Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 54)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

6. JEAN, XX, 23 : " Recevez le Saint-Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. "

7. JACQUES, V, 14 : " Quelqu'un parmi vous est-il malade

; qu'il appelle les prêtres de l'Eglise, et qu'ils prient sur lui, en l’oignant d'huile au nom du Seigneur, etc. "

8. I Timothée, IV, 14 : " Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée suivant une révélation prophétique, par l'imposition des mains des prêtres. " p.155 fin p.156 début

IV aux Arméniens : " Il y a sept sacrements de la nouvelle loi, savoir le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage. "

2. Le concile de Constance, session XV, condamna l'article

8 de la doctrine de Jean Hus conçut en ces termes : " Les prêtres qui vivent dans le crime. . . . ne méritent pas plus de croyance que des infidèles sur les sacrements de l'Eglise (Cf. LABBE, Conc., t. XII, col. 130). "

3. Le concile de Trente, session VII, canon 1 des Sacrements en général : " Si quelqu'un dit que les sacrements de la nouvelle loi n'ont pas tous été institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ ou qu'il y en a plus ou moins de sept, savoir : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage ; ou que quelqu'un de ces sept n'est pas proprement et véritablement un sacrement : qu'il soit anathème. "

24 ; lib. II, c. 7 ; lib. V, c. 23 ; epist. CXVIII, c. 1 ; tous ces divers passages ont déjà été rapportés plus haut, article des Commandements de l’Eglise, question IV, partie dans le corps de la réponse, partie mêlée aux autres témoignages de la tradition. 5. S. CHRYSOSTOME, Homil. IV in II caput II ad Thessalonicenses, comme plus haut, même article, question II, témoignage 8, pages 7 et 8.

9. Le même, contra Faustum, lib. XXXII, c.

14 : " Quiconque n'observait pas ces choses (les sacrements de l'ancienne loi) qui étaient prescrites en vue de signifier les mystères attendus pour les temps futurs, subissait par un très-juste jugement les peines établies par l'ordre de Dieu. Il en serait de même aujourd'hui, si quelqu'un osait par une témérité sacrilège traiter sans p.156 fin p.157 début respect les sacrements de la nouvelle alliance que la différence des temps leur a fait substituer. "

Question VI

Dans quel but les sacrements ont-ils été institués ?

Les sacrements de la loi nouvelle ont été institués premièrement pour servir de remède au péché, maladie mortelle de l'âme, qui, si elle n'est guérie à propos autant qu'elle peut l'être ici-bas, entraîne une éternelle damnation. C'est pourquoi ces sacrements l'emportent de beaucoup sur ceux de la loi ancienne : en même temps qu'ils sont moins nombreux, ils ont plus de vertu, plus d'utilité, sont plus sublimes, plus augustes, d'une observation plus facile, d'une signification plus relevée, n'étant pas de simples signes, mais produisant en outre la grâce et le salut, comme saint Augustin le prouve très-bien par les Ecritures. Deuxièmement, ils sont institués pour être des signes certains et efficaces des vues de miséricorde et de bonté que Dieu a sur nous, puisque, en frappant nos sens, ils excitent en nous la foi en Jésus-Christ et dans la puissance de sa grâce, et de plus, sont des instruments de vie au moyen desquels il a plu à Dieu d'opérer efficacement notre salut. Ce qui a fait dire avec beaucoup de raison à saint Augustin, que les sacrements peuvent beaucoup par eux-mêmes.

Troisièmement, pour être comme les symboles et les marques extérieures du christianisme, afin que par là les enfants de Dieu et de son Eglise puissent se reconnaitre les uns les autres, qu'ils s'exercent utilement et se maintiennent dans l'union, l'humilité et l'obéissance, et qu'ainsi ils demeurent unis entre eux par les liens étroit d'une même religion. Sans les sacrements il n'y aurait ni fixité dans la religion, ni moyen suffisant de la discerner. p.157 fin p.158 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

4. Ibid., IX, 23 : " Afin de faire paraître les richesses de sa gloire sur les vases de miséricorde qu'il a préparés pour la gloire. "

7. JEAN, XX, 23 : " Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. Le concile de Florence, décret d'Eugène

IV aux Arméniens : " Les sacrements de l'ancienne loi ne produisaient pas la grâce, mais figuraient seulement celle qu'apporterait Jésus-Christ au monde ; les nôtres au contraire contiennent la grâce et la confèrent à ceux qui les reçoivent dans de bonnes dispositions. "

