De consolatione Philosophiae (page 4)

Boèce · Philosophie

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org · 4 pages

Aussi en latin.

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Circé, change en bêtes les compagnons d’Ulysse, 227.

Claudien, Cité, v, xxxviii, 349.

Clovis demande un joueur de harpe à Théodoric, viii ; — était fier du titre de Patrice des Romains, 348.

Coemption, en quoi consistait cette mesure fiscale, 339.

Conigaste, adversaire de Boèce, 24.

Connaissance (principes de la), 303.

Consulat, avilissement de cette dignité, 349.

Courtisans, fragilité de leur fortune, 139.

Cousin (V.), ii, xxviii, 343, 344, 362, 370, 381.

Crésus, miraculeusement sauvé des flammes, 59.

Cyprien, délateur bravé par Boèce, 23.

D

Dante, cité, 349, 369.

Destin (le) ; en quoi il diffère de la Providence, 249 sq.

Dieu, l’idée de son existence compromise par la prospérité des méchants, 27 ; — accusé d’indifférence à l’égard de l’homme, 33 ; — est le principe de toutes choses, 43 ; — sa bonté, cause unique de la création du monde, 464 ; — ne peut pas faire le mal, 494 ; — comparé à une sphère, 193 ; — voit tout et entend tout, 285 ; — voit le passé et l’avenir dans le présent, 323.

Dieux (les), considérés par les Pères de l’Église comme des démons impurs, xxxv.

Dignités (les) n’ont aucune valeur par elles-mêmes, 89 ; — ajoutent au mépris dont les méchants sont objet, 433.

Diogène de Laerte, cité 388.

Du Roure (le marquis), cité, xii.

E

Elpis, matrone chrétienne, supposée à tort femme de Boèce, x.

Empereurs chrétiens, leur tolérance à l’égard des hardiesses philosophiques, xvii.

Ennius, cité, 374.

Ennodius, évêque de Pavie, ami et correspondant de Boèce, xvii ; — son caractère, xviii ; — auteur d’un panégyrique peu sincère de Théodoric, ibid.

Épicure, ses disciples désavoués par la Philosophie, 15 ; — place le souverain bien dans la volupté, 119.

Érasme, cité, 337.

Éternité (l’), en quoi elle diffère du temps, 317 sq.

Eugippe (l’abbé), auteur de la Vie de saint Severin, xxv.

Euripide, cité, 141, 145, 359.

Eurydice, rendue et reprise par les enfers, 499.

Exil (l’) ne pouvait être infligé à un citoyen romain, Pourquoi, 37 ; — ce qu’il faut entendre par ce mot, selon Cicéron, 346.

F

Fabricius, oublié de la postérité, 403,

Fabricius, érudit moderne, cité, xv.

Facultés de l’âme, leur classification, 305 ; — leurs fonctions, i, 313.

Fatalité (la) est la négation de tout lien moral entre l’homme et Dieu, 295.

Faux sages trahis par leur jactance, 401.

Félix nommé pape par Théodoric, sans le concours des fidèles, xix.

Ferretius, cité, x.

Fils de Boèce, x, 65, 71.

Fleury (l’abbé), cité, xv.

Fortune (la), son véritable caractère, 51 sq. — plus utile aux hommes quand elle les persécute que quand elle les favorise, 105, 267.

Furies (les), attendries par Orphée, 497.

G

Gaudentius, accusateur de Boèce, 23.

Géants (les), tentent l’assaut du ciel et sont vaincus, 191.

Gélase Ier, pape, s’oppose au rétablissement des Lupercales, xv.

Gervaise (Dom), auteur d’une Vie de Boèce, 341, — peu de créance que mérite cet ouvrage, 342.

Gilbert (D. L.), éditeur et commentateur de Vauvenargues, 380.

Glareanus, cité, iv.

Gloire (la), fausse idée que les hommes s’en font, 97 ; — ne vaut pas la peine qu’on se donne pour l’acquérir, 99 ; — a été souvent usurpée par des misérables, 141.

Goths (les), caractère de leur domination en Italie, xii ; — fragilité de leur empire, xxxix.

Grégoire le Grand, cité, xxi.

Grégoire de Tours, sa partialité contre les Goths, 339.

Grotius, rite, iv.

Guerre (la), est absurde et immorale, 241.

Guillaume de Champeaux, disciple de Boèce, 1.

H

Haase, cité, xli.

Hand, cité, iv.

Hardouin (le Père), ses idées sur la bonté de Dieu, comparées à celles de Platon, 363.

Hasard (le) semble gouverner les destinées de l’homme, 33 ; — ce qu’il faut entendre par ce mot, 279.

Hauréau (Barth), cité, lix.

Hercule châtie Busiris, 94 ; — énumération de ses travaux, 273.

Heyne, cité, iv.

Hincmar, commentateur des écrits apocryphes de Boèce, xxiv.

Homère, cité, 37, 61, 201, 285, 345, 347, 390.

Homme (l’), sa destinée livrée aux caprices du hasard, 33 ; — ne possède rien en propre sur la terre, 57 ; — son injustice envers la Fortune, 59 sq. ; — n’estime que les biens qu’il n’a pas, 61 — ; fragilité de son existence, 67-91 ; — n’est jamais complètement heureux, 74 ; — s’énerve dans la prospérité, ibid. ; — ne doit pas tirer vanité des beautés de la nature, 81 ; — à quelle condition est-il supérieur aux autres animaux ? 85 ; — Tous les hommes égaux entre eux, 443 ; — en quoi inférieurs aux animaux, 493 ; — comment l’homme peut devenir dieu, 169 ; — tous ses désirs tendent au souverain bien, 173 ; — ne peut y atteindre qu’en réprimant ses passions, 175 ; — incertitude de ses jugements, 255 ; — communique avec Dieu par la prière, 293 ; — noblesse de son attitude, 345.

Honneurs, Voyez Dignités.

Horace, cité, xx, lxii, 293, 337, 353, 358, 386.

Hypatius, neveu de l’empereur Anastase, supposé à tort fils de Boèce, xi.

I

Idées, sont tout à la fois innées et acquises, li ; — leur origine, d’après Platon, 393.

Idées-types, existent naturellement dans l’entendement, 311.

Ignorance (l’), cause de terreurs superstitieuses, 245.

Instinct de conservation. Sa puissance chez tous les êtres, 181.

Intelligence (l’), seconde hypostase de Dieu selon Plotin, xlviii ; — attribut exclusif de la divinité, 313.

Ixion, son supplice un moment interrompu, grâce à Orphée, 197,

J

Jamblique, cité 342, 383.

Jean, pape sous Théodoric, mission étrange qu’il consent à remplir, xv.

Jean de Meung, traducteur de Boèce, lxv.

Jérome (St), comment il distinguait les écrivains païens des écrivains chrétiens, — réfute Hermogène, xxxi.

Johannès Sarisberiensis, cité, iv.

Jouffroy, éditeur de Reid, lviii.

Jourdain (Charles), auteur d’un mémoire sur le christianisine de Boèce, lxviii.

