Génie du christianisme (page 83)

François-René de Chateaubriand · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org · 91 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Nous avons dit un mot des Trinitaires, ou des pères de la Rédemption des captifs. Saint Pierre de Nolasque en Espagne imita saint Jean de Matha en France. On ne peut lire sans attendrissement les règles austères de ces ordres. Par leur première constitution, les trinitaires ne pouvaient manger que des légumes et du laitage. Et pourquoi cette vie rigoureuse ? Parce que plus ces pères se privaient des nécessités de la vie, plus il restait de trésors à prodiguer aux barbares ; parce que s’il fallait des victimes à la colère céleste, on espérait que le Tout-Puissant recevrait les expiations de ces religieux en échange des maux dont ils délivraient les prisonniers.

L’ordre de la Merci donna plusieurs saints au monde. Saint Pierre Pascal, évêque de Jaën, après avoir employé ses revenus au rachat des captifs et au soulagement des pauvres, passa chez les Turcs, où il fut chargé de fers. Le clergé et le peuple de son église lui envoyèrent une somme d’argent pour sa rançon. " Le saint, dit Hélyot, la reçut avec beaucoup de reconnaissance ; mais, au lieu de l’employer à se procurer la liberté, il en racheta quantité de femmes et d’enfants dont la faiblesse lui faisait craindre qu’ils n’abandonnassent la religion chrétienne, et il demeura toujours entre les mains de ces barbares, qui lui procurèrent la couronne du martyre en 1300. "

Il se forma aussi dans cet ordre une congrégation de femmes qui se dévouaient au soulagement des pauvres étrangères. Une des fondatrices de ce tiers ordre était une grande dame de Barcelone, qui distribua son bien aux malheureux ; son nom de famille s’est perdu, elle n’est plus connue aujourd’hui que par le nom de Marie du Secours, que les pauvres lui avaient donné.

L’ordre des religieuses pénitentes, en Allemagne et en France, retirait du vice de malheureuses filles exposées à périr dans la misère après avoir vécu dans le désordre. C’était une chose tout à fait divine de voir la religion, surmontant ses dégoûts par un excès de charité, exiger jusqu’aux preuves du vice, de peur qu’on ne trompât ses institutions et que l’innocence, sous la forme du repentir, n’usurpât une retraite qui n’était pas établie pour elle. " Vous savez, dit Jehan Simon, évêque de Paris, dans les constitutions de cet ordre, qu’aucunes sont venues à nous qui étaient vierges…, à la suggestion de leurs mères et parents, qui ne demandaient qu’à s’en défaire : ordonnons que si aucune voulait entrer en votre congrégation, elle soit interrogée, etc. "

Les noms les plus doux et les plus miséricordieux servaient à couvrir les erreurs passées de ces pécheresses. On les appelait les filles du Bon Pasteur, ou les filles de la Madeleine, pour désigner leur retour au bercail et le pardon qui les attendait. Elles ne prononçaient que des vœux simples ; on tâchait même de les marier quand elles le désiraient, et on leur assurait une petite dot. Afin qu’elles n’eussent que des idées de pureté autour d’elles, elles étaient de blanc, d’où on les nommait aussi filles blanches. Dans quelques villes on leur mettait une couronne sur la tête et l’on chantait Veni, sponsa Christi : " Venez épouse du Christ. " Ces contrastes étaient touchants, et cette délicatesse bien digne d’une religion qui sait secourir sans offenser et ménager les faiblesses du cœur humain, tout en l’arrachant à ses vices. A l’hôpital du Saint-Esprit, à Rome, il est défendu de suivre les personnes qui déposent les orphelins à la porte du Père-Universel.

