Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 42)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

5. II Thessaloniciens, II, 14 : " Demeurez fermes, et conservez les traditions que vous avez apprises, soit par nos paroles, soit par notre lettre. "

6. Actes, XV, 40-41 : " Paul ayant choisi Silas, partit avec lui, après avoir été recommandé à la grâce de Dieu par les frères. - Il traversa la Cilicie et la Syrie, confirmant les églises, leur ordonnant de garder les préceptes des apôtres et des anciens. "

7. Ibidem, XVI, 4 : " En allant de ville en ville,

Paul et Silas commandaient aux fidèles de garder les ordonnances qui avaient été établies par les apôtres et par les anciens de Jérusalem. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

2. Ibidem, c. 2 : " Quant aux autres usages qui varient suivant les pays, comme de jeûner le samedi ou de ne pas jeûner ce jour-là ; de communier tous les jours, ou seulement à des jours marqués ; d'offrir tous les jours le saint sacrifice, ou de ne l'offrir que le samedi et le dimanche, ou même le dimanche seulement, et d'autres usages encore qu'on pourrait nous alléguer, on est libre sur tout cela ; et un chrétien sage et avisé n'aura pas de meilleure règle à suivre là-dessus que de faire ce qu'il voit se pratiquer dans l'Eglise où il se trouve. Car ce qui n'est ni contre la foi ni contre les bonnes mœurs doit être considéré comme indifférent, et on doit l'observer selon qu'on le voit faire à ceux avec qui l'on vit. Voici à ce propos ce qui m'est arrivé à Milan, quoique je croie vous l'avoir déjà dit quelque part. Ma mère qui m'avait suivi dans cette ville, voyant qu'on n'y jeûnait pas le samedi, en concevait quelque trouble et ne savait ce qu'elle avait à faire elle-même. Pour moi, je ne m'en mettais pas en peine, mais par complaisance pour elle je consultai à ce sujet saint Ambroise, de bienheureuse mémoire ; ce saint évêque me répondit qu'il ne pouvait me conseiller rien autre chose que ce qu'il faisait lui-même, puisque, s'il avait pu connaître quelque chose de mieux à faire, il s'y serait porté de préférence. Et comme je me persuadais qu'il voulait m'obliger par sa seule autorité, sans autre raison, à ne pas jeûner le samedi, il ajouta : Quand je suis à Rome, je jeûne le samedi ; quand je n'y suis pas, je ne jeûne pas ce même jour. Vous donc aussi, conformez-vous à l'usage de l’Eglise où vous vous trouvez, si vous voulez ne donner de scandale à personne, et ne prendre vous-même de personne aucun sujet de scandale. Je rapportai cette réponse à ma mère qui y acquiesça sans difficulté.

Et moi, toutes les fois que je me la rappelle à la mémoire, je ne puis m'empêcher de la considérer comme un oracle d'en haut. "

3. Le même, Epist. LXXX VI ad Casulanum presbyterum, rapporte de nouveau cette réponse de saint Ambroise.

Question VII

Que faut-il penser de ceux qui rejettent et méprisent les traditions de l’Eglise ?

Ce qu'il faut penser de ces hommes, c'est qu'ils trouvent leur réfutation et tout à la fois leur condamnation dans la parole de Dieu, qui fait un devoir particulier d'observer les traditions, en p.17 fin p.18 début même temps qu'elle ordonne en général d'écouter l'Eglise, et d'observer les préceptes des apôtres et des anciens. C'est la parole de Dieu qui nous oblige d'obéir par principe de conscience aux magistrats tant politiques qu'ecclésiastiques et non-seulement à ceux qui sont bons et doux, mais même à ceux qui sont rudes et fâcheux ; c'est elle qui veut qu'on respecte et qu'on observe leurs lois avec une scrupuleuse exactitude. Obéissez, nous dit-elle, à vos conducteurs, et leur soyez soumis ; observez et faites tout ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas ce qu'ils font. Ces hommes donc méprisent, non tant les hommes, que Dieu lui-même, qu'ils devraient écouter et révérer dans la personne des apôtres et de leurs successeurs. Et c'est ainsi qu'ils se mettent en pleine contradiction avec la parole de Dieu, par là-même qu'ils contredisent le pouvoir et l'ordre établis par Dieu même, et ils s'attirent leur condamnation, comme le dit saint Paul. Tel est en effet l'ordre divin qu'aucune puissance humaine n'a le droit d'abolir, qu'il y ait des lois certaines, en partie écrites et en partie non écrites, qui, nous venant de la tradition des apôtres servent au gouvernement de l’Eglise, à la conservation des dogmes dans leur intégrité, à la défense de la religion, à l'entretien de la concorde et au maintien de la discipline.

TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. II Thessaloniciens, II, 14 : " Demeurez fermes et conservez les traditions que vous avez apprises soit par nos paroles, soit par notre lettre. "

2. I Corinthiens, XI, 2 : " Je vous loue, mes frères, de ce p.18 fin p.19 début que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et de ce que vous gardez les traditions et les préceptes que je vous ai donnés. "

4. Actes, XV, 40-41 : " Paul ayant choisi Sylas, parcourait avec lui la Syrie et la Cilicie, confirmant les églises, leur ordonnant de garder les préceptes des apôtres et des prêtres. "

5. Ibidem, XVI, 4 : " En allant de ville en ville, ils commandaient aux fidèles de conserver les ordonnances qui avaient été établies par les apôtres et par les anciens de Jérusalem. "

6. Romains, XIII, 1 : " Que toute personne soit soumise aux puissances supérieures ; car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c'est lui qui a établi toutes celles qui sont sur la terre. "

8. Ibidem, XXIII, 2-3 : " Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse. - Observez donc et faites ce qu'ils vous disent, etc. "

10. I PIERRE, II, 13-18 : " Soyez soumis pour Dieu à tout homme : soit au roi, comme au souverain ; - soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part, pour punir ceux qui font mal, et pour traiter favorablement ceux qui font bien. - Car la volonté de Dieu est que, par votre bonne vie, vous fermiez la bouche aux hommes ignorants et insensés ; - étant libres, non pour vous servir de votre liberté comme d'un voile qui couvre de mauvaises actions, mais pour agir en serviteurs de Dieu. - Craignez Dieu, honorez le roi. - Serviteurs, soyez soumis à vos maîtres avec toute sorte de respect, non-seulement à ceux qui sont bons et doux, mais à ceux qui sont rudes et fâcheux. "

11. Romains, XIII, 6-7 : " Il est donc nécessaire de vous soumettre, non-seulement par la crainte du châtiment, mais aussi par un devoir de conscience. - C'est aussi pour cela que vous payez le tribut aux princes, parce qu'ils sont les ministres de Dieu, toujours appliqués aux fonctions de leur ministère. - Rendez donc à chacun ce qui lui est dû ; le tribut à qui vous devez le tribut ; les impôts à qui vous devez les impôts ; la crainte à qui vous devez la crainte ; l'honneur à qui vous devez l'honneur. " p.19 fin p.20 début

12. Tite, III, 1 : " Avertissez-les d'être soumis aux princes et aux magistrats, de leur rendre obéissance, d'être prêt à faire toutes sortes de bonnes œuvres. "

13. Hébreux, XIII, 17 : " Obéissez à vos conducteurs, demeurez-leur soumis ; afin qu'ainsi qu'ils veillent pour vos âmes, comme devant en rendre compte, ils s'acquittent de ce devoir avec joie, et non en gémissant ; ce qui ne vous serait pas avantageux. "

14. I Thessaloniciens, IV, 8 : " Celui donc qui méprise ces règles méprise non un homme, mais Dieu qui nous a lui-même donné son Saint-Esprit. "

15. I Corinthiens, XIV, 37 : " Si quelqu'un croit être prophète ou spirituel, qu'il reconnaisse que les choses que je vous écris sont des ordonnances du Seigneur. "

19. Romains, XIII, 2 : " Celui donc qui résiste aux puissances, résiste à l'ordre de Dieu ; et ceux qui y résistent attirent la damnation sur eux-mêmes. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. S. CYPRIEN, Epist. LXIX ad Florentium Puppianum

: " Ici, loin de moi la vaine gloire et la jactance ! Je ne parle qu'à regret, parce que vous vous constituez le juge de Dieu et de son Christ, qui a dit aux apôtres, et dans leurs personnes, aux successeurs des apôtres : Celui qui vous écoute, m'écoute ; et celui qui m'écoute, écoute celui qui m'a envoyé ; celui qui vous rejette, au contraire, me rejette moi-même, et rejette avec moi celui qui m'a envoyé. "

2. S. BASILE, Constitut. monastic., c. XXIII :

" Ce que Jésus-Christ a dit aux apôtres, Celui qui vous écoute m'écoute, etc., on doit le regarder comme une loi qui s'applique également à tous ceux qui dans la suite des temps auront autorité sur les autres. C'est ce qu'on peut prouver par un grand nombre de passages formels des saintes Ecritures, et par des raisons évidentes. "

5. Le même, Lib. V, contra Donatistas, c.

26 : " La recommandation que nous fait saint Cyprien, de recourir à la source, qui est la tradition apostolique, et de s'attacher à en suivre le canal jusqu'à nos temps, est des plus utiles, et doit sans aucun doute être mise en pratique. "

6. S. EPIPHANE, hær. LV, contra melchisedechianos

: " Des bornes nous ont été posées, les fondements de notre foi nous ont été assignés dans les traditions des apôtres, dans les saintes Ecritures, dans la doctrine qui nous a été enseignée de père en fils : la vérité de Dieu est comme une place toute entourée de bastions qui mettent ses remparts à l'abri de toute attaque. "

