Les Chroniques de Sire Jean Froissart (page 22)

Jean Froissart · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Chroniques de Sire Jean Froissart · 72 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Deult [il s’en] (de douloir ; d’où douleur et deuil). — Il s’en deult grandement.

Dévaler (descendre).

Devenroit [il] (de devenir). — Si devenroit-il bon François.

Dévier (mourir, sortir de vie). — En cette même saison dévia ce noble et gentil comte de Foix. — Le comte de Douglas qui jà était dévié. — Et dévia là sur la place.

Devise (projet, conversation). — Les chevaliers qui avoient été à ces devises.

Deviser (parler, reconnaître). — Mets si étranges, qu’on ne les sçauroit deviser.

Devissierre (qui devise, qui imagine, comme on dit emperière, empereur).

Dextre (droite).

Dextrier (cheval qui prend la droite). — Le roi trouva en dehors de l’église, sur le dextrier, le duc de Lancastre.

Di (jour ; d’où toudis et puissedi).

Dicque, Dicke (digue). — Deux autres villes plus ayant, en allant sur la marine et sur les dicques.

Dicter (poétiser, mettre en vers). — Les quelles choses, par l’imagination que je avois eu de dicter et ordonner le livre, le comte de Foix ouït moult volontiers.

Dient [ils], ils disissent, ils distrent (de dire). — Si distrent : c’est bon que nous avisons et regardons aux ordonnances des batailles.

Diffame (déshonneur ; d’où diffamer). — Il n’avoit eu, devant ce, aucun reproche de diffame.

Dilation (délai).

Dîmage (possession de dîmes). — Et se fit mettre, par la vertu des bulles du pape, en possession du dîmage.

Dispensation (dispense).

Dispersement, Despersement (çà et là).

Divin (devin). — Donc il est divin, dis-je ? ou il a des messagers qui chevauchent de nuit avec le vent.

Dobst [il] (de devoir). — Cette dure et périlleuse aventure lui devoit et dobst être toute sa vie un grand mirouer.

Doiez [vous] (de devoir). — Pourquoi vous doiez venir sur nous.

Doint [qu’il] (de donner).

Doler, Doloir, Douter (plaindre). — Les tailles étoient si grands que les plus riches s’en doloient et les povres s’enfuioient. — Les tailles étoient si grands que toutes gens s’en douloient.

Dommageable (portant dommage).

Dondaine (machine à lancer de grosses pierres). — Vez ci venir le trait d’une dondaine que ceux de l’ost laissèrent aller.

Donroit [il] (de donner).

Doublet (chemise). — J’étois en pur mon doublet sur le parement.

Douer (donner en douaire). — L’argent est vôtre, car le comte de Foix vous en doit douer.

Doulouser (s’attrister). — Qui les vit demener et doulouser en eût eu pitié, — Tout le peuple s’en doulousoit amèrement.

Doutance, Doute (crainte). — Pour la doutance de ces gens-là.

Douter (craindre ; d’où redouter).

Doy (deux). — Et là furent appelés Chandos et Aquitaine, doy rois d’armes. — Et tant que cils doy forts seront miens.

Doye [qu’il] (de devoir). — Vous n’êtes mie en arroy que le roi doye maintenant parler à vous. — Je n’ai fait chose dont me doye jà repentir.

Drap (habit). — Vêtus d’uns draps tout pareils. — (Être des draps de quelqu’un, c’est être de sa suite, habillé à ses dépens).

Droiture (droit).

Dru (gai, épais). — Et dru semées sont les tours.

Druqueman (drogman et truchement). — Tels paroles, et plus grands assez, avoit-il ouï dire les latiniers et druquemans, qui transportèrent le langage de l’un à l’autre.

Du (avec le). — Il contraindit ses ennemis du leur même.

Ducoise (duchesse).

Dueille [qu’il se] (de douloir). — Cette chose ne peut longuement durer ainsi, que le pays ne s’en perçoive et dueille.

