Grand Catéchisme (Somme de doctrine chrétienne) (page 62)

Pierre Canisius · Doctrine

Texte français, domaine public · Source : jesusmarie.free.fr — Grand Catéchisme, trad. Peltier, tomes 1 à 6 · 205 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

11. S. AMBROISE, De his qui initiantur mysteriis, c. 7 : " Rappelez-vous que vous avez reçu le caractère (signaculum) spirituel, l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de science et de piété, et enfin l'esprit de crainte religieuse, et gardez avec fidélité ce que vous avez reçu. Dieu le Père vous a marqué de son sceau, Jésus-Christ Notre-Seigneur vous a confirmé et affermi, et il vous a donné pour arrhes l'Esprit-Saint dans votre cœur comme vous l'avez appris de l'Apôtre (II Cor., I, 21-22). "

12. Le même, Lib. I de Spiritu Sancto, c.

6 : " Nous vivons comme de la vie de l'Esprit-Saint, et il est pour nous le gage que nous posséderons un jour notre héritage. Comme l'Apôtre le dit dans son épître aux Ephésiens (I, 13) : En donnant votre foi à l'Evangile, vous avez été scellé du sceau de l'Esprit-Saint qui vous avait été promis. Nous avons donc été scellés du sceau de l'Esprit-Saint, non par une opération naturelle, mais par l'opération de Dieu, comme il est écrit (II Cor., I, 21-22) : C'est Dieu qui nous a oints, qui nous a scellés de son sceau, qui nous a donné pour arrhes le Saint-Esprit dans nos cœurs. Nous sommes donc scellés du sceau de l'Esprit-Saint. Car, de même que nous mourons en Jésus-Christ pour renaître n lui, ainsi nous sommes scellés du sceau de l'Esprit Saint, de manière à ce que nous puissions réfléchir l'éclat p.245 fin p.246 début de sa sainteté et de la beauté de ses dons ; car il s'agit ici d'un sceau spirituel. Et quoique le signe en soit fait sur le corps, c'est dans l’âme qu'il imprime son caractère en y traçant l'image des perfections divines. . . . Et pour nous bien convaincre qu'il s'agit d'un sceau imprimé dans l'âme plutôt que sur le corps, le prophète a soin de nous en avertir par ces paroles (Ps. IV, 7): La lumière de votre visage est gravée sur nous, Seigneur ; vous avez fait naître la joie dans mon cœur. "

13. S. CLEMENT, pape et martyr (ou plutôt l'auteur de la décrétale supposée), Epist. IV ad Julium et Julianum ; voir plus bas, question V, témoignage 4, page 259.

16. S. DAMASE, Epist. IV de Chorepiscopis (C'est une décrétale supposée : le passage en question parait emprunté au canon 7 du deuxième concile de Séville tenu l'an 619, qui lui-même n’a fait que reproduire la doctrine du pape saint Léon. - Cf. LABBE, Conc., t. II, col. 879, et t. III, col. 1395) : " Ce que nous vous avons dit plus haut, et les autres décrets de nos pères, ainsi que les saints canons, doivent suffire pour vous convaincre qu'il ne leur est pas permis (aux chorévèques) de bénir le chrême, ni de faire l'onction du chrême sur le front des baptisés, etc. "

17. S. LEON-LE-GRAND, Epist. 88 ad episcopos

Germaniæ et Galliæ, dit en parlant des chorévèques : " Il ne leur est permis ni d'ériger des autels, etc., ni de bénir le chrême, ni de faire l'onction du chrême sur le front des baptisés. Car tout cela est interdit aux chorévèques, et c'est un droit réservé par les canons aux seuls évêques (solis summus pontificibus), afin que l'excellence de la dignité de ces derniers soit marquée par une telle distinction. "

19. Le concile de Florence, décret d’Eugène

IV, pour la réunion des Arméniens : " Le ministre ordinaire est l'évêque. Et quoiqu'un simple prêtre puisse faire les autres onctions, celle-ci est réservée à l’évêque seul, parce que nous lisons des seuls apôtres (auxquels les évêques ont succédé), qu'ils donnaient le Saint-Esprit par l'imposition des mains, comme on le voit claire- p.246 fin p.247 début ment par les Actes des apôtres. Or, la Confirmation est ce qui tient lieu dans l’Eglise de cette imposition des mains. On lit néanmoins que quelquefois, par dispense du siège apostolique, et pour des causes raisonnables et très-urgentes de simples prêtres ont administré ce sacrement de confirmation, mais toujours avec du chrême béni par l'évêque. "

