Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 205)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

2. Ibidem, c. IX, n. 21 : " David se dit à lui-même dans un psaume : Le Seigneur le couronne dans une abondance de miséricorde et de bonté (Ps. CII, 4). Cela veut-il dire que la couronne n'est pas donnée en conséquence des bonnes œuvres ? Ce n'est assurément pas le dessein de l’Ecriture. Mais elle parle ainsi, parce que c'est Dieu même qui produit dans les justes leurs bonnes œuvres, selon cette parole de saint Paul : C'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son bon plaisir (Philip., II, 13). Voilà pourquoi David dit que Dieu couronne par une abondance de miséricordes, parce que les bonnes œuvres que Dieu couronne sont un effet de sa miséricorde (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. Ier, p. 220-221, 223, 225). "

3. Le même, Epist. CV (al. 194) ad Sixtum presbyterum

: " De même que dès notre entrée dans la foi nous avons reçu miséricorde, etc. " Voir ce passage déjà rapporté précédemment, article des bonnes œuvres, question II, témoignage 8. Expliquant ensuite ces paroles de l'Apôtre (Rom., VI, 23), Stipendium peccati p.474 fin p.475 début mors (la mort est la solde du péché) il se demande à lui-même pourquoi l'Apôtre n'avait pas ajouté que la vie éternelle était aussi la solde de la justice.

" Ou bien, poursuit-il, si l’Apôtre ne voulait pas dire que la vie éternelle est la solde de la justice, il pouvait dire au moins qu'elle est la solde de la foi, puisque le juste vit de la foi (Rom., I, 17 ; HABAC., II, 4). Mais non : car il y a beaucoup d'endroits des divines Ecritures où la vie éternelle est appelée une récompense ; au lieu qu'il ne s'en trouve pas un seul où la justice et la foi soient appelées de ce nom de récompense. Et la raison en est que la justice et la foi sont ce qui est récompensé, et que ce qui est récompensé n'est pas la récompense.

Or, si la vie éternelle est appelée une récompense, elle peut être aussi appelée une solde, puisque la récompense est pour l'ouvrier ce qu'est la solde pour le soldat. "

" Mais le saint apôtre était continuellement attentif à prévenir les surprises de l'orgueil, qu'il savait être toujours prêt à se glisser dans les plus saintes âmes.

Il connaissait d'autant plus la grandeur de ce danger, qu'il nous apprend au sujet de lui-même que, pour l'empêcher d'y tomber, il lui avait été donné un ange de Satan qui le souffletait.

Appliqué en conséquence comme un fidèle soldat de Jésus-Christ à combattre un ennemi toujours disposé à s’élever et à profiter des moindres avantages :

La mort, dit-il, est la solde du péché. Elle mérite véritablement ce nom, parce qu'elle est due au péché, qu'elle lui est infligée avec justice, qu'elle répond enfin à ses mérites. Mais ensuite, de peur que le juste ne s'enflât du mérite de sa justice, comme d'un mérite qui lui viendrait de son propre fonds, de même que le mauvais mérite du péché vient indubitablement du pécheur, l’Apôtre change de langage, et il ne suit pas la loi des contraires en disant que la vie éternelle est la solde de la justice ; mais il dit qu'elle est une grâce. Et afin qu'on ne croie pas que cette grâce puisse s’obtenir par une autre voie que par le divin médiateur, il ajoute : En Jésus-Christ Notre-Seigneur (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t.

Ier, p. 122-123). "

4. Le même, Epist. LII (al. 155) ad Macedonium

: " C'est par le don de ces vertus (la prudence, la force, la tempérance et la justice), qui nous sont communiquées par la grâce de Jésus-Christ notre médiateur. . . , que nous menons ici-bas une bonne vie, et que nous en méritons la récompense qui nous sera rendue dans le ciel, et qui consiste dans la vie heureuse, et par con- p.475 fin p.476 début séquent éternelle, puisque rien ne saurait être heureux s'il n'est éternel. " " Les vertus du ciel et celles d'ici-bas sont les mêmes ; mais ici nous nous y exerçons et nous avançons dans la pratique, et là nous les posséderons dans toute leur plénitude : ici elles font nos mérites, et là elles feront notre récompense ; ici nous en pratiquons les œuvres, et là nous jouirons de ce qui en est la fin (Cf. Lettres de saint Augustin, t. IV, p. 389-391). "

5. Le même, Lib. 1 contra adversarium Legis et Prophetarum, c. 16 : " Ce qu'on donne en aumône est très peu de chose ; mais si on le donne avec piété, on mérite par cela seul des biens éternels. "

6. Le même, Lib. de moribus Ecclcsicæ catholicæ, c. 23 : " Aimons donc Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit, si nous nous sommes proposé d'acquérir la vie éternelle. Car la vie éternelle est toute la récompense qui nous est promise : or, la récompense ne peut pas précéder le mérite, ou être donnée à l'homme avant qu'il en soit digne, puisque ce serait une injustice, et que Dieu est la justice même. Nous ne devons donc pas prétendre l’obtenir avant de mériter de la recevoir (Cf. Des Mœurs de l’Eglise catholique, p. 89, trad. d’Ant. Arnauld). "

7. Le même, Lib. de correptione et gratiâ, c.

XIII, n. 41 : " Nous aurons encore besoin (au jour du jugement) de la miséricorde de Dieu, qui rend l’homme heureux en ne lui imputant point ses péchés (Ps. XXXI, 2) ; mais alors cette miséricorde sera accordée par un juste jugement à proportion du mérite des bonnes œuvres. Car saint Jacques, en disant que celui qui n'aura pas fait miséricorde sera jugé sans miséricorde, montre clairement que ceux en qui se trouveront des œuvres de miséricorde seront jugés avec miséricorde, et qu'ainsi cette miséricorde même sera la récompense du mérite de leurs bonnes œuvres. Il n'en est pas de même en cette vie, puisque c'est sans qu'aucune bonne œuvre ait précédé, ou plutôt après une multitude de péchés que la miséricorde divine prévient l'homme pour le délivrer et des péchés qu'il a commis, et de ceux qu'il commettrait encore s'il n’était régénéré par la grâce, et des maux éternels qu'il aurait à souffrir, s'il n’était arraché de la puissance des ténèbres pour être transféré dans le royaume du Fils bien-aimé de Dieu (Col., I, 13). Cependant, comme le grand Apôtre donne le nom de grâce à la p.476 fin p.477 début vie éternelle elle-même (Rom., VI, 23), quoiqu'il soit certain qu'elle est une récompense due aux bonnes œuvres au lieu que la grâce est donnée gratuitement, et non en considération des œuvres, il ne faut point douter que la vie éternelle soit appelée une grâce en ce sens, que les mérites dont elle est la récompense sont des dons de la grâce. Aussi peut-on fort bien entendre que c'est la vie éternelle qui est appelée dans l’Evangile grâce pour grâce (JEAN, I, 16), parce que les mérites auxquels elle est accordée sont l'effet de la grâce (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. Ier, p. 387-388). "

8. Le même, Tract. de Epicureis et Stoicis, c. 3 : "

La vie bienheureuse est la récompense du bien qu'on aura fait : le bien, voilà l’œuvre à faire ; la béatitude, voilà la récompense à gagner. Dieu commande l'œuvre à l'homme, et lui propose la récompense. Il lui dit : Fais ceci, et tu recevras cela. "

9. S. CYPRIEN, De opere et eleemosynis : " Quelle sera, mes bien-aimés, la gloire des âmes miséricordieuses, quelle sera leur allégresse dans ce jour où le Seigneur, faisant le dénombrement de son peuple, et accordant à nos mérites et à nos œuvres les récompenses qu'il a promises, nous rendra les biens du ciel en échange des biens de la terre ; des trésors qui ne périssent pas, au lieu des trésors du temps ; pour d'humbles sacrifices, d'immenses rémunérations ; dans ce jour où il nous présentera à son Père, auquel il nous a réconcilié en nous sanctifiant par sa grâce, et où, fidèle à ses engagements, il nous rétablira dans notre patrie, nous ramènera en triomphe dans la Jérusalem céleste, et nous mettra en possession de cette immortalité bienheureuse qu'il nous a conquise par son sang ! Gravons profondément ces pensées dans notre mémoire, nourrissons-en notre foi ; portons-y toute l'affection de notre cœur achetons-la réalisation de telles promesses par la générosité de nos œuvres.

"

" L'aumône, mes bien-aimés, est donc une œuvre excellente et divine, la consolation des fidèles, l'ancre du salut, le bouclier de la foi, le fondement de l'espérance, le remède du péché. Tout à la fois sublime et facile, elle est praticable pour tous ; couronne de la paix, elle ne redoute pas les épreuves de la persécution ; un des plus grands dons de la Providence, nécessaire aux faibles, glorieux aux forts, utile à tous. Par elle, le chrétien porte jusqu'au terme de sa vie le trésor de la grâce, se rend Jésus-Christ favorable au jour du jugement, et fait son débiteur p.477 fin p.478 début de Dieu lui-même. Combattons à l'envi pour remporter cette palme immortelle ; nous avons Dieu et son Christ pour spectateurs ! Courons à grands pas dans la carrière de la charité et de la miséricorde, et puisque nous avons commencé à nous élever au-dessus du siècle et du monde, que la cupidité du monde et du siècle n’arrête pas la rapidité de notre marche. Si le jour du combat ou des rétributions nous trouve franchissant d'un pas libre l'arène ouverte devant nous, la récompense que Dieu nous a promise selon nos mérites ne nous fera point défaut. Aux triomphateurs qui auront vaincu pendant la paix par l'aumône et la charité, il donnera la couronne de lis ; aux victimes de la persécution, il promet de plus la couronne de pourpre (Cf. Les Pères de l'Eglise, trad. de Genoude). "

10. Le même, Epist. LVI ad Thibaritanos : " Armons notre main du glaive spirituel, afin qu'elle repousse avec un généreux dédain des sacrifices abominables, et que, fidèles à l'Eucharistie, cette même main qui a reçu le corps du Seigneur (Ceci fait allusion à l'usage où les fidèles étaient alors de recevoir l’Eucharistie dans la main droite pour s'en communier eux-mêmes), embrasse sa personne même pour recevoir ensuite de lui la récompense des célestes couronnes. Quel grand, quel illustre jour, frères bien-aimés, que celui où le Seigneur commencera le recensement de son peuple, examinera les mérites de chacun au flambeau de la lumière divine, précipitera les coupables dans les enfers, consumera dans l'ardeur des flammes éternelles nos persécuteurs, et nous assignera à nous-même les récompenses de la foi et du dévouement ! Quelle gloire !

quelle allégresse d'être admis à l'honneur de contempler Dieu, de goûter une félicité sans fin avec Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu ! . . . "

" Que ces pensées, frères bien- aimés, demeurent gravées au fond de vos cœurs ! Méditez-le et le jour et la nuit. Ayez toujours présent à vos yeux, et les supplices des méchants, et les récompenses des justes, et les menaces que Notre-Seigneur adresse aux lâches qui le renient, et la gloire qu'il promet aux fidèles qui le confessent. Si le jour de la persécution nous trouve occupés de ces saintes pensées, le soldat de Jésus-Christ, formé par ses préceptes et ses avertissements, ne tremblera point sur le champ de bataille ; il est prêt pour la couronne (Cf. Les Pères de l'Eglise, trad. de Genoude). é

11. Le même, Epist. LX ad episcopos Numidas : " Puisque

Jésus-Christ a dit dans son Evangile : J'ai été malade, et vous p.478 fin p.479 début m’avez visité, avec combien plus de satisfaction pour lui et d'avantages pour nous, ne nous dira-t-il pas : J’ai été captif, et vous m'avez racheté ! Et puisqu'il dit encore : J'ai été en prison, et vous êtes venus à moi, combien ne nous sera-t-il pas plus glorieux de l'entendre nous dire : " J’étais captif chez les Barbares, renfermé dans un cachot, chargé de liens, et vous avez brisé les chaînes et ouvert la prison de ma captivité ; " lorsque viendra le jour du jugement, et que nous pourrons recevoir la récompense des mains du Seigneur (Cf. Les Pères de l’Eglise, trad. de Genoude) ? "

12. S. CHRYSOSTOME, Hom. XLII in Genesim : " Si nous voulons être en grâce avec Dieu, imitons le patriarche (Abraham), et ne remettons pas d'un jour à l'autre à embrasser le parti de la vérité ; mais saisissant toutes les occasions qui se présentent à nous d'en exercer les actes, sachons nous y adonner avec une telle ardeur, que nous attirions sur nous le regard vigilant de Dieu, qui nous accordera infailliblement la récompense promise. Car celui qui connaît le secret de nos cœurs, quand il verra notre volonté fermement déterminée à affronter toutes les difficultés que présentera l'accomplissement de nos devoirs, nous prêtera sur-le-champ le secours de sa grâce, qui allègera pour nous le poids de nos travaux, fortifiera notre faiblesse, et nous ménagera d'abondantes récompenses. Dans les combats olympiques, vous ne trouverez jamais un avantage de cette espèce offert aux athlètes : le directeur de ces jeux est bien là spectateur des luttes qu'ils soutiennent les uns contre les autres ; mais il ne fait rien de plus pour contribuer à leurs succès, il attend seulement la victoire à se déclarer. Au lieu que notre divin maître se conduit tout autrement à notre égard ; car il combat avec nous, nous tend la main, nous soutient de son bras, fait tout en quelque sorte pour renverser notre adversaire à nos pieds, et ne néglige rien pour nous procurer la victoire, et nous faire mériter la couronne de l'immortalité. Car une couronne de grâce sera posée sur votre tête, vous dit l'Esprit-Saint (Prov., I, 9).