Duire (conduire, élever). — Si il l’a jeune, il la duira et ordonnera à sa volonté.

Duit (élevé, habitué à). — Et tantôt, comme bien duit, s’en vint asseoir sur le poing du roi. — Les deux chevaliers étoient très bien appris et duits de tels besognes.

Durement (beaucoup). — Le chevalier qu’ils aimoient durement.

E

Ébattement (plaisir).

Ébattre [s’] (s’égayer).

Ébaudissement (joie). — Et eut eu grand ébaudissement entre eux et un grand ébahissement entre leurs ennemis.

Ébaudir [s’] (s’égayer).

Écheller (prendre d’assaut à l’aide d’échelles).

Écluser (fermer comme par des écluses). — En plus de quarante lieux elle était éclusée des morts qui y étoient versés et couchés.

Écrions [nous] (d’écrire). — Si écrions à Gand.

Écueillir [s’] (se préparer à, réunir ses forces pour). — Et étoient adonc en volonté et tous écueillis de venir. — Et s’écueillit, et saillit outre par dedans les barrières. — Le quel coursier s’écueillit à courir et emporta le chevalier malgré lui.

Écuyerie (classe des écuyers). — Chevalerie et écuyerie.

Effréamment (avec effroi). — Et criant effréamment moult haut.

Effondrer (engloutir, ruiner). — Et ceux qui le plus effondroient son trésor.

Efforcément (avec effort).

Efforcer (faire effort, renforcer). — Et se sont efforcés et efforcent, du roi de France.

Effoudre (ouragan). — Une effoudre et un orage si grand descendit du ciel.

Effréer (effrayer).

Effroi (bruit). — Il sentit l’effroi des chevaux qui venoient derrière lui.

Éhidé, eshidé (épouvanté ; de hideur, crainte).

Élargir [s’] (devenir prodigue, large, plein de largesses). — Et s’élargit le roi, pour l’amour de ses frères, de quant qu’il put faire.

Èle, elle, esle (aile, largeur). — Les archers sur èle et les gens d’armes au front. — Quatorze lieues de long et autre-tant d’èle. — Si gagnerions volontiers aucune chose sur les beaux oiseaux qui s’envolent sur elles et qui vont voler leurs bannières.

Éliseur, elliseur (électeur). — Les éliseurs de l’empire d’Allemagne.

Ellisirent [ils] (d’élir). — Ceux de Lussebonne qui ellisirent le maître de Vis à roi.

Elm (ancieu gentilhomme et comte en Angleterre ; du mot elder, d’où elderman et earl).

Éloigne (éloignement, relard). — Nennil, nennil, n’y quérez nulles éloignes.

Élonger, eslonger, esloingner (éloigner). — Il partit de nuit sur fleur de coursier et esloigna les Escots.

Embarrer (enfoncer). — Il lui embarra son coutel au corps.

Embasmer (embaumer).

Embatailler (ranger en bataille).

Embattre (rencontrer, tomber). — Ils s’embattirent au milieu de ces deux embûches.

Emblaiement, emblavement (obstacle). — Afin que nul emblaiement ou empêchement de guerre ne se remît en Écosse.

Emblaver (emballer). — Ce fut un trop grand emblavement, et trop sans raison.

Embler (enlever, échapper). — Deux cents archers, les quels s’étoient emblés de leur garnison de Calais.

Embrider (brider).

Embacher, embuscher (faire des embûches).

Embuschement (embuscade).

Émouvement, esmouvement (excitation). — S’avisèrent aucuns chevaliers, par l’esmouvement du seigneur de Werchin.

Empainte, empeinte (attaque). — Et ardirent en une empainte plus de soixante villages. — Et se tinrent cette seconde empeinte moult vassalement.

Emparlé (qui parle aisément). — Le sire de Mauny qui sagement étoit emparlé.

Empenner (mettre en plumes). — Quand cil bel oiseau fut tout empenné.

