Les Chroniques de Sire Jean Froissart (page 16)

Jean Froissart · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Chroniques de Sire Jean Froissart · 72 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Au folio 175, vo, on lit :

« Cy fine la 2e partie des Croniques de Froissart et commence la tierce. »

À la fin du folio 273, vo, est un espace vide réservé pour marquer la fin du troisième livre et le commencement du quatrième.

Ce manuscrit finit au chapitre 327, page 456 de l’édition de Sauvage. Il y manque à la fin un cahier qui comprenait les cinq pages imprimées qui achèvent le premier volume de Froissart.

Ce manuscrit a souvent fourni de très bonnes leçons à la présente édition.

No 8325. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, in-folio, relié en veau rouge, très belle écriture du quinzième siècle, sur vélin. Il contient 342 folios, chiffrés d’une main moderne.

Il n’y a point de titres de chapitres : ils ne sont distingués que par une barre enluminée. Les premières lettres, ainsi que celles de quelques alinéa, sont dorées et enluminées.

Ce manuscrit renferme le troisième volume de Froissart, quoiqu’on lise à la fin :

« Cy fine le 2e livre des Croniques de Froissart contenant des aventures de France et d’Angleterre. »

Il se termine à l’avant dernier chapitre du troisième volume de l’imprimé, page 362. Tout ce chapitre, qui répond au chapitre 141 de l’édition de Sauvage, en diffère considérablement, et mérite d’être examiné avec soin. L’ancien langage y est mieux conservé, et l’on y trouve au folio 342 des particularités concernant Froissart, qui ne sont point ailleurs. Ainsi je crois qu’il doit être préféré aux manuscrits du même volume de Froissart, nos 8328 et 8329, comme ayant été probablement copié sur un autre plus ancien et plus authentique que ceux-là.

Nos 8329 et 8329. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, deux volumes in-folio, reliés en velours rouge, écriture du quinzième siècle finissant. Quoique ces deux volumes paraissent écrits de la même main, le caractère du second est plus beau que celui du premier. Celui-ci n’est point chiffré ; le second contient 301 folios chiffrés d’une main moderne.

L’un et l’autre ont en tête une table des chapitres. Les titres y sont écrits en rouge : les premières lettres des chapitres et de quelques alinéa y sont dorées et enluminées.

On lit en dedans du premier ais de la couverture de chaque volume ces mots, d’une écriture du seizième siècle, Bloys, et plus bas, Des histoires et livres en François au premier pulto (pupitre ), par terre devers les fossez à l’ailz du milieu.

Dans le premier volume on lit, sur une feuille de vélin, qui est à la tête, ces mots, d’une main postérieure, Le tiers volume Froissart appartenant au roy Louis XII, avec une signature abrégée, qui parait être Auber ou Aubri.

Ce premier volume qui contient le troisième volume de l’édition de Sauvage, est intitulé :

« Cy commence la tierce partie principale des Croniques de sire Jehan Froissart, qui contient les nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Espaigne, de Portingal et d’Italie, et parle premièrement comment sire Jehan Froissart se partit de France pour aller devers le comte de Foix et la manière de son voyage. »

On trouve vers le milieu du volume cinq ou six feuillets écrits d’une autre main que le reste. Il finit comme le troisième volume de Sauvage, si ce n’est qu’après les mots : scellé de toutes les parties, qui terminent l’imprimé, on trouve dans le manuscrit ces sept ou huit lignes :

« Mais au jour que je clouy ce livre je ne l’avoie pas, si m’en convient souffrire ; et aussi s’il plaist à mon très cher et honnouré seigneur monseigneur le comte Gui de Blois à laquelle requeste et plaisance j’ay travaillé en ceste noble et haute histoire, il me dira et je y entendray, et de toutes choses advenues depuis ce tiers livre clos je m’en informeray volontiers. »

Le second volume qui contient le quatrième de Sauvage est intitulé :

« Cy commence le quart livre de maistre Jean Froissart, qui parle des guerres et nobles fais d’armes et advenues de France, d’Angleterre et des pays d’entour, leur conjoins et adhérens, depuis l’an Nostre Seigneur 1389 ; et premier de la noble feste qui fut faite à Paris à l’entrée et venue de la reine Isabelle de France, femme au roy Charles le bien aimé et aussi les joustes qui y furent faites et des présens de ceux de Paris. »

Il contient le quatrième volume de Sauvage ; si ce n’est qu’il commence par une Préface, qui ne se trouve dans l’imprimé qu’au commencement du chapitre 51, page 158, où elle est déplacée, et où il manque plusieurs choses importantes que renferme le manuscrit. On trouve encore dans ce volume une addition sur la mort de Richard II qui n’est point dans l’imprimé.