20. Le concile de Trente, session VII, canon 3, de la

Confirmation : " Si quelqu'un dit que l'évêque seul n'est pas le ministre ordinaire de la sainte Confirmation ; mais que tout simple prêtre l'est aussi : qu'il soit anathème. "

21. S. EUSEBE, pape et martyr (ou plutôt l'auteur de la décrétale supposée, Epist. I ad episcopos Tusciæ et Campaniæ : " Le sacrement de l'imposition des mains doit être tenu en grande vénération, et ne doit être conféré que par les chefs de l'ordre sacerdotal (summis sacerdotibus) ; et on ne lit ou on ne voit nulle part, qu'au temps des apôtres il ait été administré par d'autres que par les apôtres eux-mêmes : aussi jamais ne peut-il ou ne doit-il être administré non plus par d'autres que par ceux qui tiennent aujourd'hui leur place. Tout ce qu'on prétendrait faire autrement, devrait être regardé comme nul et de nul effet, et ne pourrait jamais être compté pour sacrement de l’Eglise. "

22 S. INNOCENT I, Epist. I ad Decentium Eugubinum, c. 3 : " Quant à la confirmation des enfants, il est manifeste qu'elle ne peut pas se faire par un autre que par l'évêque. Car bien que les prêtres aient le sacerdoce, ils n'ont cependant pas le rang des pontifes. Or, que les pontifes aient seuls le droit de confirmer ou de donner le Saint-Esprit, c'est ce que prouve non-seulement la pratique de l’Eglise, mais encore ce qu'on lit dans les Actes des apôtres (Act., VIII, 1), que Pierre et Jean furent envoyés pour donner le Saint-Esprit à ceux qui avaient été baptises. Les prêtres il est vrai, soit qu'ils baptisent hors de la présence de l'évêque, soit en sa présence, peuvent faire l'onction du chrême sur ceux qu'ils viennent de baptiser, mais en se servant de chrême consacré par l'évêque ; et cette onction même ils doivent la faire ailleurs que sur le front, où les évêques seuls ont le droit de la faire, comme ils la font en effet lorsqu'ils donnent le Saint-Esprit. Quant aux paroles à prononcer dans ces cérémonies, je ne dois pas les rapporter ici, pour ne pas paraître dévoiler des choses qui doivent rester cachées plutôt que répondre à une consultation. " p.247 fin p.248 début

Question IV

Pourquoi fait-on aux baptisés l’onction du saint chrême ?

Parce que c'est l'enseignement que nous ont laissé les apôtres guidés par le Saint-Esprit, comme le prouvent saint Clément (de Rome) et saint Denis l'Aréopagite (Quoique la décrétale de saint Clément dont il s'agit ici soit supposée et que l'authenticité des ouvrages attribués à saint Denis l'Aréopagite ne soit pas reconnue par tous les savants, l'origine apostolique de l'emploi du saint chrême n'en doit pas moins être admise comme certaine. C'est ce qu'on peut voir, et par la décrétale bien authentique d'Innocent I cité tout-à-l'heure, et par certaines expressions des épîtres de saint Paul (unxit nos Deus, etc.) qui y font une allusion manifeste, et surtout par l'universalité aussi bien que par l'antiquité de cet usage qui remonte évidemment aux temps apostoliques), disciples des apôtres saint Pierre et saint Paul. Or, les apôtres n'ont fait sans doute en cela que nous transmettre ce qu'ils avaient appris de Notre-Seigneur lui-même, particulièrement au sujet du chrême à bénir, comme l'atteste saint Fabien, pape et martyr.

Nous avons aussi là-dessus le statut suivant d'un concile d'une grande antiquité : " Il faut, dit le concile de Laodicée, que les baptisés après leur baptême, soient oints de chrême céleste pour devenir participants de la royauté de Jésus-Christ. " Saint Cyprien en donne pour raison, que par le chrême, c'est-A-dire par l'onction qu'il reçoit, le chrétien devient l'oint de Dieu, et se pénètre de la grâce et de la sainteté de Jésus-Christ.

