Les Chroniques de Sire Jean Froissart (page 21)

Jean Froissart · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Chroniques de Sire Jean Froissart · 72 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Connil (lapin). — Grand’foison de lièvres, de connils et d’oisillons.

Connoissable (qui se fait connaître). — Le sire de Fitz-Walter se fit connoissable au seigneur de Brebières. — Il étoit connoissable et accointable à toutes gens.

Conquérismes [nous] (de conquérir). — Et y conquérismes, nous et les nôtres, grand’finance.

Conquerre, Conquester (conquérir).

Conquest [le] (la conquête).

Conroi (ordre). — Et séjournèrent là trois jours pour mieux ordonner leur conroi. — Depuis ne tinrent les François guère de conroi. — Et dirent que le voyage ne tourneroit jà à bon conroi.

Consaulx (conseillers). — Les consaulx des bonnes villes.

Consuir, Consuivre (atteindre). — Et tout ce qu’il consuivoit à plein coup il ruoit par terre.

Contempt, Content (mépris, débat ; d’où, coutemptueusement). Pour faire discord et contempt au dit pays. — En ce temps se émut un content entre ces gens.

Contenement (action de se tenir). — Si furent envoyés leurs coureurs aviser le contenement des ennemis.

Contraindoient [ils] (de contraindre).

Contrestant (malgré, contre-étant).

Contrester (résister, s’opposer). — Il envoya grand’foison de bons chevaliers pour contrester aux Anglois.

Contreval (en descendant, le long). — Contreval l’Escaut.

Contrevenger [se] (se venger).

Convenant, Convent, Convine, Convinément (ordre, engagement). — Ils s’avançoient en bon convenant. — Pour savoir quel convent cils de Londres à leur retour feroient. — Et tant firent par leurs espies qu’ils sçurent tout le convinement l’un de i’autre.

Convenist [il] (de convenir). — Quand il lui convenist.

Converser (se diriger vers). — La plupart des Anglois conversoient celle part.

Convoier (accompagner ; d’où convoi). — El le fit convoyer tout hors de l’ost.

Convoiteux (avide ; d’où convoitise).

Coponé (terme de blason).

Coque (petit vaisseau).

Cordel, Cordelle (intrigue, volonté). — Le duc de Bretagne avoit fait et brassé tout ce cordel. — Le prévôt des marchands avoit attrait toutes manières de gens à sa cordelle. — Si les tourneroit tous à sa cordelle.

Cornée et Coron (côté, coin). — Et vinrent sur l’autre cornée où étoient les François. — Au coron de celle haie sont leurs gens d’armes. — Il en pourroit bien prendre un mauvais coron.

Corner (jouer du cor).

Costier (côtoyer). — Si combattoït vaillamment à deux Anglois qui le costioient de moult près.

Cotelle (petite cotte ou robe). — Et les mettoient en une pauvre cotelle.

Côtière, Coustière (côté). — D’autre lez sur côtière. — Ils pouvoient voir les Anglois passer sur la coustière de eux.

Çou (ce). — Qu’est-çou à dire ?

Coulettier (culottier, faiseur de culottes).

Coulon (pigeon ; d’où colombe). — Comme éperviers se boutent entre coulons. — Il vit un blanc coulon voler.

Coulpe (faute). — Ils n’avoient nulle coulpe.

Coupier (redresser). Et se coupioient sur leurs chevaux et se démenoient frisqueraent et joliettement.

Courage (cœur, inclination). — Il sentoit assez le courage de ceux de Poitiers (qui vouloient se rendre au roi de France). — Et a toujours eu le courage plus anglois que françois. — Et bien savoit que plusieurs seigneurs en France l’avoient grandement contre courage. — Et s’en vinrent sur les champs à deux lieues près de là pour savoir parfaitement le courage et la volonté de lui. — Il ne sonnoit mot, car il ne vouloit pas montrer courage d’homme ébahi. — Il étoit pur Anglois de courage. — Ce lui recueillit et adoucit grandement son courage. — Et se répentoit grandement en courage. — Tel avoit eu contre courage le roi Charles mort, qui viendrait grandement en l’amour du jeune roi son fils.