2. Le concile de Trente, session VII, canon 2 des sacrements en général : " Si quelqu’un dit que les sacrements de la nouvelle loi ne diffèrent des sacrements de la loi ancienne qu'en ce que les cérémonies et les pratiques extérieures sont différentes : qu'il soit anathème. " Et canon 4 : " Si quelqu’un dit que les sacrements de la loi nouvelle ne sont pas nécessaires au salut, mais qu'ils sont superflus, et que sans eux, ou sans le désir de les recevoir, les hommes peuvent obtenir de Dieu par la seule foi, la grâce de la justification, bien qu'il soit vrai que tous ne sont pas nécessaires à chaque particulier : qu'il soit anathème. " p.158 fin p.159 début

5. Le même, Epist. CXVIII, c. 1 : " Notre

Seigneur Jésus-Christ a constitué la société du nouveau peuple chrétien au moyen de sacrements très-peu nombreux, d'une observance très-facile en même temps que d'une signification très-relevée, tels que le baptême conféré au nom de la sainte Trinité, la communion de son corps et de son sang, et les autres dont il peut être fait mention dans les Ecritures. "

6. S. AUGUSTIN, contra Donatistas, lib. IV, c.

24, voulant faire voir par la circoncision ce que peut le baptême dans les enfants : " Pourquoi, dit-il, le précepte a-t-il été donné au patriarche Abraham de faire circoncire, dès le huitième jour, des enfants qui ne pouvaient encore croire dans leur cœur, en voulant que cela leur fût imputé à justice, sinon parce que ce sacrement lui seul pouvait beaucoup par lui-même. "

8. Le même, Lib. de verâ religione, c. 47 : " Lorsque la grâce de Dieu prédite par les prophètes eut été manifestée par l'incarnation de la Sagesse même de Dieu, qui a été pour nous le signal de notre vocation à l’état de parfaite liberté, des sacrements peu nombreux, mais très-salutaires, ont été institués, pour servir comme de signes de ralliement à la société de tout le peuple chrétien au milieu de cette liberté dont il jouit sous l’empire d'un seul Dieu (Cf. Les deux livres de saint Augustin ; de la véritable religion, et des mœurs, etc., trad. de Dubois, p. 90-91). "

9. S. BASILE, in exhortatione ad baptismum, quæ est homilia decima tertia ex homiliis variorum argumentorum ad populum : " Les générations donnent à leurs soldats certains signes pour se reconnaître entre eux, et se distinguer de leurs ennemis dans la mêlée du combat. Si vous venez à vous séparer de notre troupe, personne ne saura si vous êtes de notre société ou du parti ennemi, à moins que des signes mystiques ne vous fassent connaître pour être des nôtres, à moins que la lumière du visage du Seigneur ne se reflète sur vous. Si l'ange ne remarque en vous ce caractère, comment combattra-t-il pour vous ou vous p.159 fin p.160 début défendra-t-il de vos ennemis ? Comment pourrez-vous dire, je suis à Dieu, si aucun signe n'indique que vous soyez à lui ? Ignorez-vous de quelle manière l'ange exterminateur épargna en Egypte les maisons marquées du sang de l'agneau, et tua les premiers-nés dans toutes celles où il n'y avait pas cette marque ? Tout trésor où aucun sceau n'est apposé, est bien exposé à être pillé par les voleurs. "

Question VII

Que devons-nous croire au sujet des ministres des sacrements ? Ce que nous devons croire des ministres des sacrements, c'est qu'ils sont les ministres de Dieu, les dispensateurs de ses mystères, chargés par état de porter les vases du Seigneur, de servir au tabernacle, d'avoir l'intendance et l’administration des choses saintes. Car ce n'est pas à tout le monde indifféremment, mais aux prêtres et aux évêques seuls que Dieu a donné le droit, en même temps qu'imposé le devoir, de préparer les sacrements, et de les dispenser ou les administrer. Et pour que nous ne pensions pas que la valeur des sacrements dépende jamais de la sainteté ou des qualités personnelles des ministres, voici la règle que nous trace à ce sujet saint Augustin : " Les sacrements n'acquièrent ni plus de vérité, ni plus de sainteté de ce qu'ils sont administrés par de meilleurs ministres ; car ils sont valides et saints par eux-mêmes, ayant pour auteur le Dieu de toute vérité et de toute sainteté. " Saint Augustin a dit encore : " N'oubliez pas que les vices des hommes n'ôtent rien ni à la validité des sacrements de Dieu, ni à leur sainteté. " Car Dieu a coutume de faim servir à ses desseins même les ministres indignes, et la grâce du sacrement, comme l'enseigne aussi saint Jean Chrysostôme, ne reçoit aucun détriment de la mauvaise vie du prêtre. p.160 fin p.161 début TEMOIGNAGES DE L’ECRITURE.