Justin, empereur d’Orient, persécute les ariens, xv ; — veut chasser les Goths de l’Italie, xl.

Juvénal, cité, 351, 353, 356, 381.

L

Labérius, cité, 357.

Lactance, cité, 341.

Leclerc, son opinion relativement à l’auteur d’un commentaire attribué à saint Thomas d’Aquin, lxv.

Liberté (la), comment elle se perd, 49 ; — consiste dans l’obéissance aux lois de Dieu, 37.

Libre arbitre, causes qui semblent le limiter ou le détruire, lix ; est-il compatible avec la prescience de Dieu ? Raisons pour et contre, 283 sq.

Longinien, correspondant de saint Augustin, xx.

Lucain, cité, 257.

Lucrèce, a écrit en bon style sur des sujets philosophiques, lxii.

Luxe (le) n’ajoute rien à la valeur personnelle de l’homme, 83.

M

Macrobe, cité, 390.

Magie, signification de ce mot d’après les écrivains ecclésiastiques, xxxv ; — crime imputé à Boèce, 29 ; — n’a pas d’action snr l’âme humaine, 229.

Mal (le), n’existe pas, pourquoi ? 191.

Marianus Capella, succès de son livre : les Noces de Mercure et de la Philologie, lx.

Martianus Rota, commentateur de Boèce, lxv.

Matière (la), partie intégrante de Dieu, selon Boèce et les Alexandrins, xlviii ; sa réalité niée par plusieurs écoles philosophiques, 393.

Maxime de Madaure, correspondant de saint Augustin, xx.

Méchants (les), causes de leur animosité contre les philosophes, 47, — leur prospérité est un scandale, 27 ; — leur audace, 33 ; — préférés aux gens de bien par la Fortune, 93 ; — preuves de leur impuissance, 241 ; — n’existent pas dans le sens absolu, 217 ; — assimilés aux animaux dont ils ont les penchants, 225 ; — leur malheur aggravé par l’impunité, 233 ; — expient leurs crimes dans une autre vie, 235 ; — ramenés au bien par d’autres méchants, 264 ; — injustement punis s’ils ne sont pas libres de mal faire, 293.

Modération (la) assure le repos et la tranquillité du sage, 77.

Monde (le), gouverné selon des règles immuables, 33 ; — existait de toute éternité dans la pensée de Dieu, 161 ; — obéit spontanément à la direction que Dieu lui donne, 191 ; — n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin, 317.

Mort (la) est sourde à la voix de ceux qui l’appellent, 5 ; — terme fatal de tout bonheur sur la terre, 75.

Murmellius, commentateur de Boèce, lxv.

Muses (les) de la poésie impuissantes contre les douleurs de l’âme, 7 ; celles de la philosophie peuvent seules consoler les mnalheureux, ibid.

Musset (Alfred de), cité, 354.

N

Nations (les), diversité de leurs jugements, 99.

Nature (la) se contente de peu, 81 ; — ses premiers ouvrages sont toujours parfaits, 465 ; — veille à la conservation de tous les êtres, 179.

Naturel (le) éclate toujours à la première occasion favorable, 423,

Nécessité (la), résulte-t-elle forcément de la prescience divine ? 289 sq.

Néron, sa puissance et ses crimes, 95 ; — ses faveurs étaient des outrages, 137 : — oblige Sénèque à se donner la mort, 139 ; — insulte au cadavre de sa mère, 352 ; — ce fait révoqué en doute par Tacite, ibid.

Noblesse (la), en quoi elle consiste, 143.

Notker, moine de Saint-Gall, traducteur de Boèce, lxv.

O

Obbarius, éditeur de Boèce, iv ; — cité, xxi, xxiii, xxiv, xxxvi, lxi, 336.

Opilion, accusateur de Boèce, 23.

Origène, cité, xxxii ; — condamné par l’Église pour son opinion sur l’origine des âmes, xxxiii.

Orphée descend aux enfers pour réclamer Eurydice, 195.

Othon III réédifie le tombeau de Boèce, xxv.

Ovide, cité, 353, 392, 394, 397.

Ozanam, cité, ii, xvi, lxiii.

P

Paganisme des philosophes, que faut-il entendre par ce mot ? iii.

Païens, encore nombreux en Occident, aux cinquième et sixième siècles, xvi.

Pan (culte de), symbolisait aux yeux de l’Église le panthéisme de l’école d’Alexandrie, xvi.

Panthéisme (le) se trouve au fond du système philosophique de Boèce, xlviii ; — impuissant à fonder une morale, li.

Papinien, tué par ordre d’Antonin, 139.

Parménide, cité, 193, 369.

Pascal (Blaise), critique de sa définition du monde, lviii.

Passions (les). Limites de leur action sur l’homme, 43 ; — transforment les hommes en brutes, 229.

Paternité (la), source de soucis et de chagrins, 145.

Patricius, noble phrygien, supposé à tort fils de Boèce, xi.

Paul Diacre, cité, xxi.

Paul Émile, s’apitoie sur le sort de Persée, 61.

Paulin, personnage consulaire, protégé par Boèce, xxiii.

Perse, cité, 338, 360.

Persée, objet de compassion pour Paul Émile, 61.

Pétrone, cité, lx.

Philosophes (les), accusés de paganisme par les écrivains ecclésiastiques, xxx ; — haïs des méchants, pourquoi ? 17 ; — suspects de magie, 29.

Philosophie (la). — Son portrait symbolique, 5 ; — description de ses vêtements, 7.

Pi, Π, monogramme brodé sur la robe de la Philosophie, 7.

Pierreries, le méritent pas l’admiration de l’homme, 81.

Platon, maître de Boèce, xlvi ; amplifié et défiguré par l’école d’Alexandrie, ibid. ; — s’arrête à temps dans ses recherches sur la nature de Dieu, xlv, — contradictions apparentes de sa théodicée, xliv : cité, 21, 159, 185, 193, 219, 319, 334, 337, 338, 343, 354, 358, 360, 361, 363, 364, 365, 367, 369, 373, 375, 377, 378, 386, 391, 394, 395, 396.

Platonoponis, colonie de philosophes projetée par l’empereur Gordien, 338.

Plotin, cité, xlvii.

Plutarque, cité, 359.

Pluton, rend Eurydice à Orphée, 199.

Polyphème, aveuglé par Ulysse, 273.

Pomponat (P.), son opinion sur divers traités du libre arbitre, liv.

Porphyre, cité, 338.

Préexistence, l’oubli de la vie antérieure, cause de pusillanimité, 11.

Préfet de l’Annone, en quoi consistaient ses attributions, 357.

Prescience divine (la) n’est pas incompatible avec le libre arbitre de l’homme, 287 sq. ; — n’est pas la cause déterminante des événements, 301.

Préture, amoindrissement de cette magistrature, 135 ; — causes qui la rendaient onéreuse aux sénateurs, 356.

Prière (la), seul moyen de communication entre l’homme et Dieu, 293.

Proclus, cité, l, lvii, 343, 353, 381, 390.

Procope, cité, v, ix, xxxvii, xliii.

Providence (la), différente du Destin, et en quoi, 249 sq.