Courcé (courroucé).

Courge (verge ; d’où le mot anglais courge, fléau).

Courir (parcourir en ravageant).

Couris (course). — En cette chasse eut bon couris.

Coursable (ayant cours). — Une monnoie coursable.

Courtil, Cortil (jardin).

Courtine (rideau).

Coust, Coustage (frais). — À son coust. — Vous irez à vos cousts à ce voyage.

Couste (couverture de lit). — Une pauvre couste de vieille toile enfumée. — Ils le trouvèrent couché sur une couste.

Coustille (grand couteau, sabre à deux tranchans).

Coustiller (soldat armé d’une coustille).

Couvert (discret). — Malement le pouvons-nous savoir, car Anglois sont couverts.

Couvertement (secrètement).

Couvre-chef (mouchoir. Les Allemands en ont pris le mot kerckief). — Nos visages enveloppés de couvre-chefs.

Couvretour (couverture). — Tous les murs étoient couverts et parés de couvretours de lit.

Couvrir (cacher un secret). — Le comte de Foix entra lors en grand’imagination et se couvrit jusques à l’heure du dîner.

Cram, cran, cren, et escran (dommage, ôtage). — Et étoit leur entente de faire en France un si grand cran qu’il y parût vingt ans après. — Et fut-ce pris aux Sarrazins cran et otages, et aussi livré, ce fut raison. — Et feroient un si grand escran en Angleterre que jamais ne seroit recouvré.

Cranequinier (soldat armé d’un cranequin). — Et grand nombre d’arbalétriers et cranequiniers.

Créable (croyable).

Créois [je] (de croire). — Bel ouit, nous vous créons, c’est raison. — Ils disoient que jà ne adoreroient ni créroient en Dieu.

Créance, Créant (promesse, confiance). — Et envoyèrent douze de leurs bourgeois en nom de créant, (c’est à dire pour avoir créance).

Créanter (promettre, recevoir avec confiance).

Cremer, Cremir (craindre). — Et les crément plus et doutent les Sarrazins que nuls autres. — Et se fesoit cremir si fort de ses gens, que nuls ne l’osoient courroucer.

Cremeur (crainte). — Et répondoient les barons bretons que ce avoit été pour donner cremeur au roi de France et à son conseil.

Crésist [il] (de croître). — Ce jeune duc crésist en honneur, en force et en sens.

Crevacer (faire des crevaces). — La moitié de la tour s’ouvrit et crevaça.

Croire (confier). — Vous portez peu d’honneur à mon seigneur mon frère, quand vous ne lui voulez croire soixante mille francs.

Croiserie, croisière (croisade). — Les prélats commencèrent à prêcher ce voyage par manière de croisière Croisette (petite croix).

Croiz (creux). — Un demi pied de croiz d’ouverture.

Croler (remuer). — Si crola la tête. Crolière, Crolis, Cronillière (tourbière). — Irlande est un pays formé étrangement et sauvagement de haites forêts, de grosses eaux, de crolières et de lieux inhabitables. — Ils trouveroient tant de crouillières et de mauvais pas, qu’ils ne se pourvoient tenir ensemble.

Croniser (raconter). — Mais pour croniser justement toutes les notables avenues qui en ce temps avinrent au monde.

Croute (mine). — Il fit une croute en terre qui vidoit hors aux champs. — Donc, y a dedans une croute, si comme aux autres.

Crouté (creusé). — Et lui fut demandé si il y avoit une voie dedans terre croutée.

Cru (cruel, rude). — Avecques tout ce étoit le temps si cru et si pluvieux.

Crueulx (cruel).

Cueillette (réunion). — Il se mit en la compagnie et en la cueillette de plusieurs chevaliers. — Il fit une cueillette et un amas de gens d’armes.

