De imitatione Christi (page 6)
04 (suite)
Jésus-Christ, près de quitter la terre, promit à ses disciples de leur envoyer l’Esprit consolateur[5] : et c’est ce divin Esprit qui nous est donné dans les sacrements de la nouvelle alliance. Amour substantiel du Père et du Fils, il aide notre infirmité, car nous ne savons pas demander comme il faut, mais l’Esprit demande pour nous avec des gémissements ineffables ; et celui qui scrute les cœurs sait ce que désire l’Esprit, parce qu’il demande selon Dieu pour les Saints[6]. Par une invisible opération aussi douce que puissante, il incline librement notre volonté au bien, il la purifie, il l’élève vers Dieu : il est notre force, comme le Verbe est notre lumière. Or, quand nous possédons en nous Jésus-Christ, nous possédons le Verbe même, et nous participons à tous les dons que le Verbe et l’Esprit, qui procède de lui, répandent incessamment sur l’humanité sainte du Sauveur, devenu un avec nous par la communion de son corps et de son sang, de son âme et de sa divinité, qui en est inséparable. En lui sont toutes les richesses de la plénitude de l’intelligence, tous les trésors de la sagesse et de la science souveraine[7] : et ces trésors, il les ouvre pour nous dans le sacrement de l’Eucharistie ; il nous dispense, selon nos besoins, ces célestes richesses : tandis que l’Esprit sanctificateur nous embrase de ses flammes divines qui consument les dernières traces du péché, nous donnent comme un avant-goût de la félicité céleste, et nous préparent à en jouir pleinement, lorsque nous aurons atteint le terme heureux de nos épreuves sur la terre. Allez donc à la source des grâces, allez à l’autel, allez à Jésus : et à qui, Seigneur, irons-nous ? Vous seul avez les paroles de la vie éternelle[8] : Languissant, vous nous fortifiez ; affligés, vous nous consolez ; troublés par les tempêtes qui s’élèvent au dedans et au dehors de nous, vous commandez aux vents, et il se fait un grand calme[9]. O Jésus, votre amour me presse[10], et mon âme a défailli dans l’ardeur de s’unir à vous. C’est là tout mon désir, je n’en ai point d’autre, je ne veux que vous, ô mon Dieu ! Oh ! quand pourrai-je dire : Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui[11] : ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus-Christ qui vit en moi ?[12]
↑ Ps. xx, 3.
↑ Ps. cv, 4.
↑ Matth. xi, 28.
↑ Oraison de l’Église.
↑ Joann. xiv, 26.
↑ Rom. viii, 26, 27.
↑ Coloss. ii, 2, 3.
↑ Joann. vi, 69.
↑ Marc. iv, 39.
↑ II Cor. v, 14.
↑ Cant. ii, 16.
↑ Galat. ii, 20.
05
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 295-298).
◄ CHAP. IV. Que Dieu répand des grâces abondantes en ceux qui communient dignement
CHAP. VI. Prière du chrétien avant la Communion ►
CHAPITRE V.
DE L’EXCELLENCE DU SACREMENT DE L’AUTEL ET DE LA DIGNITÉ DU SACERDOCE.
Voix du bien-aimé.
1. Quand vous auriez la pureté des Anges et la sainteté de Jean-Baptiste, vous ne seriez pas digne de recevoir ni même de toucher ce Sacrement.
Car ce ne sont pas les mérites de l’homme qui lui donnent le droit de consacrer et de toucher le corps de Jésus Christ, et de se nourrir du pain des Anges.
O mystère ineffable ! Ô sublime dignité des prêtres ! auxquels est donné ce qui n’a point été accordé aux Anges !
Car les prêtres, validement ordonnés dans l’Église, ont seuls le pouvoir de célébrer et de consacrer le corps de Jésus-Christ.
Le prêtre est le ministre de Dieu ; il use de la parole de Dieu selon le commandement et l’institution de Dieu ; mais Dieu, à la volonté de qui tout est soumis, à qui tout obéit lorsqu’il commande, est le principal auteur du miracle qui s’accomplit sur l’autel, et c’est lui qui l’opère invisiblement.
2. Vous devez donc, dans cet auguste Sacrement, croire plus à la toute-puissance de Dieu qu’à vos propres sens et à ce qui paraît aux yeux : et vous ne saurez dès lors approcher de l’autel avec assez de respect et de crainte.
Pensez à ce que vous êtes, et considérez quel est celui dont vous avez été fait le ministre par l’imposition des mains de l’évêque.
Vous avez été fait prêtre, et consacré pour célébrer les saints mystères : maintenant soyez fidèle à offrir à Dieu le sacrifice avec ferveur, au temps convenable , et que toute votre conduite soit irrépréhensible .
Votre fardeau n’est pas plus léger ; vous êtes lié , au contraire , par des obligations plus étroites, et obligé à une plus grande sainteté .
Un prêtre doit être orné de toutes les vertus , et donner aux autres l’exemple d’une vie pure .
Ses moeurs ne doivent pas ressembler à celles du peuple : il ne doit pas marcher dans les voies communes ; mais il doit vivre comme les Anges dans le ciel, ou comme les hommes parfaits sur la terre .
3. Le prêtre , revêtu des habits sacrés, tient la place de Jésus-Christ , afin d’offrir à Dieu d’humbles supplications pour lui-même et pour tout le peuple .
Il porte devant et derrière lui le signe de la croix du Sauveur , afin que le souvenir de sa passion lui soit toujours présent .
Il porte devant lui la croix sur la chasuble , afin de considérer attentivement les traces de Jésus -Christ, et de s’animer à les suivre .
Il porte la croix derrière lui afin d’apprendre à souffrir avec douceur pour Dieu tout ce que les hommes peuvent lui faire de mal .
Il porte la croix devant lui , afin de pleurer ses propres péchés ; derrière lui , afin que , par une tendre compassion , il pleure aussi les péchés des autres ; et se souvenant qu’il est établi médiateur entre Dieu et le pécheur , il ne lasse point d’offrir des prières et des sacrifices , jusqu’à ce qu’il ait obtenu grâce et miséricorde.
Quand le prêtre célèbre , il honore Dieu , il réjouit les Anges , il édifie l’Église , il procure des secours aux vivants , du repos aux morts , et se rend lui-même participant de tous les biens .
RÉFLEXION.
Pour comprendre la grandeur du sacerdoce chrétien , il faut considérer les caractères qui le distinguent immuablement, et forment comme le sceau divin dont il fut marqué à son origine. Et d’abord il est un : de même qu’il n’y a qu’un Dieu, il n’y a qu’un Médiateur de Dieu et des hommes, Jésus-Christ[1], apôtre et pontife de notre foi[2], toujours vivant pour intercéder en notre faveur[3]. Tout prêtre, dans l’exercice de ses célestes fonctions, représente Jésus-Christ, ou plutôt est Jésus-Christ même, qui seul opère véritablement ce qu’annoncent les paroles et les actes de son ministre, seul lie et délie, seul dispense la grâce, seul immole et offre à son Père la victime de propitiation, qui est une aussi ; car Jésus entrant par son sang une seule fois dans le Saint des saints, a consommé la rédemption éternelle[4]. Ainsi un sacrifice, un prêtre, un sacerdoce, qui, dans son immense hiérarchie, n’est que le Pontife invisible des biens futurs[5], est multiplié visiblement sur tous les points de la terre, pour y continuer sa grande mission jusqu’à la fin des siècles[6]. Et non seulement le sacerdoce est un, il est encore universel ; car tous les peuples ont été donnés en héritage à Jésus-Christ[7], et depuis le lever du soleil jusqu’au couchant, en tous lieux le sacrifice doit être accompli et l’offrande pure présentée au Seigneur[8]. Il est éternel ; car, de toute éternité, Dieu a dit au Christ : Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui : et encore : Tu es prêtre éternellement selon l’ordre de Melchisédech[9]. Il est saint ; car il convenait que nous eussions un tel Pontife, saint, pur, sans tache, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux[10] ; et les démons mêmes, vaincus par celui qui possède le sacerdoce éternel[11], lui ont rendu ce témoignage : Je sais qui vous êtes, le Saint de Dieu[12]. Oh ! qu’elle est élevée, qu’elle est sublime la dignité du prêtre ! mais aussi qu’elle est redoutable ! Associé à la puissance de Jésus Christ Pontife, dans l’unité de son sacerdoce, ministre avec lui et en lui du sacrifice de la Croix renouvelé chaque jour sur l’autel, d’une manière non sanglante ; distributeur du pain de vie, du corps et du sang du Rédempteur, sur lesquels il lui a été donné pouvoir ; revêtu de la mission du Fils de Dieu pour le salut du monde, ses devoirs sont proportionnés à une si haute vocation, et c’est à lui surtout qu’il est dit : Soyez saint, parce que moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint[13]. Pauvre pécheur, si faible, si languissant, si infirme, comment pourrai-je m’élever, ô Jésus ! à la sainteté que vous exigez de moi ? Je tremble à cette pensée, et je perdrais toute espérance, si votre bonté ne daignait me rassurer, en disant : Cela est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu ?[14]
↑ Tim. ii, 5.
↑ Hebr. iii, 1.
↑ Hebr. vii, 25.
↑ Hebr. ix, 12 ; vii, 27.
↑ Hebr. ix, 11.
↑ Matth. xxviii, 20.
↑ Ps. ii, 8.
↑ Malach. i, 11.
↑ Hebr. v, 5, 6 ; vi, 20. 10.
↑ Hebr. vii, 26.
↑ Hebr. vii, 24.
↑ Marc. i, 24.
↑ Levit. xix, 2.
↑ Matth. xix, 26.
06
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 298-299).
◄ CHAP. V. De l’excellence du Sacrement de l’autel, et de la dignité du Sacerdoce
CHAP. VII. De l’examen de conscience, et de la résolution de se corriger ►
CHAPITRE VI.
PRIÈRE DU CHRÉTIEN AVANT LA COMMUNION.
Voix du disciple.
1. Seigneur, lorsque je considère votre grandeur et ma bassesse, je suis saisi de frayeur, et je me confonds en moi-même.
Car si je ne m’approche de vous, je fuis la vie ; et si je m’en approche indignement, j’irrite votre colère.
Que ferai-je donc, mon Dieu, mon protecteur, mon conseil dans tous mes besoins ?
2. Montrez-moi la voie droite, enseignez-moi quelque court exercice pour me disposer à la sainte Communion.
Car il m’est important de savoir avec quelle ferveur et quel respect je dois préparer mon cœur, pour recevoir avec fruit votre Sacrement, ou pour vous offrir ce grand et divin sacrifice.
RÉFLEXION.
S’il est nécessaire de préparer son âme avant la prière[1], combien plus avant d’approcher de la divine Eucharistie ? Et c’est pourquoi l’Apôtre dit : Que l’homme s’éprouve soi-même, et qu’il mange ainsi ce pain, et boive de ce calice : car celui qui mange et boit indignement, mange et boit son jugement, ne discernant point le corps du Seigneur[2]. Mais, hélas ! mon Dieu, plus je m’éprouve, plus je me reconnais indigne de m’unir à vous dans le sacrement adorable de votre corps et de votre sang : et cependant, si je ne mange votre chair et ne bois votre sang, je n’aurai point la vie en moi[3] ; de sorte que je suis partagé entre le désir de m’asseoir au banquet sacré où vous invitez vos fidèles, et la crainte d’entendre ces paroles ter ribles : Pourquoi êtes-vous entré ici sans être revêtu de la robe nuptiale ? Jetez-le, pieds et mains liés, dans les ténèbres extérieures ; là sont les pleurs et les grincements de dents[4]. Que ferai-je donc ? Ah ! voici ce que je ferai. Jeme présenterai tel que je suis, dépouillé, nu, misérable, devant mon Seigneur et mon Dieu, et je lui dirai : Ayez pitié de moi, Seigneur, et daignez me revêtir vous-même du vêtement pur, qui me rendra digne d’être admis dans la salle du festin. Si vous ne venez à mon secours, si vous ne suppléez à mon indigence, je serai, ô mon divin Maître, à jamais exclu de votre Table sainte ; mais vous laisserez tomber sur ce pauvre un regard de compassion ; vous viendrez à lui dans votre bonté, dans votre mi séricorde immense, et votre main s’étendra pour couvrir sa nudité : oui, Seigneur, j’ai espéré en vous, et je ne serai point confondu éternellement[5].
↑ Eccli. xviii, 23.
↑ I Cor. xi, 28, 29.
↑ Joann. vi, 54.
↑ Matth. xxii, 12, 13.
↑ Ps. xxx, 2.
07
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 299-302).
◄ CHAP. VI. Prière du chrétien avant la Communion
CHAP. VIII. De l’oblation de Jésus-Christ sur la Croix, et de la résignation de soi-même ►
CHAPITRE VII.
DE L’EXAMEN DE CONSCIENCE ET DE LA RÉSOLUTION DE SE CORRIGER.
Voix du bien-aimé.
1. Sur toutes choses, il faut que le prêtre qui se dispose à célébrer les saints mystères, à toucher et à recevoir le corps de Jésus-Christ, s’approche de ce Sacrement avec une profonde humilité de cœur, un respect suppliant, une pleine foi et une pieuse intention d’honorer Dieu.
Examinez avec soin votre conscience, et, autant que vous le pourrez, purifiez-la par une contrition véritable et par une humble confession ; de sorte que, délivré du poids de vos fautes, exempt de trouble et de remords, vous puissiez librement venir à moi.
Ayez une vive douleur de tous vos péchés en général ; déplorez en particulier ceux que vous commettez chaque jour ; et, si le temps vous le permet, confessez à Dieu, dans le secret du cœur, toutes les misères qui sont le fruit de vos passions.
2. Affligez-vous et gémissez d’être encore sous l’empire de la chair et du monde :
Si peu occupé de mourir à vos inclinations ; si agité par les mouvements de la concupiscence :
Si peu exact à veiller sur vos sens ; si souvent séduit par de vains fantômes :
Si enclin à vous répandre au dehors ; si négligent à rentrer en vous-même :
Si porté au rire et à la dissipation ; si dur, quand vous devriez verser des larmes de componction :
Si prompt à vous livrer au relâchement et à la mollesse ; si lent à embrasser une vie austère et fervente :
Si curieux de nouvelles, et de ce qui attire les regards par sa beauté ; si plein de répugnance pour ce qui abaisse et humilie :
Si avide de beaucoup avoir, si avare pour donner, si ardent à retenir :
Si inconsidéré dans vos discours ; si impuissant à vous taire :
Si déréglé dans vos mœurs ; si indiscret dans vos actions :
Si intempérant dans le manger et le boire, si sourd à la parole de Dieu :
Si convoiteux de repos ; si ennemi du travail :
Si éveillé pour des récits frivoles : si appesanti par le sommeil durant les veilles saintes, si pressé d’en voir la fin, si peu attentif en y assistant :
Si dissipé en récitant l’office divin, si tiède en célébrant, si aride dans la Communion.
Si aisément distrait ; si rarement bien recueilli :
Sitôt ému de colère ; si prompt à blesser les autres :
Si enclin à juger le mal ; si sévère à le reprendre :
Si enivré de joie dans la prospérité ; si abattu dans l’adversité :
Si fécond en bonnes résolutions, et si stérile en bonnes œuvres.
3. Après avoir confessé et déploré avec une grande douleur et un vif sentiment de votre faiblesse ces défauts et tous les autres qui peuvent être en vous, formez un ferme propos de vous corriger et d’avancer dans la vertu.
Offrez-vous ensuite, avec une pleine résignation et sans aucune réserve, sur l’autel de votre cœur, comme un holocauste perpétuel, en l’honneur de mon nom, m’abandonnant entièrement le soin de votre corps et de votre âme, afin d’obtenir ainsi la grâce de célébrer dignement le saint Sacrifice, et de recevoir avec fruit le Sacrement de mon corps.
4. Car il n’est point d’oblation plus méritoire, ni de satisfaction plus grande pour les péchés, que de s’offrir soi-même sincèrement à Dieu, en lui offrant, à la Messe et dans la Communion, le Corps de Jésus-Christ.
Si l’homme fait ce qui est en lui et s’il a un vrai repentir toutes les fois qu’il s’approche de moi pour demander grâce et miséricorde : J’en jure par moi-même, dit le Seigneur, je ne me souviendrai plus de ses péchés, et ils lui seront tous pardonnés ; car je ne veux point la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive[1].
RÉFLEXION.
Il n’est rien de plus utile en soi, ni de plus indispensable pour approcher dignement de l’autel, que de descendre en sa conscience, et d’en scruter, avec une sévérité salutaire, les tristes profondeurs. Nous avons en nous-mêmes comme une image du royaume des ténèbres : là vit, et croît, et se propage l’innombrable famille des vices, nés de la triple concupiscence[2] qui a infecté la vie humaine dans sa source. Quiconque examine sérieusement son cœur, y trouve le germe de tout ce qui est mauvais ; un orgueil tantôt hardi et violent, tantôt plein de déguisements et de ruses, une curiosité effrénée, des convoitises ardentes, la haine qu’accompagnent l’injure, l’outrage et la calomnie, l’envie mère du meurtre, l’avarice qui dit sans cesse : Apporte, apporte[3], la dureté d’âme, les joies coupables de l’esprit ; et bien que ces semences de mort ne se développent pas dans chaque homme au même degré, tous les ont en eux-mêmes, et la grâce seule les étouffe plus ou moins. Tel est, depuis la chute originelle, le partage des enfants d’Adam. Qui, dans son effroi, ne crierait vers Dieu du fond de cette immense misère[4], pour implorer de lui secours et miséricorde ? Il délaisse ceux qui cachent leurs crimes, et pardonne à ceux qui s’accusent[5]. Touché de pitié pour les pécheurs, Jésus-Christ a institué le sacrement de pénitence, qui les régénère dans le sang de l’Agneau, et les revêt de l’innocence primitive. Voilà la robe nuptiale nécessaire pour assister au festin de l’Époux. Vous qui portez avec douleur le poids de vos péchés, hâtez-vous donc, allez pleins de repentir, de foi, d’espérance et d’amour, déposer cet accablant fardeau aux pieds de celui qui tient, dans le tribunal sacré, la place du Fils de Dieu même : allez et humiliez-vous, allez et pleurez : une main divine essuiera vos larmes, et, rétablis en grâce avec Dieu, en paix avec vous-même, vous chanterez dans l’allégresse l’hymne du pardon : Heureux ceux dont les iniquités ont été remises, et les péchés couverts ! Heureux celui à qui le Seigneur n’a point imputé son péché, dont le cœur a été sans fraude ! Parce que j’ai tu mon crime, il a vieilli dans mes os, et crié dans mon sein pendant tout le jour. Car votre main s’est appesantie sur moi le jour et la nuit : Je me suis tourné et retourné dans mon angoisse, tandis que l’épine perçait mon cœur. Alors je vous ai déclaré mon péché : Je n’ai point caché mon injustice. J’ai dit : Je confesserai contre moi mon iniquité au Seigneur ; et vous, Seigneur, vous m’avez remis l’impiété de mon péché. C’est pour cela que vos serviteurs vous invoqueront dans le temps propice ; et le déluge des grandes eaux n’approchera point d’eux[6].
