Les Chroniques de Sire Jean Froissart (page 25)

Jean Froissart · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Chroniques de Sire Jean Froissart · 72 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Jouée (soufflet sur la joue). — Il lui donna une jouée.

Jouel (joyau).

Journée (voyage). — Ni aller à Lille à leur journée.

Josne, jovène (jeune).

Juponnier (feseur de jupons).

Jupper (appeler). — On n’oyoit mais ni crier, ni jupper, ni renommer aucunes enseignes ni aucun seigneur.

Jus (à bas). — Toutes autres choses mises jus.

Justicier (condamner).

Jut [il] (de gésir) ; il resta.

K

Kai (quai).

Kas (machine de guerre).

Kieute (tapis).

L

Labouré (travaillé). — Nous avons tant fait et labouré envers ceux de nos métiers.

Lai (legs). — Il y pensa et fit ses lais. — Après tous ces lais ordonnés et laissés.

Laier (laisser).

Laigne (bois). — Autant que on apporteront de fagots de laigne on auroit de blancs.

Laira [il] (il laissera).

Lairay [je] (je laisserai).

Lairoient [ils] (ils laisseroient). — Ils eurent conseil qu’ils n’en lairoient nuls entiers.

Lairoit [il] (il laisseroit).

Lame (cercueil). — La cause a été pour embellir sa lame et sépulture.

Lancer (attaquer avec la lance).

Landevère (digue ; des deux mots allemands, land wehr, défense du pays. On l’applique à une levée d’hommes armés). — Nous avons plusieurs bonnes landevères, ce sont bons fossés ou digues. — En tournant et en environnant cette landevère ils trouvèrent une frète (passage).

Langager (parler, pérorer). — Le prince parloit et langageoit pour lui. — Ainsi que on langage d’armes ensemble.

Langagier (parleur). — Un sage et vaillant homme et beau langagier.

Langour (langueur). — Quand il fut chu en maladie et en langour.

Langue-fride [le] (mot traduit de l’allemand, land fried, paix du pays ; c’est une sorte de garde nationale).

Large (généreux).

Largesse (espace large, libre). — Nous prendrons la largesse des champs aussi bien que nos ennemis ont fait.

Larrecin (larcin).

Larrecineusement (furtivement).

Lascheté, lasqueté (lassitude, lâcheté). — Les autres par laschetë traînoient leurs épées. — On y avoit vu et trouvé tant de lasqueté que on avoit petite fiance en eux.

Latinier (interprète). — Et furent bien examinés des latiniers du roi. — Par le moyen d’un latinier qui remontroit les paroles de l’un à l’autre.

Léans, laiens (là-dedans).

Legaulx (légats). — Or vous parlerons des légaux de Béarn et de Foix

Légier [de] (aisément). — De légier ils recouvreroient la ville.

Légit [il] (il lut). — Il reçut les lettres et les légit.

Légy [on] (on lut). — Depuis on légy tous ses forfaits pour lesquels il recevoit mort.

Letton (fer ; on dit encore fil de laiton). — En son vivant en beau letton il le fit former et tailler.

Lez (côté).

Li (les, à lui, à elle). — Li uns comme li autres.

Lie (joyeux).

Liement (joyeusement).

Liesce (joie).

Lige (lié par une obligation féodale).

Ligement (en hommage lige).

Lignage (famille). — Les grands bourgeois de Rennes qui étoient tous d’un lignage.

Ligner (aligner). — Comme s’ils l’eussent ligné à la cordelle.

Lin (vaisseau de ligne). — Et se boutèrent en un lin en mer. — Si fit appareiller un vaissel, qu’on appelle lin, qui va par mer de tous vents et sans périls.

Linceu (drap de lin). — Flambe ardente se bouta en ce lit, entre les linceux.

Liné (fait d’étoffe de lin). — Les chemises linées et poyées étoient joignant à la chair.

Linfar (mot traduit de l’allemand, leicht fertig, méchant, prêt à tout).