Cette onction visible, que l'Eglise donne à ceux qui sont baptisés, signifie selon saint Augustin le don de la grâce invisible, par lequel l'Esprit-Saint pénètre et remplit d'une onction sacrée tous les chrétiens, après en avoir pénétré principalement Jésus-Christ lui-même qui a bien voulu prendre son nom de cette onction, ??????. Ce qui a fait dire en si beaux termes à Tertullien, par allusion aux qualités de l'huile et en parlant de ce sacrement : " C'est sur la chair que l'on fait les onctions pour que l'âme soit consacrée ; c'est la chair qui est marquée du signe sacré pour que l'âme soit fortifiée ; c'est sur la chair qu'est dirigée l'imposition des mains pour que l'âme soit illuminée par l'Esprit. "

Ceux donc qui ne témoignent que du mépris pour le saint chrême donnent une forte preuve de leur ignorance, en contredisant ainsi ouvertement une institution de la plus haute anti- p.248 fin p.249 début quité et qui remonte jusqu'aux apôtres, et en condamnant témérairement la pratique constante et la tradition toujours uniforme de l'Eglise.

TEMOIGNAGES DE LA TRADITION.

1. S. BASILE-LE-GRAND, Lib. de Spiritu Sancto, c. 27 ; c'est le passage rapporté plus haut, article des commandements de l'Eglise, question II, témoignage 2, page 4.

2. S. CLEMENT, pape, Epist. IV ad Julium et Julianum, comme plus loin, question V, témoignage 4. Cette prétendue lettre de saint Clément I est une fausse décrétale.

3. S. DENIS l'Aréopagite, Lib. de ecclesiasticâ hierarchiâ, c. 4 : " Il est une autre institution qui se lie à celle-ci (à l'institution de la sainte Synaxe), et que nos maîtres ont nommée le sacrement de l'huile et du baume (????? ???????). Après avoir considéré par ordre les diverses figures qui entrent dans le symbolisme de ce sacrement, nous nous élèverons par une vue mystique jusqu’à l'unité de son type intelligible. " " Ici, comme dans la célébration de l'Eucharistie, on fait sortir les indignes, après que le pontife a parcouru tout le temple en faisant fumer l'encens, après le chant des psaumes et la récitation des divines Ecritures. Puis le hiérarque prend lui-même le baume, le place sur l'autel, le couvre de douze aigrettes, pendant que tous d'une voix pieuse font retentir l'hymne sacré inspiré aux divins prophètes. Enfin il le consacre par une prière solennelle. Il s'en sert ensuite dans les sacrements augustes où p.249 fin p.250 début se pratique quelque consécration et dans presque toutes les cérémonies pontificales. . . . . "

" Nous disons d'abord que cette matière est un composé de diverses substances aromatiques, mêlées ensemble, qui possèdent les propriétés des plus riches parfums, tellement que ceux qu'elle touche sont embaumés, à proportion de la quantité qui leur en a été départie.

. . "

" De lé vient, je pense, que les divins chefs de notre hiérarchie, fideles aux enseignements de la sainte tradition, et considérant ce qui se fait en ce sacrement, l'ont nommé consécration parfaite et entière (???????

) comme s'ils disaient consécration de Dieu (Cf. Les Œuvres de saint Denis l'Aréopagite, trad. par M. l'abbé Darboy, pag. 605 ; idem, trad. par le frère Jean de Saint-François, pag. 89-98 ; ??? ???????? ?????????, etc., Paris, 1562, p. 162-178). "

5. S. FABIEN, ou l’auteur de la décrétale supposée sous le nom de ce pape, comme ci-dessus, question III, témoignage 4, page 244.

7. S. CORNEILLE, pape et martyr, Epist. ad Fabianum

Antiochenum, cité par Eusèbe de Césarée, Hist. eccl., lib. VI, c. 35, dit en parlant de Novat : " Après avoir été délivré de l'esprit malin par les prières des exorcistes, étant tombé depuis dans une maladie qui le mit à deux doigts de la mort, il reçut le baptême dans son lit, si toutefois on peut dire de lui qu'il ait été baptisé ; mais une fois échappé à la mort et guéri de sa maladie, on ne le vit ni se soumettre aux autres rites qu'il fallait accomplir sur lui d'après les lois de l’Eglise, ni recevoir de l’évêque le sceau divin qui aurait dû lui être imprimé. Privé de cet avantage, comment, je vous prie, a-t-il pu recevoir le Saint-Esprit ? "

8. THEODORET, in compendio hæretic. fabularum, lib. III, dit aussi en parlant de Novat : " Ils excluent de leur conventicule toute espace de pénitents et ne donnent point le saint chrême à ceux qu'ils baptisent. Aussi nos pères ont-ils prescrit de faire les onctions sur ceux de cette secte qui reviendraient à l’Eglise. "

