Manuel et Entretiens (page 4)

Épictète · Philosophie

Texte français, domaine public · Source : remacle.org · 25 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

[x] Dans ce qui nous reste d'Épictète, ce passage est le seul où Héraclite soit mentionné ; et il ne paraît pas très naturel qu'il le soit avec Diogène. Mais les stoïciens estimaient beaucoup Héraclite, à qui ils avaient beaucoup emprunté pour leur physique, et ils le considéraient sans doute comme un sage, dont la conduite aussi devait servir de modèle.

[xii] Le corbeau et aussi la corneille (Festus, p. 197) étaient du nombre des oiseaux que les Romains appelaient escines, dont le cri était considéré comme un présage. Cicéron, de Divin., I, 52, 120 : « Efficit in avibus divin mens ut.... tum a dextra, tum a sinistra parte canant oscines. » Horace, Odes, III, 27, 11 : « Oscinem corvum prece suscitabo solis ab ortu; » ce qui était un bon présage ; s'il faisait entendre son cri du côté du couchant, le présage était mauvais.

[xiii] Distingue entre ce qui dépend de toi et ce qui n'en dépend pas, entre ce qui est à toi et ce qui t'est étranger.

[xiv] Substance était pour les stoïciens synonyme de matière par opposition à forme. Les opérations de l'âme bien dirigées sont la matière qui reçoit les différentes formes du bien.

[xv] Le premier magistrat de certaines villes grecques portait le titre de στρατηγος.

[xvi] On conseillait à ceux qui voulaient adopter la manière de vivre des philosophes, de s'absenter pendant quelque temps, afin qu'ils pussent renoncer plus aisément à leurs anciennes habitudes et qu'ils ne fussent pas décontenancés par l'étonnement qu'un brusque changement de vie aurait opéré autour d'eux. Voyez le Discours III, 16, 11.

[xvii] La qualité de citoyen romain conférait d'importants privilèges. Ainsi un citoyen romain, accusé dans une province, pouvait en appeler à l'empereur et se faire juger à Rome, comme l'a fait saint Paul (Actes des Apôtres, XXV, 10). Voyez aussi Pline le Jeune, qui dit à propos des chrétiens (Lettres, X, 97) : « Quia cives Romani erant, adnotavi in urbem remittendos. »

[xviii] Acquiers, non seulement des richesses, mais du crédit.

[xix] Les gens riches dépensaient beaucoup pour les choses d'embellissement ou d'utilité publique. C'était en quelque sorte une obligation de leur situation.

[xx] A Rome, les clients se présentaient le matin chez leur patron.

[xxi] A Rome, les grands personnages allaient au Forum escortés d'amis et de clients.

[xxii] L'obole, sixième partie de la drachme, valait alors un peu moins de quinze centimes.

[xxiii] Voyez Sénèque, de Constantia sapientis, XIV, 1 : « Quidam.... contumeliam vocant ostiarii difficultatem, nomenclatoris superbiam, cubicularii supercilium.... sapiens non accedet ad fores quas durus janitor obsidet ? Ille vero, si res necessaria vocabit, experietur, et illum, quisquis erit, tanquam canem acrem objecto cibo leniet. »

[xxiv] La divinité, qui gouverne tout avec sagesse et justice, nous a proposé ce qui est bon pour but de nos efforts ; elle ne peut pas nous avoir proposé ce qui est mauvais ; par conséquent, ce qui est mauvais par nature indépendamment de la volonté humaine, n'existe pas en dehors de l'homme, dans le monde, où tout est soumis à la divinité.

[xxv] Les stoïciens et aussi les logiciens modernes appellent antécédent la proposition précédée de si dans une proposition conditionnelle et conséquent la conséquence de cette proposition, comme dans : Si je veux être vainqueur aux jeux olympiques (antécédent), il faut que je me soumette à toutes sortes de privations et de fatigues (conséquent). Ici les termes sont appliqués métaphoriquement : antécédents, au but que l'on se propose, aux résultats que l'on veut obtenir ; conséquents, à tout ce qu'il faut faire ou supporter pour y arriver.

[xxvi] Les jeux olympiques, ici plus particulièrement les concours pour les exercices du corps, comme le saut, le disque, la course, la lutte, le pugilat, où les vainqueurs recevaient des couronnes dans les fêtes célébrées à Olympie, en Élide, tous les quatre ans, en l'honneur de Jupiter.

[xxvii] Les vainqueurs recevaient dans leur patrie les plus grands honneurs : ils y rentraient comme en triomphe et gardaient une situation qui les mettait à l'abri de tout souci pour le reste de leur vie.

[xxviii] Manquer de force, c'est-à-dire manger quand on n'a pas faim et des choses qui vous déplaisent. Les athlètes devaient manger beaucoup de viande.

[xxix] Les lutteurs creusaient des fosses, afin de se couvrir de poussière, de sorte qu'ils eussent plus de prise sur les corps les uns des autres.

[xxx] Il arrivait aux athlètes d'être fouettés par l'ordre de ceux qui présidaient aux jeux, quand ils avaient commis quelque contravention.

[xxxi] Pline le Jeune, Lettres, I, 10 : « Euphrates, Syrus philosophus, est obvius et expositus et plenus humanitate quam præcipit.... Disputat subtiliter, graviter, ornate ; frequenter etiam Platonis illam sublimitatem et latitudinem effingit. »

[xxxii] On appelait pentathle, celui qui concourait dans les cinq jeux, saut, disque, course, lutte, pugilat.

[xxxiii] De la même manière qu'un philosophe de profession le fait ou doit le faire.

[xxxiv] Procurateur de César, en latin, procurator Cœsaris, fonctionnaire de l'ordre financier qui administrait les revenus de l'empereur et qui était armé d'une juridiction spéciale dans les provinces.

[xxxv] L'Achaïe, l'Illyrie, la Macédoine, la Sicile, la Crète et la Cyrénaïque, la Bithynie, la Sardaigne, la Bétique, étaient gouvernées par des préteurs ; aussi le nom de ces magistrats revient souvent chez Epictète.

[xxxvi] Chez les anciens, l'État réglait le culte souverainement.

[xxxvii] Certaines conditions de pureté étaient exigées par les lois religieuses, par exemple n'avoir pas touché à un cadavre, n'avoir pas commis de meurtre, etc.

[xxxviii] Quel sera l'événement : par exemple, si on sera blessé, tué, ou non, à la guerre.

[xxxix] De quelle nature sera cet événement, c'est-à-dire si ce qui arrive est heureux ou malheureux.

[xl] Socrate, suivant Xénophon (Mémoires sur Socrate, I, 1, 9), disait qu'il ne fallait pas demander aux dieux s'il valait mieux confier un navire à un pilote expérimenté qu'à quelqu'un d'étranger à l'art de gouverner un vaisseau, ni combien on avait de blé ou d'huile dans sa maison, etc.

Tous les livres