Prudence, réfute Symmiaque l’épistolaire, xx, 337.

Ptolémée, cité, 97.

Puissance (la) ne consiste pas dans la force brutale, 139 ; — n’est assurée que par la modération, 141.

Purgatoire (dogme du}, antérieur à l’établissement du christianisme, 378.

Pythagore, auteur du précepte : Prends Dieu pour guide, 29,

R

Raban-Maur étudie et commente les écrits apocryphes de Boèce, xxiv.

Racine, cité, 357.

Raison (la) combattue et niée par les anciens écrivains ecclésiastiques, xxiv ; attribut exclusif de l’homme, 311.

Raynouard, éditeur de la plus ancienne traduction de Boèce, lxvi.

Réalisme et Nominalisme ; le point de départ de cette grande querelle métaphysique est dans un écrit de Boèce, i.

Régulus, esclave de ceux qu’il avait vaincus, 91.

Reid a traité sous toutes ses faces le problème du libre arbitre, lix.

Réminiscence. (doctrine de la). l’homme n’apprend pas ; il se souvient de ce qu’il a su dans une vie antérieure, 185 ; — réfutation de ce dogme philosophique par M. V. Cousin, 344 ; — doctrine enseignée dans les mystères orphiques, 345.

Rémy (St), commentateur des écrits apocryphes de Boèce, xxiv.

Richesse (la), combien vaine et précaire, 79 ; — ne vaut ni un désir ni un regret, 83 ; — nuit souvent à ceux qui la possédent, 85 ; — son impuissance à donner le bonheur, 129 ; — accordée aux méchants pour qu’ils ne deviennent pas pires, 264.

Rizo-Rangabé, cité, 385.

Rois (les), leurs catastrophes, matière à tragédies, 61.

Rome inconnue aux peuples du Caucase, 99.

Roscelin, disciple de Boèce, i.

Rousseau (J. B.), cité, 353.

Rusticiana : fille de Symmaque et femme de Boèce, ix ; — éloge de ses vertus, 63, 69 ; — renverse les statues de Théodoric, xlii ; — Totila refuse sa mort aux Goths, ibid.

S

Sainte-Marthe (F. D. de), auteur de la Vie de Cassiodore, xxiv.

Scaliger (Joseph), cité, 355.

Scaliger (Jules-César), son opinion sur Boèce, lxiv.

Sénat (le) inculpé de conspiration, et défendu par Boèce, 25 ; — son ingratitude, 27.

Sénèque (le philosophe), condamné à mort, 145 ; — offre ses biens à Néron, 139 ; — cité, 243, 351, 358, 361.

Sénèque (le tragique), cité, 344, 380, 387.

Sensation (la), son rôle dans la production des idées, 307.

Séverin (St), confondu par quelques biographes avee Boèce, xxv.

Simon (Jules), cité, xxix-xlix.

Sitzmann (Th.), commentateur de Boèce, lxv ; — cité, 355.

Socrate, condamné à mort, 15 ; — a interdit le mensonge, 25.

Soleil, étymologie de ce mot, 390.

Soranus, condamné à mort, 15.

Souverain bien (le), but commun que se proposent les hommes, 117, 173 ; — points de vue différents sous lesquels on le considère, 149 ; — l’idée que s’en font les hommes n’est qu’une réminiscence d’un état antérieur, 127 ; — réside seulement dans le ciel, 151 ; — son identité avec la substance même de Dieu, 467 ; — est le gouvernail dont Dieu se sert pour diriger le monde, 489.

Strabon, cité, 389.

Suétone, cité, 352.

Sylvestre II, auteur d’une épitaphe de Boèce, xxv.

Symmaque, beau-père de Boèce, 29 ; — examen des raisons alléguées à l’appui de son christianisme, xx ; — son éloge, 69 ; — sa mort, xli.

Symmaque junior, fils de Boèce, consul la même année que son frère, 65 ; — éloge de ses qualités précoces, 71.

Symmaque l’épistolaire, demande le rétablissement de l’autel de la Victoire, xx.

T

Tacite, cité, 352.

Tantale, son supplice interrompu, grâce à Orphée, 197.

Temps (le), en quoi il diffère de l’éternité, 101, 319 ; — examen des idées de Boèce à ce sujet. lv, sq.

Terre (la), exiguïté de l’espace qu’elle occupe dans le monde, 97.

Tertullien, son mépris pour la philosophie, xxix, xxx ; — son opinion au sujet des dieux du paganisme, xxxv.

Théodat, caractère odieux de ce prince, xxxix.

Théodoric distingue de bonne heure le mérite de Boèce, vi ; — travaux et mission dont il le charge, vii, viii ; — rapporte, sur ses observations, un édit tyrannique, 23 ; — son animosité contre le sénat, 27 ; — proscrit le culte des faux dieux, xv. — son irritation contre l’empereur Justin, ibid. ; — ses menaces contre les catholiques, ibid. ; — nomme un pape de sa propre autorité, xix ; — hésite à faire périr Boèce, xli ; — sa mort, xliii.

Théta, Θ, monogramme brodé sur la robe de la Philosophie, 7.

Thomas d’Aquin (St), n’est pas l’auteur du commentaire qu’on lui attribue sur le traité de la Consolation, lxv.

Tirésias, réponse ridicule qu’il fait à Ulysse, 293. — explication qu’en donnent plusieurs auteurs, 391.

Titye, son supplice suspendu, grâce à Orphée, 197.

Torrentius, cité, 391.

Totila, refuse aux Goths le supplice de Rusticiana, xlii.

Tournefort, cité, 389.

Triguilla, adversaire de Boèce, 24 ; — amant d’Amalasonthe, selon Grégoire de Tours, 339.

Trithème, cité, xviii.

Turnère, cité, 391.

Tyrans, leur impuissance contre la fermeté du sage, 19, 94 ; — leurs terreurs représentees symboliquement, 137 ; — sont les esclaves de leurs passions, 221.

U

Ulysse sauvé par Mercure des embûches de Circé, 227 ; — venge sur Polyphème la mort de ses compagnons, 273 ; — interroge Tirésias, 293.

Unité (l’), principal attribut de Dieu, selon les Alexandrins, xlvii ; — condition d’existence pour tous les êtres, 177 ; — son identité avec le souverain bien, 183.

Univers (l’), Voyez Monde.

V

Vallinus, commentateur de Boèce, lxv ; cité, 341, 378.

Vanini, emprunte à Boèce sa théorie du libre arbitre, lix.

Varron, cité, 336.

Vauvenargues, son opinion sur le traitement à infliger aux hommes vicieux, 380.

Végétaux (les), croissent et prospèrent dans les lieux appropriés à leur organisation, 179.

Vérité (la), conditions auxquelles elle se manifeste à l’homme, 47 ; — est toujours accessible à l’esprit humain, 97.

Vertu (la), ne tire pas son éclat des dignités, 89 ; — trouve à s’exercer au milieu même des supplices, 91 ; — obtient toujours sa récompense, 221 ; — transforme en dieux ceux qui la pratiquent, 223 ; — est la santé de l’âme, 257.