Il y a dans la société des malheureux qu’on n’aperçoit pas, parce que, descendus de parents honnêtes, mais indigents, ils sont obligés de garder les dehors de l’aisance dans les privations de la pauvreté ; il n’y a guère de situation plus cruelle : le cœur est blessé de toutes parts, et pour peu qu’on ait l’âme élevée, la vie n’est qu’une longue souffrance. Que deviendront les malheureuses demoiselles nées dans de telles familles ? Iront-elles chez des parents riches et hautains se soumettre à toutes sortes de mépris, ou embrasseront-elles des métiers que les préjugés sociaux et leur délicatesse naturelle leur défendent ? La religion a trouvé le remède. Notre-Dame de Miséricorde ouvre à ces femmes sensibles ses pieuses et respectables solitudes. Il y a quelques années que nous n’aurions osé parler de Saint-Cyr, car il était alors convenu que de pauvres filles nobles ne méritaient ni asile ni pitié.

Dieu a différentes voies pour appeler à lui ses serviteurs. Le capitaine Caraffa sollicitait à Naples la récompense des services militaires qu’il avait rendus à la couronne d’Espagne. Un jour, comme il se rendait au palais, il entre par hasard dans l’église d’un monastère. Une jeune religieuse chantait ; il fut touché jusqu’aux larmes de la douceur de sa voix : il jugea que le service de Dieu doit être plein de délices, puisqu’il donne de tels accents à ceux qui lui ont consacré leurs jours. Il retourne à l’instant chez lui, jette au feu ses certificats de service, se coupe les cheveux, embrasse la vie monastique, et fonde l’ordre des Ouvriers pieux, qui s’occupe en général du soulagement des infirmités humaines. Cet ordre fit d’abord peu de progrès, parce que, dans une peste qui survint à Naples, les religieux moururent tous en assistant les pestiférés, à l’exception de deux prêtres et de trois clercs.

Pierre de Bétancourt, frère de l’ordre de Saint-François, étant à Guatimala, ville et province de l’Amérique espagnole, fut touché du sort des esclaves qui n’avaient aucun lieu de refuge pendant leurs maladies. Ayant obtenu par aumône le don d’une chétive maison où il tenait auparavant une école pour les pauvres, il bâtit lui-même une espèce d’infirmerie, qu’il recouvrit de paille, dans le dessein d’y retirer les esclaves qui manquaient d’abri. Il ne tarda pas à rencontrer une femme nègre, estropiée, abandonnée par son maître. Aussitôt le saint religieux charge l’esclave sur ses épaules, et, tout glorieux de son fardeau, il le porte à cette méchante cabane qu’il appelait son hôpital. Il allait courant toute la ville afin d’obtenir quelques secours pour sa négresse. Elle ne survécut pas longtemps à tant de charité, mais en répandant ses dernières larmes elle promit à son gardien des récompenses célestes, qu’il a sans doute obtenues.

Plusieurs riches, attendris par ses vertus, donnèrent des fonds à Bétancourt, qui vit la chaumière de la femme nègre se changer en un hôpital magnifique. Ce religieux mourut jeune ; l’amour de l’humanité avait consumé son cœur. Aussitôt que le bruit de son trépas se fut répandu, les pauvres et les esclaves se précipitèrent à l’hôpital pour voir encore une fois leur bienfaiteur. Ils baisaient ses pieds, ils coupaient des morceaux de ses habits ; ils l’eussent déchiré pour en emporter quelques reliques, si l’on n’eût mis des gardes à son cercueil. On eut cru que c’était le corps d’un tyran qu’on défendait contre la haine des peuples, et c’était un pauvre moine qu’on dérobait à leur amour.