Lique (espèce de bâton).

Lisirent [ils] (ils lurent ; de lire).

Lisit [il] (il lut). — Le chanoine lisit ces lettres. — On lisit ces lettres.

Litteron (petit lit). — En ce solier avoit un povre litteron, où les enfans de la povre femme gissoient.

Livré (soigné, nourri). — Et étoient leurs chevaux mal logés et mal livrés.

Lobe (moquerie, tromperie, ruse). — Mais lui fesoient très bonne chère et le tenoient de gengles et de lobes. — Et le menaçoit tant par lobes que.

Lober (railler). — Je ne le dis mie pour vous lober.

Loer, louer (conseiller, louer). — Je loe donc que nous chevauchons. — Le royaume vous loué-je vider. — Je me loe des Bretons.

Logette (petite cabanne).

Loi [la] (la magistrature). — Quand il eut renouvelé la loi, et de tous pris la féauté et hommage.

Loien (lien). — Quelques traités ni quelques loiens de paix ni d’accord qu’il y eut.

Loier (attacher, lier). — Sa nef étoit forte et bien loiée. — Si son cousin prenoit sa fille il se loieroit avec lui de toute sa puissance.

Loier (récompense).

Loiré (de loirre, terme de fauconnerie). — Un de ses faucons étoit loiré, pour les aigles.

Loirre (leurre, terme de fauconnerie). — Et n’ai loirre de qui je le puisse réclamer.

Loirrer (leurrer, terme de chasse).

Los (louange). — Acquérir honneur, los et prix.

Losengier (flatteur). — Comment haineux et losangiers s’avancent de parler outrageusement sans cause.

Loyer (récompense). — Mais pour ses vaillances il en eut en la fin ce loyer.

Loyer (lier). — Et loyèrent le comte Guy de Blois si avant en paroles, eh lettres et en scellés comme faire le pussent et sçussent.

Loudier (manant, paysan). — Un fort loudier qui l’avoit vu passer.

Louer (conseiller).

Lubriquement (légèrement). — Ce duc de Bretagne s’acquitta lubriquement et faussement envers le comte et nos gens. — Le roi de Portingal s’étoit lubriquement porté envers eux.

M

Mahomet (mécréant). — Et n’avoit oncques nul mahomet d’encoste lui.

Maieur, mayeur (maire ; on dit encore lord mayor en anglais). — Si dirent au maieur de la Rochelle. — En la ville de Londres avecques le maieur a douze échevins. — Il demande le mayeur de Londres.

Maimbourg, mainbourg, mambourg (tuteur, gouverneur).

Maimbournie (tutelle). — Le roi de France, leur oncle, en devoit avoir, au nom des enfans, la mainbournie.

Mainner (mener). — Ce conseil le mainne ainsi qu’il veut.

Mains-né (puiné).

Mairain, merrain, merrien, meirrein (bois de charpente).

Mais (jamais plus). — Ils ne pourront mais aller plus avant.

Mais que (pourvu que).

Maisonnelle (petite maison, maisonnette). — Une pauvre maisonnelle enfumée.

Maisnie, maisgnie, maisgniée, mesnie, menée (suite). — À privée maisnie ; c’est-à-dire avec peu de suite.

Maître, mire (médecin).

Maistrier (dominer, maîtriser). — Pour maistrier ceux de Paris s’il besognoit.

Maladieux (maladif).

Malandrin (enchanteur, mauvais homme). — Or regardez la nature des malandrins de ce pays.

Mal-dit (maudit).

Male (méchant, mauvais, mauvaise). — Il vouloit les males gens combattre. — Males gens, vous me priez l’épée en la main, — La journée fut grande assez et male, car elle coûta depuis deux cent mille vies.

Malement (beaucoup). — Ces murs étoient hauts malement.

Malle (mauvaise). — Il n’y vouloit mie nourrir toute la haine et malle amour que il pourroit bien.

Malivolance (malveillance). — Encore se sentoit-il en la malivolance et haine du roi de France.

