L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 15)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 1, éd. 1911 (OCR) · 102 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

pour mon pour mon corps, et qu'il me soit un remède salutaire : Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

Corporis Jesu Christe, quod ego indignus sumere prassumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sascula saeculorum. Amen.

Quand le Prêtre prend l'Hostie et se dispose à s'en communier, dites :

Venez, Seigneur Jésus ! I Panem ccelestem accipiam, et nomen Domini I invocabo.

son indignité, répétez avec lui, trois fois, dans les sentiments du Centurion de l'Evangile :

kOMlNE, non sum dignus ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.

Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Au moment où il consomme la sainte Hostie, si vous devez vous-même communier, adorez profondément votre Dieu qui s'apprête à descendre en vous, et dites encore avec l'Epouse : Vene\, Seigneur Jésus! (Apoc,

Si vous ne devez pas communier sacramentellement, communiez en ce moment spirituellement, et adorant Jésus-Christ qui visite votre àme par sa grâce, dites:

Je me donne à vous, ô mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

Puis le Prêtre prend le Calice avec action de grâces, disant :

Que pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu'il m'a faits ? Je prendrai le Calice du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi? Calicemsalutaris accipiam, et noraen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis meis salvus ero.

Si vous devez communier, dans le moment où le Prêtre prend le Calice pour s'abreuver du Sang divin, adorez encore le Dieu qui s'approche de vous, et dites toujours : Venef, Seigneur Jésus/

Si, au contraire , vous faites seulement la Communion spirituelle, adorez de nouveau Jésus-Christ, et dites:

Je m'unis à vous, ô mon Sauveur ! unissez-vous à moi ! que nous ne nous séparions jamais !

SanguisDomini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam aeternam. Amen.

C'est à ce moment, si vous devez communier, que le Prêtre vous donnera le Corps de Jésus-Christ. Les sentiments que l'on doit apporter à la Communion au saint temps de l'Avent, sont développés ci-après, Chapitre vi.

La Communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la première fois, dites :

Vous m'avez visité dans le temps, ô mon Dieu ! Faites que je garde les fruits de cette visite pour l'éternité.

Quod ore sumpsimus, Domine, pura mente capiamus; et de munere temporali fiât nobis remedium sempiternum.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois, dites :

Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang ! Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, afin qu'ils puissent soutenir l'éclatante lumière de votre glorieux Avènement, et n'être pas confondus.

Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sanguis quem potavi, adhœreat visceribus meis : et praesta ut in me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Quivivis et régnas in sœcula saeculorum. Amen.

Le Prêtre ayant lu l'Antienne dite Communion, qui est le commencement de l'Action

de grâces pour le nouveau bienfait que Dieu vient de nous accorder, en renouvelant en nous sa présence, se retourne enfin vers le peuple et le salue; après quoi il récite les Oraisons appelées Postcommunion, qui sont le complément de l'Action de grâces. Joignezvous encore à lui, remerciant Dieu pour le bien inénarrable dont il vous a comblé, et demandez avec ardeur l'Avènement du Messie, qui vient accomplir les augustes mystères dont le renouvellement sur l'autel est le principal soutien de la vie chrétienne.

Les Oraisons terminées, le Prêtre se tourne de nouveau vers le peuple, et lui envoie le salut, pour se féliciter avec lui de l'insigne faveur que Dieu vient d'accorder à l'assistance ; il dit:

Puis, si l'on a célébré la Messe d'une Fête, le Diacre, ou le Prêtre lui-même, si la Messe n'est pas solennelle, dit ces paroles :

Autrement, il ne congédie pas l'assemblée, parce que, dans ce saint temps, il convienne prolonger la prière; il dit clone seulement :

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