↑ Ezech. xxiii, 22 ; xxxiii, 11.
↑ Joann. i, 11, 16.
↑ Prov. xxx, 15.
↑ Ps. cxxix, 1.
↑ Prov. xxviii, 13.
↑ Ps. xxx, 1-6.
08
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 302-304).
◄ CHAP. VII. De l’examen de conscience, et de la résolution de se corriger
CHAP. IX. Que nous devons nous offrir à Dieu avec tout ce qui est à nous, et prier pour tous ►
CHAPITRE VIII.
DE L’OBLATION DE JÉSUS-CHRIST SUR LA CROIX ET DE LA RÉSIGNATION DE SOI-MÊME.
Voix du bien-aimé.
1. Comme je me suis offert volontairement pour vos péchés, à mon Père, les bras étendus sur la Croix, et le corps nu, ne réservant rien, et m’immolant tout entier, pour apaiser Dieu : ainsi vous devez tous les jours, dans le sacrifice de la Messe, vous offrir à moi, comme une hostie pure et sainte, du plus profond de votre cour, et de toutes les puissances de votre âme.
Que demandé-je de vous, sinon que vous vous abandonniez à moi sans réserve ?
Tout ce que vous me donnez, hors vous, ne m’est rien, parce que c’est vous que je veux, et non pas vos dons.
2. Comme tout le reste ne vous suffirait pas sans moi, ainsi aucun de vos dons ne peut me plaire si vous ne vous donnez vous-même.
Offrez-vous à moi, donnez-vous pour Dieu, tout entier, et votre oblation me sera agréable.
Je me suis offert tout entier pour vous à mon Père ; je vous ai donné tout mon Corps et tout mon Sang pour nourriture, afin d’être tout à vous, et que vous fussiez à jamais tout à moi.
Mais si vous demeurez en vous-même, si vous ne vous abandonnez pas sans réserve à ma volonté, votre oblation n’est pas entière, et nous ne serons pas unis parfaitement. L’oblation volontaire de vous-même, entre les mains de Dieu, doit donc précéder toutes vos œuvres, si vous voulez acquérir la grâce et la liberté.
S’il en est si peu qui soient éclairés de ma lumière, et qui jouissent de la liberté intérieure, c’est qu’ils ne savent pas se renoncer entièrement eux-mêmes.
Je l’ai dit, et ma parole est immuable : Si quelqu’un ne renonce pas à tout, il ne peut être mon disciple[1]. Si donc vous voulez être mon disciple, offrez-vous à moi avec toutes vos affections.
RÉFLEXION.
On n’aurait qu’une idée bien faible et bien incomplète du sacrifice de la Croix, si l’on n’y voyait que ce qui paraît, pour ainsi dire, aux sens. Jésus-Christ a offert non seulement son corps sacré, en proie à toutes les souffrances et à toutes les angoisses que peut en durer la nature humaine, mais encore son âme sainte étroitement unie au Verbe divin, toutes ses douleurs, toutes ses affections, toutes ses volontés, et l’agonie et le délaissement qui tira de son cœur ce dernier cri : Mon Père, pourquoi m’avez-vous abandonné[2] ? En cet état il représentait l’humanité entière condamnée à mourir, et l’homme en effet fut frappé de mort jusque dans les plus secrètes profondeurs de son être. Alors tout fut consommé[3], et le supplice et la rédemption. Or, chaque fois que le prêtre, montant à l’autel, y renouvelle, selon l’institution divine, cet ineffable sacrifice, chaque fois que le fidèle participe à la victime immolée, et le fidèle et le prêtre doivent s’offrir ainsi que Jésus-Christ s’est offert lui-même : car, nous aussi, nous sommes attachés à la Croix, et avec Jésus Christ, et en Jésus-Christ nous souffrons pour nous, pour nos frères, pour les vivants, pour les morts, pour toute la grande famille humaine ; ce qui fait dire à l’apôtre saint Paul ces étonnantes paroles : Je me réjouis de mes souffrances à cause de vous ; et ce qui manque à la Passion de Jésus-Christ, je l’accomplis en ma chair, pour son corps qui est l’Église[4] ; non sans doute que la Passion du Sauveur ne fût plus que surabondante pour ôter le péché du monde[5] et satisfaire à la justice de Dieu ; mais parce que chacun de nous doit la reproduire en soi, et parce qu’étant les membres d’un seul corps, qui est le corps du Christ[6], tout ce que nous souffrons, il le souffre avec nous, de sorte que nos souffrances deviennent comme une partie de sa Passion propre. O Jésus ! je m’offre avec vous, je m’offre tout entier ; me voilà sur l’autel : frappez, Seigneur, achevez le sacrifice ; détruisez tout ce qui en moi est de l’homme condamné, ces désirs de la terre, ces affections, ces volontés, ces sens qui me troublent, ce corps de péché ; et, les yeux fixés sur votre Croix, je dirai : Tout est consommé ?
↑ Luc. xiv, 33.
↑ Matth. xxvii, 47.
↑ Joann. xiv, 30.
↑ Coloss. i, 24.
↑ Joann. i, 29.
↑ I Cor. xii, 27.
09
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 304-307).
◄ CHAP. VIII. De l’oblation de Jésus-Christ sur la Croix, et de la résignation de soi-même
CHAP. X. Qu’on ne doit pas facilement s’éloigner de la sainte Communion ►
CHAPITRE IX.
QUE NOUS DEVONS NOUS OFFRIR A DIEU AVEC TOUT CE QUI EST A NOUS, ET PRIER POUR TOUS.
Voix du disciple.
1. Seigneur, à qui tout appartient dans le ciel et sur la terre, je veux aussi me donner à vous, par une oblation volontaire ; je veux être à vous pour toujours.
Dans la simplicité de mon cœur, je m’offre à vous aujourd’hui, mon Dieu, pour vous servir à jamais, pour vous obéir, pour m’immoler sans cesse à votre gloire.
Recevez-moi avec l’oblation sainte de votre précieux Corps, que je vous offre aujourd’hui en présence des Anges qui assistent invisiblement à ce sacrifice ; et faites qu’il porte des fruits de salut pour moi et pour votre peuple.
2. Toutes les fautes et tous les crimes que j’ai commis devant vous et devant vos saints Anges, depuis le jour où j’ai pu commencer à pécher jusqu’à ce moment, je vous les offre, Seigneur, sur votre autel de propitiation, afin que vous les consumiez par le feu de votre amour, que vous effaciez toutes les taches dont ils ont souillé ma conscience, et qu’après l’avoir purifiée, vous me rendiez votre grâce que mes péchés m’avaient fait perdre, me les pardonnant tous pleinement, et me recevant, dans votre miséricorde, au baiser de paix.
3. Que puis-je faire pour expier mes péchés, que de les confesser humblement avec une amère douleur, et d’implorer sans cesse votre clémence ?
Je vous en conjure, exaucez-moi, soyez-moi propice, quand je me présente devant vous, mon Dieu.
J’ai une vive horreur de tous mes péchés, et je suis résolu à ne plus les commettre. Ils m’affligent profondément, et toute ma vie je ne cesserai de m’en affliger, prêt à faire pénitence, et à satisfaire pour eux selon mon pouvoir.
Pardonnez-les moi, Seigneur, pardonnez-les-moi pour la gloire de votre saint nom. Sauvez mon âme, que vous avez rachetée au prix de votre sang.
Voilà que je m’abandonne à votre miséricorde ; je me remets entre vos mains : traitez-moi selon votre bonté, et non selon ma malice et mon iniquité.
4. Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bien en moi quelque faible, quelque imparfait qu’il soit, afin que, l’épurant, le sanctifiant, le perfectionnant sans cesse, vous le rendiez plus digne de vous, plus agréable à vos yeux, et que vous me conduisiez à une heureuse fin, moi le plus inutile, le plus languissant et le dernier des hommes.
5. Je vous offre encore tous les pieux désirs des âmes fidèles, les besoins de mes parents, de mes amis, de mes frères, de mes sœurs, de tous ceux qui me sont chers ; de ceux qui m’ont fait, ou à d’autres, quelque bien pour l’amour de vous ; de ceux qui ont demandé ou désiré que j’offrisse des prières et le saint Sacrifice pour eux et pour les leurs, soit qu’ils vivent encore en la chair, soit que le temps ait fini pour eux.
Que tous sentent le secours de votre grâce, la puissance de vos consolations ; protégez-les dans les périls, délivrez-les de leurs peines, et qu’affranchis de tous les maux, ils vous rendent, pleins de joie, d’éclatantes actions de grâces.
6. Je vous offre enfin des supplications et l’hostie de paix, principalement pour ceux qui m’ont offensé en quel que chose, qui m’ont contristé, qui m’ont blâmé, qui m’ont fait quelques torts ou quelques peines ; et pour tous ceux aussi que j’ai moi-même affligés, blessés, troublés, scandalisés, le sachant ou sans le savoir ; afin que vous nous pardonniez à tous nos péchés et nos offenses mutuelles.
RÉFLEXION.
Après s’être purifié par le sacrement de pénitence, et s’être uni, selon tout ce qu’il est, à Jésus-Christ, hostie de propitiation pour le salut des hommes, le prêtre s’offre encore pour eux et pour lui-même, afin que la vertu du sacrifice qui va s’accomplir lui soit appliquée, et à ses frères, et à tous ceux pour qui Jésus-Christ, sacrificateur et victime[1], l’a consommé sur la Croix. Comme le Sauveur s’est immolé pour lui, il veut s’immoler pour le Sauveur, ne vivre que pour sa gloire, et mourir pour elle. Il le supplie de consumer dans le feu de son amour tout ce qui reste en lui d’impur et de terrestre. Il dépose, en quelque manière, sur l’autel et ses pensées et ses affections, ses volontés, ses désirs, tout son être, afin d’être revêtu en Jésus-Christ d’une vie nouvelle, de cette vie selon Dieu[2], qui fait que l’homme ne vit plus pour soi, mais pour celui qui est ressuscité pour lui[3]. Ainsi anéanti dans la présence du souverain Maître, et comme baigné déjà du sang qui demande grâce, il intercède pour ses proches, ses amis, ses bienfaiteurs, pour ses ennemis même, pour ceux qui le haïssent et le persécutent, embrassant dans sa charité, immense comme celle du Christ, toutes les créatures qu’il a rachetées, tous les enfants du Père céleste, qui fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants[4]. ; Élevé, par l’onction sacerdotale, entre la terre et le ciel, il couvre, pour ainsi dire, le genre humain tout entier de sa prière et de son amour. Il le voit, par le péché, dans un état de mort, et ses désirs l’enfantent à la vie : semblable au Médiateur suprême, qui, dans les jours de sa chair, offrant avec un grand cri et avec larmes des prières et des supplications à celui qui peut sauver de la mort, fut exaucé à cause de son respect[5]. Oui, le salut vient du Seigneur[6], il a fait éclater les merveilles de son Saint[7]. Prêtres du Dieu vivant, offrez-lui le sacrifice de justice[8]. Je vous prierai, Seigneur ; vous entendrez ma voix le matin ; je me présenterai devant vous ; j’entrerai dans votre maison, et, rempli de votre crainte, j’adorerai dans votre saint temple ; et tous ceux qui espèrent en vous se réjouiront, et ils tressailliront d’allégresse éternellement, parce que vous habiterez en eux[9].
↑ Hebr. ix, 14.
↑ I Petr. iv, 6.
↑ II Cor. v, 15.
↑ Matth. v, 45.
↑ Hebr. v, 7.
↑ Ps. iii, 9.
↑ Ps. iv}, 4.
↑ Ps. iv}, 6.
↑ Ps. v, 4, 5, 12.
10
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 307-311).
◄ CHAP. IX. Que nous devons nous offrir à Dieu avec tout ce qui est à nous, et prier pour tous
CHAP. XI. Que le corps de Jésus-Christ et l’Écriture sainte sont très nécessaires à l’âme fidèle ►
CHAPITRE X.
QU’ON NE DOIT PAS FACILEMENT S’ÉLOIGNER DE LA SAINTE COMMUNION.
Voix du bien-aimé.
1. Il faut recourir souvent à la source de la grâce et de la divine miséricorde, à la source de toute bonté et de toute pureté, afin que vous puissiez être guéri de vos passions et de vos vices, et que, plus fort et plus vigilant, vous ne soyez ni vaincu par les attaques du démon, ni surpris par ses artifices.
L’ennemi des hommes, sachant quel est le fruit de la sainte Communion, et combien est grand le remède qu’y trouvent les âmes pieuses et fidèles, s’efforce, en toute occasion et par tous les moyens, de les en éloigner autant qu’il peut.
2. Aussi est-ce au moment où ils s’y disposent, que quelques-uns éprouvent les plus vives attaques de Satan.
Cet esprit de malice, comme il est écrit au livre de Job, vient parmi les enfants de Dieu pour les troubler par les ruses ordinaires de sa haine, cherchant à leur inspirer des craintes excessives et de pénibles perplexités, pour affaiblir leur amour, ébranler leur loi, afin qu’ils renoncent à communier, ou qu’ils ne communient qu’avec tiédeur.
Mais il ne faut pas s’inquiéter de ses artifices et de ses suggestions, quelque honteuses, quelque horribles qu’elles soient, mais les rejeter toutes sur lui.
Il faut se rire avec mépris de cet esprit misérable, et n’abandonner jamais la sainte Communion à cause de ses attaques et des mouvements qu’il excite en nous.
3. Souvent aussi l’on s’en éloigne par un désir trop vif de la ferveur sensible, et parce qu’on a conçu de l’inquiétude sur sa confession.
Agissez selon le conseil des personnes prudentes, et bannissez de votre cœur l’anxiété et les scrupules, parce qu’ils détruisent la piété, et sont un obstacle à la grâce de Dieu.
Ne vous privez point de la sainte Communion, dès que vous éprouvez quelque trouble ou une légère peine de conscience ; mais confessez-vous au plus tôt, et pardonnez sincèrement aux autres les offenses que vous avez reçues d’eux.
Que si vous avez vous-même offensé quelqu’un, demandez-lui humblement pardon, et Dieu aussi vous pardonnera.
4. Que sert de tarder à se confesser, et de différer la sainte Communion ?
Purifiez-vous promptement, hâtez-vous de rejeter le venin et de recourir au remède ; vous vous en trouverez mieux que de différer longtemps.
Si vous différez aujourd’hui pour une raison, peut-être s’en présentera-t-il demain une plus forte ; et vous pourriez ainsi être sans cesse détourné de la Communion, et sans cesse vous y sentir moins disposé.
Ne perdez pas un moment, secouez votre langueur, déchargez-vous de ce qui vous pèse : car à quoi revient-il de vivre toujours dans l’anxiété, toujours dans le trouble, et d’être éloigné chaque jour par de nouveaux obstacles de la Table sainte ?
Rien au contraire ne nuit davantage que de s’abstenir longtemps de communier, car d’ordinaire l’âme tombe par là dans un profond assoupissement.
O douleur ! il se rencontre des chrétiens si tièdes et si lâches, qu’ils saisissent avec joie tous les prétextes pour différer à se confesser, et dès lors aussi à communier, afin de n’être pas obligés de veiller avec plus de soin sur eux mêmes.
5. Hélas ! qu’ils ont peu de piété, peu d’amour, ceux qui se privent si aisément de la sainte Communion !
Qu’il est heureux, au contraire, et agréable à Dieu, celui qui vit de telle sorte, et qui conserve sa conscience si pure, qu’il serait préparé à communier tous les jours, et communierait en effet s’il lui était permis, et qu’il pût le faire sans singularité !
Si quelqu’un s’en abstient quelquefois par humilité, ou par une cause légitime, on doit louer son respect.
Mais si sa ferveur s’est refroidie, il doit se ranimer, et faire tout ce qu’il peut ; et Dieu secondera ses désirs, à cause de la droiture de sa volonté qu’il considère principalement.
6. Que si des motifs légitimes l’empêchent d’approcher de la sainte Table, il conservera toujours l’intention et le saint désir de communier ; et ainsi il ne sera pas entièrement privé du fruit du Sacrement.
Quoique tout fidèle doive, à certains jours et au temps fixé, recevoir, avec un tendre respect, le Corps du Sauveur dans son Sacrement, et rechercher en cela plutôt la gloire de Dieu que sa propre consolation ; cependant il peut aussi communier en esprit tous les jours, à toute heure, avec beaucoup de fruit.
Car il communie de cette manière, et se nourrit invisiblement de Jésus, toutes les fois qu’il médite avec piété les mystères de son Incarnation et de sa Passion, et qu’il s’enflamme de son amour.
7. Celui qui ne se prépare à la Communion qu’aux approches des fêtes, ou quand la coutume l’y oblige, sera souvent mal préparé.
Heureux celui qui s’offre au Seigneur en holocauste, toutes les fois qu’il célèbre le sacrifice, ou qu’il communie.
Ne soyez, en célébrant les saints mystères, ni trop lent ni trop prompt, mais conformez-vous à l’usage ordinaire et régulier de ceux avec qui vous vivez.
Il ne faut point fatiguer les autres ni leur causer d’ennui, mais suivre l’ordre commun établi par vos pères, et consulter plutôt l’utilité de tous, que votre attrait et votre piété particulière.
RÉFLEXION.