Vice (le), est toujours puni, 22 est une infirmité de l’âme, 239, 257.

Vicigrinus, rhéteur païen ; sensation produite par sa conversion, xxi.

Villemain, cité, xx.

Virgile, honoré comme un saint au moyen âge, iii ; — cité, xxxviii, 348, 371, 375, 380, 389, 391.

Vivaria, monastère fondé par Cassiodore, xvii.

Volupté (la) est le souverain bien, selon Épicure, 419 ; — fait payer cher les jouissances qu’elle procure, 145 ; est plus complète chez les animaux que chez l’homme, 358 ; — comparée à l’abeille, 447.

X

Xénophanis, définition qu’il donne de Dieu, 369 ; — introduit dans Ja philosophie grecque l’axiome : Rien ne se fait de rien, 388.

Y

Yéméniz, cité, 385.

Z

Zénon d’Élée, inventeur présumé de la dialectique, lx.

Zénon le stoïcien ; ses disciples désavoués par la Philosophie, 45 ; — réfutation de sa doctrine relativement au rôle de la sensation. 307.

FIN

TABLE DES MATIÈRES.

Introduction

i

Liste des traductions françaises de la Consolation Philosophique

lxix

Liste alphabétique des ouvrages cités dans l’Introduction et dans les Notes

lxxiii

La Consolation Philosophique

1

Livre I

1

Livre II

49

Livre III

111

Livre IV

201

Livre V

275

Index alphabétique

401

PARIS. — IMPRIMERIE DE CH. LAHURE ET Cie

Rues de Fleurus, 9, de l’Ouest, 21

↑ Commentaire sur l’Introduction aux Catégories d’Aristote, par Porphyre.

↑ Les Francs, les Irlandais, les Anglo-Saxons, les fils des pirates et des brûleurs de villes pâlirent sur cette question : « Si les genres et les espèces existent par eux-mêmes ou seulement dans l’intelligence ? » Cette question portait comme en germe toute la querelle des Réalistes et des Nominaux, toute la scolastique du moyen âge, et, pour mieux dire, la philosophie de tous les temps. » (Ozanam, la Civilisation au cinquième siècle.)

↑ Introduction au Sic et Non d’Abélard.

↑ Nous aurons plus d’une fois occasion, dans le cours de cette Étude d’employer ces mots paganisme ou polythéisme pour désigner la religion qui a précédé, dans le monde grec et romain, l’établissement du christianisme. Toutefois, nous ferons remarquer, dès à présent, qu’appliquées à la théodicée des philosophes dignes de ce nom, ces expressions ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Les philosophes de l’antiquité ont généralement admis l’unité de Dieu, et ceux de l’école d’Alexandrie, en particulier, ont poussé jusqu’à l’excès l’idée qu’ils se faisaient de ce premier attribut, ou même, pour parler comme eux, de cet unique attribut de la divinité. Ils n’étaient donc pas polythéistes dans la véritable acception du mot ; seulement, par respect pour l’usage, et sans que, pour eux, une telle concession pût tirer à conséquence, ils donnaient le nom de Dieux, soit aux ministres subalternes du Dieu suprême, soit aux forces physiques de la nature. Le polythéisme n’était donc à leurs yeux que la forme symbolique de certaines idées accessoires qui se conciliaient parfaitement avec le dogme fondamental de l’unité de Dieu.

↑ Cf. Joh. Sarisberiensis, Polycrat. ; Bruno, Comm. in Consol. philos. (coll. Ang. Maï) ; Glareanus, Præf. ad édit. Basil., 1570 ; Hug. Grotins, Præf. ad hist. Gothor., Vandal. et Longob. ; Brucker, Hist. crit. philos.

↑ Iéna, 1843, in-8.

↑ Βοέτιος, selon Procope. Quelques éditeurs ajoutent à ses prénoms celui de Torguatus, mais sans autorité, et probablement par attraction, à cause de Manlius.

↑ « Est-il question d’un membre de cette famille, tenez pour certain qu’il est né d’un consul. » (Sur le consulat de Probinus et d’Olybrius.)

↑ Ennod., de Vita suu.

↑ Sur la foi de l’auteur inconnu d’un traité intitulé : de Doctrina scolarium, qu’on a longtemps attribué à Boèce, quelques biographes modernes ont écrit que notre auteur avait étudié la philosophie à Athènes, où il aurait vécu dix-huit ans dans l’intimité de Proclus. Cette assertion est toute gratuite ; il suffirait, pour s’en convaincre, d’un simple rapprochement de dates, alors même qu’elle ne serait pas formellement contredite par Cassiodore. Cet auteur, en effet, dans une lettre souvent citée, félicite Boèce d’avoir fréquenté les écoles athéniennes, sans s’être éloigné de son pays, et d’avoir ainsi rendu romaine la philosophie de la Grèce : Sic enim Atheniensium scholas longe positus introdisti ; sic palliatorum choris miscuisti togam, ut Græcorum dogmata doctrinam fereris esse Romanam. » Lib. I, ep. 45.

↑ «…Hoc te, multa eruditione saginatum, ita nosse didicimus, ut artes, quas exercent vulgariter nescientes, in ipso disciplinarum fonte potaveris… Translationibus tuis Pythagoras musicus, Ptolemœus astronomes leguntur Italis ; Nicomachus arithmeticus, geometricus Euclides audiuntur Ausoniis ; Plato theologus, Aristoteles logicus Quirinali voce disceptant. Mechanicum etiam Archimedem Latialem Siculis reddidisti, et quascumque disciplinas vel artes fecunda Græcia per singulos viros edidit, te uno auctore, patrio sermone Roma suscepit. » (Cassiod., lib. I, ep. 43.)

↑ « Quum Rex Francorum, convivii nostri fama pellectus, a nobis cytharœdum magnis precibus expetisset, sola ratione complendum esse promisimus, quod te eruditionis musicæ peritum esse noveramus. Adjacet enim vobis doctum eligere, qui disciplinam ipsam in arduo collocatam, potuistis attingere… Cytharœdum, quem a nobis diximus postulatum, sapientia vestra eligat, præsenti tempore meliorem ; facturus aliquid Orphei, quum dulci sono gentilium fera corda domuerit. » (In., lib. II, ep. 40.)

↑ Consol. phil., pages 65 et 69.

↑ Voy. la note 1 de la page xliii.

↑ Les biographes sont unanimes à affirmer que Boèce avait eu une première femme nommée Elpis, et de cette femme, deux fils nommés Hypatius et Patricius. Cette allégation se fonde, d’abord, sur une mauvaise interprétation du mot socerorum, par lequel Boèce (Consol., p. 64) désigne les parents de sa femme, et, en second lieu, sur une erreur chronologique. Nous croyons avoir établi, dans une remarque qu’on trouvera à la page 348 de ce volume, la véritable signification du mot socerorum. En ce qui touche l’erreur chronologique, la question n’est pas aussi simple et demande un peu plus d’explication.