Maltalent, mautalent (mauvaise intention, mauvaise volonté). — Il leur pardonneroit son mautalent.

Maltoulte (maltôte, d’où maltôtier ; de tollir, enlever : chose mal à propos, injustement enlevée).

Malvoise (vin de Malvoisie). — Vins du Rhin, de Poitou, de France, Garnaches, Malvoises, etc.

Manant (habitant, qui demeure). — Huit mille ou neuf mille manants, que bourgeois, que gens de métier. — Les hommes manants ès cités et bonnes villes ne sont pas usés ni accoutumés de guerroyer.

Mandement (commandement).

Manerier (connaître la manière).

Mangonneau (machine à jeter des pierres, et pierre lancée par cette machine).

Mansion (demeure, habitation ; à Londres le palais du lord-mayor s’appelle encore mansion-house). — Et établirent mansions et logis pour eux et leurs chevaux. — Puis retournèrent à Lourdes leur principale mansion.

Manteau (machine de siége pour mettre les soldats à couvert).

Marchander (commercer). — Les cités et bonnes villes avoient bien dit au duc que vivre et marchander les convenoit.

Marche (frontière). — Si rapporta un sauf-conduit pour durer tant comme ils seroient sur la marche.

Marchir (borner). — Northonbrelande et Galles qui marchissent assez près de là.

Marchissant (limitrophe).

Marès (marais), — Ens uns grands marès qui là sont.

Marescaux (maréchal).

Mareschaussiée (prison près de Londres, Marshalsea).

Marine (rivage de la mer). — En suivant la marine. — De la marine de Gravelines jusqu’à l’Écluse.

Marle (marne, pierre).

Marmouserie (folie). — Et entra en une telle marmouserie que le plus du temps il alloit tout seul parmi la ville de Gand.

Marmouset (fou, favori), — Je n’ai vu nul haut seigneur qui n’eût son marmouset. — Pointez bien la chose avant pour donner cremeur au roi et à ses marmousets aussi. — Trop avoit cru au conseil de ses marmousets, parquoi son royaume avoit été en grand branle.

Maronnier (matelot). — Et exploita tant le maronnier, à l’aide de Dieu et du vent, qu’ils vinrent à Douvre. — Et disoient les Gascons à leurs maronniers.

Martinet (machine à lancer des pierres).

Martirer (martyriser). — Le roi fesoit ses gens navrer et martirer sans raison.

Mas (maison des champs).

Masuyer (fermier, qui habite un mas).

Mat, Mate (mort, faible, abattu ; de l’espagnol matar, tuer. On dit encore échec et mat). — Si ne pouvoient aller avant, car ils étoient si mates et si faibles.

Maucréer, Maucrier (croire le mal ; on dit encore maugréer, maudire). — Les Escots étoient maucriés.

Maufait (méfait). — Plusieurs larcins et maufaits.

Mautalent (mécontentement).

Mautalentif (mécontent). — Et se retrairent vers les logis tout mautalentifs.

Mauvaisté, Mauvaisetié (malice).

Médicin, Mire, Maître (médecin). — En ce temps avoit au royaume de France un très savant et sage medicin.

Mediciner (donner des médecines).

Meïsmes (même).

Mélancolie, Merancolie, Merencolie, Merincolie (tristesse, chagrin). — Si en eut grand’merencolie.

Mélancolier, Merencolier (méditer avec tristesse, se fâcher). — Adonc musa-t-il sur ses besognes un petit, et quand il eut merencolié un espace. — Les Anglois se commencèrent à merencolier sur le duc qui point ne venoit.

Melancolieux, Merancolieux, Merencolieux, Merincolieux (triste, froid, chagrin). — Monté sur un coursier trop melancolieux. — De quoi messire Hervey fut durement merencolieux.

Mençongier (menteur). — Nous voulons être tenu pour mençongier et déloyal si, etc.