Qu’il faille exciter des chrétiens à s’asseoir à la Table sainte, à se nourrir du pain de vie, à recevoir en eux l’auteur et le consommateur de la foi[1], le Sauveur des hommes, le Verbe de Dieu ; qu’ils cherchent de tous côtés des prétextes pour se tenir éloignés de lui ; qu’ils regardent comme une dure obligation le devoir qu’impose l’Église de participer, en certains temps, au corps et au sang de Jésus-Christ : c’est quelque chose de si prodigieux et tout ensemble de si effrayant, que l’âme fuit cette pensée, comme elle fuirait une vision de l’enfer. Mais, parmi les fidèles que l’amour attire au banquet sacré de l’Époux, il en est qui, abusés par de tristes et fausses doctrines, ou retenus par les scrupules d’une conscience timide à l’excès, ne se croient jamais assez préparés, et se privent volontairement de la divine Eucharistie, à cause du respect même que leur inspire cet auguste sacrement. Sans doute on doit s’éprouver soi même ; sans doute il serait à désirer que ceux qui mangent le pain des Anges, eussent toute la pureté de ces célestes esprits : mais celui qui connaît notre misère, et qui est venu la guérir, n’exige pas que l’homme soit parfait pour approcher de la source des grâces ; il de mande seulement qu’il se soit purifié par la pénitence, et qu’il apporte au pied de l’autel un cœur contrit et humilié[2], un repentir sincère de ses fautes, une volonté droite, un amour ardent. Tandis que Jésus repousse et maudit les Pharisiens, superbes observateurs de la Loi, il accueille la femme pécheresse, il compatit à son humble douleur, il bénit ses larmes, et beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu’elle a beaucoup aimé[3]. Trop souvent les apparentes délicatesses de conscience qui séparent longtemps de la communion, cachent un grand et coupable orgueil. Au lieu de s’abandonner aux conseils du guide qui tient la place de Dieu, on veut se conduire et se juger soi — même : erreur funeste dont le dernier terme, le terme inévitable, est ou le désespoir ou une effroyable présomption. Ne quittez, ne quittez jamais la voie de l’obéissance : toutes les autres aboutissent à la perdition. Si l’on vous interdit l’accès de la Table sainte, abstenez-vous et pleurez ; car quel sujet plus légitime de pleurer ? Si l’on vous dit : Allez à Jésus dans le sacrement de son amour ; approchez avec allégresse. Nulle disposition n’égale le sacrifice entier du raisonnement humain et de la volonté propre ; ayez en tout et toujours la simplicité d’un petit enfant : la simplicité du cœur est chère à Dieu ; il la bénit pour le temps, il la bénit pour l’éternité.
↑ Hebr. xii, 2.
↑ Ps. l, 19.
↑ Luc. vii, 47.
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Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 311-316).
◄ CHAP. X. Qu’on ne doit pas facilement s’éloigner de la sainte Communion
CHAP. XII. Qu’on doit se préparer avec un grand soin à la sainte Communion ►
CHAPITRE XI.
QUE LE CORPS DE JÉSUS-CHRIST ET L’ÉCRITURE SAINTE SONT TRÈS NÉCESSAIRES A L’AME FIDÈLE.
Voix du disciple.
1. Seigneur Jésus, quelles délices inondent l’âme fidèle admise à votre Table où on ne lui présente d’autre aliment que vous-même, son unique bien-aimé, le plus cher objet de ses désirs !
Oh ! qu’il me serait doux de répandre en votre présence des pleurs d’amour, et d’arroser vos pieds de mes larmes comme Madeleine !
Mais où est cette tendre piété, et cette abondante effusion de larmes saintes ?
Certes, en votre présence et celle des saints Anges, tout mon cœur devrait s’embraser et se fondre de joie.
Car vous m’êtes véritablement présent dans votre Sacrement, quoique caché sous des apparences étrangères.
2. Mes yeux ne pourraient supporter l’éclat de votre divine lumière, et le monde entier s’évanouirait devant la splendeur de votre gloire.
C’est donc pour ménager ma faiblesse que vous vous cachez sous les voiles du Sacrement.
Je possède réellement et j’adore celui que les Anges adorent dans le ciel : mais je ne le vois encore que par la foi, tandis qu’ils le voient tel qu’il est et sans voile.
Il faut que je me contente de ce flambeau de la vraie foi, et que je marche à sa lumière, jusqu’à ce que luise l’aurore du jour éternel, et que les ombres des figures déclinent[1].
Mais quand ce qui est parfait sera venu[2], l’usage des Sacrements cessera, parce que les bienheureux, dans la gloire céleste, n’ont plus besoin de secours.
Ils se réjouissent sans fin dans la présence de Dieu, et contemplent sa gloire face à face ; pénétrés de sa lumière et comme plongés dans l’abîme de sa divinité, ils goûtent le Verbe de Dieu fait chair, tel qu’il était au commencement et tel qu’il sera durant toute l’éternité.
3. Qu’au souvenir de ces merveilles, tout me soit un pesant ennui, même les consolations spirituelles ! car tant que je ne verrai point le Seigneur mon Dieu dans l’éclat de sa gloire, tout ce que je vois, tout ce que j’entends en ce monde ne m’est rien.
Vous m’êtes témoin, Seigneur, que je ne trouve nulle part de consolation, de repos en nulle créature ; je ne puis en trouver qu’en vous seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement.
Mais cela ne peut être tant que je vivrai dans ce corps mortel.
Il faut donc que je me prépare à une grande patience, et que je soumette à votre volonté tous mes désirs.
Car vos Saints, Seigneur, qui, ravis d’allégresse, règnent maintenant avec vous dans le ciel, ont aussi, pendant qu’ils vivaient, attendu avec une grande foi et une grande patience l’avènement de votre gloire.
Je crois ce qu’ils ont cru ; ce qu’ils ont espéré, je l’espère ; j’ai la confiance de parvenir, aidé de votre grâce, là où ils sont parvenus.
Jusque-là, je marcherai dans la foi, fortifié par leurs exemples.
J’aurai aussi les Livres saints pour me consoler et m’instruire, et par-dessus tout votre sacré Corps, pour remède et pour refuge.
4. Car je sens que deux choses me sont ici-bas souverainement nécessaires, et que sans elles je ne pourrais porter le poids de cette misérable vie.
Enfermé dans la prison du corps, j’ai besoin d’aliments et de lumière.
C’est pourquoi vous avez donné à ce pauvre infirme votre chair sacrée, pour être la nourriture de son âme et de son corps, et votre parole pour luire comme une lampe devant ses pas[3].
Je ne pourrais vivre sans ces deux choses : car la parole de Dieu est la lumière de l’âme et votre Sacrement le pain de vie.
On peut encore les regarder comme deux tables placées dans les trésors de l’Église.
L’une est la table de l’autel sacré, sur lequel repose un pain sanctifié, c’est-à-dire le Corps précieux de Jésus Christ.
L’autre est la table de la loi divine, qui contient la doc trine sainte, qui enseigne la vraie foi, qui soulève le voile du sanctuaire, et nous conduit avec sûreté jusque dans le Saint des saints.
Je vous rends grâces, Seigneur Jésus, lumière de l’éternelle lumière, de nous avoir donné, par le ministère des prophètes, des apôtres et des autres docteurs, cette table de la doctrine sainte.
5. Je vous rends grâces, ô Créateur et Rédempteur des hommes, de ce qu’afin de manifester votre amour au monde, vous avez préparé un grand festin, où vous nous offrez pour nourriture, non l’agneau figuratif, mais votre très saint Corps et votre Sang.
Dans ce sacré banquet, que partagent avec nous les Anges, mais dont ils goûtent plus vivement la douceur, vous comblez de joie tous les fidèles, et vous les enivrez du calice du salut, qui contient toutes les délices du ciel.
6. Oh ! qu’elles sont grandes, qu’elles sont glorieuses les fonctions des prêtres, à qui il a été donné de consacrer le Dieu de majesté par des paroles saintes, de le bénir de leurs lèvres, de le tenir entre leurs mains, de le recevoir dans leur bouche, et de le distribuer aux autres hommes !
Oh ! qu’elles doivent être innocentes les mains du prêtre, que sa bouche doit être pure, son corps saint et son âme exempte des plus légères taches, pour recevoir si souvent l’auteur de la pureté !
Il ne doit sortir rien que de saint, rien que d’honnête, rien que d’utile, de la bouche du prêtre qui participe si fréquemment au Sacrement de Jésus-Christ.
7. Qu’ils soient simples et chastes, les yeux qui contemplent habituellement le corps de Jésus-Christ. Qu’elles soient pures et élevées au ciel, les mains qui touchent sans cesse le Créateur du ciel et de la terre.
C’est aux prêtres surtout qu’il est dit dans la Loi : Soyez saints, parce que je suis saint, moi le Seigneur votre Dieu[4].
8. Que votre grâce nous aide, ô Dieu tout-puissant ! nous qui avons été revêtus du sacerdoce, afin que nous puissions vous servir dignement, avec une vraie piété et une conscience pure.
Et si nous ne pouvons vivre dans une innocence aussi parfaite que nous le devrions, accordez-nous du moins de pleurer sincèrement nos fautes, et de former, en esprit d’humilité, la ferme résolution de vous servir désormais avec plus de ferveur.
RÉFLEXION.
Qu’est-ce que la terre ? Un lieu d’exil, une vallée de larmes, comme l’appelle l’Église. L’homme y cherche dans les ténèbres la vérité, qui est la vie de son intelligence ; il y cherche, au milieu de maux sans nombre, un bien, il ne sait quel bien, immense, inépuisable, éternel, qui est la vie de son cœur : et tout ce qu’il cherche lui échappe. Le doute, l’opinion, l’erreur fatiguent sa raison épuisée. Ce qu’il a cru des biens se change en amertume. Il trouve au fond de tout le vide et l’ennui. Est-il seul, son âme retombe avec douleur sur elle-même : il a besoin de support, et malheur à lui s’il met sa confiance dans les autres hommes ! Ils se masquent pour le surprendre, ils profanent pour le tromper le nom d’ami : tandis que leur bouche lui sourit, ils lui tendent des pièges dans l’ombre, et quand, à force de ruses, de mensonges et de basses noirceurs, ils l’ont enveloppé de leurs rets, tout à coup, se dévoilant, ils se ruent sur lui et le dévorent comme l’hyène dévore sa proie. Lamentable condition ! Mais Dieu n’a pas abandonné sa pauvre créature dans ces extrémités de la misère. Il l’éclaire par sa parole, il la soutient par sa grâce, il l’anime, il la console par la foi d’une vie meilleure, par l’espérance de posséder, après ces jours d’épreuve, le bien auquel elle aspire, le bien infini, qui est lui-même. Et ses dons merveilleux d’un amour inénarrable, rassemblés, concentrés, en quelque sorte, dans la divine Eucharistie, y sont offerts à nos désirs sans autre mesure que ces désirs mêmes. Toutes les fois que nous approchons de cet auguste Sacrement, nous recevons en nous la Sagesse, la Lumière incréée, le Verbe de Dieu, la Parole vivante ; nous recevons l’Auteur de la grâce, le Consommateur de la foi, le gage immortel de notre espérance : la chair crucifiée pour nous s’incorpore à notre chair, le sang qui a sauvé le monde se mêle à notre sang ; un saint baiser unit notre âme à l’âme du Rédempteur ; sa divinité nous pénètre, et consume en nous tout ce que le péché avait corrompu :
l’ami fidèle repose dans notre sein, il nous parle, il nous dit : Pose-moi comme un sceau sur ton cœur ; car l’amour est plus fort que la mort[5] : et alors, embrasés de cet amour ardent comme le feu[6], nous ne voyons plus que le bien-aimé, nous n’avons plus de vie que la sienne, et la tristesse de notre pèlerinage s’évanouit dans les joies du ciel.
↑ Cant. ii, 17.
↑ I Cor. xiii, 10.
↑ Ps. cxviii, 105.
↑ Lev. xix, 2 ; xx, 7.
↑ Cant. viii, 6.
↑ Cant. viii, 6.
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Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 316-318).
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CHAP. XIII. Que le fidèle doit désirer de tout son cœur de s’unir à Jésus-Christ dans la Communion ►
CHAPITRE XII.
QU’ON DOIT SE PRÉPARER AVEC UN GRAND SOIN A LA SAINTE COMMUNION.
Voix du bien-aimé.
1. Je suis l’ami de la pureté, et c’est de moi que vient toute sainteté.
Je cherche un cœur pur, et là est le lieu de mon repos.
Préparez-moi un grand Cénacle, et je célébrerai chez vous la Pâque avec mes disciples[1].
Si vous voulez que je vienne à vous, et que je demeure en vous, purifiez-vous du vieux levain[2], et nettoyez la maison de votre cœur.
Bannissez-en les pensées du siècle et le tumulte des vices.
Comme le passereau qui gémit sous un toit solitaire[3], rappelez-vous vos péchés dans l’amertume de votre âme.
Car un ami prépare toujours à son ami le lieu le meilleur et le plus beau ; et c’est ainsi qu’il lui fait connaître avec quelle affection il le reçoit.
2. Sachez cependant que vous ne pouvez, quels que soient vos propres efforts, vous préparer dignement, quand vous y emploieriez une année entière, sans vous occuper d’autre chose.
Mais c’est par ma grâce et ma seule bonté qu’il vous est permis d’approcher de ma table, comme un mendiant invité au festin du riche, et qui n’a pour reconnaître ce bienfait que d’humbles actions de grâces.
Faites ce qui est en vous, et faites-le avec grand soin. Recevez, non pour suivre la coutume ou pour remplir un devoir rigoureux, mais avec crainte, avec respect, avec amour, le corps du Seigneur bien-aimé, de votre Dieu, qui daigne venir à vous.
C’est moi qui vous appelle, qui vous commande de venir : je suppléerai à ce qui vous manque ; venez et recevez-moi.
3. Lorsque je vous accorde le don de la ferveur, remerciez-en votre Dieu ; car ce n’est pas que vous en soyez digne, mais parce que j’ai eu pitié de vous.
Si vous vous sentez, au contraire, aride, priez avec instance, gémissez et ne cessez point de frapper à la porte, jusqu’à ce que vous obteniez quelque miette de ma table, ou une goutte des eaux salutaires de la grâce.
Vous avez besoin de moi, et je n’ai pas besoin de vous. Vous ne venez pas à moi pour me sanctifier ; mais c’est moi qui viens à vous pour vous rendre meilleur et plus saint.
Vous venez pour que je vous sanctifie, et pour vous unir à moi, pour recevoir une grâce nouvelle, et vous enflammer d’une nouvelle ardeur d’avancer dans la vertu.
Ne négligez point cette grâce ; mais préparez votre cœur avec un soin extrême, et recevez-y votre bien-aimé.
4. Mais il ne faut pas seulement vous exciter à la ferveur avant la Communion, il faut encore travailler à vous y conserver après ; et la vigilance qui la doit suivre n’est pas moins nécessaire que la préparation qui la précède : car cette vigilance est elle-même la meilleure préparation pour obtenir une grâce plus grande.
Rien, au contraire, n’éloigne davantage des dispositions où l’on doit être pour communier, que de se trop répandre au dehors en sortant de la Table sainte.
Parlez peu, retirez-vous dans un lieu secret, et jouissez de votre Dieu.
Car vous possédez celui que le monde entier ne peut vous ravir.
Je suis celui à qui vous vous devez donner sans réserve ; de sorte que, dégagé de toute inquiétude, vous ne viviez plus en vous, mais en moi.
RÉFLEXION.
La préparation à la Pâque nouvelle comprend deux choses : il faut purifier le Cénacle, il faut l’orner ; c’est-à-dire que, pour recevoir dignement le corps et le sang de Jésus-Christ, l’âme doit être avant tout exempte de souillures, elle doit avoir été lavée dans les eaux de la pénitence, et ensuite s’être exercée à la pratique des vertus, qui la rendent agréable à Dieu. Ce qui plaît au Seigneur, ce qui attire ses grâces, c’est une profonde humilité[4], un souverain mépris de soi-même, une foi vive, un abandon parfait à ses volontés, le détachement de la terre et le désir des biens célestes, la charité qui est douce, patiente, qui n’est point jalouse, qui n’agit point témérairement, qui ne s’enfle point d’orgueil, qui n’est point ambitieuse, qui ne cherche point ses intérêts, qui ne s’aigrit de rien, ne soupçonne point le mal, ne se réjouit point de l’injustice, mais se réjouit de la vérité ; qui souffre tout, croit tout, espère tout, supporte tout[5] : charité vraiment divine, et, selon la doctrine du grand Apôtre, préférable à tout ce qu’il y a de plus élevé. Quand je parlerais toutes les langues des hommes et le langage des Anges, si je n’ai point la charité, je suis comme un airain sonnant, ou une cymbale retentissante. Et quand j’aurais le don de prophétie, quand je pénétrerais tous les mystères, et que je posséderais toute science, quand j’aurais la foi parfaite jusqu’à transporter les montagnes, si je n’ai point la charité, je ne suis rien. Et quand j’aurais distribué tous mes biens pour nourrir les pauvres, et livré mon corps aux flammes, si je n’ai point la charité, tout cela ne me sert de rien[6]. Ame chrétienne, qui aspirez au banquet nuptial, imitez donc les Vierges sages ; prenez de l’huile, allumez votre lampe, pour aller au-devant de l’Époux[7], car celles dont les lampes seront éteintes, entendront cette parole terrible : En vérité, je ne vous connais point[8].
↑ Marc. xiv, 15 ; Luc. xxii, 12.
↑ I Cor. v 7.
↑ Ps. ci, 8.
↑ I Petr. v, 5.
↑ I Cor. xiii, 4-7.
↑ I Cor. xiii, 1-3.
↑ Luc. xxv, 4 et seq.
↑ Luc. xxv, 12.
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Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 319-321).
◄ CHAP. XII. Qu’on doit se préparer avec un grand soin à la sainte Communion
CHAP. XIV. Du désir ardent que quelques âmes saintes ont de recevoir le corps de Jésus-Christ ►
CHAPITRE XIII.
QUE LE FIDÈLE DOIT DÉSIRER DE TOUT SON CŒUR DE S’UNIR A JÉSUS-CHRIST DANS LA COMMUNION.
Voix du disciple.
1. Qui me donnera, Seigneur, de vous trouver seul, et de vous ouvrir tout mon cœur, et de jouir de vous comme mon âme le désire ; de sorte que je ne sois plus pour personne un objet de mépris, et, qu’étranger à toute créature, vous me parliez seul, et moi à vous, comme un ami parle à son ami, et s’assied avec lui à la même table ?
Ce que je demande, ce que je désire, c’est d’être uni tout entier à vous, que mon cœur se détache de toutes les choses créées, et que, par la sainte Communion et la fréquente célébration des divins mystères, j’apprenne à goûter les choses du ciel et de l’éternité.
Ah ! Seigneur mon Dieu, quand, m’oubliant tout à fait moi-même, serai-je parfaitement uni à vous, et absorbé en vous ?
Que je sois en vous, et vous en moi, et que cette union soit inaltérable !
2. Vous êtes vraiment mon bien-aimé, choisi entre mille[1], en qui mon âme se complaît et veut demeurer à jamais.
Vous êtes le Roi pacifique[2] ; en vous est la paix souveraine et le vrai repos ; hors de vous, il n’y a que travail, douleur, misère infinie.