Emperière (empereur et impératrice). — Charlemaine qui fut emperière de Rome. — Elle avoit été nourrie à l’hôtel de l’emperière de Constantinoble. Empoindre (frapper en piquant). — Et l’empoindit de telle manière qu’il le porta tout jus oultre la croupe de son cheval.

Emprès (près).

Empunaiser (rendre puant, punais). — Et leur jetoient par leurs engins chevaux morts et bêtes mortes et puants pour eux empunaiser.

En (on). — En lui répondit.

Enamourer (rendre amoureux). — Il s’enamoura du chevalier.

Enchartré (enfermé ; on dit encore : tenir en chartre privée). — Il eut enchartré ou fait mourir son frère.

Enchas (combat, rencontre). — Là eut cette journée grand enchas et dur.

Enchu (de encheoir, tomber).

Enclorre (renfermé). — Ils enclorrent, etc.

Encombre, encombrer, encombrier (embarras). — La duchesse Valentine faisoit tout cet encombrier pour parvenir à la couronne de France. — Si par sa faute ils eussent reçu dommage ni encombrier. — La roine qui vouloit garder son pays de tous encombriers.

Encombrer (embarrasser). — Leur péché leur encombre.

Encontre (rencontre).

Encontrer (rencontrer).

Enconvenancer (promettre).

Encoste (à côté). — Il a bien d’encoste lui le fils de celui qui s’appelle Jean de Béarn.

Encoudre (enfoncer, cacher). — Et s’encousit l’épée tout parmi les cuisses jusqu’aux hanches. — Et lui encousirent la lettre en ses draps (habits). — Chevaux étoient tout encousus de sagettes.

Encoulper (inculper). — Pas n’en encoulpons leurs maîtres.

Encourtiné (enveloppé de courtines, rideaux). — Le dit escharfault encourtiné à manière d’une chambre.

Excuser (accuser).

Endementres, endementiers (pendant). — Endementres que leurs maîtres séoient à table.

Enditter (informer). — Et les endittèrent de tout ce que vous avez ouï. — Ils furent tout endittés de ce qu’ils devoient faire. — Et furent endittés et ordonnés pour aller en messagerie devers le comte.

En droit (à l’égard de ; opposé de envers). — Endroit soi s’apercevra bien que.

Enfannonner (garnir d’un fannon, drapeau). — Un page du roi portoit une lance toute enfannonnée de soie.

Enfantosmé (épouvanté par des phantômes).

Enfardeler (empaqueter, mettre en fardelle ; d’où fardeau). — Et firent trousser et enfardeler draps, robes, etc.

Enfelonner, enfélonnir (irriter). — Cette parole enfelonnit le cœur du prince.

Enferré (enchaîné). — Et fût enferré de trois paires de fers.

Enfès (enfant). — L’enfès étoit encore jeune assez. — Le roi vueil-je bien déporter, car c’est un enfès.

Enflamber (enflammer). — Si furent tout enflambés de ire.

Enfondre (écraser).

Enforcer, enforcier, enfortier (fortifier, prendre par violence). — Et pour ce qu’il avoit toujours douté que le comte de Montfort n’enforçât le droit de sa jeune nièce. — Il emmenoit avec lui tous ceux qui se pouvoient aider pour enfortier son armée.

Enfraindre (enfreindre). — Si nous, savions aucun des nôtres qui l’enfrainsit ou violât.

Enfrener (brider, mettre un frein).

Engigneur (ingénieur, faiseur d’engins, machines). — Un maître engigneur d’appertises et de la nation de Genève. (Il s’agit ici d’un sauteur de corde).

Engin (machine, ruse).

Engorger (écouter en murmurant sourdement dans la gorge). — À ce record étoit messire Jean de Ghistelle qui engorgeoit toutes les paroles du chevalier.

Engrigner, engrignir (courroucer). — Ce fut une chose qui moult engrignit et enflamma ceux de Gand.

Enhardissement (audace). — Par le fait et enhardissement seulement de quatre cités.

Enhidé (épouvanté). — Et chéoient l’un sur l’autre, tant étoient-ils fort enhidés.

