Salammbô (page 29)

Gustave Flaubert · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Salammbô · 34 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

(*) Page 356, § 3. Hiéron, qui gouvernait à Syracuse, etc.

D’ailleurs, de son côté, Rome, exécutant fidèlement son traité, ne ménageait pas à Carthage les marques de son intérêt, Au début il s’était bien élevé quelques difficultés entre les deux États ; comme les Carthaginois saisissaient et emprisonnaient tous ceux qui, d’Italie, cherchaient à approvisionner leurs ennemis, et qu’ils avaient ainsi jeté en prison plus de cinq cents Italiens, les Romains s’étaient vivement émus. Mais l’ambassade qu’ils avaient alors envoyée à Carthage avait obtenu la libération de tous les captifs, et la reconnaissance de Rome fut si grande que, par un échange de procédés courtois, elle restitua à Carthage les prisonniers qui lui restaient de la guerre de Sicile (*).

(*) Page 356, § 2. La surprise des Carthaginois fut encore plus forte, lorsque arrivèrent quatre cents des leurs, faits prisonniers pendant la guerre de Sicile. En effet, Hamilcar avait secrètement renvoyé aux Quirites, etc.

À dater de ce moment, Rome accueillit avec empressement et faveur toute demande venant de Carthage. C’est ainsi qu’elle prescrivit aux marchands de fournir aux Carthaginois tout ce dont ils avaient besoin, en leur interdisant tout commerce avec les Mercenaires. C’est ainsi encore que, lorsque les Mercenaires de Sardaigne se soulevèrent contre Carthage et appelèrent les Romains, ceux-ci repoussèrent leur proposition (*).

(*) Page 356, § 2. Elle dédaigna les ouvertures des Mercenaires dans la Sardaigne.

Utique voulut se donner à eux, ils refusèrent par respect pour le traité (*).

(*) Page 356, § 2. Et même elle ne voulut point reconnaître comme sujets les habitants d’Utique.

De sorte que les Carthaginois, grâce à l’appui de ces amitiés, purent soutenir le siège (*).

(*) Cf. chap. XIII. [On sait que Flaubert, dans sa lettre à Sainte-Beuve, tout en reconnaissant avoir « voulu faire un siège », s’est défendu de l’avoir « complètement inventé ». Les passages de Polybe qui précédent, et celui qui suit, semblent bien établir, en effet, que Carthage a subi un siège en règle.]

LXXXIV. Mathos et Spendius n’étaient pas moins assiégés qu’assiégeant, et Hamilcar les réduisit à une telle disette qu’il leur fallut finalement lever le siège (*).

(*) Page 357, ligne 1. … il les détacha de leurs campements. Spendius fut obligé de les suivre ; Mâtho, etc.

Au bout d’un certain temps ils rassemblèrent les plus valeureux d’entre les Mercenaires et les Libyens, en tout cinquante mille hommes (*),

(*) Page 357, § 5. Leur armée était de quarante mille hommes.

parmi lesquels le libyen Zarzas et sa troupe (*),

(*) Dans Salammbô, Zarxas est le chef des frondeurs Baléares.

et se remirent à suivre l’armée d’Hamilcar par des mouvements parallèles. Ils prenaient grand soin d’éviter les plaines, à cause des éléphants et des cavaliers de Naravas (*) et s’attachaient aux crêtes et aux défilés.

(*) Page 357, § 6. Ce qui les tourmentait, c’étaient les cavaliers de Narr’Havas…

Durant cette campagne, ils ne se montrèrent inférieurs à leurs adversaires ni par la vigueur de leurs attaques, ni par leur hardiesse, mais leur expérience leur valut plus d’un échec ; c’est alors, semble-t-il, et par cet exemple, que l’on peut juger toute la distance qui sépare une tactique rigoureuse et l’habileté d’un vrai général des procédés d’une soldatesque combattant sans méthode et sans dessein. On vit plus d’une fois Hamilcar, coupant la retraite à des détachements isolés, les envelopper comme un joueur habile et les exterminer. Ou bien, lorsque l’ennemi lui offrait une bataille rangée, il l’attirait dans quelque adroite embuscade et le décimait (*).

(*) Cf. page 356, § 5.

Tantôt le jour, tantôt la nuit, brusquement, sans que rien ait signalé son approche, il surgissait, semant l’épouvante ; et tous les hommes qu’il capturait vivants, il les jetait aux bêtes. Il finit par établir son camp dans une position aussi fâcheuse pour les Barbares qu’elle lui était avantageuse, et les réduisit à un état si critique que, n’osant livrer bataille, incapables de fuir, cernés par ses retranchements (*),

(*) Cf. page 359.

ils subirent une effroyable famine et en arrivèrent à se manger entre eux (*).