L’ordre du frère Bétancourt se répandit après lui ; l’Amérique entière se couvrit de ses hôpitaux, desservis par des religieux qui prirent le nom de Bethléémites. Telle était la formule de leurs vœux : " Moi, frère.., je fais vœu de pauvreté, de chasteté et d’hospitalité et m’oblige de servir les pauvres convalescents, encore bien qu’ils soient infidèles et attaqués de maladies contagieuses[1]. "

Si la religion nous a attendus sur le sommet des montagnes, elle est aussi descendue dans les entrailles de la terre, loin de la lumière du jour, afin d’y chercher des infortunés. Les frères Bethléémites ont des espèces d’hôpitaux jusqu’au fond des mines du Pérou et du Mexique. Le christianisme s’est efforcé de réparer au Nouveau-Monde les maux que les hommes y ont faits, et dont on l’a si injustement accusé d’être l’auteur. Le docteur Robertson, Anglais, protestant et même ministre presbytérien, a pleinement justifié sur ce point l’Église romaine : " C’est avec plus d’injustice encore, dit-il, que beaucoup d’écrivains ont attribué à l’esprit d’intolérance de la religion romaine la destruction des Américains, et ont accusé les ecclésiastiques espagnols d’avoir excité leurs compatriotes à massacrer ces peuples innocents comme des idolâtres et des ennemis de Dieu. Les premiers missionnaires, quoique simples et sans lettres, étaient des hommes pieux ; ils épousèrent de bonne heure la cause des Indiens, et défendirent ce peuple contre les calomnies dont s’efforcèrent de le noircir les conquérants, qui le représentaient comme incapable de se former jamais à la vie sociale et de comprendre les principes de la religion, et comme une espèce imparfaite d’hommes que la nature avait marquée du sceau de la servitude. Ce que j’ai dit du zèle constant des missionnaires espagnols pour la défense et la protection du troupeau commis à leurs soins les montre sous un point de vue digne de leurs fonctions ; ils furent des ministres de paix pour les Indiens, et s’efforcèrent toujours d’arracher la verge de fer des mains de leurs oppresseurs. C’est à leur puissante médiation que les Américains durent tous les règlements qui tendaient à adoucir la rigueur de leur sort. Les Indiens regardent encore les ecclésiastiques, tant séculiers que réguliers, dans les établissements espagnols, comme leurs défenseurs naturels, et c’est à eux qu’ils ont recours pour repousser les exactions et les violences auxquelles ils sont encore exposés[2]. "

Le passage est formel, et d’autant plus décisif, qu’avant d’en venir à cette conclusion le ministre protestant fournit les preuves qui ont déterminé son opinion. Il cite les plaidoyers des Dominicains pour les Caraïbes, car ce n’était pas Las Casas seul qui prenait leur défense ! c’était son ordre entier, et le reste des ecclésiastiques espagnols. Le docteur anglais joint à cela les bulles des papes, les ordonnances des rois, accordées à la sollicitation du clergé, pour adoucir le sort des Américains et mettre un frein à la cruauté des colons.

Au reste, le silence que la philosophie a gardé sur ce passage de Robertson est bien remarquable. On cite tout de cet auteur, hors le fait qui présente sous un jour nouveau la conquête de l’Amérique et qui détruit une des plus atroces calomnies dont l’histoire se soit rendue coupable. Les sophistes ont voulu rejeter sur la religion un crime que non seulement la religion n’a pas commis, mais dont elle a eu horreur : c’est ainsi que les tyrans ont souvent accusé leur victime [NOTE 37].

↑ Hist. de l’Amérique, t. IV, liv. VIII, p. 142-3, trad. franç., édit. in-8 o, 1780. (N.d.A.)

François-René de Chateaubriand Génie du christianisme Garnier Frères, 1828 (p. 493-496).

Chap. II. Hôpitaux Chap. IV. Enfants-Trouvés, Dames de la Charité, Traits de bienfaisance Chap. III. Hôtel-Dieu, Sœurs grises

Nous venons à ce moment où la religion a voulu, comme d’un seul coup et sous un seul point de vue, montrer qu’il n’y a pas de souffrances humaines qu’elle n’ose envisager ni de misère au-dessus de son amour.