Ces deux augmentations du commencement et de la fin sont les mêmes qui sont copiées dans l’édition présente, d’après le manuscrit de Coislin, no 169, a l’abbaye Saint-Germain-des-Prés.

Ce manuscrit 8329 paraît le plus authentique des trois qui contiennent le même volume de Froissart. Outre que l’écriture en est plus belle et plus ancienne, il a conservé de vieux mots qui sont changés dans les autres.

Colbert, no 86 ; du Roi, 8329. Manuscrit in-folio sur vélin, à deux colonnes, relié en veau très vieux, écriture antérieure au milieu du quinzième siècle, contenant 227 feuillets non cotés.

On y trouve plusieurs miniatures très mal dessinées et aussi mal peintes. Les titres des chapitres sont en rouge et les lettres capitales de différentes couleurs, mais sans dorure.

On doit porter de ce manuscrit le même jugement que de celui no 8333 auquel il est si conforme qu’ils ont été évidemment copiés ou l’un sur l’autre, ou sur le même original.

Le commencement de celui-ci manque jusqu’à ces mots : si roidement en leurs escus, qui répondent à peu près au milieu du chapitre premier du numéro déjà cité. La conformité parfaite qu’on a remarquée entre les deux textes donnant lieu de croire qu’ils commençaient au même chapitre, il en résulte qu’il n’y a qu’un feuillet de perdu. Le dernier chapitre manque aussi dans ce manuscrit comme dans le no 8333.

Colbert, no 231 ; du Roi, 8329. Manuscrit de Colbert in-folio, maroquin rouge, écriture de la fin du quatorzième siècle, ou du commencement du quinzième, au plus tard, sur vélin à deux colonnes, contenant 323 feuillets non cotés.

Ce manuscrit n’est orné d’aucune miniature ; mais une place restée vide au commencement de la première page annonce qu’on avait eu dessein d’y en mettre une. Il est divisé en chapitres comme les autres manuscrits, avec cette différence que les chapitres ne sont précédés d’aucun titre et sont seulement désignés par un alinéa et une lettre capitale en or et avec un cadre colorié : on ne trouve dans tout le manuscrit que ce titre général :

« Cy commencent les Croniques de la guerre et l’occasion d’icelle, qui fu longuement entre le roy de France Phelippe et le roi Edouart d’Engleterre et moult de leurs successeurs. »

Ce manuscrit contient la plus grande partie du premier volume de Froissart, et finit, comme les manuscrits 8318 et 8319, à ces mots : car les ennemis approchent, et espérons encore anuit.

Il est fâcheux que ce manuscrit, l’un des plus anciens et des plus corrects, soit imparfait. Il y manque environ vingt feuillets depuis ces mots :

« Lors répondit le duc de Bourbon et dist : « Chandos, Chandos, dites à vos maistres qu’ils guerroient ; »

jusqu’à ceux-ci :

« Leur tour sur ces nefs Englesces que pou amiroient ne prisoient, etc. »

Colbert, no 85 ; du Roi, 8329. Manuscrit de Colbert in-folio, maroquin rouge, écriture du quinzième siècle, à deux colonnes, sur papier, composé de 369 feuillets cotés en rouge.

Il contient le premier volume entier de Froissart, à l’exception du Prologue et d’une partie du premier chapitre qui manquent, jusqu’à ces mots : Saint Lambert du Liége ; et dis ainsi, etc.

Ce manuscrit, dont l’écriture est assez soignée, ne diffère en rien du no 8317. Il offre constamment les mêmes leçons, les mêmes longueurs et la même division des chapitres, de sorte que l’un paraît être une copie de l’autre.

