L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 14)
Répondez avec foi et dans un sentiment d'union avec la sainte Eglise :
m'unis à l'offrande qui a été faite et aux demandes de l'Eglise.
Il est temps de répéter la prière que le Sauveur lui-même nous a apprise. Qu'elle s'élève jusqu'au ciel avec le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ. Pourraitelle n'être pas agréée, en ce moment où celui-là même qui nous l'a donnée est entre nos mains, pendant que nous la proférons ? Cette prière étant le bien commun de tous les enfants de Dieu, le Prêtre la récite à haute voix, afin que tous puissent s'y unir. Prions, dit-il :
Oremus. Prœceptis salutaribus moniti, et divina institutione formati, audemus dicere :
Instruits par un précepte salutaire, et suivant fidèlement la forme de l'instruction divine qui nous a été donnée, nous osons dire :
Notre Père, qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien, et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation :
Pater noster, qui es in cœlis : Sanctificetur nomen tuum : Adveniat regnum tuum : Fiat voluntas tua. sicut in cœlo, et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : Et dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem.
Le Prêtre retombe dans le silence des Mystères. Sa prière insiste sur cette dernière demande : Délivrez-nous du mal ; et certes, avec raison : car l&mal nous déborde, et c est pour
\MEN. Libéra nos, quaesumus Domine, ab omnibus malis, praeteritis, praesentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa semper Virgine Dei Génitrice Maria, cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa, et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope misericordiœ tuae adjuti, et a peccato simus semper liberi, et ab omni perturbatione securi. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus,
Trois sortes de maux nous désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants ; les maux présents, c'est-àdire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse, et les tentations qui l'assiègent ; enfin les maux à venir, c'est-àdire res châtiments de votre justice. En présence de l'Hostie du salut, nous vous prions, Seigneur,de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur l'entremise de Marie, Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Affranchisbeznous, délivrez-nous, donneznous la paix. Par JésusChrist votre Fils, qui vit et règne avec vous,
vient de demander à Dieu l'a obtenue , s'empresse de conclut l'Oraison à haute
Le Mystère touche à sa fin ; Dieu va s'unir à l'homme, et l'homme va s'unir à Dieu par la Communion; mais auparavant un rite imposant et sublime doit s'accomplir dans le silence de l'autel. Jusqu'ici le Prêtre a annoncé l'immolation du Seigneur ; il est temps qu'il annonce sa Résurrection. Il divise donc l'Hostie sainte avec révérence, et l'ayant séparée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice, réunissant ainsi le Corps et le Sang de l'immortelle Victime. Adorez et dites :
Gloire à vous, Sauveur du monde, qui avez souffert que* dans votre Passion, votre précieux Sang fût séparé de votre sacré Corps, et qui les avez réunis ensuite par votre vertu !
Priez maintenant l'Agneau toujours vivant, que saint Jean a vu sur l'autel du ciel, debout, quoique immolé, et dites à ce souverain Roi :
jec commixtio et consecratio Corporis et Sanguinis Domini nostri Jesu Christi, fiât accipientibus nobis in vitam aeternam. Amen.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, donnez-nous la Paix.
La Paix est le grand objet de la venue du Sauveur en ce monde : il est le Prince de la Faix : le divin Sacrement de l'Eucharistie
doit donc être le Mystère de la Paix, le lien de l'Unité Catholique; puisque, comme parle l'Apôtre : Nous ne sommes tous qu'un seul Pain et un seul Corps, nous tous qui participons au même Pain. C'est pourquoi le Prêtre, au moment de communier à l'Hostie sainte, demande la conservation de la paix fraternelle, principalement dans cette portion de la sainte Eglise qui est là réunie autour de l'autel. Implorez-la avec lui :
SEIGNEUR Jésus-Christ, qui avez dit à vos Apôtres : « Je vous laisse ma paix, « je vous donne ma paix. » ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cette assemblée qui est à vous, et daignez la pacifier et la réunir selon votre sainte volonté : vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.
Domine Jesu Christe, 1 qui dixisti Apostolis tuis : Pacem relinquo vobis, pacem meam do vohis : ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesia? tuœ : eamque secundum voluntatem tuam pacificare, et coadunare digneris. Qui vivis et régnas Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de Paix, si la Mes6e est solennelle, donne "le baiser fraternel au Diacre , qui le donne luimême au Sous-Diacre, lequel va le porter au chœur. Pendant ce temps, ranimez en vous les sentiments de la charité chrétienne, et
Èardonnez à vos ennemis, si vous en avez, ites ensuite avec le Prêtre :
Domine Jesu Christe, Fili Dei vivi. qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto. per mortem tuam mundum viviheasti : libéra
Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui par la volonté du Père, et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre mort la vie au monde : délivrezL'Ordinaire de la Messe.
moi par ce saint et sacre Corps et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sortes de maux. Faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous : Qui étant Dieu, vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis, et fac me tuis semper inhœrere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas Deus in sœcula saîculorum. Amen.
Si vous devez communier à cette Messe, dites la troisième Oraison qui suit ; autrement, préparez-vous à faire la Communion spirituelle.
SEIGNEUR Jésus-Christ, faites que la réception de votre Corps, que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et