Vous êtes vraiment un Dieu caché ; vous vous éloignez des impies, mais vous aimez à converser avec les humbles et les simples[3].
Oh ! que votre tendresse est touchante, Seigneur, vous qui, pour montrer à vos enfants tout votre amour, daignez les rassasier d’un pain délicieux qui descend du ciel ! [4]
Certes, nul autre peuple, quelque grand qu’il soit, n’a des dieux qui s’approchent de lui[5] comme vous, ô mon Dieu ! vous vous rendez présent à tous vos fidèles, vous donnant vous-même à eux chaque jour, pour être leur nourriture, et pour qu’ils jouissent de vous, afin de les consoler et d’élever leur cœur vers le ciel.
3. Quel est le peuple, en effet, comparable au peuple chrétien ? quelle est, sous le ciel, la créature aussi chérie que l’âme fervente en qui Dieu daigne entrer pour la nourrir de sa chair glorieuse ?
O faveur ineffable ! ô condescendance merveilleuse ! Ô amour infini, qui n’a été montré qu’à l’homme ! Mais que rendrai-je au Seigneur pour cette grâce, pour cette immense charité ?
Je ne puis rien offrir à mon Dieu qui lui soit plus agréable que de lui donner mon cœur sans réserve, et de m’unir intimement à lui.
Alors mes entrailles tressailliront de joie, lorsque mon âme sera parfaitement unie à Dieu.
Alors il me dira : Si vous voulez être avec moi, je veux être avec vous. Et je lui répondrai : Daignez demeurer avec moi, Seigneur ; je désire ardemment d’être avec vous. Tout mon désir est que mon cœur vous soit uni.
RÉFLEXION.
« Je m’abandonne à vous, ô mon Dieu : à votre unité pour être fait un avec vous ; à votre infinité et à votre immensité incompréhensible, pour m’y perdre et m’y oublier moi-même ; à votre sagesse infinie, pour être gouverné selon vos desseins, et non pas selon mes pensées ; à vos décrets éternels, connus et inconnus, pour m’y conformer, parce qu’ils sont tous également justes ; à votre éternité, pour en faire mon bonheur ; à votre toute-puissance, pour être toujours sous votre main ; à votre bonté paternelle, afin que, dans le temps que vous m’avez marqué, vous receviez mon esprit entre vos bras : à votre justice, autant qu’elle justifie l’impie et le pécheur, afin que, d’impie et de pécheur, vous le fassiez juste et saint. Il n’y a qu’à cette justice qui punit les crimes que je ne veux pas m’abandonner ; car ce serait m’abandonner à la damnation que je mérite ; et néanmoins, Seigneur, elle est sainte, cette justice, comme tous vos autres attributs ; elle est sainte et ne doit pas être privée de son sacrifice. Il faut donc aussi m’y abandonner, et voici que Jésus-Christ se présente, afin que je m’y abandonne en lui et par lui[6]. »
↑ Cant. v, 10.
↑ I Paralip. xxi, 9.
↑ Is. xiv, 15 ; Prov. iii, 32.
↑ Office du S. Sacrem.
↑ Deut. iv, 7.
↑ Bossuet.
14
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 321-323).
◄ CHAP. XIII. Que le fidèle doit désirer de tout son cœur de s’unir à Jésus-Christ dans la Communion
CHAP. XV. Que la grâce de la dévotion s’acquiert par l’humilité et l’abnégation de soi-même ►
CHAPITRE XIV.
DU DÉSIR ARDENT QUE QUELQUES AMES SAINTES ONT DE RECEVOIR LE CORPS DE JÉSUS-CHRIST.
Voix du disciple.
1. Combien est grande, ô mon Dieu, l’abondance de douceur que vous avez réservée à ceux qui vous craignent ![1]
Quand je viens à considérer avec quel désir et quel amour quelques âmes fidèles s’approchent, Seigneur, de votre sacrement, alors je me confonds souvent en moi-même, et je rougis de me présenter à votre autel et à la table sacrée de la Communion avec tant de froideur et de sécheresse ; d’y porter un cœur si aride, si tiède, et de ne point ressentir cet attrait puissant, cette ardeur qu’éprouvent quelques-uns de vos serviteurs, qui, en se disposant à vous recevoir, ne sauraient retenir leurs larmes, tant le désir qui les presse est grand, et leur émotion profonde. Ils ont soif de vous, ô mon Dieu, qui êtes la source d’eau vive ; et leur cœur et leur bouche s’ouvrent également pour s’y désaltérer. Rien ne peut rassasier ni tempérer leur faim, que votre sacré Corps, qu’ils reçoivent avec une sainte avidité et les transports d’une joie ineffable.
2. Oh ! que cette ardente foi est une preuve sensible de votre présence dans le sacrement !
Car ils reconnaissent véritablement le Seigneur dans la fraction du pain, ceux dont le cœur est tout brûlant, lors que Jésus est avec eux[2].
Qu’une affection si tendre, un amour si vif, est souvent loin de moi !
Soyez-moi propice, ô bon Jésus, plein de douceur et de miséricorde ! Ayez pitié d’un pauvre mendiant, et faites que j’éprouve, au moins quelquefois, dans la sainte Communion, quelques mouvements de cet amour qui embrase tout le cœur, afin que ma foi s’affermisse, que mon espérance en votre bonté s’accroisse, et qu’enflammé par cette manne céleste, jamais la charité ne s’éteigne en moi.
3. Dieu de bonté, vous êtes tout-puissant pour m’accorder la grâce que j’implore, pour me remplir de l’esprit de ferveur, et me visiter dans votre clémence, quand le jour choisi par vous sera venu.
Car encore que je ne brule pas de la même ardeur que ces âmes pieuses, cependant, par votre grâce, j’aspire à leur ressembler, désirant et demandant d’être compté parmi ceux qui ont pour vous un si vif amour, et d’entrer dans leur société sainte.
RÉFLEXION.
Avant le jour de la Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin[3]. Ce fut alors qu’il institua la divine Eucharistie, comme pour perpétuer sa demeure au milieu des disciples qu’il avait aimés, et de tous ceux qu’il aimerait jusqu’à la consommation des siècles, accomplissant ainsi cette promesse : Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viendrai à vous[4] : et il est venu, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité[5]. Il est vrai que sa présence se dérobe à nos sens ; mais elle n’en est ni moins réelle, ni moins efficace : ainsi je crois, Seigneur ; ainsi j’adore. Si Jésus-Christ, en se donnant à nous dans le Sacrement de l’autel, ne se couvrait pas d’un voile, s’il ne re tenait pas en soi une partie de sa lumière, s’il se montrait selon tout ce qu’il est, plus beau qu’aucun des enfants des hommes[6], et avec une tendresse ineffable aspirant de s’unir à nous, corps à corps, cœur à cœur, esprit à esprit[7], notre frêle humanité ne pourrait supporter le poids d’une félicité semblable, et l’âme briserait ses liens mortels. C’est pourquoi le divin Sauveur a voulu ne se rendre visible qu’à la foi seule ; et la foi suffit pour embraser de telles ardeurs les vrais fidèles, qu’il n’est rien sur la terre de comparable à leur amour. Aucune langue ne peut exprimer ce qui se passe, dans le secret du cœur, entre l’Époux et l’Épouse : ces transports, ce calme, ces élans du désir, cette joie de la possession, ces chastes embrassements de deux âmes perdues l’une dans l’autre, cette douce langueur, ces paroles brûlantes, ce silence plus ravissant. Ah ! si vous saviez le don de Dieu, et quel est celui qui vous dit : Donnez-moi à boire, vous lui demanderiez vous-même, et il vous donnerait de l’eau vive[8]. Tous les Saints lui ont demandé, et il a entendu leur voix, et il les a désaltérés à la source éternelle. Demandez aussi, priez, suppliez : l’Esprit et l’Épouse disent : Venez. Et que celui qui écoute, dise : Venez. Que celui qui a soif vienne, et que celui qui veut, reçoive gratuitement l’eau qui donne la vie. Et l’Époux dit : Je viens. Ainsi soit-il ! Venez, Seigneur Jésus[9].
↑ Ps. xxx, 23.
↑ Luc. xxiv, 49.
↑ Joann. xiii, 1.
↑ Joann. xiii, 1.
↑ Joann. xiii, 1.
↑ Ps. xliv, 3.
↑ Bossuet.
↑ Joann, iv, 10.
↑ Apoc. xxi, 17, 20.
15
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 323-325).
◄ CHAP. XIV. Du désir ardent que quelques âmes saintes ont de recevoir le corps de Jésus-Christ
CHAP. XVI. Qu’il faut dans la Communion exposer ses besoins à Jésus-Christ, et lui demander sa grâce ►
CHAPITRE XV.
QUE LA GRACE DE LA DÉVOTION S’ACQUIERT. PAR L’HUMILITÉ ET L’ABNÉGATION DE SOI-MÊME.
Voix du bien-aimé.
I. Il faut désirer ardemment la grâce de la ferveur, ne vous lasser jamais de la demander, l’attendre patiemment et avec confiance, la recevoir avec gratitude, la conserver avec humilité, concourir avec zèle à son opération, et, jusqu’à ce que Dieu vienne à vous, ne vous point inquiéter en quel temps et de quelle manière il lui plaira de vous visiter.
Vous devez surtout vous humilier lorsque vous ne sentez en vous que peu ou point de ferveur ; mais ne vous laissez point abattre, et ne vous affligez point avec excès.
Souvent Dieu donne en un moment ce qu’il a longtemps refusé ; il accorde quelquefois à la fin de la prière ce qu’il a différé de donner au commencement.
2. Si la grâce était toujours donnée aussitôt qu’on la désire, ce serait une tentation pour la faiblesse de l’homme.
C’est pourquoi l’on doit attendre la grâce de la ferveur avec une confiance ferme et une humble patience.
Lorsqu’elle vous est cependant ou refusée ou ôtés secrètement, ne l’imputez qu’à vous-même et à vos péchés.
C’est souvent peu de chose qui arrête ou qui affaiblit la grâce ; si pourtant l’on peut appeler peu de chose, et si l’on ne doit pas plutôt compter pour beaucoup, ce qui nous prive d’un si grand bien.
Mais, quel que soit cet obstacle, si vous le surmontez parfaitement, vous obtiendrez ce que vous demandez.
3. Car, dès que vous vous serez donné à Dieu de tout votre cœur, et que, cessant d’errer d’objets en objets au gré de vos désirs, vous vous serez remis entièrement entre ses mains, vous trouverez la paix dans cette union, parce que rien ne vous sera doux que ce qui peut lui plaire.
Quiconque élèvera donc son intention vers Dieu avec un cœur simple, et se dégagera de tout amour et de toute aversion déréglée des créatures, sera propre à recevoir la grâce, et digne du don de la ferveur.
Car Dieu répand sa bénédiction où il trouve des vases vides ; et plus un homme renonce parfaitement aux choses d’ici-bas, plus il se méprise et meurt à lui-même, plus la grâce vient à lui promptement, plus elle remplit son cœur, et l’affranchit et l’élève.
4. Alors, ravi d’étonnement, il verra ce qu’il n’avait point vu, et il sera dans l’abondance, et son cœur se dilatera, parce que le Seigneur est avec lui, et qu’il s’est lui-même remis sans réserve et pour toujours entre ses mains.
C’est ainsi que sera béni l’homme qui cherche Dieu de tout son cœur, et qui n’a pas reçu son âme en vain[1].
Ce disciple fidèle, en recevant la sainte Eucharistie, mérite d’obtenir la grâce d’une union plus grande avec le Seigneur, parce qu’il ne considère point ce qui lui est doux, ce qui le console, mais, au-dessus de toute douceur et de toute consolation, l’honneur et la gloire de Dieu.
RÉFLEXION.
Bien qu’on doive aimer Dieu pour lui seul, il est permis de désirer ses dons, pourvu qu’on demeure pleinement soumis à sa volonté sainte. Les grâces les plus précieuses ne sont pas toujours les grâces senties, celles qui, pour ainsi dire, inondent l’âme de lumière et de joie. Elles peuvent, si l’on n’y prend garde, exciter la vaine complaisance. Souvent il est plus sûr de marcher en cette vie dans les ténèbres de la pure foi, d’être éprouvé par la tristesse, la souffrance, l’amertume, et de porter la Croix intérieure comme Jésus, lorsqu’il s’écriait : Mon Père ! pourquoi m’avez-vous délaissé ?[2] Alors tout orgueil est abattu ; on ne trouve en soi qu’infirmité ; on s’humilie sous la main qui frappe, mais qui frappe pour guérir, et ce saint exercice d’abnégation, plus méritoire pour l’âme fidèle et plus agréable à Dieu qu’aucune ferveur sensible, attendrit le céleste Époux et le ramène près de l’Épouse qui, privée de son bien-aimé, veillait dans sa douleur, semblable au passereau solitaire qui gémit sous le toit[3]. Il se découvre à elle dans la divine Eucharistie ; il la console, il lui prodigue ses chastes caresses, il l’embrase de son ainour, comme les disciples d’Emmaüs, alors qu’ils disaient : Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait dans le chemin, et nous ouvrait les Écritures ?[4] Seigneur, je m’avoue indigne de goûter ces ravissantes douceurs. Je connais mon iniquité, et mon péché est sans cesse devant moi[5]. Que me devez-vous, sinon la rigueur et le châtiment ? Et toutefois j’oserai implorer votre miséricorde immense : je m’approcherai, le front contre terre, de la source d’eau vive, espérant que votre pitié en laissera tomber quelques gouttes sur mon âme aride. Accordez moi, Seigneur, ce rafraîchissement avant que je m’en aille, et bientôt je ne serai plus[6].
↑ Ps. xxiii, 4.
↑ Marc. xv, 34.
↑ Ps. ci, 8.
↑ Luc. xxiv, 32.
↑ Ps. l, 5.
↑ Ps. xxviii, 14.
16
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 326-327).
◄ CHAP. XV. Que la grâce de la dévotion s’acquiert par l’humilité et l’abnégation de soi-même
CHAP. XVII. Du désir ardent de recevoir Jésus-Christ ►
CHAPITRE XVI.
QU’IL FAUT DANS LA COMMUNION EXPOSER SES BESOINS A JÉSUS-CHRIST, ET LUI DEMANDER SA GRACE.
Voix du disciple.
1. Seigneur plein de tendresse et de bonté, que je désire recevoir en ce moment avec un pieux respect, vous connaissez mon infirmité et mes pressants besoins ; vous savez en combien de maux et de vices je suis plongé, quelles sont mes peines, mes tentations, mes troubles et mes souillures.
Je viens à vous chercher le remède, pour obtenir un peu de soulagement et de consolation.
Je parle à celui qui sait tout, qui voit tout ce qu’il y a de plus secret en moi, et qui seul peut me secourir et me consoler parfaitement.
Vous savez quels biens me sont principalement nécessaires, et combien je suis pauvre en vertus.
2. Voilà que je suis devant vous, pauvre et nu, demandant votre grâce, implorant votre miséricorde.
Rassasiez ce mendiant affamé, réchauffez ma froideur du feu de votre amour, éclairez mes ténèbres par la lumière de votre présence.
Changez pour moi toutes les choses de la terre en amertume ; faites que tout ce qui m’est dur et pénible fortifie ma patience ; que je méprise et que j’oublie tout ce qui est créé, tout ce qui passe.
Élevez mon cœur à vous dans le ciel, et ne me laissez pas errer sur la terre.
Que, de ce moment et à jamais, rien ne me soit doux que vous seul, parce que vous seul êtes ma nourriture, mon breuvage, mon amour, ma joie, ma douceur et tout mon bien.
3. Oh ! que ne puis-je, enflammé, embrasé par votre présence, être transformé en vous, de sorte que je devienne un même esprit avec vous, par la grâce d’une union intime, et par l’effusion d’un ardent amour !
Ne souffrez pas que je m’éloigne de vous sans m’être rassasié et désaltéré ; mais usez envers moi de la même miséricorde dont vous avez souvent usé avec vos Saints d’une manière si merveilleuse.
Qui pourrait s’étonner qu’en m’approchant de vous je fusse entièrement consumé de votre ardeur, puisque vous êtes un feu qui brûle toujours et ne s’éteint jamais, un amour qui purifie les cours, et qui éclaire l’intelligence ?
RÉFLEXION.
Ce n’est point en nous efforçant d’élever notre esprit à de sublimes pensées que nous recueillerons le fruit de la sainte Communion ; mais en adorant, pleins d’amour, Jésus-Christ en nous, en lui ouvrant notre cœur, avec une grande confiance et une grande simplicité, comme un ami parle à son ami[1]. Nous avons des besoins, il faut les lui exposer. Nous sommes couverts de plaies, il faut les lui montrer, afin qu’il les lave dans son divin sang. Nous sommes faibles, il faut lui demander de ranimer nos forces. Nous sommes nus, affamés, altérés ; il faut dire : Ayez pitié de ce pauvre mendiant. De lui découlent toutes les grâces. Écoutez ses paroles : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, il vivra : et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra point à jamais. Croyez-vous ainsi ?[2] « O chrétien ! je ne te dis plus rien : c’est Jésus-Christ qui te parle en la personne de Marthe ; réponds avec elle : Oui, Seigneur, je crois que vous êtes le Christ, fils du Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde[3]. Ajoutez avec saint Paul : Afin de sauver les pécheurs, desquels je suis le premier[4]. Crois donc, âme chrétienne, adore, espère, aime. O Jésus ! Ôtez les voiles, et que je vous voie. O Jésus ! parlez dans mon cœur, et faites que je vous écoute. Parlez, parlez, parlez ; il n’y a plus qu’un moment : parlez. Donnez-moi des « larmes pour vous répondre : frappez la pierre ; et que les eaux « d’un amour plein d’espérance, pénétré de reconnaissance, coulent jusqu’à terre[5]. »
↑ Exod. xxxiii, 11.
↑ Joann. xi, 25, 26.
↑ Joann. xi, 27.
↑ I. Tim. i, 15.
↑ Bossuet.
17
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 328-330).
◄ CHAP. XVI. Qu’il faut dans la Communion exposer ses besoins à Jésus-Christ, et lui demander sa grâce
CHAP. XVIII. Qu’on ne doit point chercher à pénétrer le mystère de l’Eucharistie, mais qu’il faut soumettre ses sens à la foi ►
CHAPITRE XVII.
DU DÉSIR ARDENT DE RECEVOIR JÉSUS-CHRIST.
Voix du disciple.