10. Le même, Serm. de unctione chrismatis, ou l'auteur de cet opuscule publié sous le nom de saint Cyprien ; voir plus haut, question II, témoignage 6, page 241. p.250 fin p.251 début

11. ORIGENE, Homil. IX in Leviticum : " Tous ceux qui sont marqués de l'onction du saint chrême, sont prêtres, comme saint Pierre le dit à toute l'Eglise : Vous êtes la race choisie, l'ordre des prêtres-rois, la nation sainte. "

12. S. CYRILLE de Jérusalem, Catechesi III mystagogicâ

: " Après que nous sommes sortis des eaux du baptême on nous a donné le chrême qui représenté celui dont Jésus-Christ a reçu l'onction. C'est ce qu'annonçait Isaïe dans sa prophétie en faisant ainsi parler le Sauveur (ISAIE, LXI, 1) : " L'esprit du Seigneur s'est reposé sur moi, parce que le Seigneur m'a rempli de son onction : il m'a envoyé annoncer sa parole aux pauvres (C'est ce que porte le texte des Septante). " Car Jésus-Christ n’a reçu des hommes aucune onction matérielle ou proprement dite ; mais le Père éternel lui-même l'a oint de l'Esprit-Saint, en le donnant aux hommes pour sauveur. Du reste, gardez-vous de croire qu'il s'agisse ici d'une simple onction ; car comme le pain de l'Eucharistie, après que le Saint-Esprit a été invoqué n’est plus du pain commun, mais le corps de Jésus-Christ, ainsi cette huile sainte n'est plus simplement de l'huile, quand une fois elle est consacré, mais elle est la grâce même de Jésus-Christ qui opère par la présence de l'Esprit-Saint. On fait cette onction mystérieuse sur le front et les autres organes ; et en même temps que le corps est marqué de ces signes symboliques, l'âme est sanctifiée par l'Esprit vivificateur. Quand une fois ce saint chrême nous a été conféré, nous avons le droit de nous appeler chrétiens, et ce nom a pour nous alors toute sa vérité : car avant que vous eussiez reçu cette grâce, vous n'étiez pas à proprement parler dignes de ce nom, mais vous étiez seulement en voie de le mériter.

Sachez bien que ce saint chrême a été figuré dans l'ancienne loi. Moise, en effet, etc. Mais ces choses leur arrivaient en figure ; au lieu que par rapport à nous elles ne se passent pas en figure, mais en vérité. Car l'effet de ce sacrement, c'est d'être un préservatif spirituel pour le corps et de sauver l'âme. "

13. S. AUGUSTIN, de Trinitate, lib. XV, c. 26 :

" Aucun de ses disciples n'a donné le Saint-Esprit. Ils priaient, il est vrai, pour qu'il vint en ceux sur qui ils imposaient les mains, mais ils ne le donnaient pas eux-mêmes : usage que l'Eglise observe encore aujourd'hui dans la personne de ses pasteurs. Enfin, lorsque Simon le Magicien offrit de l'argent aux apôtres, il ne leur dit p.251 fin p.252 début pas : Donnez-moi le pouvoir de donner le Saint-Esprit, mais : Donnez-moi ce pouvoir, que ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent le Saint-Esprit (Act., VIII, 19). De même, un peu plus haut, l'Ecriture ne dit pas : Simon voyant que les apôtres donnaient le Saint-Esprit ; mais : Simon voyant que le Saint-Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres. C'est pourquoi Notre-Seigneur Jésus-Christ n'a pas seulement comme Dieu donné l'Esprit-Saint, mais il l'a aussi reçu comme homme, et c'est pour cela qu'il a été dit plein de grâce. Les Actes des apôtres disent de lui encore plus clairement (Act., X, 38) : Que Dieu l’a rempli de fonction de l'Esprit-Saint : non, certes, qu'il se soit servi d'une huile matérielle pour cette onction ; il ne s'agit que de l'onction de sa grâce, figurée par cette composition d'huile et de baume (visibili unguento) dont l’Eglise oint ceux qui viennent d'être baptisés. Et ce n'est pas seulement lorsque l'Esprit-Saint est descendu sur lui en forme de colombe, qu'il a reçu l'onction dont il s'agit ici ; car alors il représentait plutôt son corps, c'est-à-dire son Eglise, dans laquelle l'Esprit-Saint est donné particulièrement à ceux qui reçoivent le baptême. "