Cueillier (cuillère). — On ne perdroït pas céans une cueillier d’or ou d’argent, ni rien qui soit, qu’il ne le sçût tantôt.

Cuer (cœur).

Cuert [il] et queuri (de courir). — Commune renommée cuert.

Cui (à qui). — Cui Dieu pardoint ! — Notre roi, cui Dieu pardoint à l’âme !

Cuidançon, Cuisançon (inquiétude). — Ils furent toute la nuit en grand’cuidançon.

Cuider (pensée). — Le roi qui étoit jeune et plein de ses cuiders et volontés. — Et demeurera plus de vos cuiders à accomplir qu’il ne s’en achèvera.

Cuider (croire).

Cuingnie, cuingnée, coingnée (cognée ). — Les haches que avoient les Frisons étoient à manière de cuingnies d’abattre bois.

Cuiré (couvert de cuir).

Cuirie (objet en cuir). — Et s’arment le plus de cuiries.

Cuisançon (inquiétude). — Ils furent toute la nuit en grand’cuisançon de ce que la dame ni nul des compagnons ne revenoit.

Cuisseau, Cuissine (armure des cuisses). — Et lui perça les cuisseaulx.

Cure (soin, souci).

Curer (soigner). — Faire curer et médiciner ses plaies. — Il fut povrement curé de ses plaies.

Custode (étui destiné à la conservation d’un objet). — Si mit tantôt le bassinet en sa custode, qu’il ne lui fût pris ou happé.

Cuvelette (petite cuve). — La cuvelette où on l’avoit d’enfance baigné.

D

Da-lez, De-lez (à côté).

Damage, Damaige (dommage ; conservé en anglais).

Danger (pouvoir, difficulté). — Veuilliez ou non, vous retournerez en notre danger. — Le roi d’Escosse faisoit danger de soi traire avant. — Se mettre en son danger. — Longuement fut le jeune comte au danger de ceux de Flandres.

Darde (javelot). — De toutes les armes que ceux de votre pays savent faire ; celle de jeter la darde me plaît le mieux. — Couteaux aigus à deux taillans à la manière de fers de darde.

Darrain, Derrain, Derrainier, Derrenier (dernier ; opposé à primerain). — Ce fut la darraine chevauchée où le gentil chevalier fut. — Et au derrain jour que le roi de France trépassa de ce siècle. — C’est la derraine ville, à ce lez, de toute Angleterre.

De (que ; locution italienne). — Il n’auroit pas plus grand ennemi de moi. — On y avoit fait le plus beau logis et le plus grand de jamais.

Débite (redevance, dette). — Leurs terres et seigneuries étoient franches de toutes débites.

Débriser (briser entièrement). — Et avoit si débrisé la ville par ses engins.

Debteur (débiteur). — Et disoient à leurs debteurs : taisez-vous.

Decevement (déception ; de décevoir).

Déchasser (chasser complètement).

Déchaus (déchaussé).

Décoler (décapiter).

Découcher (lever). — Et vinrent au seigneur de Corasse à l’heure qu’il fut découché.

Déduire (s’amuser).

Déduit (amusement).

Défaillir (manquer). — Ni pour mort ni pour vie jà vous jamais n’en défauldrez.

Défaute, Deffaute (faute, manquement au moment du besoin, défaillance). — La comtesse de Montfort pria à ces seigneurs qu’ils ne fissent nulle défaute. — Les chevaliers le prirent et le portèrent sur un lit entre leurs bras, moult doucement, et le couchèrent et couvrirent, et cuidèrent qu’il y eût eu tant seulement une défaute. — Mais avoient pour lors grand’deffaute de vivres.

Deffiner (terminer). — Sur ces paroles deffina leur parlement.

Défiance (défi).

Deforainement (en dehors ; opposé au mot Deventrainement, en dedans). — Or montra-t-il deforainement ce qu’il avoit au cœur deventrainement. — Il ne montre rien deforainement que le cœur et la bonne affection n’y soit.

Deffoucquer [se] (se disperser). — Et point ne se déffoucquèrent, mais attendoient courtoisement l’un l’autre.