1. Seigneur, je désire vous recevoir avec un pieux et ardent amour, avec toute la tendresse et l’affection de mon cœur, comme vous ont désiré dans la communion tant de Saints et de fidèles qui vous étaient si chers, à cause de leur vie pure et de leur fervente piété.
O mon Dieu ! Amour éternel, mon unique bien, ma félicité toujours durable, je désire vous recevoir avec toute la ferveur, tout le respect qu’ait jamais pu ressentir aucun de vos Saints.
2. Et quoique je sois indigne d’éprouver ces admirables sentiments d’amour, je vous offre cependant toute l’affection de mon cœur, comme si j’étais animé seul de ces désirs enflammés qui vous sont si agréables.
Tout ce que peut concevoir et désirer une âme pieuse, je vous le présente, je vous l’offre, avec un respect profond et une vive ardeur.
Je ne veux rien me réserver ; mais je veux vous offrir sans réserve le sacrifice de moi-même et de tout ce qui est à moi.
Seigneur mon Dieu, mon Créateur et mon Rédempteur, je désire vous recevoir aujourd’hui avec autant de ferveur et de respect, avec autant de zèle pour votre gloire, avec autant de reconnaissance, de sainteté, d’amour, de foi, d’espérance et de pureté, que vous désira et vous reçut votre sainte Mère, la glorieuse Vierge Marie, lorsque, l’Ange lui annonçant le mystère de l’Incarnation, elle répondit avec une pieuse humilité : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole[1].
3. Et de même que votre bienheureux précurseur, le plus grand des Saints, Jean-Baptiste, lorsqu’il était encore dans le sein de sa mère, tressaillit de joie en votre présence, par un mouvement du Saint-Esprit, et que, vous voyant ensuite converser avec les hommes, il disait avec un tendre amour et en s’humiliant profondément : L’ami de l’époux, qui est près de lui et qui l’écoute, est ravi d’allégresse, parce qu’il entend la voix de l’époux[2] ; ainsi je voudrais être embrasé des plus saints, des plus ardents désirs, et m’offrir à vous de toute l’affection de mon cœur.
C’est pourquoi je vous offre tous les transports d’amour et de joie, les extases, les ravissements, les révélations, les visions célestes de toutes les âmes saintes, avec les hommages que vous rendent et vous rendront à jamais toutes les créatures dans le ciel et sur la terre ; je vous les offre ainsi que leurs vertus, pour moi et pour tous ceux qui se sont recommandés à mes prières, afin qu’ils célèbrent dignement vos louanges, et vous glorifient éternellement.
4. Seigneur mon Dieu, recevez mes vœux, et le désir qui m’anime de vous louer, de vous bénir, avec l’amour immense, infini, dû à votre ineffable grandeur.
Voilà ce que je vous offre, et ce que je voudrais vous offrir chaque jour et à chaque moment ; et je prie et je con jure, de tout mon cœur, tous les esprits célestes et tous vos fidèles serviteurs, de s’unir à moi pour vous louer et pour vous rendre de dignes actions de grâces.
5. Que tous les peuples, toutes les tribus, toutes les langues vous bénissent, et célèbrent, dans des transports de joie et d’amour, la douceur et la sainteté de votre nom. Que tous ceux qui offrent, avec révérence et avec piété, les divins mystères, et qui les reçoivent avec une pleine foi, trouvent devant vous grâce et miséricorde, et qu’ils prient avec instance pour moi, pauvre pécheur.
Et lorsque, après s’être unis à vous, selon leurs pieux désirs, ils se retireront de la Table sainte , rassasiés et consolés merveilleusement , qu’ils daignent se souvenir de moi , qui languis dans l’indigence.
RÉFLEXION.
« Que cet adorable Sacrement opère en moi , ô mon Sauveur ! la rémission de mes péchés ; que ce sang divin me purifie ; qu’il lave toutes les taches qui ont souillé cette robe nuptiale dont vous m’aviez revêtu dans le baptême, afin que je puisse m’asseoir avec assurance au banquet des noces de votre Fils. Je suis, je l’avoue, une âme pécheresse , une épouse infidèle , qui ai manqué une infinité de fois à la foi donnée : Mais revenez, me dites-vous , ô Seigneur, revenez , je vous recevrai[3] : pourvu que vous ayez repris votre première robe , et que vous portiez, dans l’anneau que l’on vous met au doigt, la marque de l’union où le Verbe divin entre avec vous . Rendez-moi cet anneau mystique : revêtez-moi de nouveau , ô mon Père , comme un enfant prodigue qui retourne à vous , de cette robe de l’innocence et de la sainteté que je dois apporter à votre Table. C’est l’immortelle parure que vous nous demandez , vous qui êtes en même temps l’époux , le convive et la victime immolée qu’on nous donne à manger. C’est à cette Table mystérieuse que l’on trouve l’accomplissement de cette parole : Qui me mange vivra pour moi[4] . Qu’elle s’accomplisse en moi , ô mon Sauveur ! que j’en sente l’effet : transformez-moi en vous , et que ce soit vous-même qui viviez en moi . Mais , pour cela , que je m’approche de ce céleste repos avec les habits les plus magnifiques ; que j’y vienne avec toutes les vertus ; que j’y coure avec une joie digne d’un tel festin et de la viande immortelle que vous m’y donnez[5]. »
↑ Luc. i, 38.
↑ Joann. iii, 29.
↑ Jer. iii, 1.
↑ Joann. vi, 58.
↑ Bossuet.
18
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. 330-333).
◄ CHAP. XVII. Du désir ardent de recevoir Jésus-Christ
Table des chapitres ►
CHAPITRE XVIII .
QU’ON NE DOIT POINT CHERCHER A PÉNÉTRER LE MYSTÈRE DE L’EUCHARISTIE , MAIS QU’IL FAUT SOUMETTRE SES SENS A LA FOI.
Voix du bien-aimé.
1. Gardez-vous du désir curieux et inutile de sonder ce profond mystère, si vous ne voulez pas vous plonger dans un abîme de doutes.
Celui qui scrute la majesté sera accablé par la gloire[1].
Dieu peut faire plus que l’homme ne peut comprendre.
On ne défend pas une humble et pieuse recherche de la vérité, pourvu qu’on soit toujours prêt à se laisser instruire, et qu’on s’attache fidèlement à la sainte doctrine des Pères.
2. Heureuse la simplicité qui laisse le sentier des questions difficiles, pour marcher dans la voie droite et sûre des commandements de Dieu.
Plusieurs ont perdu la piété en voulant approfondir ce qui est impénétrable.
Ce qu’on demande de vous, c’est la foi et une vie pure, et non une intelligence qui pénètre la profondeur des mystères de Dieu.
Si vous ne comprenez pas ce qui est au-dessous de vous, comment comprendrez-vous ce qui est au-dessus ?
Soumettez-vous humblement à Dieu, captivez votre raison sous le joug de la foi ; et vous recevrez la lumière de la science selon qu’il vous sera utile ou nécessaire.
3. Plusieurs sont violemment tentés sur la foi à ce Sacrement ; mais il faut l’imputer moins à eux qu’à l’ennemi.
Ne vous troublez point, ne disputez point avec vos pensées, ne répondez point aux doutes que le démon vous suggère ; mais croyez à la parole de Dieu, croyez à ses Saints et à ses prophètes, et l’esprit de malice s’enfuira loin de vous.
Il est souvent très utile à un serviteur de Dieu d’être éprouvé ainsi.
Car le démon ne tente point les infidèles et les pécheurs qui sont à lui déjà ; mais il attaque et tourmente de diverses manières les âmes pieuses et fidèles.
4. Allez donc avec une foi simple et inébranlable, et recevez le Sacrement avec un humble respect, vous reposant sur la toute-puissance de Dieu, de ce que vous ne pourrez comprendre.
Dieu ne trompe point ; mais celui qui se croit trop lui même est souvent trompé.
Dieu s’approche des simples ; il se révèle aux humbles, il donne l’intelligence aux petits[2], et il cache sa grâce aux curieux et aux superbes.
La raison de l’homme est faible, et se trompe aisément ; mais la vraie foi ne peut pas être trompée.
5. La raison et toutes les recherches naturelles doivent suivre la foi, et non la précéder ni la combattre.
Car la foi et l’amour s’élèvent par-dessus tout, et opèrent d’une manière inconnue dans le très saint et très auguste Sacrement.
Dieu éternel, immense, infiniment puissant, fait dans le ciel et sur la terre des choses grandes, incompréhensibles, et nul ne saurait pénétrer ses merveilles.
Si les œuvres de Dieu étaient telles que la raison de l’homme pût aisément les comprendre, elles cesseraient d’être merveilleuses et ne pourraient être appelées ineffables.
RÉFLEXION.
L’impie veut savoir, et c’est là sa perte. Il demande le salut à la science, il le demande à l’orgueil, il se le demande à lui-même : et du fond de son intelligence ténébreuse, de sa nature impuissante et dégradée, sort une réponse de mort. Chrétiens, ne l’oubliez jamais, le juste vit de la foi[3]. Vivez donc de la foi, en vivant de l’adorable Eucharistie, qui en est la plus forte comme la plus douce épreuve. Celui qui est la voie, la vérité, la vie[4], Jésus-Christ, Fils de Dieu, a parlé ; il a dit : Ceci est mon corps, ceci est mon sang[5]. Le croyez-vous ainsi ?[6] Oui, je le crois ainsi, Seigneur. Le ciel et la terre passeront, mais vos paroles ne passeront point[7]. Je crois et je confesse que ce qui était du pain est vraiment votre corps, que ce qui était du vin est vraiment votre sang. Mon esprit se soumet, et impose silence aux sens révoltés. Dieu a tant aimé l’homme qu’il a donné pour lui son fils unique[8] : et pour compléter, pour perpétuer à jamais ce grand don, le Fils aussi se donne à l’homme, tous les jours, à la Table sainte, réellement et substantiellement. Encore un coup, je cois, Seigneur, je crois à l’amour que Dieu a eu pour nous ?[9], à l’amour du Père, à l’amour du Fils ; et cet amour infini explique tout, éclaircit tout, satisfait à tout. Qu’importe que nous comprenions ? Ne savons-nous pas que vos voies sont impénétrables[10], et que celui qui scrute la majesté sera opprimé par la gloire ?[11] Notre bonheur est de croire sans comprendre ; notre bonheur est de nous plonger les yeux fermés et de nous perdre dans l’abîme incompréhensible de votre amour. Que la raison superbe et contentieuse se taise donc : qu’elle cesse d’opposer insolemment sa faiblesse à votre toute-puissance. A ses doutes, à ses demandes curieuses, nous n’avons qu’une réponse : Dieu a tant aimé ! et cette réponse suffit, et nulle autre ne suffit sans elle. Elle pénètre comme une vive lumière au fond du cœur en état de l’entendre, du cœur qui croit à l’amour, qui sait et qui sent ce que d’aimer.
Vous vous étonnez qu’un Dieu se cache sous les faibles apparences d’un pain terrestre et corruptible, que le Sauveur des hommes se soit fait leur aliment ; vous hésitez, votre foi chancelle : c’est que vous n’aimez pas ! Et vous, âmes croyantes, âmes fidèles, allez à l’autel avec joie, fermeté, confiance ; allez à Jésus, allez au banquet mystérieux de l’amour. « Et où irions-nous, Seigneur ? Quoi ! à la chair et au sang, à la raison, à la philosophie ? aux sages du monde ? aux murmurateurs, aux incrédules, à ceux qui sont encore tous les jours à nous demander : Comment nous peut-il donner sa chair à manger ? comment est-il dans le ciel, si, en même temps, on le mange sur la terre ? Non, Seigneur, nous ne voulons point aller à eux, ni suivre ceux qui vous quittent. Nous suivrons saint Pierre, et nous dirons[12] : Maître, où irions-nous ? vous avez les paroles de la vie éternelle[13]. »
↑ Prov. xxv, 27.
↑ Ps. cxvii, 130.
↑ Rom. i, 17.
↑ Joann. xiv, 6.
↑ Matth. xxvi, 26, 28.
↑ Joann. xi, 26.
↑ Matth. xxiv, 35.
↑ Joann. iii, 16.
↑ I. Joann. iv, 16.
↑ Rom. xi, 33.
↑ Prov. xxv, 27.
↑ Bossuet.
↑ Joann. vi, 60.
Table
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. TdM-337).
◄ CHAP. XVIII. Qu’on ne doit point chercher à pénétrer le mystère de l’Eucharistie, mais qu’il faut soumettre ses sens à la foi
Table analytique ►
TABLE DES CHAPITRES.
Préface.
27
LIVRE PREMIER.
AVIS UTILES POUR ENTRER DANS LA VIE INTÉRIEURE.
CHAP. I. — Qu’il faut imiter Jésus-Christ, et mépriser toutes les vanités du monde.
33
CHAP. II. — Avoir d’humbles sentiments de soi-même.
35
CHAP. III. — De la doctrine de vérité.
37
CHAP. IV. — De la prévoyance dans les actions.
41
CHAP. V. — De la lecture de l’Écriture sainte.
42
CHAP. VI. — Des affections déréglées.
43
CHAP. VII. — Qu’il faut fuir l’orgueil et les vaines espérances.
44
CHAP. VIII. — Eviter la trop grande familiarité.
46
CHAP. IX. — De l’obéissance et du renoncement à son propre sens.
47
Chap. X. — Qu’il faut éviter les entretiens inutiles.
48
Chap. XI. — Des moyens d’acquerir la paix intérieure, et du soin d’avancer dans la vertu.
50
Chap. XII. — De l’avantage de l’adversité.
52
Chap. XIII. — De la résistance aux tentations.
53
Chap. XIV. — Éviter les jugements téméraires, et ne se point rechercher soi-même.
57
Chap. XV. — Des œuvres de charité.
58
Chap. XVI. — Qu’il faut supporter les défauts d’autrui.
59
Chap. XVII. — De la vie religieuse.
61
Chap. XVIII. — De l’exemple des Saints.
62
Chap. XIX. — Des exercices d’un bon religieux.
65
Chap. XX. — De l’amour de la solitude et du silence.
68
Chap. XXI. — De la componction du cœur.
72
Chap. XXII. — De la considération de la misère humaine.
74
Chap. XXIII. — De la méditation de la mort.
78
Chap. XXIV. — Du jugement et des peines des pécheurs.
82
Chap. XXV. — Qu’il faut travailler avec ferveur à l’amendement de sa vie.
86
LIVRE DEUXIÈME.
INSTRUCTIONS POUR AVANCER DANS LA VIE INTÉRIEURE.
Chap. I. — De la conversation intérieure.
91
Chap. II. — Qu’il faut s’abandonner à Dieu en esprit d’humilité.
95
CHAP. III. De l’homme pacifique.
96
CHAP. IV. De la pureté d’esprit, et de la droiture d’intention.
98
CHAP. V. De la considération de soi-même.
100
CHAP. VI. De la joie d’une bonne conscience.
102
CHAP. VII, Qu’il faut aimer Jésus-Christ par-dessus toutes choses.
104
CHAP. VIII. De la familiarité que l’amour établit entre Jésus et l’âme fidèle.
106
CHAP. IX. De la privation de toute consolation.
108
CHAP. X. De la reconnaissance pour la grâce de Dieu.
112
CHAP. XI. Du petit nombre de ceux qui aiment la Croix de Jésus-Christ.
115
CHAP. XII. De la sainte voie de la Croix.
117
LIVRE TROISIÈME.
DE LA VIE INTÉRIEURE.
CHAP. I. Des entretiens intérieurs de Jésus-Christ avec l’âme fidèle.
125
CHAP. II. La vérité parle au dedans de nous sans aucun bruit de paroles.
127
CHAP. III. Qu’il faut écouter la parole de Dieu avec humilité ; et que plusieurs ne la reçoivent pas comme ils le devraient.
129
CHAP. IV. Qu’il faut marcher en présence de Dieu dans la vérité et l’humilité.
132
CHAP. V. Des merveilleux effets de l’amour divin.
135
CHAP. VI. De l’épreuve du véritable amour.
139
CHAP. VII. Qu’il faut cacher humblement les grâces que Dieu nous fait.
142
CHAP. VIII. Qu’il faut s’anéantir soi-même devant Dieu.
145
CHAP. IX. Qu’il faut rapporter tout à Dieu comme à notre dernière fin.
147
CHAP. X. Qu’il est doux de servir Dieu et de mépriser le monde.
149
CHAP. XI. Qu’il faut examiner et modérer les désirs du cœur.
152
CHAP. XII. Qu’il faut s’exercer à la patience, et lutter contre ses passions.
154
CHAP. XIII. Qu’il faut obéir humblement à l’exemple de Jésus-Christ.
156
CHAP. XIV. Qu’il faut considérer les secrets jugements de Dieu pour ne pas s’enorgueillir du bien qu’on fait.
159
CHAP. XV. De ce que nous devons dire et faire quand il s’élève quelque désir en nous.
161
CHAP. XVI. Qu’on ne doit chercher qu’en Dieu la vraie consolation.
164
CHAP. XVII. Qu’il faut remettre à Dieu le soin de ce qui nous regarde.
166
CHAP. XVIII. Qu’il faut souffrir avec constance les misères de cette vie, à l’exemple de Jésus-Christ.
167
CHAP. XIX. De la souffrance des injures, et de la véritable patience.
169
CHAP. XX. De l’aveu de son infirmité, et des misères de cette vie.
172
CHAP. XXI. Qu’il faut établir son repos en Dieu, plutôt que dans tous les autres biens.
174
Chap. XXII. Du souvenir des bienfaits de Dieu.
178
CHAP. XXIII. De quatre choses importantes pour conserver la paix.
181
CHAP. XXIV. Qu’il ne faut pas s’enquérir curieusement de la conduite des autres.
184
CHAP. XXV. En quoi consiste la vraie paix et le véritable progrès de l’âme.
185
CHAP. XXVI. De la liberté du cœur, qui s’acquiert plutôt par la prière que par la lecture.
187
CHAP. XXVII. Que l’amour de soi est le plus grand obstacle qui empêche l’homme de parvenir au souverain bien.
190
CHAP. XXVIII. Qu’il faut mépriser les jugements humains.
192
Chap. XXIX : Comment il faut invoquer et bénir Dieu dans l’affliction.
194
Chap. XXX. Qu’il faut implorer le secours de Dieu, et attendre avec confiance le retour de sa grâce.
196
CHAP. XXXI. Qu’il faut oublier toutes les créatures pour trouver le Créateur.
199
Chap. XXXII. De l’abnégation de soi-même.