(*) Page 363, ligne 9. Alors des Garamantes se mirent lentement à rôder tout autour, etc.

Ainsi le destin leur faisait expier, par un juste retour, les atrocités sacrilèges qu’ils avaient infligées aux autres. Livrer bataille, ils ne l’osaient pas, pris entre la peur de la défaite et celle des supplices qui attendaient les prisonniers ; se rendre, ils n’y pensaient même pas, tant ils avaient conscience de leurs crimes. Et ils attendaient toujours ces secours de Tunis, que leurs chefs leur avaient annoncés (*) ;

(*) Page 361, § 4. L’armée de Tunis, allait venir. Et page 365, § 4… et ils attendaient toujours l’armée de Tunis.

cela leur donnait le courage de supporter toutes les rigueurs qu’ils s’infligeaient entre eux.

LXXXV. Enfin leur ultime nourriture s’épuisa ; il ne restait plus de prisonniers, plus d’esclaves (*), et Tunis n’envoyait toujours rien.

(*) Page 364, ligne 3. Mais ne possédait-on pas des Carthaginois, etc.

Alors, devant l’irritation des soldats, leur désespoir, les menaces qu’ils proféraient contre les chefs (*),

(*) Page 362, ligne 25. Ils accusaient leurs chefs et les menaçaient…

Autarite, Zarzas et Spendius décidèrent de se rendre et de traiter avec Hamilcar (*).

(*) Cf. page 368, § 5. Autharite, qui n’avait plus, etc., et toute la page.

Ils envoyèrent donc aux Carthaginois une ambassade de dix hommes, avec un héraut (*).

(*) Page 369, § 2. Spendius, Autharite et Zarxas, quatre Italiotes, un Nègre et deux Spartiates s’offrirent comme parlementaires.

Hamilcar leur fit la proposition suivante : les Carthaginois auront le droit de choisir parmi les Mercenaires dix hommes, à leur convenance ; tous les autres pourront s’en aller, en ne conservant qu’une tunique (*).

(*) Page 371, ligne 29. Il exigeait qu’on lui livrât dix des Mercenaires à son choix, sans armes et sans tunique (sic).

Les ambassadeurs acceptèrent ; alors Hamilcar : « Aux termes de nos conventions, je choisis les députés présents » (*).

(*) Page 372. … c’est vous que je choisis, et je vous garde…

C’est ainsi que Carthage mit la main sur Autarite, Spendius et les plus illustres de ses adversaires. Quant aux Mercenaires, comme ils ignoraient les conventions qui venaient de se conclure, l’arrestation de leurs ambassadeurs leur parut une trahison ; aussitôt qu’ils l’apprirent, ils coururent aux armes (*).

(*) Page 373, § 2. Leurs compagnons, qui les attendaient, ne les voyant pas revenir, se crurent trahis…

Mais Hamilcar lança sur eux ses éléphants avec toutes ses forces et les massacra jusqu’au dernier.

(*) Page 373, § 6. Outre l’épieu de leur poitrail, etc.

Ils étaient plus de quarante mille, et le lieu du carnage s’appelait « La Hache », par suite de sa ressemblance avec l’instrument qui porte ce nom (*).

(*) Chap. XIV.

LXXXVI. Pour la seconde fois, Hamilcar rendait l’espérance à Carthage, alors qu’elle croyait tout perdu. Avec Naravas et Hannibal, il parcourut la campagne et es villes et, ayant reçu la soumission des Africains, que ses derniers exploits venaient de rallier à la République et repris presque toutes les places, les trois généraux marchèrent sur Tunis, décidés à assiéger Mathos (*).

(*) Page 378, § 6. L’important était de prendre Tunis, etc.

Hannibal s’établit sur le versant qui regardait Carthage, Hamilcar du côté opposé (*).

(*) Page 383, § 1. Hamilcar établit son camp sur le côté méridional ; Narr’Havas, à sa droite, etc.

Puis ils amenèrent sous les murs Spendius et les autres captifs et, ayant dressé des croix bien en évidence, ils les crucifièrent.

(*) Page 383, § 2. Il fit crucifier les dix ambassadeurs… en face de la ville.

Cependant Mathos s’aperçut que l’armée d’Hannibal était sans défiance et à la merci d’un coup de main ; il se jeta sur ses tranchées, refoula les Carthaginois hors du camp, en tua un grand nombre, fit main basse sur les bagages et prit Hannibal vivant (*).