Dans les jeux olympiques d’ailleurs, la couronne qu'on reçoit après la victoire n'est autre chose qu'une branche de laurier, avec les applaudissements bruyants de la multitude, toutes choses que le jour qui s'écoule emporte avec lui, et dont il ne reste plus rien quand le soir est venu ; au lieu que la couronne promise aux combats de la vertu n'a rien de matériel, rien qui ait quelque chose à craindre des p.479 fin p.480 début révolution du temps ; mais c'est une couronne impérissable, immortelle, qui ne se flétrira jamais. Et tandis que le travail lui-même n'aura duré qu'un temps fort court, la récompense qui y est attaché n'aura point de fin, et sera hors de toute atteinte (Cf. S. Joannis Chrysostomi opera, t. IV, pag. 424, édition de Montfaucon ; pag. 490-491, édit. de Gaume). "

13. Le même, Hom. XLIII in Epist. I ad Corinthios :

" C'est quelque chose de grand que de se montrer compatissant et vertueux dans la prospérité ; mais c'est quelque chose de plus grand encore, de ne point dévier de ses devoirs dans les épreuves de l’adversité. Ceux-là seuls sont capables de cet héroïsme, qui ont Dieu en vue dans tout ce qu'ils font. De quelques dangers donc que nous soyons environnés, et quelques maux que nous ayons à souffrir, attachons- nous avec une ardeur proportionnée aux actes pénibles de la vertu. Car le temps présent n'est pas celui de la récompense. Par conséquent, ne demandons point à recevoir dès ici-bas des couronnes, de peur d'amoindrir notre récompense pour le temps où il nous sera donné de les recevoir. Car, de même que les ouvriers qui se nourrissent à leurs propres frais tout en s'acquittant de leur travail, reçoivent un plus fort salaire que ceux qui sont nourris par ceux qui les font travailler, ainsi les saints, qui font mille bonnes œuvres et endurent en même temps mille contradictions, reçoivent leur salaire sans diminution, et obtiennent une récompense beaucoup plus grande, tant à cause des bonnes œuvres qu'ils ont faites, qu’à cause des maux qu'ils ont endurés, au lieu que celui qui, par lâcheté, préfère vivre dans la mollesse, est loin de mériter des couronnes aussi brillantes. Ne cherchons donc point ici notre récompense, mais réjouissons-nous plutôt, lorsque nous nous voyons maltraités pour avoir fait le bien. Car alors Dieu nous récompensera, non-seulement pour le bien que nous aurons accompli, mais encore pour les traverses que nous aurons essuyées. "

" Pour mettre cette vérité dans un plus grand jour, supposons deux riches portés à faire l'aumône, et la faisant effectivement aux pauvres ; que dans la suite un de ces deux hommes demeure en possession de ses richesses, et continue à jouir de toute sorte de prospérités ; que l'autre, au contraire, soit visité par la pauvreté, la maladie et les autres accidents, et qu'au milieu de toutes ces traverses il persévère à rendre grâces à p.480 fin p.481 début Dieu. Quand une fois ces deux riches seront au pied du tribunal de Dieu, lequel pensez-vous que ce soit des deux qui recevra la plus grande récompense ? N’est-il pas évident que ce sera celui qui aura enduré la maladie et la pauvreté, parce qu'en faisant le bien malgré le mal qu'il aura souffert, il se sera élevé au-dessus de ce que peuvent les forces humaines ? Cela est de toute évidence. Car on peut le comparer à bon droit à une statue de diamant, et c'est lui qu'on peut vraiment appeler un serviteur bon et fidèle (Cf. S. Joannis Chrysostomi opera, t. X, p. 404-405, édition de Montfaucon ; p. 470-471, édit. de Gaume). "

14. S. GREGOIRE-LE-GRAND, Hom. XVII in Evangelia : " Il faut faire attention à ce qui est ajouté ici (LUC, X, 7) : Celui qui travaille mérite sa récompense. Car, dans la récompense de celui qui travaille, peut entrer la nourriture qu'on lui donne pour se sustenter ; et ainsi l'ouvrier évangélique reçoit dès ici-bas un commencement de récompense de son travail, qu'achèvera le bonheur de voir Dieu, dont il jouira dans le ciel. Remarquons ici qu'un même travail obtient une double récompense : l'une dans ce lieu de pèlerinage, l'autre dans la patrie céleste ; l'une dont l'objet est de nous donner des forces pour le travail, et l'autre exempte de toutes charges, qui nous sera décernée au jour de la résurrection. Par conséquent, la récompense que nous recevons dans la vie présente doit avoir pour effet de nous faire travailler avec plus de force pour mériter celle de la vie future. Un vrai prédicateur de l'Evangile ne prêchera donc pas pour recevoir une récompense mortelle ; mais il recevra cette récompense en vue de pouvoir continuer à prêcher l’Evangile. Et le prédicateur qui aurait pour but de s'attirer des louanges ou d’obtenir quelque don ou quelque salaire, se priverait certainement de la récompense éternelle. Mais s'il ne cherche à plaire à ses auditeurs, que pour les attirer par-là à aimer Dieu bien plutôt que lui-même, ou s'il n'accepte l'honoraire des prédications qu'il donne, que pour que l'indigence ne le mette pas hors d’état de continuer son ministère, ce qu'il reçoit ainsi pour s'aider à accomplir son pèlerinage, ne peut pas lui faire perdre sa récompense dans la céleste patrie. "

15. S. AUGUSTIN, Lib. L Homiliarum, hom. 14 : " Ecoutons l’apôtre saint Paul nous dire, etc., " comme plus haut, chapitre des bonnes œuvres, question II, témoignage 12, tome IV, p. 301.

p.481 fin p.482 début

16. Le même, in Psalmum LXXXIII ; voir au chapitre tout-à-l’heure cité, même question, témoignage 13, page 301; à quoi il sera bon d'ajouter l'extrait suivant de cette même paraphrase sur le psaume LXXXIII : " C'est Dieu lui-même qui se rend notre débiteur. Il nous doit, non qu'il ait rien reçu de nous, mais parce qu'il s'est engagé lui-même à nous par ses promesses. On ne lui dit point : Rendez-nous ce que nous vous avons donné ; mais : Rendez-nous ce que vous nous avez promis. Il m'a fait miséricorde, dit ce saint Apôtre, afin de me rendre innocent ; car j'ai été autrefois un blasphémateur, un persécuteur, un outrageux ennemi de l'Eglise ; mais sa grâce m'a rendu innocent à ses yeux. Celui qui d'abord m'a fait miséricorde pourrait-il ensuite me refuser ce qu'il me doit ? Il aime la miséricorde et la vérité. "

" Il donnera la grâce et la gloire. Quelle grâce donnera Dieu, sinon celle dont l'Apôtre vient de parler, lorsqu'il a dit : C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis (I Cor., XV, 10) ? Quelle gloire donnera-t-il ensuite, sinon celle dont il parle lorsqu'il dit : Il me reste maintenant à attendre la couronne de justice (II Th., IV, 8) (Cf. Sermons de saint Augustin sur les Psaumes, t. IV, p. 479). "

17. Le même, Tract. III in Evangelium Joannis : " Ecoutez l'Apôtre, etc., " passage cité plus haut, article des bonnes œuvres, question II, témoignage 15, tome IV, page 303.

1 8. THEOPHYLACTE, sur ces paroles de la deuxième épître à Timothée, c IV, Quam reddet mihi, etc. : " L'Apôtre ne dit pas : La couronne de justice que le Seigneur me donnera, mais : que le Seigneur me rendra comme à titre de dette. Car comme il est juste, il ne laissera aucun travail sans récompense. Cette couronne est donc une dette, qu'acquittera le juste juge. "

19. OECUMENIUS, sur ce même passage : " Observez que saint

Paul réclame cette couronne comme une dette que le juste juge ne lui donnera pas simplement, mais qu'il lui rendra. "

20. Le deuxième concile d'Orange, canon 18 : " La récompense est due aux bonnes œuvres mais la grâce n'est due à personne, et elle prêchée à nos bonnes œuvres dont elle est le principe. "

6 : " Nous avons p.482 fin p.483 début trouvé l'Apôtre dénué de tous bons mérites, chargé au contraire d'une multitude de mauvais mérites. C'est l'état où il était quand il a été favorisé de la grâce de Dieu, qui rend ainsi le bien pour le mal. Considérons-le maintenant dans un autre état dans le temps où sa mort étant proche, il écrivait ainsi à Timothée : Je suis sur le point d'être immolé et le moment de ma dissolution approche : j'ai bien combattu ; j'ai achevé ma carrière, j'ai gardé la foi (II Tim., IV, 6). Cet Apôtre qui, après de mauvais mérites, avait été favorisé de la grâce, parle maintenant de bons mérites qui sont en lui, en conséquence desquels il compte obtenir la couronne. Mais faites, je vous prie, attention à ce qu'il ajoute : Il ne me reste qu’à recevoir la couronne de la justice, cette couronne que le Seigneur, ce juste juge, me rendra en ce grand jour. A qui Dieu, en qualité de juste juge, rendrait-il la couronne de la justice, si, en qualité de père miséricordieux, il n'avait donné la grâce comme un pardon ? Et comment cette couronne serait-elle véritablement la couronne de la justice, si cette grâce qui justifie l'impie n'avait été accordée d'abord ? Comment enfin cette couronne serait-elle rendue comme une récompense à la justice, si la grâce n'avait été donnée auparavant comme une faveur toute gratuite (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. Ier, p. 213-214) ? "

24. S. FULGENCE, Lib. I ad Monimum, c. 11 : " L'Apôtre déclare que cette grâce demeure, non-seulement en cette vie, par la justification qu'elle procure au pécheur, mais encore dans la vie à venir par la récompense qu'elle assure aux élus, et il ajoute que cette grâce, effet de la bonté que Dieu nous a témoignée en Jésus-Christ, abonde par-dessus nous, c'est-à-dire qu'elle surpasse tous les mérites de quelque homme que ce soit. Voici ses paroles (Ephés., II, 7) : Ut ostenderet in sæculis supervenientibus abundantes divitias gratiæ suæ in bonitate super nos in Christo Jesu (Saint Fulgence donne ici à ces deux mots, super nos, dans la traduction que nous venons d'essayer de ses paroles, un sens que ne leur donnent pas les autres commentateurs. Sacy a traduit simplement : " Pour faire éclater dans les siècles à venir les richesses surabondantes de sa grâce par la bonté qu'il nous a témoignée en Jésus-Christ. "). La grâce est donc un bienfait que Dieu accorde en cette vie aux méchants, c’est-à-dire aux impies qu'il lui plaît de justifier, et à qui il impute leur foi à justice. C'est de ce p.483 fin p.484 début bienfait que veut parler David, lorsqu'il dit dans un de ses psaumes : Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu'il m'a faits (Ps. CXV, 3) ? La grâce est encore cette récompense promise aux bons, et par laquelle il les glorifiera en les faisant passer à un état meilleur. Car cela même sera l'ouvrage de la grâce. En effet, pour que les justes parviennent à mériter cette récompense, il faut que la grâce les prévienne et les attire d'abord, qu'elle les accompagne et les soutienne ensuite. L'Ecriture appelle aussi cette grâce du nom de miséricorde. C'est d'elle que David a dit ces paroles : Mon Dieu, sa miséricorde me préviendra (Ps. LVIII, 11) ; et ces autres encore : Votre miséricorde me suivra tous les jours de ma vie (Ps. XXII, 6). La grâce prévient donc l'impie pour qu'il devienne juste, et puis elle le suit ou le soutient, pour qu'il ne redevienne pas impie. Elle prévient l'homme aveugle, en lui donnant la lumière qu'il ne pourrait trouver s'il était abandonné à ses ténèbres ; elle s'attache aux pas de l’homme une fois éclairé, pour l'empêcher de perdre la lumière qu'il a trouvée.