No 8330. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, in-folio sur vélin relié en bois, couvert de velours très usé, autrefois vert ou bleu ; écriture cursive peu soignée qui paraît être de la fin du quinzième siècle. Il contient 278 folios cotés d’une main moderne et n’est point écrit à deux colonnes comme la plupart des manuscrits du même historien.

Toutes les lettres initiales sont grossièrement coloriées, et les titres des chapitres en rouge, à l’exception des huit ou dix premiers qui sont en lettres noires soulignées de rouge.

On lit sur le parchemin collé en dedans de la couverture ces mots, d’une écriture très moderne : Troisième livre de la Cronique de France et d’Angleterre. Suit un feuillet de parchemin, au verso duquel est une miniature du plus mauvais goût, divisée en quatre tableaux, et entourée d’une vignette, au bas de laquelle on voit un écu de France à une bande de gueule, qui est de Bourbon. Le même écu se retrouve au bas d’une autre vignette qui encadre la première page du manuscrit.

Il a pour titre :

« Cy s’ensuit le 3e livre des Croniques de France, d’Engleterre et des pais voisins, qui se recommence à une grande pestillence qui se bouta en l’Église, de quoy toute Xreptienié fut pour ce temps en grant branle, dont moult de maulx en nasquirent et descendirent, comme ouir pourrez. Et dist ainsi. »

C’est par erreur que ce manuscrit est intitulé troisième livre : il contient le livre second, à commencer au départ du pape Grégoire XI, d’Avignon, pour aller à Rome. Comme le manuscrit paraît parfaitement entier, il est vraisemblable qu’il était précédé d’un premier volume que nous ne retrouvons plus et qui s’étendait jusqu’à cette époque. Rien n’est plus arbitraire dans les manuscrits que la division des livres et des chapitres. Il serait à désirer que les copistes n’eussent jamais pris d’autre licence.

Ce manuscrit, l’un des moins beaux qui soient à la Bibliothèque du Roi, est cependant un des plus précieux, et nous a fourni d’excellentes leçons. Il a d’ailleurs le mérite d’avoir mieux conservé l’ancien langage que la plupart des autres.

8330–8331. On voit à la tête du second volume une table des matières, et à la feuille qui suit cette table, une miniature divisée en quatre tableaux avec une vignette, au bas de laquelle sont les armes de Bourbon, sans casque, soutenues par un lion.

Le titre de ce volume, qui contient le quatrième volume de l’édition de Sauvage, est le même que dans le manuscrit 8329, auquel celui-ci est entièrement semblable, non-seulement en ce point, mais encore par rapport à la préface du commencement et à l’addition qui le termine.

No 8331. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, in-folio, relié en bois, couvert de velours violet, sur lequel on voit la marque des plaques dont il était garni. L’écriture sur vélin est de la fin du quatorzième siècle.

Sur une feuille blanche, qui est en tête, on lit, d’une main moderne : Des manuscrits de M. l’archevéque de Reims.

On voit au premier folio écrit une miniature divisée en deux tableaux. Dans le premier est un chanoine qui parait être en surplis avec l’aumusse sur le dos (c’est sans doute Froissart), qui présente son livre au roi d’Angleterre, qu’on reconnaît aux léopards peints sur sa robe. Le second représente l’entrevue d’Isabelle de France avec le roi Charles-le-Bel, son frère. Au bas sont des armes. On trouve dans la suite plusieurs autres miniatures d’assez mauvais goût, ainsi que les vignettes. Il est à remarquer que la première miniature est entourée d’une chaîne d’or, et que dans toutes les autres, l’espace qui est entre les deux colonnes est orné d’une pareille chaîne. Je rapporterai sur cet usage des peintres anciens le passage suivant, tiré de la 28e sérée de Bouchet, page 90, vo :

« Ce conte achevé, quelqu’un va demander une chose à quoy possible beaucoup n’ont pas pensé : c’est pour quoy il y a à l’entour des excellens ouvrages et bien élabourez tableaux, des chaînettes ? Il fut respondu que quand ces bons maistres vouloient monstrer une pièce parfaite et exquise et là où il ne falloit plus mettre la main, qu’ils mettoient à l’entour de ces divins ouvrages des chaînettes et liens pour donner à entendre aux plus spirituels que ce tableau estoit fait de tel artifice et industrie que s’il n’estoit retenu et enchaîné il pourroit s’en aller, comme s’ils eussent voulu empêcher ceux qui esloient aviez en ce tableau de bouger de là. »

Les titres des chapitres sont écrits en rouge et les premières lettres des chapitres dorées et enluminées.