7. EUSEBE, Lib. III, Eccles. hist., c, 30 : " Pendant qu'Ignace traversait l'Asie, bien qu'il fût observé de fort prés par les satellites préposés à sa garde, il n'en confirmait pas moins par ses simples entretiens et ses pieuses exhortations les églises des villes par lesquelles il passait ; et il avait soin avant tout de les avertir de se mettre en garde particulièrement contre les hérésies qui dès lors commençaient à s'élever. Puis il les exhortait à s'attacher fermement à la tradition des apôtres ; et en même temps qu'il déclarait cette tradition par son témoignage plein d'autorité, il jugea indispensable de la mettre par écrit pour la transmettre plus sûrement à la postérité. "

Question VIII

Quel est à ce sujet le sentiment des Pères ?

Origène, cet auteur si célèbre et si ancien, s'est exprimé là-dessus de la manière suivante : " Nous devons tenir pour hérétique, quand même il ferait d'ailleurs profession de croire à Jésus-Christ, quiconque pense autre chose sur les vérités de la foi chrétienne que ce qui est défini par la tradition de l'Eglise. " Le même écrivain a dit ailleurs : " On ne doit croire vrai que ce qui s'accorde en tout avec la tradition ecclésiastique. "

Saint Jérôme a dit de son côté : " Je crois devoir vous avertir en deux mots, d'observer les traditions ecclésiastiques comme elles nous viennent des anciens, dès lors qu'elles n'ont rien d'opposé à la foi. "

Saint Augustin dit à son tour : " Il est indubitable que nous p.21 fin p.22 début devons nous conformer à tout ce qui nous est prescrit par l'autorité des divines Ecritures ; et il doit en être de même de tout ce que l’Eglise pratique dans l'univers entier. Car il y aurait une extrême folie, une extrême impertinence, à s'inscrire en faux contre une telle autorité. " Saint Augustin a dit encore : " Dans les points sur lesquels les divines Ecritures n'ont rien établi de certain, les coutumes du peuple fidèles et les usages de nos pères doivent nous tenir lieu de loi. Et ceux qui méprisent les pratiques de l’Eglise doivent être réprimés à l’égal de ceux qui violent les lois divines. "

Enfin Tertullien, ce savant écrivain de l'Eglise des premiers temps, a un livre tout entier contre ceux qui ne veulent rien admettre que ce qui est exprimé dans les livres saints ; et il soutient fortement qu'il y a des traditions et des observances ecclésiastiques non écrites qui ne peuvent être rejetées que par des hérétiques. Si quelqu'un veut contester, il nous suffit de répondre, pour nous servir des termes de saint Paul (I Cor., XI, 16), que ce n'est point là notre coutume, ni celle de l’Eglise de Dieu.

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

43 (alias 26) : " C'est aux évêques et aux prêtres, qui tiennent des mains des apôtres le dépôt de la foi, et qui ont reçu l'ordination d'après l'institution même du Christ, que nous devons nous en rapporter pour les véritables règles de notre croyance. Quant à ceux qui s'éloignent du p.22 fin p.23 début sein de l’Eglise, quelque soit le lieu où ils se réunissent, nous devons les tenir pour suspects, à l'égal des hérétiques et des gens de mauvaise foi, ou comme des hommes égarés par l'orgueil et qui ne se complaisent qu'en eux-mêmes ; ou bien enfin comme des hypocrites qui n'ont pour mobile de leur conduite qu'un vil intérêt, une vaine gloire. "

2. ORIGENE, in caput III Epistolæ ad Tirum, cité par Eusèbe dans son apologie d''Origène. Voir ce passage dans le corps de la réponse.

8. TERTULLIEN, de Præscriptionibus adversus hæreticos.

Voir ce passage ci-dessus.

Question IX

Qu’est-ce donc que l’Eglise ?

L'Eglise est la société de tous ceux qui font profession de la foi et de la doctrine de Jésus-Christ, ce prince des pasteurs, qui, en cette qualité, en a confié la conduite et le gouvernement à l'apôtre saint Pierre, et dans la personne de ce dernier, à ses successeurs.

Ainsi c'est à tort que s'arrogent le nom d'Eglise les hérétiques et les schismatiques, quelle qu'en soit la secte, qui, bien qu'ils semblent professer la foi et la doctrine de Jésus-Christ, refusent de se laisser conduire par le pasteur et le pontife souverain, que Jésus-Christ s'est substitué à lui-même dans le gouvernement visible de son Eglise, et qui continue d'avoir son siège à Rome par une succession non interrompue.