Elle prévient l'homme tombé, pour que celui-ci se relève ; elle le suit quand une fois il s'est relevé, pour qu'il ne tombe pas de nouveau. Elle nous prévient en nous donnant la bonne volonté, elle nous suit, en nous donnant de plus les moyens d'accomplir le bien que nous voulons. Cette miséricorde que Dieu exerce envers l'homme en le soutenant après avoir commencé par le prévenir, ne fait que donner suite à de premiers dons qu'elle lui a conférés. Et ainsi, non-seulement elle le rappelle de ses égarements dans la droite voie en le rendant juste d'impie qu'il était d’abord, mais encore elle le protège et le soutient lorsqu'il est une fois dans le chemin qu'il doit suivre, pour arriver au glorieux séjour qui lui est préparé dans l'éternité. "

23. Ibidem, c. 12 : " Dans cette voie laborieuse de la justification, les saints iront et marcheront en pleurant et jetant la semence en terre (Ps. CXXV, 6). Parvenus au terme heureux de leur glorification, ils reviendront avec des transports de joie en portant les gerbes de leur moisson (ibid., 7). Dans la première de ces deux stations, ils sont comme les ouvriers du père de famille occupé à sa vigne ; dans l'autre ils recevront sans aucun doute le denier qui sera le prix de leur travail. Dieu donne dès cette vie la grâce de la justification, pour qu'ayant davantage le sentiment de son indignité, l’homme reçoive cette grâce comme ne lui étant pas due et comme étant en même temps le principe de p.484 fin p.485 début tous ses mérites ; il réserve pour l'autre vie la glorification de ses élus, pour que ceux-ci se trouvent dignes de la recevoir comme récompense de leurs mérites, après avoir reçu le principe de leurs mérites mêmes lorsqu'ils étaient indignes de cette faveur. "

26. S. AUGUSTIN, Sentent. CXIII apud Prosperum (Ex libro tertio contra duas épistolas Pelagianorum, c. 7) : " La justice dont le juste est animé pour vivre de la foi est une justice véritable, parce qu'elle vient de Dieu, étant inspirée à l'homme par l’esprit de grâce. Quoiqu'on puisse la dire parfaite ou consommé en certains justes, autant du moins qu'elle peut l'être en cette vie, elle est au fond très-faible, si on la considère par rapport à cette justice éminente, à laquelle sont élevés les anges, et dont l'absence faisait confesser son imperfection à celui qui s'en voyait encore privé, quoiqu'il pût en même temps se dire parfait par rapport à cette autre justice, propre à la vie présente, à laquelle il était déjà parvenu. Celle-ci constitue le mérite, celle-là constitue la récompense. Celui qui ne s'attache pas à la première se flattera vainement d’obtenir la seconde. "

27. Le même, de Prædestinatione Sanctorum, c.

V, n. 10 : " Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu (I Cor., IV, 7) ? L'Apôtre prévoyait que les hommes pourraient s'enfler d'orgueil les uns contre les autres, en disant : C'est ma foi, c'est ma justice, ou quelque autre bonne qualité semblable qui me discerne. C'est pour prévenir de pareilles pensées que cet excellent docteur réplique : Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu ? Et de qui l'avez-vous reçu, sinon de celui qui vous discerne de tel autre, à qui il n'a pas donné ce qu'il vous a donné. Et si vous avez reçu ce que vous avez, ajoute-t-il, pourquoi vous en glorifiez-vous comme si vous ne l'aviez pas reçu ? N'est-il pas évident que saint Paul n'a pas d'autre but que de porter celui qui se glorifie à se glorifier dans le Seigneur ? Or, rien n'est plus contraire à cette disposition que de se glorifier de ses propres mérites comme les tenant de soi-même, et non de la grâce : je parle de la grâce qui discerne les bons d'avec les méchants, et non de celle qui est commune aux uns et aux autres. Qu'on donne, si l'on veut, le nom de grâce à la nature qui nous distingue des bêtes, en nous rendant capables d’agir par raison. Qu'on donne encore le nom de grâce à certaines qualités naturelles qui distinguent les beaux hommes de ceux qui sont difformes ou contrefaits, les hommes d’esprit de ceux qui ont l'esprit pesant, et à d'autres pareils dons de cette p.485 fin p.486 début espèce ; mais ce n'est pas là de quoi il s'agissait dans le discours de saint Paul. Les Corinthiens qu'il reprend ne s'enflaient pas d'orgueil par rapport aux brutes ; ils ne s’élevaient pas non plus au-dessus des autres hommes pour des avantages naturels qui peuvent se trouver dans les plus scélérats. Leur orgueil consistait en ce qu'ils s'enflaient de certains avantages auxquels la piété pouvait trouver son compte, et qu'ils s'attribuaient à eux-mêmes au lieu d'en rapporter la gloire à Dieu. C'est à cette occasion que saint Paul leur dit : Qui est-ce qui vous discerne ? Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. II, p. 61-62) ? "

28. Le même, De gratiâ et libero arbitrio, c.

VI, n. 13 : " Tous ces témoignages de l'Ecriture sainte, et une multitude d'autres semblables, prouvent clairement que ce n'est pas en conséquence de nos mérite que la grâce nous est accordée, en nous faisant voir qu'elle a été donnée et qu'elle l'est tous les jours, non-seulement sans qu'aucun bon mérité ait précédé, mais encore à la suite de quantité de mauvais mérites. Mais lorsque nous avons le bonheur d'avoir reçu ce don précieux, nous commençons à avoir de bons mérites, mérites cependant dont il est le principe. Car si la grâce se retire, l'homme tombe aussitôt, et son libre arbitre, loin de le soutenir, ne fait que le précipiter. Que l'homme donc, alors même qu'il commence à faire de bonnes œuvres et à s'enrichir de bons mérites, se garde bien de se les attribuer à lui-même au lieu de les restituer à Dieu ; mais qu'il dise à Dieu avec le Psalmiste : Soyez mon secours, ne m'abandonnez pas (Ps. XXVI, 9). En disant : Ne m'abandonnez pas, David nous apprend que, si Dieu l'abandonne, il n'est plus capable de faire par lui-même rien de bon (Cf. Ibidem, t. Ier, p. 210-211). "

29. S. CELESTIN Ier, Epist. I ad Episcopos Galliæ, can. 11 : " Telle est la honte de Dieu pour tous les hommes, qu'il veut que nous nous fassions des mérites de ses propres dons, et qu'il nous promet des récompenses éternelles en retour de ces dons mêmes qu'il nous a faits. Car il agit en nous pour que nous voulions et que nous fassions ce qu'il nous commande, et il ne permet pas' que nous rendions inutiles par notre négligence des dons que sa volonté est que nous fassions valoir, pour être nous aussi les coopérateurs de sa grâce. "

30. S. AUGUSTIN, Enchirid. ad Laurentium, c. 107 (al. 29), p.486 fin p.487 début n, 28 : " Il faut conclure des paroles de l'Apôtre (Rom., VI, 23), que les bons mérites de l'homme sont eux-mêmes des dons de Dieu ; et que, quand la vie éternelle est donnée aux justes en conséquence de leurs mérites, ce n'est autre chose qu'une grâce accordée en conséquence d’une autre grâce (Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. II, p. 457). "

31. Le même, Epist. CV (al. 194) ad Sixtum presbyterum

: " De quels mérites pourra donc se prévaloir l'homme juste, etc. " Voir ce passage rapporté précédemment, article des bonnes œuvres, question II, témoignage 8, tome IV, page 297.

32. Le même, De gratiâ et libero arbitrio, c.

VI, n. 15 : " Quand les pélagiens disent que la grâce de la rémission des péchés est la seule qui ne soit pas donnée selon nos mérites, et que celle qui est donnée à la fin de notre course, c'est-à-dire la vie éternelle, n'est donnée qu'en conséquence des mérites qui ont précédé, voici ce qu'il faut leur répondre.

Si, lorsqu'ils parlent de mérites, ils reconnaissaient que ces mérites sont des dons de Dieu, ce que nous venons de rapporter qu'ils soutiennent n'aurait rien de répréhensible ; mais comme, quand ils parlent de mérites, ils entendent des mérites que l'homme a de son propre fonds, l'apôtre saint Paul leur ferme la bouche par ces paroles : Qui est-ce qui vous discerne ? Qu'avez-vous que vous n'ayez reçu ? Et si vous avez reçu ce que vous avez, pourquoi vous en glorifiez-vous comme si vous ne l'aviez pas reçu (I Cor., IV, 7) ?

On a donc lieu de dire en toute vérité à quiconque pense de la sorte : Vous vous trompez ; ce que Dieu couronne, ce sont ses dons. Il ne couronne pas vos mérites si ce sont des mérites qui viennent de vous et dont il ne soit pas l'auteur ; car de tels mérites sont mauvais, et Dieu, ne les couronne pas. Si au contraire ces mérites sont bons, ce sont des dons de Dieu, puisque l'apôtre saint Jacques nous assure que tout bien excellent et tout don parfait vient d'en-haut, et descend du Père des lumières. C'est aussi ce qu'enseigne le saint Précurseur. L'homme, dit-il, ne peut rien recevoir, si cela ne lui est donné du ciel (JEAN, III, 27), de ce ciel d'où le Saint-Esprit est descendu depuis que Jésus-Christ y est monté, emmenant avec lui les captifs qu'il a délivrés et répandant de là ses dons sur les hommes (Eph., IV, 8; Ps. XXXVII, 49) (Cf. Ibidem, t. Ier, p. 214.). "

p.488 début TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES CONTENUES DANS LE SIXIEME ET DERNIER VOLUME DEUXIEME PARTIE.

PRINCIPES DE LA JUSTICE CHRETIENNE.

SECTION III. Des quatre fins dernières de l'homme, p.1-212.

Question 1. Qu'entend-on par les quatre fins dernières de l'homme, p.1-7.

Trois choses réservées à la fin des jours de l'homme des plus propres à inspirer la crainte - Comparaison tirée d'un animal - Pourquoi la mort est à craindre - Pourquoi le jugement l'est aussi - Pourquoi l'on doit craindre l'enfer - La crainte des fins dernières est le commencement de la sagesse - La crainte est plus efficace que la honte et que le regret pour initier l’homme à la sagesse, p.3-5 : S. BERNARD. - Le jugement particulier aura lieu aussitôt après la séparation de l’âme d'avec le corps - De l'état des âmes après la mort - Différence des lieux où les morts seront placés selon l'état de leur cause - La joie des bons s'augmentera, et les tourments des méchants seront doublés à la résurrection - Différentes époques de l'entrée des âmes des justes dans leur repos, p.5-6 : S. AUGUSTIN.- Les âmes, au sortir de ce monde, paraîtront devant le tribunal de Dieu, p.6-7 : S. CHRYSOSTOME. -Les bons et les méchants ici-bas mangent et boivent tous ensemble le corps et le sang du Sauveur - La robe nuptiale est le symbole de la charité, p.7 : S. AUGUSTIN. - La robe nuptiale ne saurait signifier la foi ni le baptême, p.7 : S. GREGOIRE.

Question II. Que nous enseigne l’Ecriture au sujet de la mort, p.8-42.

La mort est l’effet du péché, p.16 : le concile de MILEVE. - Elle est la peine du péché, p.16 : S. AUGUSTIN. - Pourquoi le moment de la mort est incertain pour chacun de nous - Le vrai moyen de vaincre la mort, c'est de la craindre, p.16 : S. GREGOIRE. - C'est par l'effet d'une grande miséricorde que Dieu nous laisse ignorer le jour de notre mort - N'augmentons pas nos péchés par une espérance présomptueuse - Comment la mort varie ses formes - Certains de mourir un jour, nous ne savons ni où ni quand, ni comment nous mourrons, p.16-17 : S. AUGUSTIN. - Partout la mort nous attend, attendons-la partout, p.17 : HUGUES DE SAINT-VICTOR ou S. BERNARD. - Le temps de cette vie n'est qu'une course vers la mort - Combien la mort est pénible à endurer - La seconde mort est le pire de tous les maux- Les damnés ne seront ni jamais vivants, ni jamais morts, mais ils mourront sans fin, p.18 : S. AUGUSTIN. - La nécessité de mourir est un châtiment infligé aux hommes - La peine est certaine, l'heure en est incertaine - De tous les événements humains, la mort est le seul certain pour nous, p.19 : le même. - Combien la mort est proche de nous - Cette vie mortelle n'est qu'une mort vivante, p.19-20 : INNOCENT III. - Rappelez-vous votre nature, et vous cesserez de vous enorgueillir - Impossibilité de faire dans la mort la distinction entre le riche et le p.488 fin p.489 début pauvre, p.19 : S. AUGUSTIN. - Le dernier jour de notre vie doit nous inspirer la même crainte que celui du jugement général. - Cette parole, Veillez, s’adresse également à tous - Le dernier jour ne nous trouvera prêt qu'autant que nous l’aurons été au moment de notre mort, p.20-21 : S. AUGUSTIN. - Celui qui n'a pas pensé qu'il devait mourir, ne mérite pas de recevoir des consolations au moment de sa mort, p.21 : S. CYPRIEN. - Pourquoi Dieu a voulu que le jour de notre mort fût incertain, p.21-22 : S. AUGUSTIN. - Le seul nom de la mort nous saisit de crainte - Cette crainte est-elle raisonnable - Il y en a qui semblent plus aimer la mort, qu'ils n'aiment la vie - Folie de ceux qui désirent une bonne mort, et qui refusent de mener une bonne vie - La mauvaise vie et la bonne mort s'excluent réciproquement - La mort des martyrs bonne ou mauvaise, selon qu'on la considère des yeux du corps ou des yeux de la foi - La mort du mauvais riche bonne en apparence et mauvaise en réalité, et réciproquement celle de Lazare mauvaise en apparence et bonne en réalité, p.22-24 : S. AUGUSTIN ou VALERIEN. - Devoir imposé aux médecins de faire appeler auprès des malades les médecins des âmes - Il leur est défendu de conseiller à un malade des choses qui pourraient nuire au salut de son âme, p.24 : le concile de LATRAN. - Dieu a pourvu au salut des mourants par le sacrement de l'Extrême-Onction - Le démon ne met jamais plus en jeu contre nous ses ruses et ses finesses, que lorsqu'il nous voit sur le point de sortir de ce monde - Effets de l'extrême-onction, p.25 : le concile de TRENTE.

- Obligation imposée aux prêtres de visiter les malades - Aspersion de l'eau bénite -Chant des sept psaumes de la pénitence - Exhortation faire aux mourants - Confession des péchés - Testament à faire, p.23-26 : le concile de NANTES. - Un parfait chrétien ne doit pas sortir de ce monde sans avoir fait une pénitence proportionnée à ses péchés passés - Saint Augustin mourant fait écrire les sept psaumes de la pénitence sur la muraille pour les avoir toujours devant ses yeux - Il dispose de tout son temps pour la prière - Paroles de saint Ambroise mourant - Paroles de résignation d'un autre évêque à son lit de mort - Vision rapportée par saint Cyprien, p.26-27 : POSSIDIUS. - Ce n'est que durant cette vie que chacun se rend digne ou de pouvoir être soulagé, ou d'être traité avec rigueur après la mort - La nuit dans laquelle personne ne peut agir, c'est l'état où seront les damnés après le dernier jugement - et par-là même celui ou ils se trouvent dès l'instant qui suit leur mort, p.28-29 : S. AUGUSTIN.