202
CHAP. XXXIII. De l’inconstance du cœur, et que nous devons tout rapporter à Dieu comme à notre dernière fin.
204
CHAP. XXXIV. Qu’on ne saurait goûter que Dieu seul, et qu’on le goûte en toutes choses, quand on l’aime véritablement.
206
CHAP. XXXV. Qu’on est toujours, durant cette vie, exposé à la tentation.
208
CHAP. XXXVI. Contre les vains jugements des hommes.
210
CHAP. XXXVII. Qu’il faut renoncer entièrement à soi-même pour obtenir la liberté du cœur.
212
Chap. XXXVIII. Comment il faut se conduire dans les choses extérieures, et recourir à Dieu dans les périls.
214
CHAP. XXXIX. Qu’il faut éviter l’empressement dans les affaires.
216
CHAP. XL. Que l’homme n’a rien de bon de lui-même, et ne peut se glorifier de rien.
217
Chap. XLI. Du mépris de tous les honneurs du temps.
220
Chap. XLII. Qu’il ne faut pas que notre paix dépende des hommes.
221
CHAP. XLIII. Contre la vaine science du siècle.
223
CHAP. XLIV. Qu’il ne faut point s’embarrasser dans les chose extérieures.
225
Chap. XLV. Qu’il ne faut pas croire tout le monde, et qu’il est difficile de garder une sage mesure dans ses paroles.
227
CHAP. XLVI. Qu’il faut mettre sa confiance en Dieu, lorsqu’on est assailli de paroles injurieuses.
230
Chap. XLVII. Qu’il faut être prêt à souffrir pour la vie éternelle tout ce qu’il y a de plus pénible.
231
CHAP. XLVIII. De l’éternité bienheureuse, et des misères de cette vie.
235
Chap. XLIX. Du désir de la vie éternelle, et des grands biens promis à ceux qui combattent courageusement.
239
CHAP. L. Comment un homme dans l’affliction doit s’abandonner entre les mains de Dieu.
243
CHAP. LI. Qu’il faut s’occuper d’œuvres extérieures, quand l’âme est fatiguée des exercices spirituels.
247
CHAP. LII. Que l’homme ne doit pas se juger digne des consolations de Dieu, mais plutôt de châtiment.
248
Chap. LIII. Que la grâce ne fructifie point en ceux qui ont le goût des choses de la terre.
251
CHAP. LIV. Des divers mouvements de la nature et de la grâce.
253
CHAP. LV. De la corruption de la nature, et de l’efficace de la grâce divine.
257
CHAP. LVI. Que nous devons nous renoncer nous-mêmes, et imiter Jésus-Christ en portant la Croix.
260
CHAP. LVII. Qu’on ne doit point se laisser trop abattre quand on tombe en quelque faute.
263
CHAP. LVIII. Qu’il ne faut pas chercher à pénétrer ce qui est au-dessus de nous, et sonder les secrets jugements de Dieu.
265
CHAP. LIX. Qu’on doit mettre toute son espérance et toute sa confiance en Dieu seul.
270
LIVRE QUATRIÈME.
DU SACREMENT DE L’EUCHARISTIE.
Exhortation à la sainte Communion.
275
CHAP. I. Avec quel respect il faut recevoir Jésus.
277
CHAP. II. Combien Dieu manifeste à l’homme sa bonté et son amour dans le Saint-Sacrement de l’Eucharistie.
283
CHAP. III. Qu’il est utile de communier souvent.
287
CHAP. IV. Que Dieu répand des grâces abondantes en ceux qui communient dignement.
291
CHAP. V. De l’excellence du Sacrement de l’autel, et de la dignité du Sacerdoce.
295
CHAP. VI. Prière du chrétien avant la Communion.
298
CHAP. VII. De l’examen de conscience, et de la résolution de se corriger.
299
CHAP. VIII. De l’oblation de Jésus-Christ sur la Croix, et de la résignation de soi-même.
302
CHAP. IX. Que nous devons nous offrir à Dieu avec tout ce qui est à nous, et prier pour tous.
304
CHAP. X. Qu’on ne doit pas facilement s’éloigner de la sainte Communion.
307
CHAP. XI. Que le corps de Jésus-Christ et l’Écriture sainte sont très nécessaires à l’âme fidèle.
311
CHAP. XII. Qu’on doit se préparer avec un grand soin à la sainte Communion.
316
CHAP. XIII. Que le fidèle doit désirer de tout son cœur de s’unir à Jésus-Christ dans la Communion.
319
CHAP. XIV. Du désir ardent que quelques âmes saintes ont de recevoir le corps de Jésus-Christ.
321
CHAP. XV. Que la grâce de la dévotion s’acquiert par l’humilité et l’abnégation de soi-même.
323
CHAP. XVI. Qu’il faut dans la Communion exposer ses besoins à Jésus-Christ, et lui demander sa grâce.
326
CHAP. XVII. Du désir ardent de recevoir Jésus-Christ.
328
CHAP. XVIII. Qu’on ne doit point chercher à pénétrer le mystère de l’Eucharistie, mais qu’il faut soumettre ses sens à la foi.
330
Table des chapitres
Table analytique
FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES.
Index
Thomas a Kempis
L’Imitation de Jésus-Christ
Traduction par Félicité de Lamennais.
Texte établi par M. Pagès, Bonne Presse, 1890 (p. index-352).
◄ Table des chapitres
TABLE DES MATIÈRES
PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
N. B. Les chiffres romains indiquent les livres, les chiffres arabes précédés d’un (point virgule) et suivis de (deux points) désignent les chapitres ; les chiffres arabes qui suivent les (deux points) indiquent les numéros.
A
ABANDONNÉS (Nous ne sommes pas) quand Dieu nous éprouve III ; 30 : 4 ; 40 : 1.
ABNÉGATION de soi-même, véritable avancement de l’homme III ; 6 : 4 ; 32 : 1 ; 56 : 1, sqq.
ABONDANCE (L’) est une cause de péché, III ; 7 : 3.
ABSTINENCE II ; 11 : 1.
ACTIONS (L’homme vertueux règle ses) I, 3 : 3 ; 25 : 1.
ADMIRATION (Il faut fuir l’) des hommes III ; 45 : 5.
ADVERSITÉS. — AFFLICTIONS I, 12 : 12 ; 3 : 1 ; 13 : 2, 3, 7.
— (Dans les) l’homme doit être patient I ; 13 : 8 ; II ; 12 : 10.
— (La vertu se montre dans les) I ; 16 : 3.
— (La pensée de l’enfer et du purgatoire aide à supporter les) I ; 21 : 5.
— (L’homme qui a des) est le plus heureux I ; 22 : 1.
— (C’est dans les) qu’il faut prier I ; 24 : 5.
— (Une bonne conscience supporte les) II ; 4 : 2 ; 6 : 1.
— (L’amour de Jésus aide à supporter les) II ; 12 : 8, 1.
— (Dans les) J.-C. est le consolateur des âmes fidèles III ; 47 : 1.
AFFECTIONS (La pureté et la simplicité d’intention sont les conditions requises dans les) II ; 4 : 1.
— (La présence de la grâce donne des) pour Dieu III ; 6 : 4.
— (Des) intérieures dependent les actions extérieures III ; 31 : 4.
AFFLICTIONS (V. Adversités.)
AXE (L’) doit aimer Dieu, mais les choses terrestres lui en font perdre le souvenir I ; 21 : 2 ; II ; 5 : 3 ; III, 13 : 1, 2.
AIMER (Il faut) Jésus par dessus tout II ; 7 : 1, sqq.
— (Il faut) le prochain et supporter ses imperfections I ; 16 : 1, 2.
— Dieu, c’est le goûter par dessus tout Il ; 34 : 1, 2. (V. Amour.)
AMANT (Quel est le véritable) de Jésus III ; 6 ; 1.
— (Les) de la Croix sont peu nombreux II ; 2 : 1, sqq.
— (Preuves du véritable) III ; 6 : 3, 4, 6 ; 7 : 1, 2.
AMENDEMENT de notre vie I ; 25 : 1.
— (Le projet de l’) ne doit pas être différė II ; 22 : 5.
— (Deux choses nuisent à notre) I ; 25 : 3.
— (Deux choses sont favorables à notre) I ; 25 : 4.
AMIS (Si nos) nous abandonnent, il ne faut pas s’en inquiéter II ; 9 : 2.
— (Il ne faut pas trop se confier dans ses) I ; 7 : 2 ; 23 : 5.
— (Jésus est parmi tous nos) le seul véritable III ; 42 : 1 ; 44 : 2.
AMITIÉ (Combien doit être grande l’) pour Jésus II ; 8 : 1, sqq.
AMOUR (l’) pour Jésus c’est l’amour des biens éternels et célestes II ; 1 : 2.
— (Merveilleux effets de l’) divin III ; 5 : 1, sqq.
— (L’) propre empêche de cueillir les fruits du souverain bien III ; 27 : 1.(V. Aimer.)
ANGES ( Dieu et ses) s’approchent de l’homme abandonné I ; 20 : 6.
APOTRES (Que furent les) de J.-C. III ; 22 : 4.
APPLIQUER (Nous devons nous) à déraciner nos vices et à accroître nos vertus I ; 3 : 5.
— (L’homme doit s’) tous les jours à se vaincre soi-même I ; 3 : 3.
— On ne peut s’) en même temps à Dieu et aux choses qui passent III ; 53 : 1.
ARCHE (L’) d’alliance est bien différente du Saint-Sacrement, IV ; 1 : 6.
ASSURANCE (Notre) doit être en Dieu et dans les choses spirituelles I ; 20 ; 1 ; III ; 35 : 1.
AUSTÉRITÉ (La pensée de l’enfer et du purgatoire aident à pratiquer 1’) I ; 21 : 5.
AVANCEMENT (Notre) dans la perfection dépend de notre courage, de notre humilité dans les afflictions et dans l’abandon des choses de la terre II ; 5 : 3 ; III ; 6 : 4.
— Dieu n’avance pas, il est toujours le même III ; 40 : 2.
AVENIR (Dieu connaît l’) III ; 1 : 6.
— (Il faut prévoir l’) I ; 23 : 1.
AVEUGLEMENT (L’orgueil est une cause d’) III ; 6 : 7 ; 41 : 2.
— (Dans notre) nous négligeons l’utile et le nécessaire I ; 1 : 1 ; 3 : 1.
B
BANQUET EUCHARISTIQUE, (V. Communion.)
BEATITUDE (Quand nous avons le désir de la), il faut rendre des actions de grâces à Dieu III ; 49 : 1.
BEAUTÉ (Il ne faut pas s’enorgueillir de sa) I ; 7 : 2.
BÉNÉDICTION (La) de Dieu tombe sur celui qui méprise le monde III ; 12.
BIEN (Le) de la créature doit se rapporter à Dieu I ; 15 : 13.
— (Dieu est le souverain) III ; 49 : 4.
BIEN-AIMÉ (Jésus est le salut d’une âme quand il est son).
BIENFAITS (Les) de Dieu doivent être considérés III ; 22 : 1, sqq.
(Qui est indigne des) de Dieu III ; 22 : 2, 3.
BIENS (Il faut mépriser les) temporels pour être heureux III ; 16 : 1, 2 ; 22 : 2, 3.
BLAME (Celui que le) laisse indifférent est tranquille II ; 6 : 2.
BONHEUR (Le) ne consiste pas dans les biens temporels I ; 22 : 2.
BON. — Bonté (Dieu seul est)III ; 9 : 3 ; 22 : 1.
BONNE FOI (La) n’est pas dans les hommes III ; 44 : 1.
BRUIT ( Le) extérieur empêche la vérité d’entrer au dedans du coeur III ; 1 : 1.
CALICE (Celui qui boit au) du Seigneur sera son ami II ; 12 ; 10.
CALOMNIE (Le juste est à l’abri de la) III ; 4 : 1.
CELLULE (La) gardée fidèlement devient douce I ; 20 : 5.
— (On trouve dans sa) ce qu’on perd au dehors I, 20 : 5.
— (Fruits du silence et de la) I ; 20 : 6, sqq.
CHAIR (Suivre les désirs de la) c’est une vanité I ; 1 : 4, 5.
— (il faut réprimer les révoltes de la) I ; 19 : 4 ; 24 : 2, 5 ; III ; 11 : 5.
— (Ceux-là sont sages qui mortifient leur) III ; 34 : 2 ; 48 : 4, 6.
CHARITÉ (Qualités et caractères de la) I ; 3 : 6 ; 8 : 2 ; 15 : 1, 2, 3.
CHASTETÉ (La) n’est pas en sûreté quand Dieu ne la protège pas III : 14 : 2.
CHAUMIÈRE (La) vaudra plus au jour du jugement que les palais dorés I : 24 : 5.
CIEL (La pensée du) nous aide à supporter la vie présente III ; 18 : 2, 3 ; 47 : 3, 4 ; 49 : 5, 6.
— (Bonheur des élus au) III ; 49 : 5, 6.
— (Pour gagner le) il faut s’humilier III ; 56 : 2.
CŒUR (Le) de l’homme est inconstant et changeant III ; 32 : 1, 2 ; 33 ; 12.
— (Le) pur jouit des biens spirituels II : 4 : 3.
— (Quels sont ceux qui ont le) tranquille II ; 6 : 1.
— (Les désirs du) doivent être examinés III ; 15 : 1.
— (Celui quia le) pur possède la véritable joie II ; 4 : 1, 2.
CŒUR DE JÉSUS (Celui qui est entré bien avant dans le) se méprise soi-même II ; 1 : 6.
COLÈRE (La) habite le cœur de l’orgueilleux I ; 7 : 3.
COMBAT SPIRITUEL (Celui qui est ferme dans le) est secouru par Dieu I ; 11 : 4.
— (Celui qui veut vaincre dans le) doit être patient III ; 19 : 4,
III ; 30 ; 6.
— Dieu récompense celui qui a combattu courageusement III ; 47 : 2, 4
COMMUNION (Fruits de la sainte) IV ; 1 : 9.
— (Utilité de la) fréquente IV ; 3 : 1, 599.
— (Exercices avant la) IV ; 7 : 1, sqq.
— (Respect qu’il faut avoir pour la sainte) IV ; 1 : 1, sqq.
— (Préparation qu’il faut apporter à la sainte) IV ; 12 : 1.
— (Dans la) il faut désirer l’union avec Dieu IV ; 13 : 1, sqq.
— (Exhortation à la) au commencement du livre IV ; IV ; 1 : 1.
— (Il ne faut pas abandonner facilement la) IV ; 10 : 1, sqq.
— (Dans la sainte) nous devons prier pour nous et pour les autres IV ; 9 ; 1, 599.
— (Ardent désir de quelques-uns pour la sainte) IV ; 14 : 1, sqq. ; 17 ; 1, 599.
— (En ne considérant que nous-mêmes nous ne sommes pas dignes de la) IV ; 1 : 1.
— (Par la) on obtient l’humilité, la piété, et l’abnégation de soi-même IV ; 15 : 1, sqq.
— (Avant la) il faut examiner sa conscience et s’exciter à l’amendement IV ; 7 : 1, sqq.
— ((Dans la) on doit exposer à N.-S. ses nécessités et lui demander sa grâce IV, 16 : 1.
— (La grâce nous est accordée en abondance dans la) IV ; 4 : 1.
COMMUNION ( Dans la) nous devons offrir à Dieu tantôt nous-mêmes, tantot nos affaires IV ; 7 ; 4 ; 8 : 12 ; 9 : 1 (V. Eucharistie).
COMPONCTION (Avantages de la) I ; 1 : 3.
— (D’où provient la) du cœur I ; 21 : 5, 6.
— (Comment peut-on acquérir la) I ; 20 : 5.
— (Il faut s’abandonner la) intérieure I ; 21 : 1.
CONFESSER (Il ne faut pas tarder à se) IV ; 10 : 3.
CONFIANCE (Il ne faut pas avoir) en soi-même, ni dans les hommes I ; 7 : 1, 2 ; II ; 1 : 2, 3.
— (Il faut avoir) en Dieu seul III ; 59 : 1.
CONSCIENCE (Une) pure possède seule la paix I ; 20 : 3, 4 ; 21 : 2 ; 23 : 1 ; 24 : 6.
— (Joie d’une bonne) II ; 4 : 2 ; 6 : 1, 3.
— (Celui qui n’a pas la) pure n’a pas la tranquillité II ; 6 : 1.
— (Celui qui a la) pure ne craint pas les hommes 111 ; 36 : 1.
CONSEIL ( Il ne faut pas suivre son propre) mais celui de personnes sages I, 9 : 2, 3 ; IV ; 10 : 3.
CONSOLATIONS (Quel est celui qui est digne des) célestes I ; 20 : 5.
— (L’homme n’est pas digne des) III ; 52 : 1.
— (Ce n’est pas d’après les) que l’on estime les mérites III ; 7 : 4.
— (Il faut mépriser les) humaines III ; 16 : 2.
— (C’est en Dieu que nous devons chercher des) III ; 16 : 1.
— (Manquer complètement de) c’est quelque chose de grand II ; 9 : 1, sqq.
— (Les) nous manquent quelquefois mais elles reviennent ensuite. II ; 9 : 4.
— (Comment doit se comporter l’homme quand les) lui sont données et ensuite retirées II ; 9 : 5.
— (Les) extérieures empêchent les consolations intérieures de porter des fruits I ; 13 : 2 ; 21 : 3, 4.
— (Celui qui ne cherche pas les) humaines est prédestiné à goûter Dieu I ; 25 : 10.
— (Nous n’avons pas toujours les) divines à notre gré I ; 10 : 2.
CONTEMPLATION (Pour goûter les douceurs de la) il faut être mort à soi-même I ; 11 : 3.
— (La) des choses célestes étant plus difficile, il faut s’exercer à
méditer la passion de J.-C. II ; 1 : 4.
CONTESTATIONS (Il ne faut pas s’engager dans d’inutiles) I ; 16 : 2 ; III ; 44 : 1.
CONTRARIÉTÉS (Celui qui aime ne se laisse pas abattre par des) III ; 6 : 1.
CONTRITION (L’humble) du pécheur est agréable à Dieu III ; 52 : 4.
CONVERSATION (Que doit être la) dans lemonde I ; 7 : 1 ; III ; 22 : 4.
— (Avec qui faut-il tenir) 1 ; 8 : 1.
— (La) nuit beaucoup I ; 20 : 1.
CONVERSER (Il n’y a pas grand mérite à) convenablement avec les
bons ; mais il y en a à le faire avec les mauvais II ; 3 : 2.
intérieurement avec soi-même et avec Jésus, c’est excellent II ; 1 : 6.