Ceux qui refusent de reconnaître ou même qui combattent cette primauté attribuée à la chaire de saint Pierre sur toute l’Eglise, font preuve premièrement du peu d'intelligence qu'ils ont des magnifiques promesses faites à saint Pierre par Jésus-Christ, de ces clefs mystiques du royaume du ciel qui lui ont été particulièrement confiées, et de tant d'autres privilèges qui relèvent la p.23 fin p.24 début dignité de ce prince et de cet oracle du collège apostolique. En second lieu, ils troublent manifestement la paix et le bon ordre établis dans l'Eglise, qui, sans un chef suprême et sa souveraine autorité, ne pourrait ni être gouverné comme il faut, ni se conserver longtemps dans son unité et dans la force dont elle a besoin pour résister aux portes de l'enfer. Enfin, ils contredisent ouvertement toute la vénérable antiquité, les décrets des conciles, les écrits des saints Pères, qui s'expliquent uniformément sur cette note éclatante de l'Eglise, et pour tout dire en un mot, la voix unanime de l'univers chrétien.

Il a reconnu la dignité de cette Eglise, ce saint Jérôme qui a dit : " Celui-là est de mon côté qui est uni à la chaire de Pierre. " Il l'a reconnue, cet Optat de Milève qui assigné cette même chaire de Pierre pour note principale à la vraie Eglise. Il l'a reconnue, cet Augustin, qui dit en termes formels, que c'est dans l'Eglise romaine que de tout temps a résidé la principauté de la chaire apostolique. Il l'a reconnue, ce Cyprien, qui n'attribue pas à d'autres causes l'origine de toutes les hérésies et de tous les schismes, qu'au refus que l'on fait d'obéir à un même souverain prêtre, ou à un même juge qui tienne la place de Jésus-Christ. Il l'a reconnue, cet Ambroise, qui déclarait vouloir suivre en toutes choses l'Eglise romaine. Plus ancien que tous ceux-là, plus rapproché des temps apostoliques, était le grand saint Irénée, cet homme si apostolique lui-même qui fait de l’Eglise romaine l'éloge suivant : " C'est à cette Eglise de Rome, à cause de sa primauté suréminente que doivent se rattacher toutes les autres églises et tous les fidèles répandus sur la terre, la considérant comme le principal dépôt de la tradition transmise par les apôtres et propagée par tout l'univers.

p.24 fin p.25 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. Romains, XII, 4-5 : " Comme dans un seul corps nous avons plusieurs membres, et que tous ces membres n'ont pas la même fonction, - de même en Jésus-Christ nous sommes plusieurs qui ne formons qu'un seul corps, étant tous réciproquement les membres les uns des autres. "

2. I Corinthiens, XII, 12-13 : " Comme notre corps, n'étant qu'un, est composé de plusieurs membres, et qu'ils ne sont tous néanmoins qu'un seul corps, il en est de même de Jésus-Christ. - Car nous avons tous été baptisés dans le même esprit, pour n'être tous ensemble qu'un même corps. " 3. I PIERRE, V, 4 : " Et lorsque le prince des pasteurs paraîtra, vous remporterez une couronne de gloire qui ne se flétrira jamais. "

4. JEAN, XXI, 13-17 : " Après donc qu'ils eurent dîné,

Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m'aimez-vous plus que ne m'aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime. Jésus lui dit : Paissez mes agneaux. - Il lui demanda encore une seconde fois : Simon, fils de Jean, m'aimez vous ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime. Jésus lui dit : Paissez mes agneaux. - Il lui demanda pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m'aimez vous ? Pierre fut contristé de ce qu'il lui demandait pour la troisième fois, m'aimez-vous ? et il lui répondit : Seigneur, vous connaissez toutes choses ; vous savez que je vous aime. Jésus lui dit : Paissez mes brebis. "

5. MATTHIEU, XVI, 18-19 : " Et moi, je vous dis que vous p.25 fin p.26 début êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. - Et je vous donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que vous lierez sur la terre sera aussi lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera aussi délié dans le ciel. "

6. Ibidem, XVII, 23-26 : " Etant venus à Capharnaüm, ceux qui recevaient le tribut des deux dragmes vinrent à Pierre, et lui dirent : Votre maître ne paie-t-il pas le tribut ? - Il leur répondit : Oui. Et étant entré dans le logis, Jésus le prévint, et lui dit : Simon, que vous en semble ? De qui est-ce que les rois de la terre reçoivent les tributs et les impôts ? Est-ce de leurs propres enfants, ou des étrangers ? - Des étrangers, répondit Pierre. Jésus lui dit : Les enfants en sont donc exempts. -Mais afin que nous ne les scandalisions point, allez-vous-en à la mer, et jetez-y votre ligne ; et le premier poisson que vous tirerez de l'eau, prenez-le, et lui ouvrez la bouche ; vous y trouverez un statère, que vous prendrez, et que vous leur donnerez pour moi et pour vous. "

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