- Danger de différer sa pénitence jusqu’au moment de la mort -Difficulté de concevoir en ce moment une véritable douleur de ses fautes - Importance de régler de bonne heure ses affaires - Différence entre la mort du juste et celle du pécheur, p.29-30 : le même. - Tableau de la séparation de l’âme d'avec le corps - Fureur des démons - Frayeurs de l'âme - Colloque entre la Prudence et la Crainte ou la Pensée de la mort - Livres, crocs et chaînes de fer présentés par les démons, p.30-32 : HUGUES DE SAINT-VICTOR ou S. BERNARD. -Quatre espèces de douleurs endurées par les méchants au moment de la mort, une du corps et trois de l'âme - La vue du bien ou du mal qu'on a fait - La perspective des tourments de l'enfer - L'aspect des démons, p.32-33 : INNOCENT III. - Triste mort de Chrisorius -L'affreuse vision qu'il eut doit nous servir à nous-mêmes, p.33-34 : S. GREGOIRE. - Exemple du danger qui se trouve à remettre sa conversion au moment de la mort - Nécessité p.489 fin p.490 début de la confession et du changement de vie pour les pécheurs - Livre blanc et livre noir - Enfer ouvert, p.34-37 : BEDE - Visions consolantes dont les justes peuvent être souvent favorisés au moment de la mort, p.37-38 : S. GREGOIRE. - Folie de s'attacher à la vie présente - La mort nous délivre de bien des maux et de bien des dangers - Quels sont ceux à qui la mort est à redouter - Le jugement divin saisit l'homme dans l'état où il le trouve à sa dernière heure -Obéir à la volonté de Dieu - Manquer de résignation au moment de la mort, c'est imiter les esclaves qui ne se courbent que malgré eux sous le joug de leur maître - La mort dans le temps est le passage à l'éternité - Un chrétien ne doit pas aimer la vie présente - La mort nous ménage le retour dans notre patrie - Les saints dans le ciel s'intéressent à notre destinée, p.38-40 : S. CYPRIEN. - Trois sortes de mort - la mort du péché - mort mystique - la mort naturelle - La crainte que nous avons de la mort naturelle doit être imputée à notre faiblesse -La mort nous met à même de nous réunir à Jésus-Christ - La mort est un bien, ses avantages - L'impie ne prolonge ses jours que pour pécher de plus en plus - C’est moins la mort qui est terrible, que l’idée qu'on se forme de la mort - Il n'y a rien dans la mort qui soit à craindre pour nous, s'il n'y a rien à craindre dans les actes de notre vie - La mort nous réunit à l'assemblée des patriarches, p.40-42 : S. AMBROISE.

Question III. Quels avertissements l'Eglise nous donne-t-elle au sujet du jugement que nous avons à subir, p.42-93.

Combien nous devons craindre le jugement de Dieu - Comment nous pouvons nous y soustraire - Privilège de la pauvreté volontaire, p.58 : S. BERNARD. - Les œuvres que les hommes ont pu faire pendant leur vie sont pesées comme dans une balance au moment de leur mort - Vision de Pierre le Publicain, p.58-59 : S. JEAN DAMASCENE. - Utilité de la pensée de la mort - Fureur des démons à la mort d'un fidèle, p.59-60 : LEONCE.

- Sévérité de l'examen qui précèdera le jugement - Explication du verset 12 du chapitre 1 de Sophonie -du verset

3 du psaume LXXIV - Moyen d’échapper à la sévérité de l'examen et du jugement de Dieu, p.60-61 : S. JEAN DAMASCENE - La pensée de l'examen à subir après la mort produit la crainte, p.61-62 : S. GREGOIRE. - Nous devons craindre à la pensée des jugements de Dieu - Nous ne pourrons ni tromper ni corrompre notre divin juge, p.62-63 : S. AUGUSTIN. - Il sera trop tard alors pour faire pénitence - pour implorer les saints - pour présenter des excuses, p.63-64 : JULIEN POMERE. - Alors seront réformés les iniques jugements des hommes - Une bonne conscience sera d'un plus grand poids dans la balance que la bourse la mieux garnie, p.64 : S. BERNARD. - Comment ne pas craindre un juge infiniment puissant, infiniment sage, infiniment juste - à qui rien n'échappe - qui ne laisse aucun mal impuni, pas plus qu'aucun bien sans récompense, p.65 : INNOCENT III. - Quel sera le jour du jugement proprement dit, et pourquoi - Alors sera dévoilé la justice de tous les jugements de Dieu - Evènements qui devront s'accomplir alors, ou aux approches de ce jugement - Il ne nous appartient pas de savoir le nombre des années qui restent à s'écouler jusqu'à cette époque - Vouloir en être instruit, c'est vouloir l'impossible - Ce jour ne viendra qu'après que l'Evangile aura été prêché par toute la terre - Quand même nous saurions avec certitude que l'Evangile aurait déjà été prêché à toutes les nations, nous ne saurions pas pour cela combien il p.490 fin p.491 début reste de temps à s'écouler jusqu'à la fin du monde - Dieu n'a pas voulu qu'on prêchât ce qu'il était inutile de savoir, p.66-68 : S. AUGUSTIN. - Au temps de l’Antechrist, les temples de Dieu seront profanés et l'iniquité prévaudra partout - Les moines n'auront plus de goût que pour les plaisirs du siècle - L'Antéchrist naîtra de la tribu de Dan - Hénoch, Elie et Jean précéderont l'avènement de Jésus-Christ - L'Antechrist proscrira le signe de la croix, et imprimera sur tous les fronts son caractère à la place - Deuil général dans toute l'Eglise chrétienne - Apparition du signe de la croix dans les airs - Condamnation des impies -Jugement de Dieu exposé à la vue de tous, p.69-71 : l'auteur du livre De consummatione mundi.- Le nom d'antéchrist, pris dans un sens large, s'applique à tous ceux qui refusent de croire en Jésus-Christ - l’Antéchrist mettra à découvert l'impiété des Juifs - Il placera son siège dans le temple des Juifs- Il aspirera en lui-même tout le venin de Satan - Il ne sera pas le diable incarné - mais ce sera un homme né de la fornication - Son règne - ses faux miracles - Prédication d'Hénoch et d'Elie - Mort de l'Antéchrist, p.71-73 : S. JEAN DAMASCENE. - L'embrasement de l'univers consumera les qualités des éléments corruptibles - Les cieux eux-mêmes seront renouvelés - Où seront les saints au moment de l'incendie universel - Quelles seront les propriétés de leurs corps, p.73-74 : S. AUGUSTIN. - Hâtons-nous de faire pénitence avant le jour de la mort et du jugement - Les âmes, au sortir de ce monde, paraîtront chargées des chaînes de leurs péchés - Pourquoi Dieu ne punit pas tous les méchants dans ce monde et en punit cependant quelques-uns - Les injustices du monde présent preuve de la justice à venir - Combien ce dernier jugement est craindre - Alors la vie entière de chacun sera produite à la vue de l'univers - Angoisse qu'on éprouvera - Intolérable supplice, que celui de se voir exclu du royaume des cieux, p.74-76 : S. CHRYSOSTOME. - Nous n'aurons pour nous défendre que nos bonnes œuvres -Nos pensées, nos paroles et nos actions seront manifestées au jour du jugement - Alors les justes sembleront des arbres couverts de fruits mûrs - Fruits hideux que présenteront les pécheurs - Combien ce jugement sera terrible - Les justes seront tout étonnés de leur propre gloire - Apparition de la croix - Spectacle terrible - Incendie général - Frayeur de tous - Ouverture des livres - Il faudra montrer exempt de taches le sceau du baptême qu'on aura reçu, et pure de toute hérésie la foi qu'on aura professée - La vie des prélats sera soumise à l'examen comme celle des simples fidèles - Tous seront interrogés sur leurs propres œuvres - Séparation douloureuse - Anges exécuteurs des vengeances divines - Diversité de peines dans l'enfer, p.76-81 : S.

EPHREM. - Combien est effrayante la pensée du jugement dernier - Ingratitude des méchants envers le Sauveur - Séparation des bons d'avec les méchants - Exhortation à la pénitence, p.81-82 : S. AUGUSTIN. - Jésus-Christ n'a pas voulu faire connaitre à ses disciples le jour du jugement - Au jour du jugement, les impies ne verront pas Jésus-Christ dans sa nature divine - Il paraîtra à chacun doux ou terrible, selon que les consciences seront disposées - Les uns seront jugés, les autres n'auront point à l'être, p.82-83 : S. ISIDORE. - La venue de l'Antéchrist précèdera le dernier avènement de Jésus-Christ -Quand est-ce qu'il viendra - Il envahira l'empire romain - Il règnera trois ans et demi - Sa mort - Fondement de celle doctrine dans les Ecri- p.491 fin p.492 début tures - La quatrième monarchie de la prophétie de Daniel indique l’empire romain - L’Antéchrist siègera dans le temple des Juifs - Le signe du Fils de l'homme c'est la croix - Ce n'est pas assez d'avoir la foi, p.83-85 : S. CYRILLE de Jérusalem. - Idée terrible du jugement - Triomphe des pauvres et des simples en ce dernier jour, p.85-86 : S. JEROME. - Combien il est utile de se rappeler la pensée du jugement - Terreur et confusion dont les méchants seront pénétrés en ce jour - Allégresse des justes, p.86-88 : S. GREGOIRE. - Différence entre l'état des justes et celui des réprouvés - Parmi ceux-ci comme parmi ceux-là, il y en aura qui seront jugés, et d'autres qui n'auront pas à l’être - Un prince ne punit pas un ennemi de la même manière qu’il punit ses sujets, ainsi en sera-t-il de la diversité des châtiments réservés, soit aux infidèles, soit à ceux qui auront eu la foi, p.88-90 : le même.

- Révélation des consciences, p.90 : S. AUGUSTIN.

- L’impie, au jour du jugement, ne verra que sujets de perplexité, p.90 : S. .ANSELME. - Quels seront ses accusateurs - Manifestation des œuvres - Ver de la conscience - Sentence irrévocable - Bourreaux tout prêts pour saisir les coupables - Tous les supplices surpassés par celui d’être privé de la vue de Dieu, p.90-92 :

S. BERNARD ou HUGUES DE SAINT-VICTOR. - Nécessité de prévenir le jugement de Dieu - Le souverain juge ne se laissera ni fléchir ni tromper - Moyen de le gagner avec de l'argent, p. 92 : S. CHRYSOSTOME. - Le pécheur appréhende sa vue, et le juste au contraire le désire avec ardeur, p.92-93 : S. GREGOIRE. - L'oubli des jugements de Dieu est un premier châtiment du péché, p.93 : S. AUGUSTIN.

Question IV. Que penser de l’enfer et des peines de l'enfer, p.95-134.