14. S. PACIEN, évêque de Barcelone, dit au sujet du baptême : " Recevons Jésus-Christ pour qu'il nous engendre ; car voici ce que dit l'apôtre saint Jean : Il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Or, cela ne peut s'accomplir que par le sacrement de l'eau, du chrême et de l'évêque. Car l'eau nous purifie de nos péchés ; le chrême nous communique le Saint-Esprit, et ces deux choses nous sont administrées par les mains et les paroles de l'évêque. "

15. Le même, Epist. 1 ad Sympronianum

: " Si donc le pouvoir d'administrer l'eau et le chrême, qui renferment des bienfaits spirituels bien supérieurs appartient aux évêques par succession des apôtres, à plus forte raison faut-il leur attribuer aussi le droit de lier et de délier. "

16. S. PROSPER, in sententiis Augustini, sententiâ trecentesimâ quadragesimâ secundâ : " Le nom de Christ vient de ??????, qui signifie onction ; parce que tout chrétien est marqué de l'onction sainte, pour qu'il comprenne qu'il n'est pas seulement revêtu de la dignité des prêtres et des rois, mais qu'il doit de plus lutter contre le démon. "

17. S. AUGUSTIN, Tractat. XXXIII in Joannem : "

Le nom de Christ vient de ??????. Et ce mot grec ?????? signifie onction. Or, il nous a oints pour que nous puissions lutter contre le démon. " p.252 fin p.253 début

19. RABAN, archevêque de Mayence, De institutione clericorum, lib. I, c. 30, passage déjà cité, question I, témoignage 13, page 235.

22 Le même, Lib. de Baptismo, c. 7-8 : "

Sortis du bain régénérateur, nous recevons une onction sainte, empruntée à l'ancienne loi qui marquait le prêtre par l'onction de l'huile. C'est ainsi qu'Aaron fut sacré par son frère Moïse. C'est ainsi que Jésus-Christ est appelé Christ du mot chrême, qui désigne l'onction par laquelle Dieu le Père l'a rempli de son esprit, suivant ce qu'on lit dans les Actes des apôtres : Ils s'assemblèrent dans cette ville " contre votre divin Fils que vous avez marqué de votre onction. " Ainsi l'onction se pratique sur notre chair, mais son effet agit sur l'âme. De même l'onction du baptême est toute extérieure puisque le corps lui seul est plongé dans l'eau ; mais l'effet en est tout spirituel, puisqu'il nous affranchit du péché. - Ensuite on nous impose les mains, en invoquant et en attirant sur nous l'Esprit-Saint par la bénédiction (Cf. Les Pères de l'Eglise, trad, par M. de Genoude, t. V bis, p. 534). "

23. THEODORET, in primum caput Canticorum : " Souvenez-vous du saint baptême dans lequel ceux qui sont admis à le recevoir, après avoir renoncé à Satan et confessé Dieu, reçoivent la grâce invisible du Saint-Esprit sous l'emblème de l'onction du chrême qui leur est imprimé comme en témoignage de leur royauté. "

24. S. DENIS l'Aréopagite. 25. S. CLEMENT, pape.

26. S. TERTULLIEN. 27. S. FABIEN. 28. ORIGENE. 29. S. CYRILLE de Jérusalem. 30. S. BASILE. 31. S. PACIEN, passages cités plus haut, tant dans la question actuelle, que dans la question précédente.

32. S. AMPHILOQUE, évêque d’Icone, dans la vie de saint Basile-le-Grand : " L'évêque Maximin, plein d'admiration pour l'amour que Basile portait à son Dieu, pria sur lui et le revêtit du vêtement de la résurrection de Jésus-Christ. Il baptisa aussi Eubule, et après les avoir oints tous les deux du saint chrême, il leur donna la sainte communion. " p.253 fin p.254 début

33. S. OPTAT de Milève, l. 2 contre les donatistes

: " Les donatistes jetèrent par une fenêtre le vase où se conservait le chrême, afin qu'il se brisât en tombant. Mais malgré toute la hauteur d'où il tombait, le vase soutenu invisiblement par la main des anges ne se brisa pas dans la chute, et grâce à Dieu, il vint s'abattre entre les pierres, sans qu'il lui fût arrivé de mal. "

34. Le concile de Rome (Cf. LABBE, Conc., t. I, col. 1549, ad anmum 324. C'est un concile supposé. Voir notre Dictionnaire universel des conciles, t. II, col. 561) sous saint Sylvestre, canon 5 : " Sylvestre évêque de Rome élève aussi la voix pour dire qu'aucun prêtre ne devait se permettre de consacrer le chrême, ajoutant que le Christ tirait son nom de ce mot ??????. "

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