1. I Corinthiens, IV, 4 : " Que les hommes nous considèrent comme les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu. "

3. Nombres, I, 50-51 : " Les Lévites porteront tous les vases du tabernacle et tout ce qui regarde les cérémonies. - Lorsqu'il faudra partir, les Lévites détendront le tabernacle. Si quelque étranger se joint à eux, il sera puni de mort. "

4. I Rois, VIII, 3-4 : " Les prêtres prirent l'arche du Seigneur, - et la portèrent avec le tabernacle de l'alliance, et tous les vases du sanctuaire qui étaient dans le tabernacle, et les prêtres et les lévites les portèrent. "

5. Nombres, XVI, 3, 8-9 : " Coré, Dathan et Abiron s'étant soulevés contre Moïse et contre Aaron, leur dirent : Qu'il vous suffise que tout le peuple soit un peuple de saints, et que le Seigneur soit avec eux, etc. - Moïse dit à Coré : Ecoutez, enfants de Lévi : - Est-ce peu de chose pour vous que le Dieu d'Israël vous ait séparés de tout le peuple, et vous ait adjoints à lui pour le servir dans le culte du tabernacle, et pour assister devant tout le peuple en faisant les fonctions de votre ministère ? etc. "

6. II Samuel, VI, 6-7 : " Osa porta la main à l'arche de Dieu, et la retint, parce que les bœufs regimbaient et l'avaient fait pencher. - Aussitôt la colère du Seigneur s'alluma contre Osa ; et il le frappa à cause de sa témérité, et Osa tomba mort sur la place devant l'arche du Seigneur. "

7. II Chroniques, XXVI, 16-24 : " Mais dans ce haut point de puissance et de grandeur, le cœur d’Ozias s'enfla d'orgueil pour sa perte, il négligea le Seigneur son Dieu ; et après être entré dans le temple du Seigneur, il voulut y offrir de l'encens sur l'autel des parfums. - Le pontife Azarias y entra aussitôt après lui, accompagné de quatre-vingts prêtres du Seigneur, tous gens p.161 fin p.162 début d'une grande fermeté. - Ils s'opposèrent au roi, et lui dirent : Il ne vous appartient pas, Ozias, d'offrir de l'encens devant le Seigneur ; mais cette fonction appartient aux prêtres, c'est-à-dire aux enfants d'Aaron, qui ont été consacrés pour ce ministère. Sortez du sanctuaire, et ne méprisez point notre conseil, parce que cette action ne vous sera pas imputé à gloire par le Seigneur notre Dieu. - Ozias, transporté de colère, et tenant toujours l'encensoir à la main pour offrir de l'encens, menaça les prêtres. Aussitôt il fut frappé de lèpre, et elle parut sur son front en présence des prêtres, dans le temple du Seigneur, auprès de l'autel des parfums. - Et comme le pontife Azarias et tous les autres prêtres eurent jetés les yeux sur lui, ils aperçurent la lèpre sur son front, et ils le chassèrent promptement. Et lui-même saisi de frayeur se hâta de sortir, parce qu'il sentit tout d'un coup que le Seigneur l'avait frappé de cette plaie. - Le roi Ozias fut donc lépreux jusqu'au jour de sa mort ; et il demeura dans une maison séparée à cause de cette lèpre qui le couvrait, et qui l'avait fait chasser de la maison du Seigneur. "

9. Ibidem, III, 4-7 : " Qu'est donc Paul, et qu'est

Apollon ? - Ce sont les ministres de celui en qui vous avez cru, chacun selon le don qu'il a reçu du Seigneur. - C'est moi qui ai planté, c'est Apollon qui a arrosé ; mais c'est Dieu qui a donné l'accroissement. - Ainsi celui qui plante n'est rien ; celui qui arrose n'est rien ; mais tout vient de Dieu qui donne l'accroissement. "

10. JEAN, XI, 49-51 : " Mais l'un d'eux nommé Caïphe qui était grand-prêtre cette année-là leur dit vous n'y entendez rien, etc. - Or, il ne disait pas cela de lui-même ; mais étant grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation, etc. "

11. MATTIIIEU, XXIII, 2-3 : " Les scribes et les pharisiens sont assis sur la chaire de Moïse. - Observez donc et faites ce qu'ils vous disent ; mais ne faites pas ce qu'ils font, car ce qu'ils disent, ils ne le font pas. "