(*) Page 384. [Dans le récit de Flaubert, c’est Hannon qui remplit le rôle d’Hannibal. Nous avons, plus haut, dit pourquoi. Cf. lettre à Sainte-Beuve, Correspondance, III, p. 332.]

On le mena aussitôt au pied de la croix de Spendius, dont on détacha le cadavre et, après l’avoir torturé atrocement, on l’attacha sur le même bois et on égorgea trente des plus nobles Carthaginois sur le corps de Spendius (*).

(*) Page 385, § 4. À la base des trente croix, etc.

Le camp d’Hamilcar était trop loin pour qu’il pût connaître immédiatement le résultat de l’attaque de Mathos (*) ;

(*) Page 388, § 2. Le Suffète n’avait rien pu savoir, etc.

et même lorsqu’il l’apprit, il ne put se porter au secours d’Hannibal, car le terrain était trop difficile. Il s’éloigna de Tunis, gagna le Malcar et s’établit tout près de la mer, à l’embouchure du fleuve (*).

(*) Page 389, ligne 1. Il se porta vers les embouchures du Macar.

LXXXVII. … Carthage, une fois de plus, fit tête au destin ; elle choisit trente sénateurs, et parmi eux Hannon, ce même général que l’on avait jadis obligé à quitter son armée ; elle équipa en outre ce qui lui restait de citoyens valides et envoya à Hamilcar sénateurs, troupes et général. Les sénateurs avaient pour mission expresse de mettre fin, par tous les moyens en leur pouvoir, aux divisions entre les généraux et de les réconcilier devant les malheurs de la patrie. Au cours de l’entrevue qu’ils eurent avec les chefs, ils se montrèrent si pressants et si éloquents qu’Hamilcar et Hannon durent céder : ils se rapprochèrent. À partir de ce jour, préoccupés seulement du salut de Carthage, ils y travaillèrent en toute circonstance. Ils infligèrent d’abord à Mathos de multiples défaites, au cours d’engagements successifs, près de Leptis et devant d’autres places (*)

(*) Page 390, § 5. Alors les engagements se multiplièrent…

et l’amenèrent enfin à demander une bataille qui décidât entre eux ; c’est ce qu’ils voulaient eux-mêmes (*).

(*) Page 391, ligne 1. Ils souhaitaient une grande bataille, pourvu qu’elle fût bien la dernière. … Hamilcar acceptait leur défi.

Alors chacun convoqua tous ses alliés, appela toutes les garnisons des villes ; le sort de tous allait se jouer dans ce combat. Les préparatifs de la bataille terminés, les deux armées prirent leurs formations et l’attaque commença simultanément (*).

(*) Cf. page 392, §3 et 4.

La victoire demeura aux Carthaginois : la plus grosse partie de l’armée ennemie resta sur le terrain ; les autres, après avoir cherché refuge dans je ne sais quelle ville, se rendirent peu après.

Mathos tomba vivant aux mains des Carthaginois (*).

(*) Page 399, § 3. Son pied heurta un glaive, etc.

LXXXVIII. Aussitôt après cette victoire, Carthage rétablit son autorité sur tout le reste de la Libye. Il ne restait plus qu’Utique et Hippone… Mais Hamilcar et Hannon les forcèrent bientôt à capituler… Quant à Mathos et à ses compagnons, au cours d’un triomphe célébré dans Carthage, les jeunes gens leur infligèrent les supplices les plus cruels (*).

(*) Cf. page 402.

La lutte avait duré trois ans et quatre mois ; ce fut la guerre la plus affreuse, la plus impie dont j’aie jamais entendu parler…

II. SOURCES ACCESSOIRES.

Notes documentaires d’après les papiers de Flaubert.

Dans un dossier, comprenant trente feuillets de papier bleu, et portant, sur le premier feuillet, de la main de Flaubert : « Salammbô, Sources et méthodes », l’écrivain a conservé l’indication de ses références sur les sujets les plus divers : sur les divinités, la mutilation des cadavres, l’art militaire, la médecine, l’ethnographie de Carthage, l’ornement et la toilette des femmes, la religion, les maladies du serpent, les astres, les costumes des prêtres, le commerce, les esclaves, l’armement de guerriers, la construction de l’aqueduc, etc. Nous ne pouvons donner, en raison de l’étendue de la documentation de l’ouvrage, qu’un aperçu de ces notes ; voici les principales :

« Noms. — Salammbô: Σαλαμβὼ ἡ Ἀφρωδίτη παρὰ Βαβυλωνίοις.

« Masden, Histoire d’Espagne, cite, d’après les inscriptions locales, le nom de treize divinités antérieures à l’époque romaine ; on trouve dans cette liste Salambou.