Défouir (déterrer : d’où enfouir). — Si fut défoui et porté en la cité de Séville.

Defremer (ouvrir). — Les valets défremèrent le lieu où les chiens étoient.

Défronter (rompre en front). — Si se trairent tous en une bataille rangée, sans eux défronter.

Dehaité, Deshaité (malade ; de haité, bien portant). — Mais pensoit chacun, qu’il fût dehaité en son hôtel.

Déjeun, Desjeun (déjeuner ; repas par lequel on rompt le jeûne).

Déjeuner, Desjeuner (sortir de jeûne).

Délayer (délaisser, départir). — Et se délayèrent le roi et son conseil de leur primeraine volonté.

Délit (délice, plaisir). — Et en prennent le cœur, et le mangent à grand délit.

Délivrance (suite, livrée, gens dont un seigneur paie les dépenses, paiement). — Si lui fesoit ses délivrances et ses finances à sa volonté.

Délivrément (promptement). — Et se hâtoient les Anglois de passer délivrément celle Beausse.

Délivrer (dépécher). — Dites à mon oncle de Bourgogne, pour Dieu ! que on s’en délivre.

Demeurant (reste ; on dit encore : au demeurant).

Dénuer, Desnuer (dégarnir). — On feroit un grand outrage si on dénuoit le royaume d’Angleterre de deux mille hommes d’armes et de quatre mille archers pour envoyer si loin comme au royaume de Portingal.

Département (partage). — Ces deux frères eurent guerre ensemble pour le département des terres.

Départie (séparation).

Départir (séparer).

Dépendre (dépenser). — Combien qu’ils y eussent grands frais mis et dépendus.

Déplais (déplaisance). — Et desiroit grandement à soi contrevenger pour les contraires et déplais que on lui avoit fait en Angleterre.

Déport (délai).

Déporter (différer, se désister, dispenser). — Je ne serois jà rebelle ni honteux de m’en déporter. — Et déportoient les povres des tailles.

Derverie (folie, possession par l’esprit malin). — Les verges de frénésie et de derverie sont moult crueuses. — En tous lieux où on savoit corps saints ou corps de saintes qui eussent grâce et mérite, par la vertu Dieu, à guérir de frénésie et de derverie, on y envoyoit l’offrande du roi. — Or regardez la grande derverie !

Desbareté (affligé, découragé). — Il retourna tout desbareté. — Si furent tout déconfits et desbaretés. — Les soudoyers furent moult desbaretés. — Comme un chevalier desbareté et déconfit. — Ceux de Gand furent moult courroucés et trop grandement desbaretés.

Descirer, Dessirer (déchirer). — Et la bannière du comte toute descirée.

Descliquer (décharger, faire jouer les canons). — Ils descliquèrent les canons. — Sitôt qu’ils ouïrent les canons descliquer.

Desclorre (ouvrir). — Hue de Carrelée venoit à cet endroit et il véoit ses gens branler ni desclorre.

Desclos (non fermés, exposés). — Les hommes d’Avignon qui avoient leurs héritages au desclos. — Un grand village sur la mer tout desclos.

Descogneu, Desconnu (inconnu). — Si monta sur un soir à cheval tout desconnu.

Descognuement, Desconnument (secrètement).

Descoulper (disculper).

Desçu [au] (à l’insu). — Au desçu du roi d’Espaigne.

Descuevrir (découvrir). — À heure de primes que les embûches se descuèvrent. — Garde bien que tu ne te descuèvres à nul homme du monde de ce que tu auras dit.

Desdaing (déplaisir).

Désemparer (démolir les fortifications). — Ils abattirent et désemparèrent le châtel de Trigalet.

Desfoucquer (disperser). — Mais se desfoucquèrent et tournèrent le dos.

Deshaité (malade ; de haité, sain).

Desheaulmer, Desheaumer (priver de son heaulme ou casque). — Le comte fut desheaulmé. — Et fut encore messire Regnaut desheaumé.