Menestrandie, Menestandrie (musique de ménestrels). — Et entra le jeune roi en la cité de Reims bien accompagné de menestrandies. — Grand’noise de trompes et de nacaires, tabours, cornets, et de toutes manières de menestrandies.

Ménestrieux (pluriel de ménestrel). — Il y eut là foison de ménestrieux.

Menre, Mendre, Maindre (moindre). — Trois cents autres hommes de menre état. — La cité de Toulouse n’étoit mie pour ce temps grandement menre que la cité de Paris.

Mentre (pendant que ; conservé en italien).

Mérir (mériter, payer, rendre suivant les mérites, rendre ce qu’on mérite). — Dieu vous puisse rendre et mérir le bien et honneur que vous me voulez faire. — Dieu le puisse mérir au roi et à son noble conseil. — Dieu le vous puisse mérir. — Dieu le vous puisse mérir au corps et à l’âme.

Merveiller [se] (s’émerveiller). — Tous et toutes se merveilloient de la grandeur de la bête.

Mès-aise (malaise).

Mes-avenir.

Mes-aventure.

Mes-chéance (mésaventure).

Mes-chéoir (arriver mal).

Meschef (malheur ; les Anglais ont conservé ce mot dans mischief).

Meschied. — À celui qui meschied on lut mésoffre.

Meschine (fille, domestique). — Il n’y avoit dedans fors menus gens, meschines et varlets.

Mesellerie (lèpre). — Il étoit si malade de mesellerie que il tomboit tout par pièces.

Meseau (lépreux).

Mes-fiance (méfiance).

Meshaigner, méhaigner (maltraiter, blesser). — Moult de morts, de meshaigniés et d’abattus.

Meshaing (mal, destruction). — Ils le couvroient de fiens, afin que on ne vit point le meshaing.

Mes-huy (aujourd’hui, à présent). — Je vous défends à non partir mes-huy. — Qu’ils ne m’envoyent mes-huy requerre. — Tenez-vous mes-huy et demain tout pourvus de vos armures.

Mesissent [ils] (missent). — Il ordonna que tous se mesissent en dévotion.

Mès-offrir (offrir mal).

Mesprendre (errer). — Et si mespris avoit envers lui, il lui amenderoit.

Mesquerdi (mercredi).

Message (messager).

Messenaire, Miessenaire (mercenaire.)

Messonner (moissonner). — Et a tout messonë et cueilli devant lui.

Mestier (besoin, en espagnol menester). — Si mestier étoit. — Une chose qui est en fleur, à greigneur mestier qu’elle soit près gardée que quand elle est contournée en fruit.

Mestrier (se rendre maître). — Pour ce que les Espaignols vouloient cette nef mestrier et l’avoir.

Mesuser (mal user). — Le roi Édouard en mesusoit.

Mesvenir (mésavenir).

Mète, Mette (limites). — Sur les mettes de Flandres.

Métiers (les quatre) de Bruges, qui étoient, selon Froissart : coulettiers (culottiers), verriers, bouchers, poissonniers.

Meurdre (tuer). — Toutes ses gens meurdre en leur lit.

Mie (pas).

Mirouer (miroir).

Mistrent [ils] (ils mirent ; de mettre). — Ces trois barons se mistrent au-chemin. — Ils se mistrent en ordonnance.

Mitre (monnoie). — Un pain n’y valoit que quatre mitres.

Moie, Moye (mien). — Je serai toujours appareillé de vous servir à votre honneur et à la moie. — Pour votre honneur et pour la moie.

Moie (monceau). — Adonc apportèrent-ils fagots devant la tente du roi, et en fit-on là une très grande moie. — Et là faire moies.

Moillier (épouse ; de mulier). — Et fit mourir sa moillier.

Moiste (humide).

Moleste (injure). — Et se doutoient qu’il en fit aucuns griefs et molestes à son pays.

Monadich (petit moine). — Un jeune écuyer breton moult bel enfant que on nommoit le monadich.

Monstre, Montre (revue de troupes). — Et tout ainsi comme venoient les gens d’armes ils faisoient leur monstre.