Boèce rapporte (Consol., p. 65) qu’à une époque de sa vie qu’il ne précise pas, il avait prononcé le panégyrique du roi au milieu du sénat, que présidaient ses deux fils, assis sur leurs chaises curules. On avait supposé gratuitement que cette solennité avait eu lieu en 500, date de la première entrée de Théodoric à Rome ; de là cette conséquence que Boèce avait eu deux fils nommés Hypatius et Patricius ; tels sont, en effet, les noms des deux consuls de l’an 500, d’après la chronique de Cassiodore, Mais ces personnages ne pouvaient être les fils de Rusticiana, puisque, à l’époque où Boèce écrivit son traité de la Consolation, c’est-à-dire en 524, il loue ces derniers (p. 71) de donner, dans un âge encore tendre, l’exemple des plus rares vertus. Rusticiana n’était donc que la seconde femme de Boèce. Restait à trouver le nom de la première.

La question en était là, lorsqu’en creusant les fondations du collège des Jésuites, à Palerme, on trouva une pierre tumulaire sur laquelle était gravée, en vers élégiaques, l’épitaphe d’une femme nommée Elpis (V. Burmann, Antholog. lat., et Ferretius, Musæ lapidariœ carmina). Or, on savait que, du temps de Théodoric, une matrone romaine de ce nom s’était fait connaître par quelques essais poétiques assez heureux ; il n’en fallut pas davantage pour que l’on conclut à l’identité des deux homonymes, et l’on ne s’en tint pas là. Elpis, sur sa propre épitaphe, vantait avec enthousiasme les vertus de son mari. Qui était ce mari ? Un poëte apparemment, puisque la femme était poëte elle-même. La conséquence n’était pas rigoureuse ; elle fut admise pourtant sans difficulté, et de plus, comme les poëtes étaient assez rares du temps de Théodoric, le nom de Boèce fut prononcé tout d’une voix. Aucune de ces suppositions ne résiste à un examen quelque peu attentif.

1° Boèce, né entre 470 et 475, ne pouvait avoir en 500 des fils en âge d’être consuls. Ceux qui le font naître plus tôt, malgré le témoignage d’Ennodius, le confondent avec son père Flavius Manlius Boetius, qui fut consul en 487.

2° Les consuls de l’an 500 ne sont pas des personnages inconnus dont on puisse arbitrairement établir la filiation. L’un, Hypatius, était le propre neveu de l’empereur Anastase ; l’autre, Patricius, était originaire de Phrygie, et avait occupé des emplois considérables à la cour de Constantinople.

3° Rien n’indique que Boèce ait prononcé le panégyrique du roi lors de la première entrée de ce prince à Rome. Il résulte au contraire du passage même où il rappelle cette circonstance, que l’impression qu’il en avait conservée était encore toute récente à l’époque où il écrivait le traité de la Consolation philosophique.

4° D’après la chronique de Cassiodore, les consuls de l’an 522 se nommaient Symmaque et Boèce. Or, en 524, Boèce donne à ses fils adolescents le titre de personnages consulaires (Consol., p. 71). Il est donc difficile de ne pas reconnaître ces deux jeunes gens dans les consuls de l’année 522.

Il faut conclure de cette remarque que si les fils de Boèce ont exercé le consulat en 522 et non en 500, il est inutile de supposer à notre auteur des enfants d’un premier lit, et dès lors l’hypothèse, si mal justifiée d’ailleurs, de son mariage avec Elpis, demeure sans objet.

Cette discussion paraîtra, nous le craignons, d’un médiocre intérêt au lecteur. Elle était pourtant nécessaire. D’après la tradition, Elpis était chrétienne, et chrétienne fervente ; on lui attribue même deux hymnes : Aurea lux… et Felix per omnes…, qui se chantent encore aujourd’hui dans quelques diocèses. Si elle avait été la femme de Boèce, il en résulterait une forte présomption en faveur du christianisme de notre auteur. C’est là, en effet, un des arguments le plus souvent produits par les partisans d’une opinion qui n’est pas la nôtre. Il nous importait d’y répondre.

↑ Consol., p. 23.

↑ Théodoric l’avait solennellement envoyé auprès de l’empereur Justin pour sommer ce prince de restituer aux ariens les églises qui leur avaient été enlevées à la sollicitation des orthodoxes. Il faut avouer que pour un pape la commission était étrange. (V. Baronius, Annales ecclesiast.)

↑ De Lupercaliam intermissione. Cf. Fabricius, Bibl. med. et inf. latinit. ; Baronius, Annal. ecclesiast., et l’Hist. ecclésiast. del’abbé Fleury.

↑ « Si quis pagano ritu sacrificare fuerit deprehensus… sub justa œstimatione capite puniatur. » (Cassiod., edict. 108.)

↑ « Au milieu du sixième siècle, quand Rome avait passé cinquante ans au pouvoir des Goths, les idolâtres y étaient encore si hardis qu’ils essayèrent d’ouvrir le temple de Janus et de restaurer le Palladium. Au commencement du septième siècle, saint Grégoire le Grand appelait la sollicitude des évêques de Terracine, de Corse et de Sardaigne sur les païens de leurs diocèses. » (Ozanam, la Civilisation au cinquième siècle.) — Voy. à ce sujet l’Histoire de la Destruction du paganisme en Occident, par Beugnot.

↑ Le culte du dieu Pan symbolisait, aux yeux de l’Église, le panthéisme philosophique de l’école d’Alexandrie.

↑ « Il semble que, fidèles à l’esprit de l’ancienne législation romaine, les empereurs considéraient le culte et la religion plutôt comme un fait politique, un ressort de gouvernement, une base de la société civile, que comme un objet de dogme et de foi. On s’explique ainsi comment ils toléraient une liberté d’opinions assez grande, et même de très-vives agressions contre une croyance qui était la leur ; en un mot, les successeurs de Constantin paraissent tenir infiniment à ce que la religion chrétienne soit la religion de l’État, à ce que le culte proscrit ne soit pas exercé publiquement ; mais il leur importe assez peu que les littérateurs pensent ou écrivent dans un sens ou dans un autre. » (J· J. Ampère, Hist. litt. de la France.)

↑ Nous n’avons rien à dire des fréquentes visites que Boèce aurait faites à saint Benoit, au monastère du mont Cassin. Cette fable, répétée par quelques biographes, fait plus d’honneur à l’imagination qu’à la véracité de Trithème, son inventeur. (Voy. son Catal. des écriv. ecclésiast.)

↑ « Pour ne pas demeurer en reste d’adulation avec ses devanciers du troisième siècle, Ennodius adresse à Théodoric des louanges tout aussi exagérées que les louanges prodiguées à Constantin, à Constance ou à Gratien. Il fait conquérir à son héros la terre entière : « Le froid de la Scythie ne t’est point inconnu ni l’étouffante ardeur de Méroé ; en subjuguant l’univers, tu as appris à connaître ce que nous connaissions à peine par ouï-dire. » Passe encore pour la Scythie, mais faire remonter à Théodoric le Nil jusqu’à Méroé, il faut avouer que l’hyperbole géographique est un peu forte. 72 (J. J. Ampère, Hist. litt. de la France.)