Desisse [que je] (que je disse). — Je fus chargé que je vous desisse et remontrasse.

Desjeun (déjeuner). — Tantôt après le desjeun qui fut moult bref. — Quand ce desjeun, dont ils faisoient dîner, fut passé.

Desloyaucer [se] (cesser d’être loyal).

Desnouller (défaire un nœud). — Le comte ouvrit lors son sein et desnoulla son gipon.

Desnuer (dégarnir, dénuer). — On ne vouloit pas que le royaume de France fût trop desnué de chevaliers et d’écuyers.

Despaissir (éclaircir). — La bataille qui étoit grande et épaisse fut tantôt éclaircie et despaissie.

Despendre (dépenser). — Tenez-vous tout aises ; buvez et mangez, et ne vous effrayez de chose que vous despendiez.

Despert (difficile, inexpert). — Les entrées et issues sont fortes et dispertes.

Despiécer (dépecer, mettre en pièces). — Et là fut despiécée pièce à pièce.

Desréer, Desroyer, Déroier (sortir du rang, d’arroi). — Ainsi que enfans et pages qui en chevauchant se desroient. — Sans eux desréer ni effrayer.

Desrieuler (sortir de règle, de rieule règle ; en anglais, rule).

Desriser (moquer). — Et ne se font que gaber et desriser des papes qui sont l’un à Rome, l’autre à Avignon.

Desroi (trouble).

Desroiement (dérangement). — Cette première joute ils faillirent, par le desroiement de leurs chevaux.

Desrompre (rompre).

Desroute (rompue ; de rupta). — Leurs armures qui desroutes étoient.

Desrouter (disputer ; du mot route, troupe). — Il fut poursuivi sur une desroute chaussée.

Dessaindre (déceindre). — L’archevêque de Cantorbie dessaindy ladite épée.

Desserte (mérite). — Les chevaliers qu’on lui avoit ôtés et sans desserte fait mourir.

Dessévrer (séparer ; on dit encore sevrer en parlant d’un enfant qu’on sépare de sa nourrice. En anglais to sever, et several, plusieurs, divisé en parts.

Desservir (mériter). — Le roi ne l’avoit pas desserv.

Dessiéger (lever le siége).

Dessure, Deseure (sur). — Il avoit le regard et l’administration dessure ses frères. — Ils passèrent au pont deseure la rivière de Yonne.

Destouiller (débarrasser). — La vie est si entouillée que on ne la sait par quel coron destouiller.

Destourber (troubler). — Je n’ai nulle puissance de faire autre mal que de toi resveiller et destourber.

Destourbier, Destourbe (trouble). — Il avoit fait moult de dommages et de destourbiers.

Destroit (difficile, formel). — Et leur étoient vivres et fourrages si destroits que à peine en pouvoient-ils recouvrer. — Et y laissa son neveu que moult aimoit, dont il étoit à cœur moult destroit et courroucé. — Sans trop destroit commandement, il ne se fut avisé de dire et faire ce que il disoit et fesoit.

Destroit [au] (enfin).

Destroitement (formellement). — Et leur mande le roi destroitement et sur la tête, que ils ne laissent nullui entrer en leurs lieux.

Desvéer, Déveer (refuser). — Mais le capitaine de la cité lui desvée. — Les pas d’Arragon étaient desvéés et clos. — Ils ne trouvèrent nullui qui leur dévéât.

Desvier, Desvoyer, Dévoier (égarer). — Oncques en nul suspecion ni trahison ne la desvièrent. — La grâce du Saint-Esprit qui renlumine les cœurs desvoiés. — Nous voulons avoir compte du grand trésor de France que vous avez dévoié.

Desvoiement (action de desvoier).

Desvoir (voir désavantageusement).

Déterminément (définitivement).

Détri (délai). — Tant de seigneurs que un détri seroit au nommer.

Détriance (délai). — Quel détriance que il y eut ni que on leur fit.

Détrier (différer).

Détriment (délai).

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