Enlangagé (qui parle aisément). — Le sire de Mauny qui sagement étoit enlangagé. — Et fut sire de grand avis et bien enlangagé.

En-my, emmy (au milieu de).

Ennort, ennortement (conseil). — Par l’ennort de l’ennemi qui oncques ne dort.

Ennorier, enorter (exhorter). — Et s’ils avoient été mal enortés, tout ce leur pardonnoit-il bonnement.

Ennoi (ennui). — Je ne veux pas réjouir mes ennemis de mon ennoi.

Ennuis et plutôt enuis et envis (d’invitus ; malgré soi, avec peine). — Hommes de la ville, nous vous aurons encore ennuis.

Ennuit et anuit (cette nuit). — Grand’foison de Gantois gissent ennuit moult près de cy. — Or pensez eunuit comment vous leur pourrez faire relation demain.

Enpenné (emplumé, garni de plumes). — Qui traioient grand carreaux enpennés de fer et les faisoient voler outre le pont.

Enrugni (rouillé). — Les autres étoient amés de haubergeons tout enrugnis.

Ensegever (orner).

Enseigne (indice, preuve). — Si mandement n’en avoit et enseignes de son seigneur.

Enseller (seller).

Ensépulturer (ensevelir). — Et fut le corps de l’enfant porté aux frères mireur et là ensépulturé.

Enserrer (enfermer).

Ensommeler (placer sur des bétes de somme). — Et firent charger, trousser et ensommeler tous leurs harnois. — Quand ils eurent tout troussé et ensommelé leurs chevaux.

Ensongne, Ensoigne, Ensoingne, Essoigne (soin, embarras).

Ensonnier, Ensoigner, Ensoingner, Essonnier (embarrasser, prendre soin). — Ils ensonnioient les Auglois — Faites arbalétriers traire avant, pour ensonnier les Flamands.

Entalenté (disposé à). — Quand on fut avisé et entalenté de le mander. — Et étoient si entalentés du mal faire que on ne pouvoit résister à l’encontre d’eux. — Endementres que vos gens sont entalentés de bien faire.

Entandis (pendant). — Entandis que les Anglois chevauchoient, il demanda.

Entérinement (entièrement). — Si comme vous nous jurâtes à tenir entérinement et franchement.

Entoiller, Entouiller (embarrasser ; de touillis, embarras). — Et si avaient jà les nouveaux chevaliers d’Angleterre commencé l’escarmouche, par quoi ou étoit ainsi entouillé. — Et pour ce qu’il sentoit le pays entouillé. — Il n’étoit pas encore heure, tant que la chose fut mieux entouillée. — Tant étoient fort entouillés l’un en l’autre.

Entouller (garnir de toile).

Entrecoler (embrasser).

Entrementiers, Entreus, Entrues, Entrementres (pendant ; en italien mentre). — Ils se mucèrent entrementiers que les autres se combattoient. — Entrues que nous entendions aux défenses. — Entrementres qu’on étoit en ce parlement.

Entretant (pendant). — Entretant qu’ils dormiroient.

Envaye, Envahie (attaque). Envéoit [il] (d’envoyer). — Pas n’y venoit, ni apparoit, ni envéoit.

Envieillir (vieillir). — C’est dommage que un tel prince envieillist ni muert.

Environnément (autour, à l’environ). — Ils mirent le siége environnément.

Envis (malgré soi, invitus).

Envoisent et Voisent [qu’ils] (qu’ils aillent). — Que à lendemain au matin leur conseil envoisent sur la Tamise.

Épandre, Épardre (disperser). — La bataille étoit tout épandue. — Le conseil s’épardit.

Épautrer (écraser). — Boniface reversa de sa tête contre les carreaux de la chaussée et eut toute la tête épautrée.

Époron, Esporon (éperon).

Erraument (promptement).

Errer (se hâter). — Ils ne cessèrent de chevaucher et d’errer tant qu’ils vinrent.