Ce manuscrit, qui a pour titre

« Cy commence le Prologue de sire Jehan Froissart sur ces présentes croniques d’Angleterre, »

contient le premier volume du Froissart de Sauvage. Il est fâcheux que le copiste se soit quelquefois permis de supprimer des détails qui ne sont rien moins qu’inutiles. Il a surtout tellement mutilé l’histoire, depuis la guerre de Castille, entre les deux frères Don Pierre et Henri, que toute cette partie, jusqu’à la fin, si l’on en excepte quelques chapitres, qui ont la même étendue que dans les autres manuscrits, doit être regardée comme un abrégé. On trouve sur le verso du dernier folio des vers français d’une écriture plus moderne que le manuscrit. Au bas est une fleur de lis assez mal dessinée, au-dessous de laquelle est une grande lettre effacée, après laquelle on lit : Oiric le Roy.

No 8332. Manuscrit de Béthune, aujourd’hui de la Bibliothèque du Roi, un volume in-folio, maroquin rouge, aux armes de Béthune, écrit sur vélin vers le commencement du quinzième siècle. Il contient 405 folios chiffrés d’une main moderne.

Sur une feuille de vélin blanc, à la tête du volume sont : les armes de premier parti écartelé, aux premier et quatrième d’hermines, et aux deux et trois d’argent à deux fasces de gueule, qui est Derval. Le second parti écartelé au premier de France, aux second et troisième de Laval Montmorency ; au quatrième bâtard de Bourbon, coponnée d’argent et de sable, et sur le tout du second parti de gueule au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or.

On trouve ensuite la table des chapitres de la seconde partie de l’histoire de Froissart, et qui par conséquent est déplacée. Après la table est un feuillet de parchemin sur lequel sont peintes les armes de Béthune.

Ce volume est orné d’un grand nombre de miniatures de différentes grandeurs et toutes de très mauvais goût. La première est divisée comme celle du manuscrit 8321 et représente les mêmes sujets. Après la miniature on lit ce titre :

« Cy commencent les Croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre, d’Escoce, d’Espaigne et de Bretaigne, et sont divisées en quatre parties dont le premier chapitre fait mention de la cause pourquoy elles sont faites. »

Ce titre est en lettres rouges, ainsi que tous les titres des chapitres, et les lettres capitales sont enluminées.

Au bas du folio 405, verso, est écrit d’une main postérieure au manuscrit :

« Ce livre donna messire Tanguy du Chastel à Jehan sire de Derval. »

On lit encore, au verso d’un feuillet de vélin blanc qui termine le volume, ces mots, d’une écriture qui paraît plus récente que celle des précédens :

« À hault et puissant seigneur monseigneur de Derval appartient cest livre. »

Ce volume, qui contient la première partie tout entière de l’histoire de Froissart, est d’un assez beau caractère, très bien conservé et passablement correct. J’ai cependant remarqué que dans la dernière moitié le copiste s’est quelquefois permis d’abréger le récit de l’historien.

No 8333. Manuscrit de Béthune, aujourd’hui du Roi ; même écriture, même reliure, mêmes ornemens, même format que le no 8332 dont il est la suite. Il contient 209 folios, chiffrés d’une main moderne.

Les miniatures y sont plus rares que dans le premier volume, et ne sont pas de meilleur goût. À la suite de la première, qui est divisée en quatre tableaux, on lit ce titre :

« Cy commence le second volume des nouvelles guerres de France et d’Angleterre, d’Escoce, de Bretaigne, d’Espaigne, d’Ytalie, de Flandres et d’Alemaigne ; et premièrement comment le sire de Langurant fut navrez à mort ; et comment le capitaine et la garnison de Boutteville fu desconfite et le chastel rendu François. »

Ce second volume ne commence qu’au 28e chapitre de l’édition de Sauvage, page 39 ; et finit à l’avant dernier chapitre, page 287 ; il n’a cependant point été mutilé : on voit que les omissions ont été faites exprès. Elles sont d’autant plus fâcheuses que ce manuscrit est un des plus anciens et des plus corrects que nous ayons du second livre de Froissart.