CONVERSION (On est plus fervent dans les premières années de la) I ; 11 : 5.
— (Beaucoup comptent les années de) mais peu celles de l’amendement I ; 23 : 2.
CONVOITISES (Il faut renoncer à ses) III ; 32 : 1.
CORRUPTION (La) originelle s’étend sur nos actions II ; 31 : 4 ; III ; 51 : 1.
COURAGE (Le) nous manque au temps de l’affliction III ; 57 : 1.
COURONNĖ (Il faut combattre avec courage pour être) III ; 19 : 4 ; 35 : 1.
CRAINTE DE DIEU (La) délivre de la crainte de la mort I ; 23 : 6.
CRÉATURES (L’amour des) nuit beaucoup à l’homme II ; 1 : 8.
— (Le mépris des) aide à aimer le Créateur III ; 31 : 2.
CROIRE (Il faut peu) en l’homme parce qu’il est menteur III ; 45 : 2, 3, 4.
— (Il faut plutôt) du bien des autres que du mal I ; 4 : 1.
CROIX (Il y a peu d’amants véritables de la) de Jésus II ; 11 : 1, et tout le même chapitre.
— (Quels sont les vrais imitateurs de la) de Jésus II ; 12 : 2.
— (La sainte voie de la) II ; 13 : 2, 3.
— (Les mondains ont aussi leur) III ; 12 : 2.
CUPIDITÉ (Il faut retrancher toute) III ; 15 : 1 ; 32 : 1.
CURIOSITÉ (Il faut éviter d’examiner la vie des autres avec) III ; 24 : 1, sqq.
— (Il faut éviter la) soit de la vue soit de l’ouie III ; 44 : 1, 2. 1, sqq.
D
DÉCOURAGER (Il ne faut pas se) dans l’adversité III ; 7 : 3.
DÉFAUTS (On doit supporter les) du prochain I ; 16 : 1 ; II ; 3 : 2.
— (Quand nos) sont connus c’est une occasion pour nous humilier II ; 21 : 1.
DÉFUNTS (Pendant la sainte messe il faut prier pour les) IV ; 9 : 5.
DÉGOUTS (Dans cette vie nous n’avons que des) III ; 51 : 1.
DÉLICES (Les) de ce monde sont courtes III ; 16 ; 1.
DEMEURE (Nous n’avons pas de) stable ici-bas II ; 1 : 3, 4.
DÉMON (Il faut mépriser les suggestions au) III, 6 : 4.
— (Le) s’efforce de détruire nos bons désirs IV ; 10 : 2.
DÉSIR (Le), de peu savoir est répréhensible 1 ; 2 ; 2.
DÉSIRS (L’homme doit offrir ses) à Dieu III ; 15 : 1.
— (Nos) doivent être bien ordonnés et conformes à la volonté de Dieu III ; 15 : 1.
— (Il faut examiner nos) III ; 11 : 3.
DÉTACHEMENT (Peu de personnes pratiquent le) complet I ; 11 : 4.
— (Celui qui aura pratiqué un complet) pendant sa vie, sera heureux à sa mort III ; 53 : 2.
DEVOIRS (Il faut remplir aussi fidèlement ses) ordinaires qu’extraordinaires I ; 19 : 5.
DÉVOTION (La) s’acquiert par la communion IV ; 15 : 1, sqq.
— (La) de quelques personnes est placée dans les livres et dans
les imaginations III ; 4 : 4.
— (La) procure beaucoup de consolation à l’homme qui la pra
tique III ; 8 : 1.
— (La) indiscrète de quelques-uns les a conduits à la mort III ;
— (Prière pour demander la grâce de la) III ; 3 : 6.
— (On ne doit pas se vanter de sa) III ; 7 : 1.
— (La) n’est pas au pouvoir de l’homme III ; 7 : 2.
DIEU (Celui qui aime) le goûte par dessus tout III ; 34 : 2.
— (Pourquoi) permet-il que nous soyons tentés I ; 13 : 7.
— (La volonté de) doit être cherchée en tout III ; 15 : 1.
— (Rien n’est caché à) III ; 46 : 3.
DIEU (La voie qui mène à) nous est plutôt révélée par sa connaissance que par la science I ; 3 : 4.
— (Nous devons tout confier à) III ; 14 : 1, 2.
— (Nous devons invoquer) et le bénir dans la tribulation III ; 29 : 1, 2.
— est le vrai repos intérieur III ; 21 : 1.
— (Nous devons tout rapporter à) comme à notre fin III ; 9 : 1, 2 : 10 : 4.
DISCRETION (Avantages de la) III ;, 45 : 4.
DISGRACE (La) ne doit pas nous abattre III ; 57 : 1.
DISPUTES (Les) ne servent à rien I ; 3 : 1.
DISSIPATION (L’âme pure est exempte de) I ; 3 : 3.
DOCTRINE (La) de Jésus-Christ surpasse toutes les autres I ; 1 : 2.
— (Pourquoi la) de Jésus-Christ déplaît à quelques-uns, ibid.
DONNER (Il faut se) à Jésus entièrement III ; 37 : 4, 5.
DOUCEURS CÉLESTES (Les hommes sont indignes des) III ; 52 : 2.
DOULEUR (Nos péchés et nos vices sont les causes de la) I ; 21 : 4.
E
ÉCRITURES ( Les saintes) nous sont nécessaires IV ; 11 : 4.
— (Comment doit-on lire les saintes) I ; 5 : 1.
ENFER (Douleurs qui attendent les damnés en) I ; 24 : 3, 4, 6.
ENNEMI(Satan est l’) des hommes III ; 6 : 6 ; 30 : 3.
ENSEIGNE (Jésus-Christ nous) à avoir du mépris pour les choses du monde) III ; 43 : 3, 4.
ENTÊTEMENT (Ceux qui ont de l’) feront une fin funeste III ; 7 : 3.
ENVIE (Le cœur de l’orgueilleux est fréquemment agité par l’) 1 ; 7 : 3.
ÉPREUVES (Il ne faut pas se laisser décourager par les) II ; 9 : 5 ; 49 : 3, 4.
ERREUR (Ceux qui s’appliquent plus à mieux savoir qu’à bien vivre tombent dans l’) I : 3 : 4.
ESCLAVES (Ceux-là sont) qui sont soumis aux choses de la terre III ; 32 : 1.
ESPÉRANCE (Celui qui a mis son) en Dieu n’est ébranlé par rien III ; 14. : 4 ; 26 : 4 ; 49 : 1.
ESPRIT (Notre propre) est l’ennemi de notre âme III ; 13 : 1.
ESTIME DE SOI-MÊME (Par l’humilité on perd l’) III ; 8 : 1.
ÉTERNEL (Le bonheur) III ; 47 : 1, 2.
ÉTUDE (La vie de Jésus-Christ doit être notre principale) I ; 1 : 1, 2.
EUCHARISTIE (Il ne faut pas chercher à pénétrer le mystère de l’) IV ; 16 : 4. sqq. ; 18 : 1 à 5.
— (Dignité de l’) IV ; 5 : 1.
— (L’homme qui cherche Dieu de tout son cœur sera comblé de grâces dans l’) IV ; 15 : 3, 4.
— (L’) nous est de la plus haute nécessité IV ; 11 ; 1. (V. Communion.)
ÉVANGILE ( Pour comprendre l’) il faut avoir l’esprit de Jésus-Christ I ; 1 : 2.
EXAMEN DE CONSCIENCE (Utilité de l’) I ; 19 : 4 ; 25 : 2.
EXEMPLES (Il faut suivre les) que nous a donnés Jésus III ; 18 : 3.
— (Les) des bons nous poussent plus à la vertu que ceux des mauvais à une vie relâchée I ; 18 : 4.
EXERCICES DE PIÉTÉ (Les) sont différents selon le temps où on les fait I ; 19 : 3, 5, 6.
EXERCICES DE PIÉTÉ avant la Communion IV ; 7 : 1.
EXIL (Nous sommes en) sur cette terre I ; 21 : 1.
EXPÉRIENCE (Ceux qui ont peu d’) s’égarent aisément III ; 7 : 2.
EXTÉRIEURES (Le progrés dans la vertu ne consiste pas dans les pratiques) I ; 11 : 4 ; 19 : 3 ; II ; I : 1.
F
FAIBLESSE (Notre) est si grande qu’un rien nous abat III ; 8 : 1 ; 20 : 1, 2.
— (Ceux qui reconnaissent leur) sont bénis de Dieu ! II ; 57 : 3.
FAMILIARITÉ (Il faut avoir de la charité pour tout le monde, mais de la) pour personne I ; 8 ; 1, 3 ; III ; 24 : 2.
— (La) avec Jesus est excellente II ; 8 : 1.
FÉLICITÉ (C’est en Dieu que se trouve toute) III ; 16 : 2.
FEMMES (Il ne faut avoir aucune familiarité avec les) I ; 8 : 1.
FERVEUR (Il faut exciter sa) I ; 9 : 1.
— (La) de celui qui n’en a qu’en tel ou tel lieu n’est pas solide III ; 27 : 3.
— (Tout est léger à celui qui a de la) I ; 25 : 11.
FÊTES (Il faut renouveler les pratiques de piété aux approches des grandes) I ; 9 : 6.
FIN (La) dernière et suprême, c’est Dieu III ; 9 : 1, 2.
FOULE (L’homme spirituel doit fuir la) I ; 20 : 2.
FRAGILITÉ (La) humaine est grande I ; 22 : 5, 6.
— (Il ne faut pas se laisser abattre par la) III ; 6 : 7 ; 57 : 2.
G
GLOIRE (Qu’est-ce que la vraie et la fausse) II ; 6 : 2.
— (Considération de la) éternelle et de son désir II ; 6 : 2.
GLORIFIER (Aucun homme ne peut se) parce qu’il n’a rien par lui même III ; 40 : 4.
— (Il faut se) dans la tribulation II ; 6 : 2.
— (Il faut se) en Dieu, et non dans les autres hommes I ; 7 : 2 ; III ; 9 ; 2.3.
GRACE (La gardienne de la) intérieure est l’humilité III ; 7 : 1.
— (Les mouvements de la) de Dieu et de la nature ne sont pas les mêmes III ; 54 : 1, sqq.
— (Force et nécessité de la) divine III ; 55 : 2.
— (Efficacité de la) divine III ; 55, 1. sqq.
— (L’humilité doit cacher la) III ; 7 : 1.
— (Que doit être l’homme quand la) s’éloigne II ; 8 : 5.
GRACES ( Il faut rendre) à Dieu pour les bienfaits reçus II ; 10 : 2.
GRAND (Celui-là seul est) qui a une grande charité I ; 3 : 6.
GUERRE (Celui-là est vite abattu pendant la) qui est trop assuré pendant la paix III ; 7 : 2.
H
HABITUDES (On ne se débarrasse pas facilement des vieilles) I ; 11 : 6 ; 14 : 3 ; 21 : 2 ; III ; 12 : 5.
HASARD (Celui-là est conduit par le) qui ne remet pas tout entre les mains de Dieu III ; 17 : 2.
HEUREUX (Pour être) il faut voir Dieu comme sa fin souveraine III ; 9 : 1.
HOMME (L’) est menteur et l’on ne doit pas le croire en tout III ; 45 ; 2, 3, 4.
— doit être en ce monde comme un pèlerin et un exilé I ; 23 : 9.
— vraiment intérieur ne se répand jamais à l’extérieur entièrement II ; 1 : 7
— doit s’estimer indigne de toute consolation III ; 42 : 3, sqq.
— intérieur préfère le soin de soi-même à tout autre soin II ; 5 : 2.
HONNEURS (On doit mépriser les) I ; 1 : 4 ; 3 : 6 ; 24 : 7 ; III ; 27 : 3 ; 41 : 1, 2.
HUMBLES (Les Saints furent) II ; 10 : 4.
— (Comment Dieu agit avec les) II ; 2 : 2.
— (Les) et les pauvres jouissent de beaucoup de paix II ; 6 : 1.
HUMILIER (S’) et ne se préférer en rien est excellent I ; 7 : 1, sqq.
HUMILITÉ (L’) est la gardienne de la grâce intérieure III ; 7 : 1.
— (Il faut conserver son) malgré sa science I ; 2 : 1 ; 3 : 1, 2.
— Dans l’entretien avec Dieu il faut se conformer à la vérité et à l’) III ; 4 : 1.
— (L’) s’acquiert par la communion IV ; 15 : 1.
I
IMPERFECTIONS (Il faut supporter les) du prochain avec patience I ; 16 : 1 ; II ; 3 : 2.
INCLINATION (Il est difficile de surmonter son) I ; 11 : 2, 6.
INCONSTANCE (Sur cette terre l’homme est toujours sujet à l’) III ; 33 : 1, 2.
INDISCRÉTION (C’est une) d’oublier sa pauvreté passée III ; 7 : 3.
INFIRMITÉS (Il faut reconnaître ses propres) III ; 20 : 1.
INJURES (Il faut supporter les) avec calme III ; 19 : 1 ; 36 : 1.
— (Celui qui est poursuivi par les) doit mettre sa confiance en Dieu I : 24 : 2 ; III ; 46 : 1.
INGRATS (Nous ne devons pas être) envers Dieu III ; 8 : 3.
INTENTION (L’) en toute chose doit être droite et se porter vers Dieu II ; 4 : 1 ; III ; 51 : 1, 2.
— (Pureté d’) III ; 23 : 3.
INTÉRIEUR (Homme) ( V. Homme).
J
JÉSUS-CHRIST (Il faut aimer) par-dessus tout II ; 7 : 1, sqq.
— (La familiarité avec) est excellente II ; 1 : 1, 2 ; 8 ?’i, 2.
— (Comment perdons-nous) II ; 8 ; 3, 4.
— (Ceux qui imitent la vie de) sont éclairés surnaturellement I ; 1 : 1.
— (Paroles de) à l’âme fidèle III ; 1 : 1.
— (Pourquoi la doctrine de) déplaît à quelques-uns I ; 1 : 2.
— (La doctrine de) surpasse celle des saints I ; 1 : 2 ; c’est elle qui renferme la manne, ibid.
— (Imitation de la vie de) I ; 1 : 1 ; III ; 56 : 1.
— (Celui qui a) pour maître est heureux I ; 3 : 1.
— (Il faut obéir aux supérieurs comme à) III ; 13 : 1.
JOIE d’une bonne conscience I ; 20 : 3 ; II ; 6 : 1.
— (La mauvaise conscience n’a pas de) ibid.
— (La vraie) est en Dieu seul III ; 16 : 1, 2.
— (Privation de la) II ; 9 : 1, sqq.
JUGEMENT (Il faut craindre le) de Dieu I ; 24 : 1.
— (De quoi sera-t-il question au dernier) I ; 3 : 5 ; 24 : 1.
— (Il ne faut pas s’en tenir à son propre) 1 ; 4 : 2 ; 9 ; 2, 3.
JUGEMENTS (Il ne faut pas scruter les) de Dieu III ; 24 : 1 ; 58 : 1.
— (Celui qui considérera les) de Dieu s’humiliera facilement III :
— (Il faut rejeter les) téméraires I ; 14 : 1 ; II ; 6 : 3 ; 111 ; 36 : 1, sqq.
JUGER (Il ne faut) personne sur son apparence ; 2 : 4.
JUSTES (Les) ne se confient qu’en Dieu I ; 19 : 2 ; II ; 6 : 2.
L
LARMES (Nous devrions verser des) à la vue des bontés de Jésus IV ; 11 : 1.
LECTURE (La) de l’Ecriture Sainte est nécessaire à l’âme IV ; 2 : 4.
— (Que doit être la) de l’Ecriture Sainte I ; 5 : 1.
LIBERTĖ (La) complète du cœur est la résignation en Dieu III ; 37 : 1. sqq.
— (Une trop grande) est nuisible 1 ; 21 : 1, 2.
LIEU (Le changement fréquent de) enlève la tranquillité de l’âme.
LIVRES de piété I ; 3 : 1 ; 5 : 1.
LOUANGES (Il ne faut rechercher ni les) ni le blâme des autres II ; 6 : 2, 3.
LUMIÈRE (Celui qui suit J.-C. marche dans la) I ; 1 : 1.
— (Cité de)ou le paradis III ; 47 ; 2 ; 56 : 2.
— (La parole de Dieu est la) de l’âme IV ; 11 : 4.
M
MALADIE (Il suffit d’une) pour nous défigurer I ; 15 : 1.
— (On n’est pas capable de prier lorsqu’on est assiégé par la) I ; 13 : 4.}}
MÉCHANTS (les) n’ont pas de joie véritable II ; 6 : 1.
MÉDITATIONS (Pour faire des progrès dans la) il faut s’abstenir des discours superflus I ; 20 : 1.
MENTEUR (Tout homme est) III ; 45. : 2.
MÉPRISER (Il faut se) soi-même I ; 2 : 1, 3 ; II ; 7 : 1 ; III ; 4 : 3 ; 8 : 1 ; 13 : 1 ; 25 : 4 ; 41 : 1, 2 ;.42 : 1 ; 46 : 1, 49 : 6.
— (Il faut) les richesses. II1 ; 41 ::1.
— (On doit) les louanges et les blâmes des autres II ; 6 : 7, 3.
— (Il faut) les consolations humaines III ; 16 : 2.
MÉRITES (les) d’un homme ne se jugent pas par les consolations qu’il reçoit III ; 7 : 5.
MISÈRE (la)humaine est grande I ; 22 : 1 ; III ; 20 : 1.
MISÈRES (Considération des) I ; 22 : 1.
MISÉRICORDE (Dieu est plein de) pour nous III ; 30 : 1.
MODÈLES (Les saints doivent être nos) I ; 18 : 2.
MONASTÈRE (Pour bien vivre dans un) il faut être considéré des hommes comme un insensé I ; 17 ; 1, 2, 3. (V. Religieux.)
MONDE (Quand on méprise le) il est doux de servir Dieu III ; 10 : 1, sqq.
— (Les hommes du) ont aussi leur croix à porter III : 12 : 2.
— (Les plaisirs et les joies du) sont vains III ; 20 : 4, 5.
MORT (A l’approche des fêtes il faut se rappeler la) I ; 19 : 6.
— (Nous devons penser à la) le matin et le soir, tous les jours I : 23 : 2.
— (Après notre) quelles choses nous sera-t-il plus utile d’avoir
accompli I ; 24 : 4, sqq.
— (Il faut vivre toujours comme au moment de notre) nous voudrions avoir vécu II ; 23 : 4.
MORTIFIÉ (celui qui est) aime Dieu par dessus tout I ; 2 : 3.