↑ Voy. Lett. de Cassiod., déjà citées ; et dans le recueil d’Ennodius, la lettre 13 du livre VII, et la lettre 1re du livre VIII.

↑ Saint August., Corresp., passim.

↑ Horace, Sat., II, iii.

↑ Cf. Villemain, Tabl. de l’éloq. chrét. au quatrième siècle.

↑ Confessions, liv. IV, chap. ii.

↑ De gestis Romanorum.

Nous ne pouvons considérer comme un témoignage quasi contemporain en faveur du christianisme de Symmaque un passage singulier d’un des dialogues publiés sous le nom de saint Grégoire le Grand (et non de Grégoire de Tours, comme l’a cru Obbarius), parce que l’authenticité de ces dialogues est problématique, et que, vraisemblablement, ils ont été composés bien longtemps après la mort du saint pontite. Il est dit dans ce passage que des voyageurs ayant abordé à l’île de Lipari pour réparer quelques avaries, un pieux solitaire leur apprit, entre autres choses, que Théodoric était mort, attendu que la veille, à la neuvième heure, il avait vu ce prince dépouillé de ses vêtements et de sa chaussure, les mains liées derrière le dos, entre le pape Jean et le patrice Symmaque, qui l’entraînaient, pour l’y précipiter, vers un gouffre que l’auteur appelle la chaudière de Vulcain. Les voyageurs, à leur arrivée en Italie, apprirent qu’en effet Théodoric avait rendu l’âme à l’heure exacte qui leur avait été marquée par le solitaire.

« Quos vir Domini quum vidisset, eis inter alia colloquens dixit : « Scitis quia rex Theodoricus mortuus est ? » Cui illi protinus responderunt : « Absit ; nos cum viventem dimisimus, et nihil tale ad nos de eo nunc usque perlatum est. » Quibus Dei famulus addidit, dicens : « Etiam mortuus est ; nam hesterno die, hora nona, inter Johannem et Symmachun patricium discinctus atque discalceatus, et vinctis manibus deductus, in hanc vicinam Vulcani ollam jactatus est. » Quod illi audientes, sollicite conscripserunt diem, atque in Italiam reversi, eo die Theodoricum regem invenerunt fuisse mortuum, quo de ejus exitu atque supplicia famulo fuerat ostensum. (Divi Gegorii Dialog., lib. IV, c. xxx.)

↑

1° De Trinitate ;

2° De natura et persona Christi, contra Eutychen ;

3° Brevis christianæ fidei complexio ;

4° Utrum Pater et Filius ac Spiritus Sanctus de divinitate substantialiter prædicentur.

↑ « … Isagogen transtulit patricius Boetius, commentaque ejus gemina derelinquens. Categorias idem transtulit patricius Boetius, cujus commenta tribus libris ipse quoque formavit. Peri Ermneias supra memoratus patricius Boetius transtulit in latinum, cujus commenta ipse duplicia minutissima disputatione tractavit… Supra memoratus patricius Boetius de Syllogismis hypotheticis lucidissime pertractavit, etc.,.. » (Cassion., Dialect., in fine. — Voy. pour plus amples détails sur la Bibliothèque de Vivaria, la Vie de Cassiod., par F. D. de Sainte-Marthe.

↑ On a inséré dans les œuvres de Bèede le Venérable un commentaire sur le traité ; Utrum pater et filius, etc., attribué à Boèce ; mais il est prouvé depuis longtemps que ce commentaire lui-même est supposé. (Cf. Fabricius, Bibl, med. et inf. latinit.)

↑

Roma potens dum jura suo declarat in orbe ;

Tu pater et patrie lumen, Severine Boethi,

Consulis officio rerum disponis habenas,

Infundis lumen studiis, et cedere nescis

Græcorum ingeniis. Sed mens divina coercet

Imperium mundi : gladio bacchante Gothorum

Libertas romana perit ; tu, consul et exsul,

Insignes titulos preclara morte relinquis

Nune decus Imperii, summas qui prægravat artes,

Tertius Otho sua dignum te judicat aula,

Æternumque tui statuit monumenta laboris,

Et bene promeritum meritis exornat honestis.

(Ap. P Bertium, Præf. ed Cons. Phil.)

↑ Cette lutte si longue, si déplorable, et quelquefois si sanglante, de l’autorité et de la raison, a été racontée par M. Victor Cousin ; nous ne résistons pas au plaisir de détacher quelques lignes de son éloquent récit :

« Puisque la religion et la philosophie representent dans l’histoire deux moments distincts et successifs de la même pensée, il semble qu’elles pourraient se distinguer l’une de l’autre, et se succéder l’une à l’autre dans l’histoire aussi paisiblement que dans la pensée. Par exemple, il semble que la religion, comme une bonne mère, devrait consentir de bonne grâce à l’émancipation de la philosophie, quand celle-ci a atteint l’âge de la majorite ; et que, de son côté, la philosophie, en fille reconnaissante, tout en revendiquant ses droits, et er en faisant usage, devrait être, pour ainsi dire, en recherche de vénération et de déférence envers la religion, Il n’en va point ainsi. L’histoire atteste que tout ce qui est distinct dans la pensée se manifeste, sur ce théatre du temps et du mouvement, par une opposition qui elle-même éclate par des déchirements. Ce n’est pas moi qui fais cette loi ; je la recueille de toutes les expériences de l’histoire, En effet, partout vous voyez la religion essayer de prolonger l’enfance de la philosophie et de la retenit en tutelle ; et partout aussi vous voyez la philosophie se mettre en révolte contre la religion, et déchirer le sein qui l’a nourrie, Dans l’âme du vrai philosophe, la religion et la philosophie s’unissent sans se confondre et se distinguent sans s’exclure, comme les deux moments de la même pensée. Mais dans l’histoire tout est combat, tout est guerre : rien ne naît, rien ne commence à paraître qu’au milieu des orages, du sang et des larmes. Toujours la religion enfante la philosophie, mais elle ne l’enfante que dans la douleur ; toujours la philosophie succède à la religion, mais elle lui succède dans une crise plus ou moins longue, plus ou moins violente, de laquelle les lois éternelles du développement de la pensee ont voulu que la philosophie sortît constamment victorieuse, » (Histoire de la philosophie au dix-huitieme siècle.)

↑ « Jamais jusque-la aucune religion n’avait aspiré au même point à la domination des esprits ; jamais la liberté de penser n’avait ete si sérieusement menacée. » (J. Simon, Hist. de l’école d’Alexandrie.)

↑ « Quid enim Thales, ille princeps physicorum, sciscitanti Crœso de divinitate certum renuntiavit… ? Deum quilibet opifex christianus et invenit et ostendit, et exinde totum quod in Deo queritur, licet Plato affirmet factitatorem universitatis, neque inveniri facilem, et inventum enarrari in omnes difficilem, » (Apologet., c. lxvi.)

↑ Prem. Ep. aux Corinth., ch. 1er, v. 29, sq.

↑ « Quid adeo simile philosophas et christianus, Græciæ disciples et cœli, famæ negotiator et vitæ, verborum et factorum operator, rerum ædificator et destructor, veritatis interpretator et integrator, furator ejus et custos antiquior omnibus, ni fallor ? » (Apologet., c. xlvi.)