Le feu de l’enfer diffère de celui que nous voyons - Triste immortalité des damnés - Tourments de l’enfer - Grincement de dents - Pleurs - Société des damnés avec les démons -Ténèbres intérieures et extérieures - Variété et multiplicité de peines - Comment il se fait que l’âme puisse subsister éternellement au milieu de si grands supplices - Le corps ne sera pas non plus consumé par ces tourments qui n'auront jamais de fin - La pensée de ces peines éternelles est bien propre à nous dégoûter des plaisirs du monde - Ce qui tourmentera les damnés, ce sera de voir qu'ils n'ont pas voulu, pour éviter ces tourments, employer quelques Moments à la pénitence - Le sujet de leur désespoir, ce sera d'avoir perdu par leur faute des biens infinis, p.102-103 : S. CHRYSOSTOME. - Craindre l'enfer - L'âme du damné sera entraînée dans l'enfer par les démons - Les damnés crient, sans pouvoir être exaucé - Sentence irrévocable - Pleurs et grincement de dents - Feu sans lumière - Ver qui ne meurt point - Ténèbres extérieures - Bourreaux - Séparation d'avec Dieu et les saints - Cachots de l'enfer, p.104-105 : S. CYRILLE d'Alexandrie - Ce que signifie être réduit au silence et lié par les pieds et les mains - Les pleurs et les grincements de dents - Utilité de la pensée de l’enfer, p.106-107 : S. PROSPER ou JULIEN POMERE. - Des esprits, quoiqu'immatériels, peuvent être atteints par un feu matériel - Le feu est en cela l'instrument de la justice divine -Les âmes des réprouvés peuvent aussi bien souffrir les atteintes du feu que les démons -L'enfer a probablement son siège dans les lieux souterrains - Le feu de l'enfer ne tourmente pas également tous les damnés - Ce n'est pas simplement par manière de menace que Notre-Seigneur a dit que ces tourments seront éternels - Pourquoi des crimes d’un moment seront-ils punis toute p.492 fin p.493 début l’éternité - Dieu est en même temps bon et juste - Utilité qui revient aux justes de la pensée de l'éternité des peines - Raison pour laquelle les saints ne prient pas pour les réprouvés - On ne prie pas pour ceux qui sont morts dans l'infidélité ou dans l'impiété - Pourquoi les saints verront d'un œil impitoyable les supplices des méchants, p.107-111 : S. GREGOIRE. - Deux sortes de peines des damnés - Le feu de l'enfer sera-t-il sans lumière - Les ténèbres elles-mêmes y seront un supplice - Les damnés coupables des mêmes crimes seront mis ensemble comme en faisceau - La pensée du bonheur des justes ajoutera à leurs tourments, p.111-112 : S. ISIDORE. - Pourquoi l'enfer est appelé une terre ténébreuse - Ce ne sont pas des peines imaginaires qu’on y endure - Terre de misère et de ténèbres - Le feu de l'enfer sera sans lumière - Comment les supplices des réprouvés pourront-ils être un désordre complet, puisqu'il y aura proportion entre leurs crimes et leurs châtiments - Ceux qui se seront unis pour le mal seront unis pour le supplice - Diversité de peines, à proportion de la diversité de crimes - Ombre de la mort, horreur sans fin - Différence entre les châtiments de la vie présente et ceux de l'éternité - Justice et ordre dans la distribution des supplices - Les damnés meurent sans mourir, et renaissent incessamment à leurs peines - Les démons et les réprouvés, unis dans les mêmes crimes, le seront aussi dans les mêmes tourments - Moyen de nous rendre utile la pensée de leurs peines, p.112-115 :S . GREGOIRE. - Description des peines de l’enfer - Hideux aspect des démons - L'existence des damnés n'est prolongée que pour perpétuer leurs tourments - Peine réservée aux blasphémateurs - Mort immortelle, p.115-116 : CASSIEN. - Places différentes en enfer, p.116-117 : S. EPHREM. - Différence entre le sort des justes et celui des pécheurs, p.117-118 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - Même sujet - Réponse à ceux qui répugnent à croire à l'éternité des peines - Quel supplice ce sera d’être séparé de la vie de Dieu - La mort des damnés sera sans fin, comme la vie des saints sera éternelle - Combien la pensée de l'enfer est propre à éteindre les flammes de la volupté -Le feu de l'enfer ne s'éteint jamais, pas plus qu'il n'éteint l'existence de ses victimes - Pour échapper à ces peines, nous n'avons besoin que de faire pénitence du mal que nous pouvons avoir commis - Deux principales espèces de tourments pour les damnés - Les autres en sont la suite - Privation du bonheur de voir Jésus-Christ, la plus grande de toutes les peines, p.118-120 : S. AUGUSTIN. - Eternité de tourments - Pourquoi les damnés resteront immortels - Leur désespoir - Leur repentir trop tardif - Sentence irrévocable, p.120-121 : S. CYPRIEN. - Eternité des supplices des damnés en rapport avec l'inflexibilité de leurs dispositions perverses, p.121 : S. BERNARD. - Description des peines de l'enfer - Ce qu'on y entend - ce qu'on y voit - Mort éternellement vivante, et vie éternellement mourante - A nous de choisir entre la vie et la mort, p.121-122 : le même, ou HUGUES DE SAINT-VICTOR. - Ce qui se passera au moment où les élus seront séparés des réprouvés - Quelles seront les causes de leurs pleurs et de leurs grincements de dents - Comment il se fera que les saints se réjouissent du supplice des réprouvés, p.122-124 : S. BERNARD. - Autre description de l'enfer - La haine sera le seul sentiment qui puisse animer les réprouvés - On n'entendra d'autres cris que celui-ci : Malheur, p.123-125 : HUGUES DE SAINT-VICTOR. - Le ver rongeur et le supplice du feu - Péni- p.493 fin p.494 début tence infructueuse - Diversité de tourments, le feu, le froid, l'infection, les vers, les marteaux, les ténèbres palpables, la confusion que ressentiront les réprouvé, l'aspect des démons, les chaînes de feu - Chacune de ces peines appropriée à chaque espèce de délits - Nature du feu de l'enfer- Ce feu est sous terre - Ce feu est sans lumière - Chaque membre aura ses tourments particuliers - Ténèbres extérieures et intérieures - La détresse où seront les damnés ne leur permettra pas d’avoir d'autre pensée que celle de leurs tourments - Unique question qui devra s’agiter en enfer - Oubli de Dieu - Il y aura de l'ordre dans la quantité des peines, mais non dans la qualité des choses - Mort éternellement réitérée - Désirs stériles appelant la mort - Passages des psaumes

CII ct CXLIV, et d'Isaïe objectés contre l'éternité des peines -Réponse et explication - Volonté de toujours pécher justement punie par une éternité de supplices, p.125-131 : INNOCENT III. - Quelles classes d'âmes devront aller, soit en purgatoire, soit au ciel, soit en enfer, p.131 : le concile de FLORENCE. - Nécessité pour nous d’être menacés de l'enfer - Utilité de cette pensée - Les menaces que Dieu nous fait de l'enfer nous prouvent le désir qu’il a de nous le faire éviter, p.131-132 : S. CHRYSOSTOME. - Malheur d’être séparé de Dieu - Que les supplices épouvantent du moins ceux que n'attirent pas les récompenses - Différence du feu de l'enfer d'avec le feu terrestre, p.132-133 : S. AUGUSTIN. - Eternité des peines en harmonie avec l'immortalité de notre nature, p.133-134 : S. BERNARD.

Question V. Que nous enseigne l'Ecriture au sujet du royaume du ciel, p.134-178.

Les travaux ne durent que le temps de cette vie passagère, et l'éternité au contraire est la mesure de la durée des récompenses - Les maux de toute espèce bannis du séjour de la vie éternelle - Accord parfait entre tous les bienheureux - Lumière qui les éclaire - Société des anges - Vision intuitive de Dieu - Récompenses proportionnées aux mérites de chacun - A quel pris il nous sera donné d’acquérir ce royaume, p.145-147 : S. AUGUSTIN. - Le ciel est notre patrie - Nos frères nous y attendent rassurés sur leur propre destinée, mais inquiets sur la nôtre, p.147 : S. CYPRIEN. - Description de la vie éternelle - Exemption de tous maux - Bonheur complet - Société de Jésus-Christ et des saints - Qualités des corps ressuscités - Nulle adversité à craindre - Transfiguration de Jésus-Christ, faible image de l'éclat de la gloire céleste - Joie multiple, p.148-150 : S. CHRYSOSTOME. - Moyen d’exhorter un homme sans lettres au désir de l'éternelle félicité - On aura dans le ciel tout ce qu'on pourrait désirer, on n'y aura rien de tout ce qu'on pourrait craindre - Conformité de toutes les volontés - Amour réciproque -Tous seront autant de rois - Moyen de commencer ce règne dès ici-bas, p.150-151 : S. ANSELME. - Pourquoi faire ici-bas des œuvres de justice - Réponse générale à cette question - Autre réponse plus précise - Les biens de la vie présente peuvent nous servir de point de départ pour arriver à connaître ceux du ciel - Quatorze éléments de béatitude - Sept de ces éléments se rapportent au bien-être corporel, et les sept autres au bien-être spirituel - ce n'est que dans l'autre vie qu'on possédera tous les éléments de bonheur, sans aucun de misère - beauté - agilité - force - liberté - santé - plaisir - longévité - sagesse - amitié - concorde - honneur - pouvoir - sécurité - joie - Tous ces éléments de béatitude mis en parallèle avec p.494 fin p.495 début les quatorze éléments de misère des damnés, p.154 -157 : EADMER. - Sept choses qui concourent à la félicité des bienheureux - la vie - la sagesse - l'amour - la joie - la louange -l'agilité - la sécurité - Chacune de ces choses hors des atteintes de son contraire, p.157-158 : HUGUES DE SAINT-VICTOR. - Quelle sera l'occupation des bienheureux - ils loueront Dieu - Si l'on pouvait cesser d'aimer Dieu dans l'autre vie, on pourrait cesser de le louer, p.158-159 : S. AUGUSTIN. - Vision de Dieu, p.159-160 : le même. - Vie que Dieu prépare à ceux qui l'aiment - Degré de gloire - Charité parfaite, p.160 : le même. - Les biens que Dieu nous accorde dans cette vie mortelle doivent nous servir à comprendre quels biens il nous prépare dans l'éternité - Joie sans mélange - Royaume de la béatitude éternelle -Vision intuitive, p.161-163 : le même. - Symphonie céleste - Exemption de tous maux - Vie éternellement heureuse - Société des saints - Voir Dieu face à face, p.163-166 : le même. - Les saints louent Dieu sans dégoût ni fatigue, p.166 : le même.

- Différence entre les plaisirs du corps et ceux de l'âme - Explication de la parabole du festin - La considération des biens qui nous sont promis dans le ciel sert à nous faire mépriser ceux de la terre -Joies des habitants de la patrie céleste, p.166-169 : S. GREGOIRE. - Idée de la vie future - Principe de la joie des anges - On parvient à la vie contemplative des bienheureux par les mérites des bonnes œuvres - Joie qu'on y goûte - Connaissance des cœurs - Nature reformée à la ressemblance de la nature divine - Qualités glorieuses des corps ressuscités - Diversité de mérites et inégalité de récompense - Chacun content de la sienne propre - Envie bannie du ciel - Quels sont ceux qui désirent véritablement d’obtenir cette souveraine félicité - Les bienheureux seront assimilés aux anges - consommés dans l'amour - exempts de toute crainte - remplis d'une éternelle joie - Leur volonté sera droite et leurs cœurs purs de toute passion, p.169-172 : JULIEN POMERE. - Nous devons désirer de jouir de la vue des saints - Abondance de biens dont on jouira dans le ciel - Sagesse et science dont on y sera doué, p.172-173 : S. BERNARD. - Quel sera l'avantage des saints - En quoi consiste le bien de l’homme - Quelle sera l'occupation des bienheureux - Qui sera trouvé digne de telles faveurs, p.173-175 : le même. - Explication de ces expressions figurées de l’Evangile, se ceindre, s'asseoir à table, servir en passant de l'un à l'autre, p.175-176 : S. GREGOIRE. - La vision de Dieu est ce qui nous fixera dans le bien, p.176-177 : S. BERNARD. - Conduite insensée des enfants de ce siècle - Paix dont on jouit dans le ciel, p.177-178 :

le même.

Question VI. Quel usage doit-on faire et quel fruit peut-on retirer de tout l'ensemble de la doctrine des fins dernières, p.178-210. La vue d'un aveugle et d'un lépreux fournit l'occasion de sages réflexions à un fils de roi - Celle d'un vieillard lui fait naître l'idée de la mort et des fins dernières - Brièveté de la vie et nécessité de mourir - Incertitude du moment de la mort - La pensée de la mort rend fades les plaisirs de la vie, p.181-182 : S. JEAN DAMASCENE - Rien n'est stable en ce monde - Raisons de le haïr - Combien le monde est infidèle, ingrat et trompeur - A qui comparer les esclaves et les plaisirs du monde - Utilité des bonnes œuvres pour le moment de la mort, p.182-187 : le même. - Vanité du monde prouvée à l'aide d'une comparaison, p.187-189 : le même. - Explication de ces paroles de l'Ecclésiaste Vanité des vanités, p.495 fin p.496 début p.189- 191 : S. JEROME. - Comment on peut dire que tout est vanité, p.191 : S. GREGOIRE. - La pensée de la mort est propre à retirer du péché, p.191 : S. AUGUSTIN. - Ce serait un des plus terribles châtiments du péché, que le malheur qu'on aurait d'oublier le châtiment à venir - Imprudence de s'appuyer sur l'exemple du bon larron pour remettre sa conversion au moment de la mort - Sagesse de se mettre tous les jours en garde contre la mort - Besoin de se préparer à la mort, p.191-193 : le même. - Combien il nous deviendrait funeste d’oublier nos fins dernières - Combien il nous importe de redouter les jugements de Dieu, p.193-195 : S. GREGOIRE. - Pourquoi nous devons penser à la mort - Incertitude du moment de la mort - Des morts subites - La mort et les supplices réservés aux méchants doivent servir aux autres - Les justes eux-mêmes sont souvent saisis de frayeur au moment de mourir - Différence entre la mort des bons de celle des méchants - Doit-on pleurer les morts, p.195-196 : S.

ISIDORE. - Nécessité de penser à nos fins dernières, p.196-197 : S. BERNARD. - Utilité de la crainte de l'enfer - Cette crainte chasse de notre cœur les passions criminelles, et y introduit toutes les vertus - Pourquoi il vaut mieux entrer dans une maison de deuil que dans une maison de festin - La crainte est pour nous un rempart assuré, p.197-198 : S. CHRYSOSTOME. - Vaut-il mieux faire le bien en vue des récompenses qu'en vue des châtiments - Combien il nous est utile de penser à nos fins dernières - de craindre l'enfer - Moyen d'acquérir cette crainte - Il est bon de penser à l'enfer et d'en parler au milieu même des repas - La pensée de l’enfer nous rend le péché comme impossible - La crainte des châtiments fait plus d’effet sur les esprits que l'espoir des récompenses - Fausse délicatesse - Que les enfants apprennent de bonne heure qu'il y a un enfer - Ramener ce sujet dans les conversations, p.199-203 : le même. - Heureux effets que produit la crainte du jugement - La crainte prépare la voie à la charité, p.203-205 : S. AUGUSTIN. - La crainte qui est chaste subsiste avec la charité - Crainte mondaine - Crainte servile - Utilité de cette crainte - En quoi la crainte chaste diffère de la crainte servile, p.205-206 : le même. - La crainte est l'esclave de l'amour, et lui assure la possession du cœur de l'homme, p.206 : le même. - La crainte de l'enfer est légitime - Jésus-Christ lui-même nous la recommande - Elle est comme une garde qui est placée à l'entrée de notre cœur, p.206-207 : le même.

- Quelle est la sorte de crainte que bannit la charité parfaite, p.207 : le même. - Utilité de la crainte des châtiments, p.207-208 : le même. - Souhaitons de mourir de la mort des justes plus encore que de vivre de leur vie - Manière profitable et nécessité tout à la fois de penser au passé, au présent et à l’avenir, p.208-210 : S. BERNARD.

Question VII. A quoi peut se réduire toute la doctrine contenue dans cet ouvrage, p.210-212.

APPENDICE, ou Traité de la chute de l’homme et de sa justification, p.213-487.