La fondation de l’Hôtel-Dieu remonte à saint Landry, huitième évêque de Paris. Les bâtiments en furent successivement augmentés par le chapitre de Notre-Dame, propriétaire de l’hôpital, par saint Louis, par le chancelier Duprat et par Henri IV ; en sorte qu’on peut dire que cette retraite de tous les maux s’élargissait à mesure que les maux se multipliaient, et que la charité croissait à l’égal des douleurs.

L’hôpital était desservi dans le principe par des religieux et des religieuses sous la règle de Saint-Augustin, mais depuis longtemps les religieuses seules y sont restées. " Le cardinal de Vitry, dit Hélyot, a voulu sans doute parler des religieuses de l’hôtel-Dieu, lorsqu’il dit qu’il y en avait qui, se faisant violence, souffraient avec joie et sans répugnance l’aspect hideux de toutes les misères humaines, et qu’il lui semblait qu’aucun genre de pénitence ne pouvait être comparé à cette espèce de martyre.

" Il n’y a personne, continue l’auteur que nous citons, qui, en voyant les religieuses de l’hôtel-Dieu non seulement panser, nettoyer les malades, faire leurs lits, mais encore au plus fort de l’hiver casser la glace de la rivière qui passe au milieu de cet hôpital, et y entrer jusqu’à la moitié du corps pour laver leurs linges pleins d’ordures et de vilenies, ne les regarde comme autant de saintes victimes qui, par un excès d’amour et de charité pour secourir leur prochain, courent volontiers à la mort qu’elles affrontent, pour ainsi dire, au milieu de tant de puanteur et d’infection causées par le grand nombre des malades. "

Nous ne doutons point des vertus qu’inspire la philosophie ; mais elles seront encore bien plus frappantes pour le vulgaire, ces vertus, quand la philosophie nous aura montré de pareils dévouements. Et cependant la naïveté de la peinture d’Hélyot est loin de donner une idée complète des sacrifices de ces femmes chrétiennes : cet historien ne parle ni de l’abandon des plaisirs de la vie, ni de la perte de la jeunesse et de la beauté, ni du renoncement à une famille, à un époux, à l’espoir d’une postérité ; il ne parle point de tous les sacrifices du cœur, des plus doux sentiments de l’âme étouffés, hors la pitié qui, au milieu de tant de douleurs, devient un tourment de plus.

Eh bien, nous avons vu les malades, les mourants près de passer, se soulever sur leur couche, et, faisant un dernier effort, accabler d’injures les femmes angéliques qui les servaient. Et pourquoi ? parce qu’elles étaient chrétiennes ! Eh, malheureux ! qui vous servirait, si ce n’était des chrétiennes ? D’autres filles, semblables à celles-ci, et qui méritaient des autels, ont été publiquement fouettées, nous ne déguiserons point le mot. Après un pareil retour pour tant de bienfaits, qui eût voulu encore retourner auprès des misérables ? Qui ? elles ! ces femmes ! elles-mêmes ! Elles ont volé au premier signal, ou plutôt elles n’ont jamais quitté leur poste. Voyez ici réunies la nature humaine religieuse et la nature humaine impie, et jugez-les.

La sœur grise ne renfermait pas toujours ses vertus, ainsi que les filles de l’hôtel-Dieu, dans l’intérieur d’un lieu pestiféré ; elle les répandait au dehors comme un parfum dans les campagnes ; elle allait chercher le cultivateur infirme dans sa chaumière. Qu’il était touchant de voir une femme jeune, belle et compatissante, exercer au nom de Dieu, près de l’homme rustique, la profession de médecin ! On nous montrait dernièrement, près d’un moulin, sous des saules, dans une prairie, une petite maison qu’avaient occupée trois sœurs grises. C’était de cet asile champêtre qu’elles partaient à toutes les heures de la nuit et du jour pour secourir les laboureurs. On remarquait en elles, comme dans toutes leurs sœurs, cet air de propreté et de contentement qui annonce que le corps et l’âme sont également exempts de souillures ; elles étaient pleines de douceur, mais toutefois sans manquer de fermeté pour soutenir la vue des maux et pour se faire obéir des malades. Elles excellaient à rétablir les membres brisés par des chutes ou par ces accidents si communs chez les paysans. Mais ce qui était d’un prix inestimable, c’est que la sœur grise ne manquait pas de dire un mot de Dieu à l’oreille du nourricier de la patrie, et que jamais la morale ne trouva de formes plus divines pour se glisser dans le cœur humain.