↑ « Illam autem temeritatem, imo insaniam ejus quis digno possit explicare sermone, quod librum Xysti Pythagorici, hominis absque Christo, atque ethnici, immutato nomine, Sixti martyris et romanæ ecclesiæ episcopi prænotavit ; in quo, juxta dogmata Pythagoricorum, qui hominem exequant Deo, et de ejus dicunt esse substantia, multa de perfectione dicuntur, ut, qui volumen philosophi nesciunt, sub martyris nomine de aureo calice Babylonis bibunt ; denique in ipso volumine nulla Prophetarum, nulla Patriarcharum, nulla Apostolorum, nulla Christi fit mentio, ut episcopum et martyrem Christi sine fide fuisse contendat ? » (Hieronym., ad Ctesiph.)

↑ Passim et particuliérement dans la seconde moitié du IIIe livre.

↑ Consol., pp. 279, 319.

↑ Platon dit formellement que Dieu fit le monde de choses qui avaient une autre forme : εξ ουχ ουτως εχοντων. (Tim.)

↑ « A christianis enim conversus ad philosophos, de Ecclesia in Academiam et Porticum, inde sumpsit a stoicis materiam cum Deo ponere, que ipsa semper fuerit, neque nata aique facta, nec iniium habens omnino et finem, ex qua Dominus omnia postea fecerit. » (Tertull., de Præscrip. fidei, c. xii.)

↑ « Dissident vero a nobis (pagani) quod Deo dicunt materiam esse coeternam. » (Orig., Homel, 14.)

↑ « Quod si ita est, quis non videat quanta impietas et irreligiositas consequatur, ut quod calcaverit quisque, partem Dei calcet, et in omni animante occidendo pars Dei trucidetur ? Nolo omnia dicere que possunt occurrere cogitantibus ; dici autem sine verecundia non possunt, » (Aug., de Civit. Dei, lib, IV, c, xii.)

↑ Consol., p. 185.

↑ Consol., p. 29.

↑ « Renuant se immundos spiritus esse, quod ex pabulis eorum, sanguine et fumo, et putidis rogis pecorum, et impuratissimis linguis ipsorum vatum intelligi debuit ! Renuant ob malitiam prædamnatos se in eumdem judicii diem, cum omnibus cultoribus et operatoribus suis ! »

« Qu’ils osent nier qu’ils soient des esprits immondes ! Les mets dont ils se repaissent, la fumée, le sang des animaux, la puanteur des chairs brûlées sur leurs autels témoignent contre eux, aussi bien que l’impur langage des poëtes qui les chantent. Qu’ils nient qu’à cause de leurs maléfices ils soient déjà condamnés pour le jour du jugement, eux et tous leurs adorateurs et tous leurs ministres ! » (Tertull., Apolog., c. xxiii.)

↑ Ce passage si important du livre de la Consolation a éte généralement mal entendu par les commentateurs, et cela devait être ; ils croyaient Boèce chrétien ; mais nous sommes surpris que sur ce point la sagacité d’Obbarius se soit trouvée en défaut. Selon lui, l’accusation de sacrilège intentée à Boèce équivalait à une accusation de conspiration contre les institutions politiques de l’État. Mais, dans cette hypothése, comment expliquer le système de défense de Boèce ? Obbarius ne le dit pas. Et comment ne s’est-il pas apercu, d’ailleurs, que Boéce ne confond pas l’accusation de magie avec celle de conspiration contre l’État, mais les distingue, au contraire, puisque nous voyons qu’il s’en défend successivement ?

↑ Consol., p. 25.

↑ Σuμμαχος και Βοετιος,…

« Symmaque et Boèce, son gendre, étaient d'une illustre naissance ; ils étaient princes du Sénat et avaient été consuls. Tous les deux s’étaient exercés dans la philosophie et s’étaient plus que personne appliqués à pratiquer la justice ; en secourant de leur patrimoine nombre de malheurenx, romains et étrangers, ils avaient acquis beaucoup de gloire, et par là ils s’étaient attiré l’envie des mauvaises gens. Persuadé par les calomnies de ces misérables, qui accusaient ces deux grands hommes de machiner des choses nouvelles, Théodoric les fit mettre à mort et confisqua leurs biens, » (Guerres goth., liv. 1, c. 1.)

↑ In Prob. et Olybr. cons. v. 126 sq.

↑

« His ego nec metas rerum nec tempora pono

« Imperium sine fine dedi, » (Virg., Eneid., lib. 1, v, 282.)

↑ Consol., pp. 15 et 25.

↑ Consol., p. 21.

↑ Consol., p. 23.

↑ Consol., p. 95.

↑ Consol., p. 27.

↑ Consol., p. 27.

↑ Voy. la note 5 du liv. II, p. 350.

↑ M. le marquis du Roure (Hist. de Théod. le Gr.) émet à ce sujet une conjecture fort vraisemblable. Selon cet écrivain, Théodoric aurait eu connaissance du Traité de la Consolation, dont Boèce avait sans doute distribué quelques copies, puisque ce livre a pu arriver jusqu’à nous, et ce serait dans un accès de colère, justifié d’ailleurs par les violentes allusions dont il était l’objet, que ce prince aurait donné l’ordre d’exécuter l’arrêt du Sénat.

↑ « Er war durch Geburt, Verdienst, Glück wie ein grosser… Romer aus der Zeit des Augustus, und der Letzte. » (Haase, Kirchengeschichte.)

↑ Édité pour la première fois en 1636 par Henri Valois, à la suite de son Ammien Marcellin. Voici ses propres paroles : « Sed dum hæc aguntur, Symmachus, caput senati (sic) cujus Boetius filiam habuit uxorem, deducitur de Roma Ravennam. Metuens vero Rex ne dolore generi aliquid adversus regnum ejus tractaret, objecto crimine, jussit interfici. » Cet auteur donne en outre sur la mort de Boèce et le raffinement de cruauté qu’il attribue à Théodoric des détails révoltants et incompatibles avec ce que l’on connaît du caractère de ce grand prince. Cette chronique, du reste, est tellement inexacte, qu’il est difficile d’y accorder la moindre confiance.

↑ Voy. la note 2 de la page xxxvi.

↑ Consol., p. 23.

↑ Και Γοστοι μεν Ρουστικιανην… ΓΟΤΟ. ΠΟΛΕΜ. Β. γ’. Κ. κ’.

↑ Ετελευτησε δε τροπω…. ΓΟΤΟ. ΠΟΛΕΜ. Β. α’. Κ. α’.