Esbanoïer (égayer). — Et quand ils se furent esbanoïés ils s’en retournèrent à leurs hôtels.

Escacher, Escacier, Eschacier (chasser, poursuivre, bannir). — Il y avoit là le plus des eschacés de Grantmont.

Eschandel (scandale). — Dont grand eschandel couroit parmi le royaume.

Eschandeliser (scandaliser, divulguer). — Telles aventures sont tantôt eschandelisées et sçues.

Escharcement (peu). — Il y avoit assez escharcement de vivres.

Escharfaut (échaffaud). — Sur la rue avoit un escharfaut et sur l’escharfaut un châtel. — Et avoit sur l’un de lez des lices fait grands escharfauts pour les seigneurs voir la bataille des champions.

Escharguète, Eschauguète (poste).

Eschargueter, Eschauguéter (environner de sentinelles).

Eschars (économe). — Et fut en son temps le plus eschars que on sçut.

Eschellement (escalade).

Escheoir (tomber). — Ils eschéirent — Si tu eschiés ès mains de tes ennemis.

Eschever, Eschiver, Eskiever (esquiver). — Pour eschever les périls. — Il n’eskievoit nul homme.

Esclamasse (clameur). — Le roi vous hait pour l’esclamasse du peuple dont vous êtes trop fort accueilli.

Esclarcir (éclaircir). — L’écuyer du Portingal qui est ici a esclarci moult clèrement.

Escliper (embarquer). — Et esclipèrent en mer et singlèrent à pouvoir.

Esclisser (glisser). — Le fer du glaive esclissa à mont en coulant.

Esclistre (éclair).

Esclos (traces). Et suivit au pas les esclos de messire Pierre de Craon. — Jamais ils n’eussent suivi les esclos des Anglois. — Il suivit radement les esclos des Anglois.

Escondire (refuser). — Ce Bénédict n’escondissoit nulle grâce.

Escondit, Escondite (refus). — Nul escondit ne m’en pourroit ôter. Pour escondite que la dame en put et scut faire.

Esconser (coucher). À soleil esconsant. — Ils étoient esconsés entre arbres, où on ne les pouvoit voir pour les feuilles.

Esconvenue (défaite, déconvenue), — Lors commença à parler de la défaite et esconvenue de Juberot.

Escouir (agiter, secouer). — Et escouy son épée et la laissa aller.

Escourcir (couper, raccourcir). — Mais on leur escourcit leur chemin.

Escourgiée (verge, le même que Courge). Et le fit battre d’escourgiées.

Escran (ravage, le même que Cran). — Et feroient un si grand escran en Angleterre que jamais ne serait recouvré.

Escrier (avenir).

Escripre (écrire). — Or s’escrisent tous ceux qui aller y voudront. — Tantôt s’escrisirent chevaliers et écuyers. — Il escripvi. — Il escripvist. — Il escrisoit.

Escrutiner (examiner). — Qui veut bien escrutiner votre lignage, vous êtes du droit estoc de St. Édouard.

Escueillir (disposer, agiter). Les chrétiens sont escueillis à faire un grand fait. — L’un des piquenaires escuelt sa pique. — Ce comte Derby étoit bien escueilli de bouter un grand trouble en Angleterre.

Eshanché (estropié). — Dessous qui son cheval étoit eshanché.

Eshider (effrayer). — Si fut tout eshidé et à bonne cause. — Si en eut cette nuit grand’foison de noyés en l’Escaut, qui s’eshidoient et qui sauver se vouloient.

Eslai (élan). — Si s’élancèrent de plein eslai. — Et se boulèrent en eux de plein eslai. — Si se férirent en l’eau de plein eslai.

Esle, Èle, Elle, Hèle (aile). — Si eurent nos gens conseil de faire deux esles de bataille.

Esliescer (réjouir, mettre en liesce).

Esmay (effroi, émoi). — La bonne dame fut en grand esmay.

Esmayer [s’] et s’Esméer (s’effrayer).

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