Tandis que ces filles hospitalières étonnaient par leur charité ceux même qui étaient accoutumés à ces actes sublimes, il se passait dans Paris d’autres merveilles : de grandes dames s’exilaient de la ville et de la cour et partaient pour le Canada. Elles allaient sans doute acquérir des habitations, réparer une fortune délabrée et jeter les fondements d’une vaste propriété ? Ce n’était pas là leur but : elles allaient au milieu des forêts et des guerres sanglantes, fonder des hôpitaux pour des sauvages ennemis.

En Europe, nous tirons le canon en signe d’allégresse pour annoncer la destruction de plusieurs milliers d’hommes ; mais dans les établissements nouveaux et lointains, où l’on est plus près du malheur et de la nature, on ne se réjouit que de ce qui mérite en effet des bénédictions, c’est-à-dire des actes de bienfaisance et d’humanité. Trois pauvres hospitalières, conduites par madame de La Peltrie, descendent sur les rives canadiennes, et voilà toute la colonie troublée de joie. " Le jour de l’arrivée de personnes si ardemment désirées, dit Charlevoix, fut pour toute la ville un jour de fête ; tous les travaux cessèrent et les boutiques furent fermées. Le gouverneur reçut les héroïnes sur le rivage à la tête de ses troupes, qui étaient sous les armes, et au bruit du canon ; après les premiers compliments il les mena, au milieu des acclamations du peuple, à l’église, où le Te Deum fut chanté…

" Ces saintes filles, de leur côté, et leur généreuse conductrice, voulurent, dans le premier transport de leur joie, baiser une terre après laquelle elles avaient si longtemps soupiré, qu’elles se promettaient bien d’arroser de leurs sueurs et qu’elles ne désespéraient pas même de teindre de leur sang. Les Français mêlés avec les sauvages, les infidèles mêmes confondus avec les chrétiens, ne se lassaient point et continuèrent plusieurs jours à faire retentir tout de leurs cris d’allégresse, et donnèrent mille bénédictions à celui qui seul peut inspirer tant de force et de courage aux personnes les plus faibles. A la vue des cabanes sauvages où l’on mena les religieuses le lendemain de leur arrivée, elles se trouvèrent saisies d’un nouveau transport de joie ; la pauvreté et la malpropreté qui y régnaient ne les rebutèrent point, et des objets si capables de ralentir leur zèle ne le rendirent que plus vif : elles témoignèrent une grande impatience d’entrer dans l’exercice de leurs fonctions.

" Madame de La Peltrie, qui n’avait jamais désiré d’être riche et qui s’était faite pauvre d’un si bon cœur pour Jésus-Christ, ne s’épargnait en rien pour le salut des âmes. Son zèle la porta même à cultiver la terre de ses propres mains pour avoir de quoi soulager les pauvres néophytes. Elle se dépouilla en peu de jours de ce qu’elle avait réservé pour son usage, jusqu’à se réduire à manquer du nécessaire pour vêtir les enfants qu’on lui présentait presque nus ; et toute sa vie, qui fut assez longue, ne fut qu’un tissu d’actions les plus héroïques de la charité[1]. "

Trouve-t-on dans l’histoire ancienne rien qui soit aussi touchant, rien qui fasse couler des larmes d’attendrissement aussi douces, aussi pures ?

↑ Hist. de la Nouv.-France, liv. V, p. 207, t, 1, in-4 o. (N.d.A.)

François-René de Chateaubriand Génie du christianisme Garnier Frères, 1828 (p. 496-498).

Tous les livres