« Narr’havas : de Nar-el-Haoua. Serait mieux écrit avec un seul r. Haoua = souffle. — Nar = feu.

« La Rabbetna est une faute, na voulant dire notre, et il faut l’écrire par deux b, comme Rabbin.

« Hannibal. — Le portrait d’Hannibal enfant est un souvenir de ces deux vers de Silius Italicus :

Agnosco, torvaque oculos sub ..... ora parentis

Agnosco, torvaque oculos sub fronte minaces,

Vagitumque gravem atque irarum elementa mearum ;

mais dans Silius Italicus, c’est Hannibal qui contemple son fils et parle à son épouse avant de partir pour les Pyrénées.

« Hamilcar. — Les envoyés du Grand Conseil qui viennent lui demander son fils est un souvenir d’un autre passage du même auteur. Après la Trébie, les députés de Carthage viennent demander à Hannibal qu’il leur livre son fils, désigné par le sort comme victime. Tous les ans il en fallait une ; Hannibal refuse.

« Sources principales et méthode. — Polybe, Appien, Gésenius. Hendrich (Cartago sive Carthaginiensium respublica, 1664.), a vu tous les textes latins et grecs ; ouvrage sans critique mais abondant.

« Ce qui me manquait de précis sur Carthage, je l’ai pris dans la Bible (traduction de Cahen). Quand je n’ai pas eu de textes anciens, j’ai eu recours aux voyageurs modernes et à mes souvenirs personnels. Un passage de Salluste (Jugurtha) peu remarqué parle d’une invasion assyrienne conduite par Hercule sur les côtes d’Afrique ; ils se mêlèrent aux Libyens et devinrent les Numides. L’invasion phénicienne est postérieure (XIX). J’ai rapproché ce passage d’un autre dans Frank (Kabbale), où il dit que les Assyriens ont fourni aux Juifs les noms, les mots, les vues et les caractères dont ils se servent aujourd’hui (Talmud). Voir cette question dans Mémoires de l’Académie des Inscriptions, t. XII, ancienne série.

« Telle est ma base. Cette origine assyrienne m’a servi pour prendre des ornementations, des détails d’architecture, des types de tête ; où les preuves me manquaient, j’ai induit.

« Les similitudes entre l’Égypte et Carthage m’ont été indiquées par plusieurs inscriptions de Gésenius, ou Isis et Osiris sont formellement mentionnés.

« Dans les papiers de M. de Monbret (bibliothèque de Rouen) j’ai trouvé le dessin d’un sarcophage à l’égyptienne, découvert en Sardaigne. Il était, dit la note qui accompagne le dessin, en argile rouge et le dessin le représente couvert de caractères puniques ; c’est là ce qui m’a fait écrire (page 4) : « Les fourneaux pour cuire les cercueils d’argile commençaient à fumer ». [Ce passage a disparu dans les corrections de Flaubert.]

« Pour la topographie de Carthage et la géographie de la région de Tunis. — Appien a été mon guide. J’ai suivi, quant aux postes, l’opinion de Chateaubriand adoptée par Falbe.

« La description du Côthon (p. 161) est copiée dans Appien, mais je l’ai interprété. Au lieu de dire : comme sur des « colonnes ioniques », je mets « des cornes sur les chapiteaux » ; ce qui doit être la pensée même d’Appien plus précisée.

« J’ai consulté :

« Desfontaines : Voyage en Afrique ; Grenville Temple : Excursion in Alger and Tunis ;

« Corippus : Johannis m’a été fort utile pour les anciennes peuplades africaines ; j’ai pris quelques noms dans Ibn Khaldoun ;

« Tunis (Frank, Univers pittoresque) ;

« Hérodote ;

« Walkenaër (Recherches géographiques sur l’intérieur de l’Afrique septentrionale, 1821 ; Tableau de la géographie ancienne des États barbaresques d’après l’allemand) ;

« Excursions dans l’Afrique septentrionale par les délégués pour l’exploitation de Carthage ; Recherches sur la topographie de Carthage (Dureau de la Malle) ; Recherches sur l’emplacement de Carthage (Falbe) ; Tombes à Carthage (Beulé) ; Voyage dans la Cyrénaïque et la Marmarique (Pacho). La reproduction en couleur d’une fresque découverte à Cyrène et représentant des Juifs m’a servi pour les costumes ;

« Quelques articles de la Revue archéologique.

