’mnüèenl). Ils adoucissent leurs langues ( ! ) Ai, g. Je Civil. Va, lib. v, cap. xxi v ; ubi inf. ^ 'Jirl 11^ L' 11 •Sïï^iàSS : S:s=^fe»aï^ îa présence delbFeiT ! P! pUr^J ae mettre eu XV' ET nEKNlÈKE PKOPOS1TIOIF • niSte ÏÆÏÏJI; ?» — *„,„ . » psaumes, et ic ni ' in s! nsj ju i ous chanterai dis » ans ï !,r ,rU,m dans la ™« P«HWte*t . müüSSîîZÎJS "PP™1"™ : “ sg *2£ÏSSS i iturLcs, »»1„ ,“ . “ P"?1'"™- te J,,,, s'.- point tic pince ti ma làhl'af V l"sal,ail,es n'flïoieni Mes venv irt 11 ta e Cct dans ma familiarité). yeUX S° ,0U“«W vers les mies de la l J, ([)*'&> V. ï Ct SCfj, TIRÉE de E ÉCRITURE- LIV. X- ■ pr* ï™ lî^ïssaft^ ïït- : diables. Le superbe SK rps impies - « le les faisois mourir des ^ inaun U , Mis™ r«=>. •»» * '« ,oœ de '* ■ roi iclé pour la t * lLiW : et il appreiioit aux rois, mr^'on exemple, quels conseillers, quels ministres* 5“«1 , et quel ennemi, iis doivent avoir.
Quel sDCClacle , de voir le plus doux et le plus dénient tous les princes , dès le matin , au milieu ^carng spirituel des ennemis de Dieu? quand il } Srti« « i—w«» ; rrr""?^ si-lérer. dans ee psaume admirable, son innocence » sa modération , sol intégrité et sa just.ee ; ceux ™ .1 approche de lui , ceux qu’il eu éloigne; son altenUo !" lui-même, et son zèle contre les médians ! Avec toutes ces précautions , il est tombe, et d u chute terrible : tant est grande la faiblesse humaine , t mi est dangereuse b tentation de ]a puissance. ComI kn u us Jnt exposés ceux qui sont toujours hors d eux-mêmes , et ne rentrent jamais dans leur cons¬ cience ! C’est donc le grand remède à la tentation dont nous parlons. Et je ne puis mieux finir cet ouvrage, qu’en mettant, entre les mains des rois pieux, tes li eaux psaumes de David, conclusion* En quoi consista te vrai bonheur des rois. Apprenons-le de saint Augustin, parlant aux em¬ pereurs chrétiens , et, en leurs personnes, » Çâ princes et à Ions les rois de la terre (a). C est le fruit et l'abrégé de ce discours. • -' » - - - (2) De Civil. Dci, lib. v, cap. xsiv; - w j, j i^p ■(_. p Les empereurs chrétiens ne nous paraissent m ■ heureux, pour avoir ré -nié ' » avoir laissé l’euinîre -V I,,,?, ,, ° *’ 1,1 Puw » niiiiMn . 1 '! Ie,ms enfaus, après une moit p. isi iJc, m pour avoir dompté , ou les LmieiniJ : i^a ’ ou k's «^«t. Ces choses , que Die!, I * » ifc&ïiS sa'iSÊ ^lheü!7sc tou-pw -r1 <ÏUÎ n'011t aucune pW ■ „ a ope lés * À 10 * °11 k^mporeurs chrétiens sont „ appelés. Ainsi, nous ne les estimons pas heurçl , ve!. ,(ar,U' CeS.d;0Sf.’ V'1 1er sont commun,-, ’ ^ nr!1S (,e ,DleU ; et i! ’«"• a hiil beaucoup « il ~ TktC î ,cur lr,sljirant Jc craire en lui, il ies a empeclies cïe moitre leur félicité dans deJ » heureux Ca‘iî! ?Is so,u dl)lu' véritablement ’ Xj ' tls S°“«nt avec justice les peuple, « narmU^r St>llili'S 5 ^ "C s t:llor£lleiilis5cijt pL 1 de! - 'T'? lcnre tueurs, et au ulilb de . bassesses- de leurs courtisans; si leur élévation « les empêche pas de sc souvenir qu’ils sont des hommes mortels; s ds font servir leur puissance;, nZ Z r C m Dkllj et& h'îrc révérer cette majestc mimie;s,Is craignent Dieu; s'ils l’aiment, $ ils adorent; s’ils préfèrent au royaume, où iis ' «W?1.1" s^^ nnutres, celui où ils ne cruhMn point d avoir des égaux : s’ils sont lents à punir, et, au contraire, p ru mptsè pardonner; s’ils exereèntla î engeance publique , non pour se satisfaire cra¬ mâmes , mais pour le bien de l’Etat, qui a besoin nécessairement de cette sévérité; si le pardon qu’ils accordent tend à l’amendement de cSux qui font »
a , et non a impunité des mauvaises actions ; si, h lorsqu ils sont obligés d’user de quelque rigueur * lls re,1,,R,U **» de l’adoucir, amant qu’j fs peuvent , par des bienfaits et par des marques de bouté; si leurs passions sont d’au tantpl us réprimées qu’elles peuvent être plus. libres; s’ils aiment mieux se com¬ mander a eux-mêmes et à leurs mauvais désirs, qu aux nations les plus indomptables et les plus lettres a louis XIV. 497 B Hères ; et s’ils sont parles à Hure ces choses, non n par le sentiment d’une vaine gloire, mais par l a- „ mourde la Sicile éternelle, offrant tous les jours b a Dieu , pour leurs péchés > un sacrifice agréable de » saintes prières, de compassion sincère des maux » que souffrent les hommes ? et d'humilité profonde, » devant la majesté du Roi des rois. Les empereurs b qui vivent ainsi sont heureux en celle vie par espe- » r„ncè ; et ils le seront un jour en effet, quand la » gloire que nous attendons sera arrivée. »