— (Celui qui n’est pas) est facilement tenté et vaincu I ; 6 : 1.
N
NATURE (Maux de la) corrompue III ; 55 : 1, sqq.
— (Les mouvements de la) et de la grâce sont tout à fait distincts
III ; 54 : 1, sqq.
NÉCESSITÉS (Il est dur et honteux d’être soumis aux) du corps I ; 22 : 1.
— (Les Saints souhaitaient d’être délivres des) du corps I ; 22 : 3.
NOM (Dieu ne fait pas attention à l’éclat d’un grand) III ; 24 : 2.
NOURRITURE (L’eucharistie est la) de l’âme IV ; 11 : 4.
NOUVELLES (Celui qui veut avancer dans la perfection doit fermer son cœur aux) du monde I ; 20 : 1, 8.
O
OBÉISSANCE (L’) est une grande chose I ; 9 : 1.
— (L’) doit être humble à l’exemple du Christ III ; 13 : I
— (L’) au prochain est une excellente chose 1 ; 9 : 1.
— (On doit) aux supérieurs à l’exemple du Christ III ; 13 : 1.
ŒUVRES (Dieu nous jugera par nos) I ; 3 : 1 ; III ; 51 : 2.
OISIVETÉ (Il ne faut jamais rester dans l’) I ; 19 : 4.
OPINIONS (Il ne faut pas se préoccuper des) que l’on a sur nous I ; 2 : 1.
— (Il faut éviter la ténacité dans ses) I ; 3 ; 1.
P
PACIFIQUE (Quel est l’homme) II ; 3 : 3.
PAIX (La) réside dans le cœur de l’humble I ; 6 : 1.
— (Comment s’acquiert la) de l’âme I ; 2 : 1.
— (Quelles choses peuvent nous donner la) du ceur II ; 6 : 2 ; III ; 25 : 1, 2, 3.
— (Il ne faut pas chercher une) qui n’exige aucune lutte III ; 12 : 1.
— (La) est souvent dissipée par la diversité des sentiments 1 ; 14 ; 2.
— (La) ne doit point dépendre des discours des hommes III ; 28 : 1.
— Ce n’est pas parmi les hommes qu’il faut chercher la) III ; 42 : 2.
— (Quels sont ceux qui possèdent la) du cœur II ; 6 : 3.
— (Quatre choses nous donnent surtout la) III ; 23 : 1, 2, 3.
PAIX (Celui qui désire la) doit se surmonter en beaucoup d’occasions I ; 17 : 1.
— (Celui-là possèdera la) qui ne s’occupera pas des discours et des actions des autres I ; 2 : 1.
PAROLES intérieures du Christ à l’âme fidèle I ; 3 : 1.
PAROLES (Toutes les) inutiles doivent être retranchées I ; 10 : 1.
— (Il faut supporter patiemment les) qui nous déplaisent III ; 46 : 1.
— (Quelles doivent être nos) I ; 10 : 2.
— (Il est très facile de pécher en) III ; 46 : 4, 5.
PASSION (La) et la vie du Sauveur doivent être nos modèles II ; 1 : 4.
— (Il faut méditer sur la) du Christ II ; 1 : 4.
PASSIONS (Il faut mortifier nos) I ; 2, 3.
— (Celui qui suit ses) devient inquiet I ; 6 : 2.
— (Il est dur de résister à ses) I ; 25 ; 2.
— (Plus on résiste aux) et plus on avance dans la vie spirituelle I ; 25 : 4.
— (État de l’homme sujet aux) II ; 3 : 1.
PATIENCE (Il faut conserver la) quand on reçoit des injures III ; 19 : 1 ; 36 : 1.
— (La) est nécessaire dans les tentations III ; 35 : 2.
— (Jésus-Christ, modèle de) III ; 18 : 2.
— (Il faut user de) en toutes choses III ; 35 : 2.
PATIENT (Qui est vraiment) III ; 19 : 3.
— (Pour devenir), que faut-il faire ? III ; 12 : 2.
PAUVRETÉ (On ne doit pas rougir de la) I ; 7 : 1, 3 ; III ; 22 : 4.
PÉCHÉ (On ne doit jamais commettre aucun) pour n’importe quelle raison I ; 15 : 1.
PÉCHEURS (Châtiment des) I ; 24 : 3, 4.
PEINES (Il faut se soumettre aux) que Dieu nous envoie et ne pas en murmurer I ; 24 : 6 ; III ; 30 : 1, 5.
PÈLERINS (Nous sommes tous ici-bas) I ; 17 : 1 ; 23 : 9.
PÈLERINAGES (Ceux qui font beaucoup de) se sanctifient rarement I ; 23 : 4 ; IV ; 1 : 9.
PÉNITENCES (A quelles) se soumettaient autrefois les saints I ; 18 : 1.
PENSÉES (Dieu connaît les) les plus secrètes III ; 30 : 4.
PERFECTION (La) est toujours mêlée à quelque imperfection I ; 3 : 4.
PHILOSOPHIE (La) ne sert de rien devant Dieu III ; 22 : 5, 6, 7 ; 1 ; 24 : 6.
PIÉTÉ (Notre intérieur et notre extérieur contribuent à la) I ; 19 : 3.
PLAISIRS (Les) du monde sont vains III ; 12 : 3, 4.
POUSSIÈRE (L’homme n’est que) III ; 8 : 1 ; 13 : 2.
PRATIQUES DE DÉVOTION I ; 19 : 5, 6.
PRÉSENCE DE DIEU III ; 4 : 1 ; 34 : 3.
PRÉSENCE RÉELLE de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie IV ; 1 : 9 ; 2 : 5.
PRÊTRE (Dignité sublime du) IV ; 5. : 1, 2 ; 7 : 1 ; II : 6, 7.
PRIÈRE (La) élève plus l’esprit que la lecture III ; 26 : 1.
— (C’est par la) que l’on obtient des consolations III ; 30 : 1.
PROCHAIN (Il ne faut pas s’occuper des actions du) I ; 11 : 1, 2 ; 14 : 1 ; 21 : 3 ; II ; 5 : 2.
— (Il faut supporter les défauts du) I ; 16 : 3.
— (Il faut traiter le) comme soi-même I ; 16 : 2.
— (Il faut laisser le) en paix et y demeurer soi-même II : 2 ; 1,
2, 3 ; 5 : 1.
PROGRÈS (Dans quelles choses pouvons-nous faire des) III ; 24 : 1.
— (La tentation nous montre la solidité de notre) 1 ; 13 : 7, 8.
— (Comment pouvons-nous faire des) I ; 17 : 1 ; 18 : 1 ; 27 : 1, 29 : 3, 4 ; 20 ; 6 ; 11 : 6.
— (Notre) serait plus grand si chaque année nous arrachions un vice de notre âme l ; 11. : 5.
— (Notre) est tel que nos résolutions I ; 19 : 2.
— (Notre) doit augmenter tous les jours I ; 11 : 5.
PRUDENCE (La) dans l’action I ; 4 : 1, 2.
PRUDENT (Qui est vraiment) I ; 3 : 6.
PURETÉ (Pour avoir la) de cœur il faut prier III ; 27 : 4.
— Il faut rechercher (La) de cœur 11 ; 4 : 1.
PURGATOIRE (Le) du juste est sur cette terre dans les tribulations I ; 24 : 2.
QUALITÉS (Malgré ses bonnes) il faut être humble 1 ; 3 : 3.
R
RÉCOMPENSE (La) de la vie éternelle est promise à ceux qui souffrent et travaillent III ; 49 : 6.
RÉCONCILIATION (La contrition et l’humiliation sont la source de la) avec Dieu III ; 52 : 3.
RECONNAISSANT (Il faut être) envers Dieu II ; 10 : 4, 5 ; III ; 9 : 2.
RECUEILLEMENT I ; 11 ; 1 ; 19 : 4.
REFUGE (Dieu doit être notre seul) III ; 38 : 2.
RELACHEMENT (Les consolations extérieures sont une cause de) II ; 4 : 3.
RELIGIEUX (C’est une grande grâce que d’être), III ; 10 : 1.
— (Un) doit souvent se rappeler pourquoi il est entré en religion I ; 25 : 1.
RELIGION (C’est un mauvais signe que la tiédeur dans l’entrée en) I ; 22 : 7.
— (Quelques-uns sont meilleurs à leur entrée en) qu’après I ; 2 : 5.
— (La ferveur pour la) tend à décroître I, 18 : 5.
RENONCER (Il faut) à tout pour trouver le repos III ; 32 : 1, 3 ; 39 : 1.
REPOS (Où trouve-t-on le) II ; 1 : 1.
REPOS (Le) éternel des Saints, c’est Dieu III ; 21 : 1.
RÉSIGNATION (Il faut faire sa) à la volonté de Dieu III ; 17 : 2, 3, 4.
— (La) à Dieu doit être complète en toutes choses III ; 15 : 1, sqq.
— (La) de soi-même à Dieu procure une grande liberté de cœur III ; 37 : 1.}}
RÉSOLUTIONS (Nos bonnes) doivent être renouvelées chaque jour I ; 19 : 1, 2, 3, 4.
— (Nos) de bien agir et de faire pénitence ne doivent pas être différéés I ; 22 : 5.
— Inutiles I ; 22 : 6.
— (Il est très nuisible de négliger les) prises touchant sa vocation I ; 35 : 5.
RETRAITE (La) est indispensable pour devenir saint I ; 20 : 1, 2, 7, 8 ; III ; 53 : 1.
RICHESSES (Le bonheur de l’homme n’est pas dans les) I ; 22 : 2, 4.
— (Il faut mépriser les) III ; 49 : 6.
ROYAUME (Le)de Dieu est la paix et la joie II ; 1 : 1.
— (Le) éternel ou le paradis III ; 18 : 3 ; 47 : 4.
S
SACREMENT (Saint) IV ; 1 : 10, 11, 13, 14, 4 : 3 ; 11 : 2, 4.
SAGESSE (La plus grande) est la connaissance de soi-même I ; 1 : 4.
— (Quelle est la véritable) I ; 1 : 3.
SAGESSE (La) consiste à ne pas agir avec précipitation et à ne pas se fier à soi-même 1 ; 4 : 2.
— (C’est le propre de la) d’estimer les choses telles qu’elles sont II ; 1 : 7.
SAINTS (La vie des) fut fervente I ; 18 : 1, 2, 3, 4, 5, 6.
— (Disputer de la dignité des et de leur rang dans le ciel, c’est de la sottise III ; 58 : 2.
SALUT (Il ne faut chercher que le) I ; 2 : 1, 2 ; 17 : 2.
— (On ne doit pas différer de travailler à son) I ; 23 : 6.
SCIENCE (La) a perdu beaucoup d’hommes I ; 2 : 2.
— (Quelle est la vraie) I ; 2 ; 1.
— (Quelle est la) recommandable et celle qui ne l’est pas I ; 3 : 1, 2.
— (La) ne sert à rien sans l’humilité I ; 1 : 3 ; 2 : 1.
— (La) science de l’homme est peu de chose I ; 2 : 3.
— (Mépris de la) du siècle III ; 43 : 1.
SECOURS de Dieu III ; 40 : 2.
SECRETS (Il est bon de révéler ses) à qui il convient I ; 8 : 1.
SENSUALITÉ (Dans certaines œuvres on prend la) pour de la charité I ; 15 : 2.
— (Il est honteux de suivre la) I ; 1 : 5.
SENTIMENTS (Il ne faut pas être tenace dans ses propres) I ; 9 : 2.
SERVIR (Il est doux de) Dieu III ; 10 : 1.
— (Il est honorable de) son prochain I ; 7 : 1.
SILENCE (Fruits du) I ; 20 : 6 ; 24 : 6.
SIMPLES (Les) de cœur sont instruits par Dieu 1 ; 3 : 3.
SIMPLICITÉ (La) doit être dans l’intention II ; 4 : 1.
— (La) d’esprit élève l’homme au-dessus des choses de la terre II ; 4 : 1, 2.
SOI-MÊME (On ne doit pas se fier à) II : 5 : 1.
— (Il faut se donner) tout entier à Dieu III ; 27 : 1 ; 37 : 1, 2, 3 ; III ; 56 : 1.
— (Il faut se vaincre) III ; 53 : 2, 3.
SOIN (Le) quotidien de l’homme doit être de se corriger de ses défauts I ; 3 ; 3, 5.
SOINS (Tous nos) doivent être pour Dieu III ; 17 : 1.
SOUFFRANCES (Les) sont nécessaires à l’homme I ; 13 : 2 ; 1 ; 12 : 1.
— (Il faut se réjouir dans les) II ; 6 : 2.
— (Dans les) l’homme sage voit que Dieu lui est nécessaire I ; 12 : 2
— (Celui qui ne cherche pas Jésus trouvera des) I ; 17 : 2.
— (Tous les saints sont passés par les) I ; 13 : 2.
SOUMISSION à Dieu III ; 13 : 3 ; aux hommes III ; 13.
SPIRITUELLES (Il faut vaincre la chair pour avancer dans les choses III ; 48 : 0 ; 1 ; 21 : 3, 4.
SUCCÈS (On ne doit pas tirer vanité de ses) III ; 30 : 4 ; 40 : 3.
SUPÉRIEURS (Obéissance aux)I ; 9 : 1 ; III ; 5 : 7 ; 13, 1.
T
TABERNACLE (Il faut s’approcher du) pour résoudre ses doutes et ses difficultés I ; 38 : 3.
TABLE (Sainte) IV ; 11 : 4, 5. (V. Communion.)
TEMPS (Le) présent est très précieux I ; 23 : 5, 8.
— (Le) présent nous est accordé pour nous préparer à la mort I ; 19 : 6 : 7.
TEMPS (Il faut faire grand cas du) I ; 25 : 11.
TEMPORELLES (vanité des choses) I ; 7 : 1, sqq.
TENTATIONS (les) sont utiles I ; 13 : 2.
— (Personne n’est délivré des) ibid.
— (Tous les saints ont eu des) I ; 13 : 2.
— (Comment faut-il se comporter dans les) I ; 13 : 4.
— (Il faut supporter les) pour la gloire éternelle III ; 47 : 1.
— (Les hommes parfaits sont quelquefois soumis aux) I ; 13 : 1.
— (Commencement, progrès des) I ; 13 : 5, 6.
— (La vie de l’homme est pleine de) I ; 13 : 1 ; III ; 5 : 1.
— (Biens promis à ceux qui luttent patiemment contre les) III ; 49 : 1 et seq.
— (Il est avantageux à plusieurs d’être mis à l’épreuve des tentations) I ; 20 : 4.
TERRESTRES (Il faut s’élever au-dessus des choses terrestres) I ; 15 : 3 ; 22 : 4 ; 23 : 9 ; II ; 1 : 4, 8 ; 2 : 1 ; 5 : 3 ; III ; 3 : 2 ; 4 : 5 ; 31 : 1 ; 35 : 2 ; 43 : 3.
TIÉDEUR (Causes de la) I ; 9 : 2 ; III ; 17 : 3.
TRANQUILLITÉ (Source de la) 11 : 7 : 2.
TRAVAIL (Nécessité, récompense du) I ; 19 : 17. 25 : 1 ; II ; 16 : 1 ; III ; 3 : 3 : 19 : 4 ; 47 : 1, 2.
TRIBULATION (Nécessité de la) I ; 13 : 2.
— (Utilité de la) I ; 12 : 1.
— (Nous devons nous réjouir de la) II ; 6 : 2.
— (Dans la) l’homme comprend mieux la nécessité du secours divin 1 ; 12 ; 2. (V. Tentation.)
— (Celui qui ne cherche pas Jésus trouve les) I ; 17 : 2.
TRINITÉ (Il ne sert de rien de parler doctement de la) si l’on n’a pas l’humilité I ; 1 : 3.
TRISTESSE (Causes de la) I ; 21 : 4, 5 ; III ; 30 : 2, 50 : 1.
V
VANITÉ (Tout est) excepté l’amour de Dieu l ; 1 : 3.
— (C’est une grande) de rechercher les richesses, les honneurs, une longue vie, les choses passagères II ; 1 : 4, 5.}}
VAINCRE (Nous devons nous) nous-mêmes I ; 3 : 3 ; 17 : 1.
VERBE ÉTERNEL (Le) nous donne la lumière et la paix I ; 3 : 2.
VÉRITÉ (Il faut aimer la) éternelle au-dessus de tout III ; 4 : 3.
— (Nous devons nous conformer à la) dans nos entretiens avec Dieu) III ; 4 : 1 et seq.}}
— (Parfois la) nous délivre des paroles des hommes méchants III ; 4 : 1.
VERTU (Nous n’acquérons la) que par la diligence I ; 25 : 11 ; 9 : 2 ; 19 : 2 ; 25 : 11 ; II ; 2 : 2 ; III ; 45 : 5.
VICTOIRE (Celui qui est toujours prêt au combat remporte la) III ; 19 : 4.
VIE (La) de l’homme est une épreuve I ; 13 : 1 ; III ; 35 : 1.
— (Nous devons imiter la) de Jésus-Christ I ; 1 : 1 ; III ; 56 : et seq.
— (Méditation de la) éternelle III ; 48 : 1.
— (Récompenses de la) éternelle promises à ceux qui travaillent et qui souffrent I ; 49 : 6.
— (Amendement de sa) I ; 25 : 1, 4.
— (La) des saints d’autrefois I ; 18 : 1.
VIE (Ne pas s’enquérir avec curiosité de la) des autres III ; 24 : 2 et seq.
— (Pour la) éternelle, il faut tout endurer III ; 47 : 1 et seq.
VIGILANCE (Nécessité de la) III ; 14 : 2 ; 25 : 1.
VIOLENCE (Nécessité de se faire) pour triompher du mal, pratiquer la vertu I ; 22 : 5 ; 25 : 11.
VISITES (Ne pas faire de) inutiles I ; 20 : 1.
— (Profiter des) de Jésus III ; 3 : 5 : 14 : 12 ; 51 : 2.
VOIE (Jésus est la vraie) III ; 10 : 5 ; 56 : 1.
VOLONTÉ (Il faut chercher en tout la) de Dieu III ; 15 : 1 et seq. I ; 3 : 6 ; III ; 11 : 1 ; 15 : 1, 2 ; 17 : 1 ; 17 : 2.
VOLUPTÉ (A quoi sert d’avoir vécu dans la) à l’heure de la mort I ; 29 : 7.
VOYAGES (Amour excessif des) III ; 3 : 3.
Z
ZÈLE (Il faut exercer son) envers soi-même et ensuite envers le prochain II ; 3 : 2.