On lit au folio 209, après ces mots :

« Cy fine le second volume des Croniques Froissart, »

ceux-ci, qu’on trouve pareillement à la fin du no 8232 :

« Ce livre donna messire Tanguy du Chastel à Jehan sire de Derval. »

Nos 8334–35–36. Manuscrit du Roi, parmi ceux de Béthune, trois volumes in-folio maroquin rouge, écriture de la fin du quinzième siècle ou du commencement du seizième, sur papier, à deux colonnes.

Ces trois volumes comprennent le premier volume de Froissart : ils étaient faits pour être reliés en un seul tome, puisqu’on a été obligé, pour les diviser en trois, de couper un chapitre dont le commencement se trouve à la fin d’un volume et la fin au commencement du suivant. On trouve à la tête du premier volume et à la fin du troisième la signature originale de M. Balesdens de l’Académie française, à qui ils ont appartenu : ce qui semble indiquer qu’ils ne formaient alors qu’un seul volume.

Au reste ce manuscrit est un des moins précieux de la riche collection du Roi : il paraît être une copie assez incorrecte du manuscrit no 8317 ; on y retrouve du moins la plupart des longueurs que j’ai remarquées dans ce manuscrit.

Nos 8337–8338. Ces deux volumes, qui contiennent le second livre de Froissart, sont la suite des nos 8334–35–36, auxquels ils ressemblent pour le format, la reliure, le caractère, etc. ; et l’on y rencontre à peu près les mêmes défauts.

La signature de M. Balesdens se voit pareillement à la tête du no 8337 et a la fin du no 8338.

Nos 8334 et suivans jusqu’à 8342. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, parmi ceux de Béthune, neuf volumes in-folio reliés en maroquin rouge, écriture de la fin du quinzième siècle, sur papier, à deux colonnes.

Ces neuf volumes comprennent les quatre volumes du Froissart de Sauvage ; savoir, les nos 8334–35 et 36 le premier volume, les nos 8337 et 38 le second, les nos 8339 et 40 le troisième, lequel finit dans ce manuscrit comme dans celui du no 8328, les nos 8341 et 42 le quatrième volume avec la préface et l’addition qui se trouvent dans le manuscrit no 8329.

Ces volumes auraient pu être reliés en quatre, et l’étaient probablement autrefois, puisqu’on voit au commencement et à la fin des volumes qui répondent à ceux de l’édition de Sauvage, la signature originale de M. Balesdens de l’Académie française, à qui ces manuscrits ont appartenu. Pour les relier en neuf volumes, il a fallu quelquefois couper un chapitre dont le commencement est à la fin d’un volume et la fin au commencement du volume suivant.

À la fin du volume no 8341, on lit :

« En ce présent quart volume de messire Jehan Froissart a quatorze vins seize feuillets, histoire (c’est-à-dire, miniature) une. »

Le dernier volume, no 8342, a des fautes grossières.

No 8343. Manuscrit de la Bibliothèque du Roi, in-folio relié en bois couvert de veau tout usé, écriture de la fin du quinzième siècle, très menue et mal formée.

Il contient 324 folios, chiffrés d’une main moderne : les titres des chapitres sont en rouge.

On lit sur un feuillet de vélin, en dedans de la couverture, ces mots, d’une écriture de la fin du seizième siècle.

« Ce livre est à Mons. de Tournon, seigneur de Beauchastel, etc. »

Le titre est :

« Cy commencent les Croniques que fist sire Jehan Froissart, lesquelles parlent des nouvelles guerres de France, d’Angleterre et d’Espaigne, et de Bretagne, et sont divisées en quatre parties dont le premier chapitre fait mention de la cause pourquoy elles sout faites. »

On ne voit cependant aucune division de livres dans ce manuscrit ; apparemment que le copiste avait compté marquer cette division dans quelques-unes des places qui sont restées vides, et qui semblent destinées à recevoir des titres et des miniatures.

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