↑ En voici la nomenclature aussi complète qu’il est possible. Ceux dont les titres sont précédés d’un astérisque ne sont pas parvenus jusqu’à nous.

traités originaux :

Sur la Division ;

Sur la Définition ;

Sur l’Arithmétique ;

Sur la Musique ;

Sur les Syllogismes hypothétiques ;

Sur les Syllogismes catégoriques ;

Sur les différents Topiques ;

Introduction aux Syllogismes catégoriques ;

La Consolation philosophique.

traductions :

- *Plusieurs Dialogues de Platon ;

- *Les Analytiques d’Aristote ;

- *Les Topiques, du même ;

- *Les Arguments sophistiques, du même ;

L’Introduction aux Catégories, du même, par Porphyre ;

- *La Mécanique d’Archiméde ;

La Géométrie d’Euclide (une partie seulement) ;

- *L’Astronomie de Ptolémée ;

- *L’Arithmétique de Nicomaque ;

- *Le Traité de Pythagore sur la Musique ;

commentaires :

Sur l’Introduction, de Porphyre ;

Sur le Livre de l’Interprétation, d’Aristote ;

Sur les Catégories, du même ;

Sur les Topiques, du même ;

Sur les Topiques de Cicéron.

↑ Consol., p. 249, sq.

↑ Consol., pp. 31, 41, 43 et passim.

↑ Consol., pp. 161-163.

↑ Pensées diverses, § cvi.

↑ Il est très-vrai que, dans le Timée, le δημιουργος produit l’âme du monde ; il est très-vrai que ce monde ainsi animé est appelé un Dieu, οθτος δε πασ οντοσ αει λογισμοσ θεοθ περι ποτε εσοκεον θεον ; mais cette âme n’est pas l’âme de Dieu, parce que, dans le système de Platon, le monde est en dehors de Dieu ; parce que, dans cette âme du monde, Dieu place une intelligence ; parce qu’enfin cette qualification de Dieu que Platon donne au monde, il la donne également aux idées, aux astres, aux dieux de la mythologie, et quelquefois même à l’homme. » (J. Simon, Histoire de l’école d’Alexandrie.)

↑ Consol., pp. 303-305.

↑ Consol., p. 303. — Proclus énumère nos facultés dans le même ordre, les désigne par les termes équivalents de αἴσθησις, φαντεσία, λόγος, νόησις, et leur assigne le même rôle dans la genération des idées.

↑ Consol., pp. 295 et 307.

↑ Consol., P. 183.

↑ Consol., p. 169.

↑ Voy. la note 33 du livre I, p. 343.

↑ Consol., p. 235.

↑ Consol., p. 283, sq.

↑ Pierre Pomponat, qui professa la philosophie avec tant d’éclat à Padoue et à Bologne au commencement du seizième siècle, après avoir composé sur le libre arbitre et la prescience divine un long traité dans lequel il discute les opinions de tous les philosophes et de tous les théologiens à cet égard, convenait que ce problème n’avait pas encore reçu de solution satisfaisante. Qui pourrait dire qu’il est aujourd’hui résolu ?

« In materia de Fato et Libero Arbitrio numerate sunt sex opiniones, et nulla harum est sine ratione et sine difficultatibus et angustiis. St namque quis attente consideraverit, et sola ratione moveatur, nulla est quæ ex toto satisfaciat. » (De Fato, Lib. Arbitr. et Prov. Dei, Epilog.)

↑ Voy. la note 18 du livre V, p 394.

↑ Selon quelques commentateurs, Boèce aurait enprunte sa théorie au traité du Libre Arbitre de saint Augustin. C’est une erreur ; l’argumentation de saint Augustin ne ressemble en rien à celle de notre auteur.

↑ Consol., p. 295.

↑ Consol., p. 317, sq.

↑ Reid a examiné sous toutes ses faces le problème du Libre Arbitre, et a résolu aussi complètement que possible toutes les difficultés du sujet. Voy. le t. VI de ses Œuvres complètes, édition de Jouffroy.

↑ Cf. Barthélemy Hauréau, De la Philosophie scolastique au neuvième siècle.

↑ Amphitheatrum æternæ providentiæ.

↑ Zénon d’Élée, l’inventeur présumé de la dialectique, est aussi le premier, selon Diogène de Laèrte, qui ait employé la forme du dialogue pour l’exposition de ses idées philosophiques.

↑ Hor., Epist., lib. II, ii.

↑ Voy. Ozanam, Œuvres compl., t. II, le chap. intitulé : Comment la langue latine devint chrétienne.

↑ « Seculi barbarie ejus oratio soluta deterior invenitur : at quæ libuit ludere in poesi, divina same sunt ; nihil illis cultius, nihil gravius ; neque densitas sententiarum venerem, neque acumen abstulit candorem. Equidem censeo paucos cum illo comparari posse. » (Poetic., lib. VI, c. vi.)

↑ Études morales et historiques sur la littérature romaine.

↑ Citons seulement pour mémoire un commentaire qu’on a beaucoup trop vanté, et bien légèrement attribué à saint Thomas d’Aquin. Entre autres singularités, cette compilation informe nous apprend qu’Alcibiade était une femme fort belle, dont les charmes avaient tourné la tête aux disciples d’Aristote. Leclerc, dans sa Bibliothèque choisie (t. XVI), suppose, d’après quelques indices, que ce commentaire est l’ouvrage d’un moine anglais du quinzième siècle.

↑ Bien avant Jean de Meung, un auteur anonyme avait composé en langue vulgaire, non pas, comme on l’a dit, un poëme dont Boèce était le héros, mais une longue paraphrase rimée du traité de la Consolation. Cet ouvrage est, après le serment de Louis le Germanique (842), le plus ancien monument connu de notre langue nationale. L’abbé Lebœuf en a retrouvé deux cent cinquante-sept vers dans un manuscrit du dixième siècle, provenant de l’antique abbaye de Fleury, et appartenant aujourd’hui à la bibliothèque d’Orléans. Ce fragment précieux pour l’étude des origines de la langue française a été inséré integralement par Raynouard dans son recueil des Poésies originales des troubadours, Nous en extrayons le passage suivant, dans lequel l’auteur, à l’imitation de Boèce (Consol., liv. I, ch. ii), décrit le costume de la Philosophie :

El vestiment, en lor qui es repres,

Desoz avia escript un pei Π grezesc :

Zo signifiga la vita qui enter’es.

Sobre la schapla escript avia u tei Θ grezesc ;

Zo signifiga de cel la dreita lei,

Antr’ellas doas depent sun l’eschalo ;

D’aur’no sun ges, mas nuallor no sun :

Per aqui monten cent miri auzello ;

Alquant s’en tornen aval arrenso :

Mas cil qui poden montar al Θ al cor,

En epsa l’ora se sun d’altra color ;

Ab la donzella pois an molt gran amor.

Le vêtement, dans le bord qui est replié — dessous avait écrit un Π grec : — cela signifie la vie qui entière est. — Sur la chape écrit avait un Θ grec : — cela signifie du ciel la droite loi. — Entre elles deux dépeints sont les échelons ; — d’or ne sont point, mais moins valant ne sont : — par là montent cent mille oisillons ; — quelques-uns s’en retournent à bas en arrière. — mais ceux qui peuvent monter au Θ au cœur, — en la même heure ils sont d’autre couleur ; — avec la demoiselle puis ont moult grand amour. (Trad. de Raynouard.)

↑ Note de Wikisource La traduction de Platon est consultable en ligne sur Wikisource

↑ Le Plaidoyer pour Cécina est en ligne sur Wikisource.

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