Chapitre I. De l'état primitif et de la chute du premier homme, p.213-233.

Erreur répandue dans le vulgaire - Arbre de la science du bien et du mal, pourquoi ainsi appelé - En quel état Adam avait été créé - Ce qu'il est devenu par la malice du diable, p.213-217 : S. AUGUSTIN. - L'homme doué de libre arbitre au moment de sa création - S'il eût persévéré dans l'obéissance, il n'aurait point été sujet à la mort même du corps - Sa p.496 fin p.497 début désobéissance lui a attiré la mort et du corps et de l'âme, p.217-218 : S. FULGENCE. - Quatre principales vertus dont l'homme fut orné au moment de sa création - la miséricorde - la vérité - la justice - la paix - Depuis qu'il en a été dépouillé, il ne saurait les recouvrer que par Jésus-Christ - Distinction à établir entre l'image et la ressemblance de Dieu - Comment l'homme a perdu la justice - Deux actes de justice à distinguer - Comment il a perdu la miséricorde, la vérité et enfin la paix, p.218-221 : S. BERNARD.

- Science du bien perdue par le péché, p.221-222 :

S. PROSPER. - Adam mortel par l'effet de son péché et non par la nécessité de sa nature, p.222 : le concile de MILEVE. - De quelle mort Dieu avait menacé nos premiers parents - Adam aurait été immortel s'il n'avait pas péché - Par le péché il devint sujet à la mort - Fausses explications d'un passage du chapitre VIII de l'épître aux Romains réfutée - La mort du corps est l'effet du péché et la vie de l'esprit l'effet de la justice, p.222-225 : S. AUGUSTIN. - En principe, l'homme n'était pas né mortel, mais il l'est devenu par une faute qui elle-même n'était pas inhérente à sa nature - Si l'homme n'avait pas péché, jamais il ne serait mort, p.225-226 : TERTULLIEN. - La mort du corps est la suite de la mort de l'âme, p.226 : S. FULGENCE. - Comment la menace de Dieu a été vérifiée dans la personne d'Adam, p.226-227 : S. CHRYSOSTOME. - La mort n'a suivi que parce que le péché a précédé - Peine du talion subie par le premier homme, p.227 : S. BERNARD. - C'est justement que l'homme a été réduit sous la puissance du démon - L'homme a encouru la mort en perdant sa rectitude primitive - L'injustice du démon devenue l'instrument de la justice de Dieu, p.227-229 : S. AUGUSTIN. - C'est la coutume des hérétiques de préférer leur propre sentiment au sentiment commun de tous les Pères - Tous les hommes assujettis par le péché à la puissance du démon - Droit acquis au démon sans aucun droit de sa part, p.229-232 : S. BERNARD. - Le péché d'Adam a nui à l'homme tout entier, p.232 : le deuxième concile d'ORANGE. - Changement de condition causé à l'homme par le péché, p.232-233 : S. AUGUSTIN.

Chapitre II. De la transmission du péché d'Adam à sa postérité, p.233-268.

Adam a transmis à sa postérité avec la mort du corps, le péché lui-même, p.235 :

le deuxième concile d'ORANGE. - Tous les hommes qui naissent par la voie de la concupiscence charnelle contractent le péché originel - Le péché d'Adam ne lui a pas nui à lui seul - La nature étant une fois viciée par le péché, il n'en sort qu'une nature vicieuse, p.235-237 : S. AUGUSTIN. L'homme se reproduit tel qu'il est devenu par son péché - L'homme transmet avec le sang sa corruption et sa peine - De l'abus de notre libre arbitre a daté l'ère de nos malheurs - Grandeur du crime de nos premiers parents, p.237-238 : S. AUGUSTIN. - Quelle effroyable corruption est sortie de la prévarication du premier homme - La grâce de Dieu nous aide dans la connaissance comme dans la pratique de nos devoirs - Nous avons tous péché dans la personne d'Adam - Nous avons perdu dans la personne d'Adam tout ce qu'il a perdu lui-même, p.239-241 : S. PROSPER. - La nature commune à tous les hommes a été viciée dans la personne du premier homme - La foi est la première vertu que nous ayons à recouvrer, comme c'est la première que nous ayons pu perdre, p.241 : le même. - Tous ont péché en Adam, avant même d’être nés ou de p.497 fin p.498 début pouvoir pécher par eux-mêmes - La venue du Sauveur a eu pour fin de nous délivrer des liens du péché originel, p.241-242 : S. FULGENCE. - Chacun de nous, en tant qu'enfant d'Adam, nait méchant et charnel, p.242-243 : S. AUGUSTIN.

- Comme la mort est passée tous les hommes, il faut que le péché soit passé aussi à tous les hommes - La peine que nous subissons est le résultat de la condition de notre naissance, p.243-244 : l’auteur du livre de la Prédestination et de la grâce.

- Saint Augustin, à partir de l'époque de sa conversion, a toujours cru à la vérité du péché originel - Ce péché est la cause de notre état de misère - Réponse à l'objection tirée de la différence de condition des démons d'avec nous - Le péché originel est commun à tous les hommes, p.244-247 : S. AUGUSTIN. - C'est faire Dieu injuste, que de nier le péché originel dans les enfants - A ce compte, les enfants n'auraient besoin, ni de la grâce du Sauveur, ni du sacrement de Baptême - Le baptême conféré aux enfants comme aux adultes prouve l'état de péché dans les premiers comme dans les seconds - Etat primitif de nos premiers parents, p.247-249 : S. FULGENCE. - Contraste entre Adam et Jésus-Christ - Adam nous a transmis sa faute en même temps que la solidarité de son châtiment, p.249-250 : JULIEN POMERE. - La communauté de châtiment indique une communauté de crime - Nous avons été enveloppés dans la chute de notre premier père, p.250-251 : S. PROSPER. - Il ne saurait naître d'un esclave que des esclaves, p.251 : PIERRE DIACRE. - Erreur de Pélage qu'Adam n'a pu nuire à ses descendants qu'en leur donnant l'exemple de pécher comme lui - Sentiment opposé de l’Eglise catholique, p.252-253 : S.

AUGUSTIN. - Suivant les pélagiens, la mort corporelle ne serait point la suite du péché d'Adam - et son péché lui-même n'aurait point été transmis à sa postérité - Autres sont les péchés propres à chacun, autre le péché commun à tous - Le péché originel contracté en Adam - Les paroles de l'épître aux Romains excluent l'explication de Pélage - Le seul péché originel suffisait pour la condamnation de tous les hommes - Il suffit pour nous assujettir tous à la mort - De quelle abondance de grâce et de justice l’Apôtre a-t-il voulu parler, p.253-257 : S. AUGUSTIN. - En quel sens nous sommes enfants de colère par le fait de notre naissance - Le péché d'Adam a nui à tout le genre humain, p.257-258 : l'auteur de l’Hypognosticon. - Réfutation par les paroles de l’Apôtre du sentiment soutenu par Pelage, p.258-260 : S. AUGUSTIN. - Ce n'est pas Adam, mais le démon qui a péché le premier - Nous étions en Adam comme l'arbre dans sa racine - C'est en Adam, et non dans le démon que tous les hommes ont péché - Les péchés de nos parents peuvent nous être étrangers en un sens, et personnels en un autre, p.260-263 : le même. - Tout homme une fois conçu naturellement ne peut naître qu'avec le péché originel, p.263 : S. FULGENCE. - Saint Augustin, toutes les fois qu'il parle de péchés, excepte de ce qu'il en dit la sainte vierge Marie, p.263-264 : S. AUGUSTIN. - Dignité de la sainte Vierge - Fête de la conception - Peines portées contre ceux qui contrediraient publiquement le dogme de l'immaculée conception, p.263-267 : SIXTE IV et le concile de TRENTE. - Définition de ce dogme, p.267-268 : PIE IX.

Chapitre III. Du remède au péché originel, p.268-278.

L'âme, après qu'elle est tombée dans le péché par sa propre volonté, ne peut s'en relever que par la grâce de Dieu - Il n'y a pas une seule âme p.498 fin p.499 début qui n’ait besoin du divin Médiateur - Les enfants, non plus que les autres, ne sauraient être délivrés de la servitude du péché que par Jésus-Christ - Le péché d'Adam ne peut être effacé que par Jésus-Christ, p.271-272 : S. AUGUSTIN. - Personne ne peut s'affranchir du péché originel, soit par ses moyens naturels, soit en s'attachant à la lettre de la loi, p.272 : S. FULGENCE. - La manière dont nous avons été délivrés de la servitude du péché satisfait à la justice de Dieu, p.272-273 : S. BERNARD-. Misère de notre état natif - Miséricorde singulière dont cette misère extrême avait besoin, p.273-274 : le même. - Quiconque naît d'une chair rebelle, a besoin d'être régénéré spirituellement - L'erreur des pélagiens égale à celle des manichéens quoiqu'en sens opposé - Nous avons tous péché en Adam, parce que nous étions tous renfermés en lui - Les enfants sont délivrés par le baptême de l'esclavage du démon - Sens des exorcismes qu'on fait sur eux, p.274-278 : S. AUGUSTIN. Chapitre IV. Des restes du péché originel dans les personnes baptisées, p.278-291.

Le baptême ne rase pas seulement à la surface de l'âme, mais il efface les péchés - La concupiscence n'en reste pas moins aux personnes baptisées pour leur servir de matière de combat - Il ne reste en nous aucun péché qui n'ait pu être effacé par le baptême, p.281 : S. AUGUSTIN. - Le baptême ne nous purifie pas que partiellement, mais il nous délivre de tous nos péchés - La concupiscence qui reste en nous après le baptême n'est pas un péché quoique les péchés en soient le fruit - Nous ne sommes pas coupables des mauvais désirs que produit en nous la concupiscence, tant que nous leur refusons notre consentement, p.282-284 : le même. - Toute inimitié avec Dieu est détruite en nous par le baptême - Quoique la loi du péché subsiste toujours en nous par la concupiscence, la grâce du baptême nous en ôte toute la culpabilité - La concupiscence qui nous reste ne retardera pas toute seule notre admission dans notre céleste patrie, p.284-286 : le même. - Combat qu'il nous faut livrer à nos propres convoitises - Il nous reste à faire la sépulture de nos vices, après que le baptême leur a donné la mort - Combat à soutenir contre nos péchés même morts en nous - En quel sens la concupiscence est appelée péché - Elle ne nous rend coupables qu'autant que nous lui donnons notre consentement - Autre chose est d'avoir de mauvais désirs, autre chose d'y consentir, p.286-289 : le même. - Les saints eux-mêmes ont à lutter contre les désirs de la chair - Saint Paul a voulu parler de ces sortes de combats qu'il éprouvait en lui-même - La concupiscence charnelle est appelée du nom de péché parce qu'elle est la source de tous les péchés, p.289-291 : le même.

Chapitre V. De l'impuissance de la nature et de la loi à opérer la justification de l'homme, p.291-315.

Nous avons tous perdu notre innocence par l'effet de la désobéissance d'Adam - La nature humaine n'a en soi aucun moyen de se relever de sa chute originelle, p.292-293 : S. CELESTIN

I. - Notre nature intelligente a été, non anéantie, mais simplement viciée par le péché - Quelque enrichie qu'on la suppose de connaissances et de vertus morales, abandonnée à elle-même, elle ne saurait qu'abuser des biens qu'elle a reçus, p.293-294 : S.PROSPER.- Ce que Pélage entendait par le mot de grâce - Réfutation de son erreur - La justice ne s'acquiert ni par les forces naturelles, ni par p.499 fin p.500 début l'accomplissement de la loi - Nos forces naturelles ont besoin pour être aidées du secours médicinal de notre divin Rédempteur, p.294-296. S. AUGUSTIN. - Personne ne peut être guéri du péché originel ni par ses moyens naturels, ni par la lettre de la loi - La seule connaissance de la loi n'a jamais arraché personne à la puissance des ténèbres, p.296-297 : S. FULGENCE. - C'est calomnier les catholiques, que de les accuser de soutenir que notre libre arbitre a été détruit par le péché d'Adam - Quelle est la liberté que nous avons perdue alors - On ne pèche que par le libre arbitre dont on abuse - Toute force nous manque pour vivre selon les lois de la justice, si notre volonté n'est rendue à sa liberté par la grâce de Dieu - Il n'y a de péchés comme il n'y a d'actes de vertu, que ceux que notre propre volonté nous fait faire, p.297-299 : S. AUGUSTIN. - Il n'y a que la volonté propre qui rende l'esprit esclave du péché - Nos actes, s'ils n'étaient pas volontaires, ne pourraient mériter ni éloge ni blâme - Si notre volonté nous appartient, c'est parce qu'elle est toujours doué de liberté, p.299-300 : le même.