« Si je dis que le Côthon (port militaire) était pavé au fond de petits cailloux, c’est qu’à Thapsus il reste une grande partie du Côthon dont la construction est en petits cailloux liés avec du mortier, de manière à composer une masse indestructible. (Raoul Rochette, membre de l’Académie des inscriptions. XII.) »

Puis, dans une enveloppe portant de la main de Flaubert cette inscription : « Carthage, notes diverses », nous trouvons des notes et des références de toutes sortes, qui logiquement ont leur place ici, au chapitre : « Sources et méthode ». L’ensemble de ces notes forme 74 feuillets de dimensions diverses, y compris lettres et fiches. Les abréviations sont nombreuses, souvent il est fort difficile de trouver le sens de la note.

Voici ces documents :

Plusieurs dessins de « bas-reliefs du musée de Leyde, provenant de fouilles faites sur l’emplacement de Carthage et portant des inscriptions qui, à ce que disent les savants, parlent de Salambô (sic) » ;

Des dessins de médailles avec casques, cercles de perles, grappes de raisin, puis le modèle de la médaille de Cessa ;

Une note sur la composition d’un festin à l’époque de Carthage ;

Graine de lin, graine de pavot ; leurs propriétés ;

Grand-Prêtre ; son costume, description ;

Une lettre de M. Baudry lui signalant, dans Renan, un passage sur le temple d’Astarté ;

Une lettre du Muséum d’histoire naturelle de Rouen, lui indiquant les fleurs et arbustes vivant sur les limites du désert ;

Une autre lettre de la même source, indiquant les fleurs pouvant être indiquées comme ornant les jardins de Carthage ;

Un plan représentant un assemblage de poutres carrées reliées par des colliers de fer ;

Une description de mort volontaire par abstinence (décrite par la victime) [voir numéros de la Gazette médicale, 1857, 58, 50, 49].

Une notice sur trois missels orientaux rapportés d’Égypte par S. M. (an VIII).

Une lettre du Muséum d’histoire naturelle de Paris, répondant à Flaubert qu’on ne peut lui fournir de documents sur la maladie des serpents ni sur les remèdes ;

Une liste, à Flaubert adressée, des étapes de Tunis au Kef, avec les villages et les ruines qu’on rencontre sur la route ;

Une lettre indiquant la manière de compter des Phéniciens, l’ordre numérique ;

Une note sur les oiseaux chasseurs de sauterelles ;

Liste de huit ouvrages à consulter sur la magie ;

Une citation de la Bible sur le Serpent d’airain ;

Une lettre explicative sur les charmeurs de serpents ;

Une lettre contenant une liste de noms gaulois ;

Le dessin de la silhouette des montagnes : Djebel Iedjebeul (sic), Mardeuf, Djebel Ouan’m, Djebel Elheraïa ;

Une lettre dont voici les termes : « Vous avez mille fois raison de trouver incompréhensible le passage où Ammien prétend que Thèbes a été prise par les Carthaginois. Il y avait en Libye une ville du nom d’Hécatompylos qui fut pillée en effet par les Carthaginois (Diodore, livre XXIV des Excerpta, p. 563, de l’édition Vessel). Comme Thèbes, en Égypte, était surnommée Hécatompylos, l’auteur latin s’y est mépris » ;

Une lettre citant un passage de l’Hist. romaine de Mommsen (2e éd., tome I, p. 548) : « Annibal qui n’avait pas le patriotisme étroit des Carthaginois, promit, en partant d’Espagne pour sa grande expédition, aux soldats Libyens qui formaient plus de la moitié de son armée, de leur donner le droit de cité carthaginoise s’il pouvait les ramener vainqueurs en Afrique » ;

Le plan d’une maison découverte à Carthage avec un dessin trouvé à Qalmah ;

Une description complète de panoplies et armures des Samnites, des Libyens, des Lyciens, Arabes, Assyriens, Cariens, Étrusques, Égyptiens, Éthiopiens, des peuples de l’intérieur de l’Afrique, des Arméniens ;

Des notes extraites du Journal Asiatique ;

Une note renvoyant à Pline XII (parfum) ; une note sur la malobatron ou arbre à feuilles roulées, noirâtre, rugueux, etc. ;

Des notes diverses sur le regard du chat, sur l’épervier, l’acacia, l’ibis, le cerf ;

Une note sur les ornements des femmes juives ; puis, au sujet de la Déesse, des renvois à Homère, Hérodote, Plutarque, Pline ; et au sujet du temple de Salomon, à Eusèbe, etc. ;

Une longue note avec indications abréviatives renvoyant à Henri Martin, Grævius, et Adrien de la Fage (Histoire de la musique et de la danse, t. II) ; à Pétrone, Gronovius, Thesaurus, etc., Hendrich (De republica Carthaginiensium, 1664), à Hœfer (Histoire de la chimie pour la fabrication des pierres précieuses), Humbold (Asie centrale, t. I, p. 389) ;

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