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. Le premier concile de Nicée, canon 48 : " Il est venu à la connaissance du saint et grand concile, qu'en certains lieux et en certaines villes, les diacres donnent l'Eucharistie aux prêtres, quoique ni les canons, ni la coutume ne permettent à ceux qui p.162 fin p.163 début n'ont pas le pouvoir d'offrir le corps de Jésus-Christ de le donner à ceux qui l'offrent, etc. "

2. Le concile de Trente, session VII des sacrements en général, canon 10 : " Si quelqu'un dit que tous les chrétiens ont l'autorité et le pouvoir d'annoncer la parole de Dieu et d'administrer tous les sacrements : qu'il soit anathème. "

3. Le même, ibidem, canon 12 : " Si quelqu'un dit que le ministre du sacrement qui se trouve en péché mortel, quoique d'ailleurs il observe toutes les choses essentielles qui regardent la confection ou la collation du sacrement, ne fait pas ou ne confère pas le sacrement : qu'il soit anathème. "

4. S. GREGOIRE de Nazianze, Orat. 40 in sanctum

Baptisma : " Ne dites pas, que ce soit l'évêque qui me baptise, que ce soit même le métropolitain, l'évêque même de Jérusalem s'il se peut (comme si c'était le lieu ou la dignité et non l'Esprit-Saint, qui donnerait la grâce) ; que ce soit un homme d'une illustre naissance (quel dommage, en effet, que ma noblesse personnelle reçut comme une flétrissure de l'obscurité de condition de celui qui me baptiserait) ; que du moins, si c'est un simple prêtre, ce soit un célibataire qui ait le mérite de la continence et la réputation de mener une vie angélique. Car quel dommage ce serait, si j'étais infecté et souillé par l'acte même qui aurait pour objet de me purifier ! Ne faites point attention aux qualités qui peuvent rendre recommandable le prédicateur qui vous prêche ou le ministre qui vous baptise. Un autre en sera juge, et en pénètre le mystère :

car l'homme ne voit que les apparences, au lieu que Dieu sonde les cœurs. Pour ce qui vous regarde, tout ministre doit être bon pour purifier votre âme : il suffit qu'il soit légitime, ou qu'il ne soit pas ouvertement condamné et exclu de la communion de l’Eglise. Vous qui avez besoin d'être guéri, ne vous constituez pas le juge des juges ; ne discutez pas les divers degrés de mérites de ceux qui sont chargés de traiter votre maladie ; ne faites pas de préférence entre vos pères spirituels. Que l'un d'eux surpasse l'autre, ou qu'il en soit surpassé ; tous n'en sont pas moins vos supérieurs. Faites la réflexion que je vais vous suggérer. Je suppose deux anneaux, l'un d'or, l'autre de fer ; que le ciseleur ait gravé également sur les deux l'image de l'empereur, et qu'on s'en serve pour imprimer cette image sur de la cire. En quoi l'image formée par le cachet d'or diffèrera-t-elle de celle du cachet de fer ? Il n'y aura entre elles deux aucune différence. Quelque habile que vous soyez, essayez de deviner p.163 fin p.164 début l'inspection de la cire toute seule la matière des cachets qui les auront imprimés ; dites laquelle des deux images porte l'empreinte du cachet d'or ou de celui de fer, et comment il se fait que l'une ressemble si parfaitement à l'autre. C'est que la différence n’existe que dans la matière, nullement dans la forme du sceau. C'est ainsi que vous devez regarder comme également bons tous ceux qui ont la charge de baptiser. Quand même l'un serait plus vertueux que l'autre, le baptême conféré par eux a toujours la même vertu ; et ils pourront aussi bien l'un que l'autre vous initier la vie, pourvu qu'ils aient tous les deux la même foi. "

5. S. AUGUSTIN, contra Cresconium grammaticum, lib.

IV, c. 20 : " Les sacrements n'ont ni plus de vérité, ni plus de sainteté, pour être administrés par de meilleurs ministres, car ils sont valides et saints par eux-mêmes, ayant pour auteur le Dieu de toute vérité et de toute sainteté. C'est pourquoi il peut arriver que celui qui vous introduira par le baptême dans la société du peuple de Dieu, ne soit pas celui que vous aurez choisir pour qu'il vous serve de modèle. Car vous savez certainement que le sacrement de Jésus-Christ est saint, quand même celui qui vous l'administre ne le serait pas ; et vous savez d'un autre côté que vous seriez puni comme profanateur de la sainteté de ce même sacrement, si vous le receviez indignement, si vous en abusiez, si vous ne viviez pas d'une manière qui fût en rapport avec sa sainteté. "

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