- C'est une vérité révélée de Dieu, qu'il y a dans l’homme un libre arbitre - Les préceptes divins ne nous serviraient à rien, si nous n'avions pas le libre choix de notre volonté - L'existence de notre libre arbitre se prouve, et par l'Ancien-Testament, et par le Nouveau - Une action n'est bonne, que quand on la fait volontairement, p.301-304 : le même. - Les stoïciens ont rangé nos volontés parmi les causes indépendantes - Sorte de nécessité compatible avec notre liberté - C'est précisément parce que Dieu est tout-puissant, que certaines choses lui sont impossibles, p.304-305 : le même. - C'est en refusant d'être fidèle à la grâce, qu'on se rend impuissant à faire le bien - Le péché, comme la bonne action, est laissé au libre arbitre de l'homme - Il y a en nous un libre arbitre, mais qui ne peut ni commencer ni achever aucune action méritoire sans le secours de Dieu - Dans toute œuvre sainte agit d'abord la volonté de Dieu, et puis la libre volonté de l'homme, p.305-306 : le même. - C'est notre affaire, et non celle de Dieu, que nous vivions conformément aux lois de l'honnêteté - L'acte de foi dépend du choix de l'homme et de sa coopération à la grâce - La cause de notre malice n'est pas dans notre nature, mais dans notre volonté, p.306-311 : ORIGENE. - Pécheurs devenus plus lard des modèles de vertu - La volonté n'est point assujettie aux lois inviolables de la nature - L'âme l'emporte sur le corps en ce qu'elle est maîtresse de ses actions, p.311-312 : S. CHRYSOSTOME. - L'âme est douée de liberté - Ce ne sont point les mouvements des astres qui nous forcent à commettre l'impiété - Le démon peut bien solliciter notre libre arbitre, mais il ne saurait le forcer, p.313 : S. CYRILLE de Jérusalem. - Erreurs des manichéens sur le libre arbitre - Si nous étions nécessités, il n'y aurait plus matière ni à châtiments, ni à récompenses, p.313 : S. JEROME.

- Le libre arbitre affaibli par le péché du premier homme, p.313 : le deuxième concile d'ORANGE. - Sans la grâce, notre libre arbitre ne nous suffirait pas pour ne point pécher, p.313-315 : S. AUGUSTIN. - Le démon a bien pu corrompre le jugement de l'homme, mais il ne peut pas le lui ôter, p.315 : S. PROSPER.

Chapitre VI. De la conduite de Dieu dans le mystère de l'avènement de Jésus-Christ, p.315-317.

Chapitre VII. Quels sont ceux qui sont justifiés par Jésus-Christ, p.317-321.

p.500 début p.501 fin Personne ne peut être sauvé par la croix de Jésus-Christ s'il n'est crucifié en lui, p.318 : S. PROSPER. - Personne n'est régénéré et justifié que par Jésus-Christ - Les justes de l'ancienne loi n'ont été délivrés et justifiés que par la même foi par laquelle nous le sommes - Nous ne pouvons attendre que de Jésus-Christ la vie éternelle - Personne n'est rétabli dans l'état de justice à moins de croire en Jésus-Christ et de recevoir le baptême en son nom - Tous les hommes doivent la mort à Adam, tous également ne peuvent devoir la vie qu'à Jésus-Christ - Personne n'est réconcilié à Dieu que par la vertu du Médiateur - Les petits enfants confessent la vraie foi par la bouche de ceux qui répondent pour eux, p.319-321 : S. AUGUSTIN.

Chapitre VIII. En quoi consiste la justification de l'impie, et de quelle manière elle s'opère sous la loi de grâce, p.321-322.

Chapitre IX. De la nécessité qu'il y a pour les adultes de se préparer à la grâce de la justification, et d'où procède cette nécessité, p.322-346.

Si Dieu ne nous prévenait, nous ne pourrions pas même commencer le bien qu'il nous commande de faire - Les pélagiens prétendaient que l'homme peut former un bon propos en lui-même sans le secours de Dieu - Grâce prévenante et subséquente, p.328-329 : S. AUGUSTIN. - Le commencement de la foi ne vient pas de nous, mais de Dieu, p.329-330 : le même. - L'homme ne peut rien sans Dieu dans l'affaire du salut, p.330 : le deuxième concile d’ORANGE. - La grâce précède notre volonté, p.331 : S. FULGENCE. - Si Dieu ne nous soutient, nous tombons - Nous sommes conduits et nous nous conduisons nous-mêmes en même temps - L'esprit de Dieu vient en aide, non à ceux qui restent inactifs, mais à ceux qui agissent eux-mêmes - Si l'aide de Dieu nous manque, nous ne pourrons rien faire de bien - Nous devons nous laisser conduire, mais suivre tout à la fois, p.331-335 : S. AUGUSTIN. - Notre volonté a besoin que Dieu la prépare, p.335 : le même. - Il faut que nous coopérions aux soins bienveillants de notre Créateur, p.335 : S. LEON. - La grâce ne nous ôte pas le libre arbitre, mais elle le guérit, p.335-336 : S. FULGENCE. - L'homme agit lui-même dans le bien qu'il fait - Il dépend de notre volonté d'acquiescer ou de résister à la voix de Dieu, p.336-337 : S. AUGUSTIN. - Celui-là seul est aidé qui fait de son côté quelques efforts - Il est au pouvoir de notre volonté de consentir aux bonnes exhortations qui nous sont adressées - A moins d'un concours de notre volonté, la justice de Dieu ne nous sera point communiquée - Dieu qui nous a créés sans nous, ne nous justifiera pas sans nous - Dieu ne veut pas nous rendre purs malgré nous - La foi et la charité nous viennent en un sens de Dieu et en un sens de nous, p.337-340 : le même. - C'est par la persuasion que Dieu nous attire à lui - Il ne fait violence à personne, p.340-341 : S. CHRYSOSTOME. - La grâce éveille la puissance du libre arbitre, et puis elle le soutient, p.341 : S. BERNARD. - Les grâces mêmes les plus abondantes ne font pas pour cela violence à nos volontés - La grâce elle-même agit pour que l'homme coopère à l'action de Dieu -Toute espèce de vertus suppose, et le don de la grâce, et le consentement de notre volonté - La bonne volonté n'est en nous que parce que Dieu l'a lui-même inspirée, p.341-344 : S. FULGENCE. - Nous avons besoin du secours de Dieu pour que sa volonté s'effectue pleinement en nous, p.344 : RUFIN. - Le secours de la grâce nous est nécessaire pour nous empêcher de pécher - Jamais on ne pourra passer du p.501 fin p.502 début vice à la vertu, si ce changement n'est l’effet de la miséricorde divine, p.345-346 : S. AUGUSTIN. - Nous ne pouvons faire aucun bien, à moins que Dieu ne nous soutienne, p.346 : S. JEROME.

Chapitre X. De la manière dont les adultes doivent se préparer à la justification, p.346-359.

Le commencement même de la foi est un don de Dieu, p.348: S. AUGUSTIN. - La grâce est le principe de notre obéissance - C'est Dieu qui nous inspire la foi en lui, et qui ensuite l'entretient en nous, p.348-350 : le deuxième concile d'ORANGE. - Les commencements de la foi doivent être attribués à la grâce, p.350-351 : S. FULGENCE. - Nous devons prier pour obtenir la grâce d'être attirés, si nous ne le sommes pas encore - On ne croit que lorsqu'on le veut - La foi est un don de Dieu, et c'est de nous cependant qu'il l'exige - Il est en notre pouvoir de croire ou de ne pas croire - L'homme a son libre arbitre pour recevoir la grâce, p.351-353 : S. AUGUSTIN. - Personne ne peut croire sans en avoir la volonté, ni avoir la foi sans être appelé, p.353 : le même. - La foi n'est pas l'effet de la contrainte, mais elle est volontaire et libre, p.354 : EUTHYME. - C'est la foi en Jésus-Christ qui a guéri de leurs péchés les anciens justes, comme elle seule peut nous en guérir nous-mêmes, p.354 :

S. AUGUSTIN. - Les bons comme les méchants doivent aimer la miséricorde de Dieu et craindre sa justice - Double filet dans lequel le démon essaie de nous engager, la présomption et le désespoir - Les pécheurs, amenés une fois à redouter la justice de Dieu, sont engagés par-là à se réfugier dans le sein de sa miséricorde, p.354-356 : S. FULGENCE.

- Utilité de la crainte - Elle produit en nous et nous enseigne la sagesse, p.356-357 : S. PROSPER. - La pensée du jugement dernier et de l'enfer est propre à nous inspirer une terreur salutaire - On commence par la crainte pour s'élever ensuite à la perfection de la charité, p.357-358 : JULIEN POMERE. - Il n'arrive jamais qu'on veuille se faire chrétien, si l'on n'y est d'abord poussé par quelque crainte - Quiconque est en âge de discernement ne peut s'approcher des sacrements pour mener une nouvelle vie, s'il n'a commencé par se repentir de l'ancienne, p.358-359 : S. AUGUSTIN. - Formule d'abjuration avant le baptême, p.359 : S. CHRYSOSTOME.

Chapitre XI. Ce que c'est que la justification, et quelles en sont les causes, p.360-379.

La grâce de Dieu donnée en vertu des mérites de Jésus-Christ ne consiste pas dans le simple pardon des péchés - Elle guérit la volonté en même temps qu'elle efface les péchés antérieurs - Personne ne mène une bonne vie sans la charité de Dieu, qui elle-même, est répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit - La justification ne s'opère pas en nous par la simple rémission des péchés, mais par un secours qui fait éviter le mal et pratiquer le bien, p.364-365 : S. AUGUSTIN. - Dieu ne se contente pas de remettre au pécheur qu'il justifie la peine de ses péchés, mais il met en lui la grâce de la justice, p.366 : S. CHRYSOSTOME. - Non-seulement il nous délivre de nos infirmités spirituelles, mais encore il nous remplit de vertu et de force, p.366 : THEOPHYLACTE. - La justice qui nous vient de Dieu n'est pas celle dont il est juste lui-même, mais celle dont il nous rend justes - Elle est appelée la justice de Dieu, parce que c'est lui qui nous la donne - Nous sommes sa justice, en ce sens que notre justice est un bienfait de sa grâce - La charité seule peut rendre justes ceux qui le p.502 fin p.503 début sont véritablement - La grâce qui nous rend justes est celle qui répand l'amour de Dieu dans nos cœurs - Elle se répand d'une manière mystérieuse dans l’âme des plus petits enfants, p.367-369 : S. AUGUSTIN. - Les enfants aussi bien que les adultes reçoivent dans le baptême la grâce sanctifiante et les vertus infuses, p.369-370 : le concile de VIENNE. - Il y a dans les justes une piété ou une vertu proprement dite - Erreur des stoïciens et sa réfutation -Ceux qui font des progrès dans la justice sont déjà en état de justice - Ils en sont revêtus les uns plus et les autres moins - Il leur reste une triple lutte à soutenir - La justice est inhérente à ceux qui vivent de la foi - Dieu nous justifie, c'est-à-dire qu'il nous rend justes - La grâce grave en nous de nouveau la justice que le péché avait effacée, p.370-373 : S.

AUGUSTIN. -Dieu n'habite pas à un égal degré dans le cœur de tous les justes - La loi de l'esprit vivifie ceux qui se conduisent par amour - La charité répandue dans nos cœurs n'est pas celle par laquelle Dieu nous aime, mais celle par laquelle il fait que nous l'aimions - Elle est répandue dans nos cœurs par l'Esprit-Saint, p.373-376 : S. AUGUSTIN. - La foi sans les bonnes œuvres ne nous préservera pas des supplices de l'enfer, p.376 : S. CHRYSOSTOME. - La foi des chrétiens doit être tout autre que celle des démons - C'est celle qui opère par la charité, p.376-377 : S. AUGUSTIN. - Vie de la foi, p.378 : S. GREGOIRE. - La foi et les bonnes œuvres sont obligatoires l'une et l'autre dans la vie présente, p.378-379 : S. FULGENCE.

Chapitre XII. Comment il faut entendre que l'homme est justifié par la foi et gratuitement, p.379-385.

La foi est le fondement de tous les biens et le principe du salut, p.380-381 : S. AUGUSTIN. - Dieu prévient notre volonté - Objet que se proposait saint Paul dans son épître aux Romains - Les bonnes œuvres ne précèdent pas la grâce mais viennent à sa suite - La foi peut-elle nous mériter la grâce de la justification - Tous nos mérites supposent la grâce, p.381-383 : le même. - Nous recevons le don de la foi sans l'avoir mérité - Nos mérites mêmes ne sont qu'une suite des dons de Dieu - La justification s'opère indépendamment des œuvres, p.383-384 : le même. - L'élection de la grâce n'est précédée par aucun mérite de l'homme, p.385 : S. PROSPER.

Chapitre XIII. Combien est vaine la confiance qu'affectent les hérétiques, p.386-396.

L'homme le plus juste doit toujours craindre qu'il n'y ait quelque péché caché dans son cœur -Moyens de purifier son cœur des péchés qui pourraient le souiller, p.387-388 : S. AUGUSTIN. - Personne ne peut être assuré de sa persévérance dans la justice - Chacun de nous est un abîme pour lui-même - Les ressorts de notre être nous sont cachés, p.389-390 : le même. - La crainte est la gardienne des vertus ; la présomption occasionne les chutes, p.390 : S. JEROME. - Raison de l'incertitude de nos jugements - Celui même à qui sa conscience ne reproche rien, ne doit pas pour cela se croire pur de tout péché, p.390-391 : S. CHRYSOSTOME. - Attendons la sentence qu'il plaira à Dieu de prononcer sur nous, p.391-392 : THEODORET. - Notre conscience elle-même ne pénètre pas notre être tout entier, p.392-396 : S. BERNARD. - Nous ne saurions nous conserver exempts de tous péchés dans cette vie, p.396-397 :

CASSIEN.

Chapitre XIV. Des progrès de la justification, p.397-404.

p.503 fin p.504 début Le renouvellement de l'homme nouveau, commence au baptême, se perfectionne ensuite par les progrès que l'on fait dans les œuvres de justice - Il ne s'opère pas en un instant - mais par des progrès journaliers, p.399-400 : S. AUGUSTIN. - Il commence par la rémission des péchés et se perfectionne ensuite de plus en plus - Saint Paul lui-même avouait qu'il lui restait du chemin à faire - Ce renouvellement commence au baptême, p.400-401 : le même. - Celui qui est déjà juste doit travailler à devenir meilleur - Le progrès qu'il fait n'a pas lieu dans son baptême, mais depuis son baptême - Le baptême en est la première cause - Chacun de nous doit croître et profiter de jour en jour, p.402-403 : le même. - La vie présente est pour nous comme une route où il nous faut continuellement s'avancer, p.402-403 : S. FULGENCE. - Celui qui ne veut pas devenir meilleur qu'il n'est cesse dès-lors d'être bon, p.403-404 : S. BERNARD. - Erreur des Bégards et des Béguines condamnée, p.404 : le concile de VIENNE.