Monteplier (multiplier). — Les blancs chaperons étoient jà si montépliés.

Morel, Moreau (noir). — Monté sur un cheval morel.

Moresque (monnaie espagnole égale à un florin). — Et nous vous donnerons vingt moresques. Quand le hérault ouït promettre vingt florins.

Morille (peste). — Tous mourrons de cette povre morille et sans coup férir.

Morsel (morceau). — Sitôt que le chien eut mangé le premier morsel.

Motion (sédition).

Motte (monticule). — Et siéd cette église en une motte avironnée de grands arbres, de haies et de buissons.

Moullier (femme ; de mulier). — Quand sa mouiller fut couronnée à Reims. — Si votre moullier est d’Angleterre, quoi de ce ?

Moult (beaucoup).

Moustyson (saison du moust, vin doux). — Et moult souvent par trop boire, car c’étoit au moustyson, ils avoient la foire.

Moyenne (milieu, moitié). — Et attendirent à la moyenne de mars avant qu’ils entrassent en mer. — De l’entrée de mai jusqu’en la moyenne de janvier.

Moyenneté (médiation). — Pour parler au roi d’Angleterre à cause de moyenneté.

Moyeux (jaune d’œuf). — Pourvéances de biscuits, de farines, de moyeux d’œufs battus en tonneaux.

Mucer, Mucier, Mussier (cacher) — Maintenant me faut mussier.

Muer (changer). — Les temps ont bien mué de mal en pis. — Or sont depuis les choses muées autrement. — Et demeuroit chacun en sa teneur sans muer ni rendre forteresse.

Muir (si je) muire (je meurs ; de mourir). — Vive Henry et muire damp Piétre ! — Nous ne voulons pas que Gaston muire.

Muisteur (tempérament froid). — Il tient trop de la muisteur de la mère.

Murdre (meurtre). — Ils firent grands murdres. — Plusieurs autres murdres, larcins et maufaits. — Ce vilain fait et murdre les Génois l’aroient fait faire.

Murdrir (tuer). — Et tu me veux maintenant murdrir !

Murmuration (murmuré).

Murtrir (tuer). — Il fit occir et murtrir de nuit son frère.

Muse (musette, instrument de musique).

Muser (méditer). — Le roi qui pensoit et musoit fortement.

My (mes). — Le roi leur dit : my enfants.

My [en] (au milieu).

N

Nacaire (timballe).

Nager (naviguer). — Et il se fit nager outre l’eau. — Et les autres nageoient sur huis et sur claies.

Nave, nef (vaisseau). — Ils ont toujours cinquante que galées que grosses naves. — Il demeura sur mer en naves.

Navée, navie (flotte).

Naviage (office de navieur). — Il avoit acheté l’office des rivières et du naviage.

Navier (naviguer). — Et navièrent à rive pour venir outre la Tamise.

Navieur (marin). Navire (commerce par eau). — Il avoit bouté le navire en une nouvelle dette.

Navrure (blessure). — De laquelle navrure il mourut.

Négromantien (nécromancien).

Nenni, nennil, nennin (non).

Nequedent (néanmoins, nullement).

Nequetant (pas même). — Ils étoient tous introduits que point ne parlassent du roi Richard, sur la vie, nequetant l’un l’autre.

Nice (ignorant). — Les plus nices et les pis armés.

Nient (pas ; d’où niente en italien).

Nient-mainst, nient-moins (néanmoins).

Nieps (neveu). — Beau nieps, puisque vous êtes si à puissance de gens d’armes.

Nigromance (nécromancie), — Voirement faut-il qu’il le sache par aucune voie de nigromance. — Ce châtel de l’Œuf ne fait mie à prendre ni à conquerre, si ce n’est par nigromance ou par l’art du diable.

Noer (nager, passer à la nage). — Et passèrent la rivière de Lesse au noer. — Si fuirent les anciens en la rivière qui la cuidoient noer.

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