Chapitre XV. De l'observation des commandements de Dieu, et de la nécessité ainsi que de la possibilité de les observer, p.404-435.

Obligation pour les chrétiens d'observer les commandements fondée sur la prescription de Jésus-Christ même, p.410 : S. JEROME. - Ce qu'il exige de nous, c'est que nous observions tous ses préceptes, p.410 : THEOPHYLACTE. - Les préceptes moraux de l'ancienne loi regardent aussi les chrétiens, p.411 :

S. AUGUSTIN. - Il faut obéir à Dieu, si nous prétendons qu'il nous récompense, p.411-412 : S. CYPRIEN. - Ceux même qui auront cru en Jésus-Christ seront condamnés si la conduite de leur vie ne répond pas à la sainteté de leur foi, p.412-413 : S. CHRYSOSTOME. - Erreur des Bégards et des Béguines condamnée, p.413 : le concile de VIENNE. - C'est blasphémer que de prétendre que Dieu a fait à l'homme des commandements impossibles à observer, p.413 : S. JEROME. - Dieu nous avertit de faire ce que nous pouvons, et de lui demander ce que nous ne pouvons pas - L'homme peut toujours, avec l'aide de Dieu, s'abstenir du péché s'il le veut, p.414 : S. AUGUSTIN. - Dieu ne commande point l'impossible - Beaucoup même ont la force de faire au-delà de ce qui leur est commandé, p.414-416 : S. CHRYSOSTOME. -S'il y a de la difficulté dans l'observation des commandements de Dieu, sa grâce nous aide à la surmonter, p.416-417 : S. LEON. - Plus nous accepterons pleinement le joug du Seigneur, plus nous le trouverons léger, p.417 : S. BERNARD. - L'amour qu'on porte au législateur rend facile l'observation de sa loi, p.417-418 : S. CHRYSOSTOME. - Il n'est aucun de nous qui ne puisse avoir la charité avec l'aide de Dieu - Dieu n'a pu rien commander d'impossible -L'amour donne au juste la force d'accomplir la loi, p.418-419 : S. AUGUSTIN. - Les justes eux-mêmes peuvent tous les jours tomber dans quelques péchés - Comme nos offenses sont journalières nous devons aussi recourir journellement au pardon - On n'est point exempt en cette vie de commettre des péchés véniels, p.419-420 : le même.

- Les chutes mêmes que font les justes sont en quelque sorte ce qui les affermit dans le bien, p.420 : S. GREGOIRE. - Une faiblesse passagère ne fait pas perdre l'état de justice, p.420-421 : BEDE. - C'est pour eux-mêmes que les justes disent à Dieu, Pardonnez-nous nos péchés - et ils le disent avec vérité, p.421-422 : le concile de MILEVE. - Dieu n'abandonne aucun pécheur, qu'il n'en soit auparavant abandonné, p.422 : S. AUGUSTIN. - Ce n'est pas Dieu qui s'oppose à ce que celui qui l'abandonne persévère plutôt dans le bien, p.422-423 : S. PROSPER. - Nous p.504 fin p.505 début devons glorifier Dieu par nos œuvres comme par notre foi - Il ne suffit pas pour être sauvé d'avoir la foi - On doit vivre d'une manière conforme à sa croyance, p.423-424 : S. CHRYSOSTOME. - La foi ne sert de rien, si la vie n'est pure et régulière, p.425-426 : le même. - Quels sont les véritables fidèles - A la foi qu'on professe il faut joindre la vie de la foi, p.426-428 : S. GREGOIRE. - Les bonnes œuvres sont nécessaires à ceux qui ont la foi comme aux autres, p.428 : S. AUGUSTIN. - Il ne nous suffira pas d'être compté parmi les branches dont Jésus-Christ est le cep, p.428-429 : S. CYRILLE d'Alexandrie. - C'est être impie que de n'attendre de ses bonnes œuvres qu'une félicité terrestre - Il faut agir en vue de la vie éternelle, p.430-4532 : S. AUGUSTIN. - La couronne ne s'obtient que par la victoire -C'est en confessant le nom de Jésus-Christ qu'on parvient à sa gloire, p.432-433 : S. CYPRIEN. - Plus le combat se prolonge, plus la couronne sera éclatante - Le vainqueur remportera pour couronne la vie éternelle, p.433 : le même. - La foi obtient ses couronnes par l'épreuve qu'elle soutient dans les persécutions - L'immortalité s'achète par la mort, p.433-434 : le même.

Chapitre XVI. Combien on doit se donner de garde de présumer témérairement qu'on est prédestiné, p.435-445.

Plusieurs même des plus parfaits se perdent après nombre d'années passées dans les exercices de la vertu - D'autres, après avoir perdu dans le désordre leur vie entière changent tout-à-coup au moment de la mort - Que personne ne se glorifie, que personne ne se désespère - Personne même parmi les fidèles n'est assuré d'être du nombre des prédestinés - Ceux même qui courent avec ardeur dans la voie doivent se tenir toujours dans la crainte, p.436-437 : S. AUGUSTIN. - La prédestination divine, incertaine pour nous, est immuablement certaine pour Dieu, p.437 : S. PROSPER. - Nous savons que nous sommes du nombre des appelés mais nous ne savons pas si nous sommes du nombre des élus, p.437-438 : S. GREGOIRE. - Notre incertitude au sujet de notre élection est certaine, p.438 : S. BERNARD. - Une des erreurs de Jovinien consistait à soutenir qu'on ne peut plus pécher quand une fois on a reçu le baptême, p.439 : S. AUGUSTIN. - On peut pécher même après qu'on a reçu le baptême, p.439-441 : S. JEROME. - On peut retomber dans le péché par sa propre volonté après avoir été régénéré par le don de la grâce - La persévérance est un don de Dieu - C'est par notre propre volonté que nous pouvons passer du bien au mal - La persévérance est la seule chose qu'on ne puisse perdre quand une fois on l'a obtenue - Les hommes même spirituels peuvent succomber à la tentation de pécher, p.441-442 : S. AUGUSTIN. - Si l'on tombe dans le dérèglement, on ne peut pas en faire le reproche à Dieu, p.442-443 : S. PROSPER. - Quelques-uns perdent la foi, et par conséquent aussi la charité - Tous ceux qui ont la charité ne persévèrent pas pour cela dans la charité, p.443-444 : S. BERNARD. - Une fois purifié, on peut déchoir de cet heureux état, p.444-445: S. CYRILLE d'Alexandrie.

Chapitre XVII. Du don de persévérance, p.445-460.

La persévérance est un don de Dieu, dont on ne peut savoir si on l'a reçu tant qu'on est vivant - Ni la grâce de commencer dans la pratique du bien, ni celle d'y persévérer jusqu'à la fin, ne nous sont données en conséquence de nos mérites - La persévérance est un pur don de Dieu, p.447-449 : S. AUGUSTIN. - Personne ne saurait porter de jugement assuré p.505 fin p.506 début sur soi-même - Nos premiers parents, avant leur péché, n'étaient point assurés de leur persévérance - Assurés de la récompense promise à notre persévérance, nous n'avons aucune certitude de notre persévérance elle-même - Nul homme ne peut savoir s'il persévèrera, à moins d'en être assuré par quelque révélation - Nous ne pouvons assurer ni de ceux qui sont debout qu'ils ne feront pas quelque chute, ni de ceux qui sont tombés qu'ils ne se relèveront pas à la fin - Nous ne nous voyons pas nous-mêmes par rapport à notre avenir - Nous ne nous connaissons pas assez pour pouvoir répondre de ce que nous serons d'un jour à l'autre, p.450-451 : le même. - Nous ne pouvons pas être assurés de notre salut, p.451-452 : S. CHRYSOSTOME. - Quelle que puisse être l'innocence de notre vie, ce serait témérité de nous croire assurés de notre salut, p.453 : S. AMBROISE. - Aucune créature ne peut nous séparer de Jésus-Christ malgré nous, nous ne le pouvons que par l'effet de notre propre volonté, p.453 : S. BERNARD. - Il nous est utile d'ignorer ce que nous serons dans la suite - Les chutes de ceux qui ne persévèrent pas sont pour nous des avertissements de marcher avec crainte et tremblement dans la voie de la justice - Une entière sécurité ne nous serait pas avantageuse, p.454 : S. BERNARD. - Un moyen de nous exciter à la componction, c'est de considérer l'incertitude de notre avenir, p.455 : S. CHRYSOSTOME. - L'orgueil à craindre même dans le bien que l'on fait - Dieu a voulu, par une conduite très-salutaire de sa providence, que les justes qui ne persévéreront pas soient mêlés avec ceux qui persévèreront jusqu'à la fin, p.455-456 : S. AUGUSTIN. - Nous sommes exposés dans cette maison terrestre à trois vents très-violents et extrêmement malins, dont un en particulier ne nous laisse ni paix ni trêve - Aucun de nous ne sera exempt de tentations tant qu'il sera sur la terre, p.456-458 : S. BERNARD. - Quels sont nos ennemis - Filets du démon, ses gluaux, ses flèches - Pensées que nos ennemis divers excitent en nous - Notre ennemi domestique est le plus h craindre, p.458-460 : le même.

Chapitre XVIII. De ceux qui sont tombés depuis leur baptême, et de leur rentrée en grâce, p.460-463.

Besoin pour le pécheur de recourir à la miséricorde divine, p.462-463 : S. AUGUSTIN.

Chapitre XIX. Tout péché mortel fait perdre la grâce, mais ne fait pas perdre pour cela la foi, p.463-470. Il suffit qu'une chose manque pour que le tout soit en péril, p.466-468 : S. BASILE. - Il y en a qui ont la foi, mais sans avoir la charité - La foi des chrétiens est celle qui est accompagné de la charité - La foi sans la charité est une foi de démon, p.468-470 : S. AUGUSTIN. - On peut croire en Dieu sans l'aimer, mais on ne peut pas 1'aimer sans croire en lui, p.470 : S. FULGENCE.

Chapitre XX. Du fruit de la justification, ou du mérite des bonnes œuvres et de la nature de ce mérite lui-même, p.470-487. La vie éternelle est donnée en conséquence des bonnes œuvres - Nos bonnes œuvres elles-mêmes doivent être attribuées à la grâce - La vie éternelle est aussi une grâce de Dieu - En quel sens la récompense céleste est due aux bonnes œuvres, p.473-474 : S. AUGUSTIN. - Ce qui est récompensé n'est pas la récompense - La vie éternelle est la récompense de la bonne vie - Une légère aumône peut mériter des biens éternels - p.506 fin p.507 début La récompense ne peut pas précéder le mérite - La miséricorde sera accordée à proportion du mérite des bonnes œuvres - La vie éternelle est une grâce et tout à la fois une récompense - Le bien, voilà l'œuvre à faire ; la béatitude, voilà la récompense à gagner, p.474-477 : le même.

- Dieu accordera à nos mérites et à nos œuvres les récompenses qu’il a promises - Eloge de l'aumône - Elle est un don de la Providence - A ceux qui auront vaincu dans la paix sera accordée la couronne de lis, aux victimes de la persécution la couronne de pourpre - Récompenses de la foi et du dévouement, p.477-478 : S. CYPRIEN. - Dieu nous vient en aide dans nos combats, et puis nous décerne la couronne après la victoire - Cette couronne sera immortelle - Ne demandons point à recevoir des couronnes dès ici-bas - Dieu nous récompensera et pour le bien que nous aurons accompli, et pour les traverses que nous aurons essuyées - Couronnes plus éclatantes les unes que les autres, p.479-481 : S. CHRYSOSTOME. - Un même travail peut obtenir une double récompense, p.481: S. GREGOIRE. - Dieu s'est rendu notre débiteur, non qu'il ait rien reçu de nous, mais parce qu'il s'est engagé à nous par ses promesses, p.482-483 : S. AUGUSTIN. - Saint Paul faisant l’énumération de ses mérites et se repaissant de l'espérance d'obtenir des couronnes, p.483 : le même. - La grâce accordée aux impies qu'il plaît à Dieu de justifier - Autre sorte de grâce promise aux justes pour récompense - Pour que les justes parviennent à mériter leur récompense, il faut que la grâce les prévienne d'abord et les soutienne ensuite - Bienfaits multiplies de la grâce - La grâce de la justification réservée pour cette vie, et la glorification préparée pour l'autre, p.483-485 : S. FULGENCE. - La justice dont nous sommes capables ici-bas est d'un degré inférieur à celui auquel on sera élevé dans le ciel - L'une constitue le mérite, l'autre constituera la récompense - Nous ne devons point nous glorifier de nos mérites comme si nous les tenions de nous-mêmes -La grâce est le principe de nos mérites, p.485-486 : S. AUGUSTIN. - Dieu veut que nous nous fassions des mérites de ses propres dons, p.486 : S. CELESTIN. - Les mérites de l'homme sont des dons de Dieu - C'est ce que les pélagiens refusaient de reconnaître Dieu couronne en nous ses dons, et non des mérites qui ne viendraient que de nous, p.486-487 : S. AUGUSTIN.

FIN DE LA TABLE DU TOME SIXIEME.

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