L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 31)
Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi ; et iniquitates nostra; quasi ventus abstulerunt nos : abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostra;.
Vide, Domine, afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es. Emitte Agnum dominatorem terrae de petra deserti ad montem filiae Sion, ut auferat ipse jugum captivitatis nostrœ.
Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua : quare mœrore consumeris ? quare comprehendit te dolor ? Salvabo te ; noli timere : ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israël, Redemptor tuus.
Omnipotens sempiterne Deus. qui per Adventum unigeniti Filii tui Domini nostri Jesu Christi nova luce radiare dignatus es, concède nobis, ut sicut eum per Yirginispartum in forma nostri corporis meruimus habere participem, ita et in regno gratiae ejus mereamur esse consortes, qui tecum vivit et régnât in snecula saeculorum. Amen.
Dieu to:t-puissant et éternel, qui, par TAvènement de votre Fils unique JésusChrist notre Seigneur, avez daigné faire luire les rayons d'une nouvelle lumière ; accordez-nous que, de même que nous avons mérité de l'avoir participant de la forme de notre corps par l'enfantement de la Vierge, nous méritions aussi d'entrer en partage du royaume de sa grâce ; lui qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles. Amen.
L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône sublime et élevé ; et les bords de son manteau remplissaient le temple. Les Séraphinsétaient autour du trône. L'un avait six ailes, et l'autre également six ; de deux ils voilaient leurs faces, de deux ils couvraient leurs pieds, et des deux autres ils volaient. Et ils criaient de l'un à l'autre, et disaient: Saint, Saint, Saint, le Seigneur, le Dieu des armées : toute la terre est pleine de sa gloire.
De Isaia Propheta. Cap. VI. TNanno, quo mortuus I est rex Ozias, vidi Dominum sedentem super solium excelsum et elevatum : et ea quae sub ipso erant , replebant templum. Seraphim stabant super illud : sex alae uni, et sex alae alteri : duabus velabant faciem ejus, et duabus velabant pedes ejus, et duabus volabant.Et clamabant alter ad alterum, et dicebant: Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus exercituum : plena est omnis terra gloria ejus.
Telle est la gloire du Seigneur au plus haut des cieux : qui pourra la voir et ne pas mourir ? Maintenant, contemplez le même Seigneur sur la terre, dans les jours où nous sommes. Le sein d'une Vierge le contient, lui que le ciel ne pouvait contenir. Son éclat, loin d'éblouir les Anges, n'est pas même perceptible aux mortels. Nulle voix ne fait reIÔ2 L'A vent.
tentir autour de lui ces paroles du Ciel : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées ! Les Anges ne disent plus : Toute la terre est pleine de sa gloire ; car la terre est le théâtre de son abaissement, et d'un abaissement si profond que les hommes même l'ignorent. La Vierge a d'abord été seule dans le secret divin ; bientôt Elisabeth a connu que Marie est Mère du Seigneur ; Joseph ne l'a appris que par la voix d'un Ange, et après de cruels et humiliants soupçons. Trois personnes sur la terre savent donc que Dieu est descendu ; '• c'est par cette voie obscure qu'il rentre dans son œuvre, dont le péché d'orgueil l'avait chassé. O Dieu de l'ancienne alliance, que vous êtes grand, et qui ne tremblerait devant vous ? O Dieu de la nouvelle Alliance, que vous vous êtes fait petit, et qui ne vous aimerait pas ? Guérissez mon orgueil, principe de toutes mes révoltes ; apprenez-moi à estimer ce que vous avez estime. Vous créez le monde une seconde fois par votre Incarnation ; et dans cette création, plus excellente que la première, vous opérez par le silence, vous triomphez par l'anéantissement. Je veux m'humilier a votre exemple, et profiter des leçons qu'un Dieu est venu me donner de si haut. Abaisse^ donc, à Jésus, toutes mes hauteurs ; c'est une des fins de votre Avènement. Je me prête à vous, comme à mon souverain Maître ; faites en moi ce qu'il vous plaira.
Chantons dans l'allégresse de nos âmes les cantiques pour l'Avant-Fête de la Naissance du Christ; car celui qui est égal au Père et à l'Esprit, ayant dans sa miséricorde, par pitié pour nos maux, revêtu cette masse de limon, doit naître en la cité de Bethléhem; et sa naissance ineffable sera célébrée par les Anges et les pasteurs.
Faisons résonner les cymbales, poussons des cris' de victoire ; le Christ va se montrer à nous, les prédictions des Prophètes seront accomplies. Celui qu'ils ont annoncé devoir apparaître au milieu des mortels, va naître dans la grotte sacrée, et, faible enfant, il gît dans la crèche.
, Bethléhem, prépare-toi; Eden,ouvre tes portes: prends aujourd'hui tes habits de fête, ô terre de Juda ! que les cieux se réjouissent, que les hommes tressaillent de bonheur; pour enrichir la pauvreté d'Adam par l'abondance de sa miséricorde, la Vie même descend dans une crèche, le riche dans une étable ; et la nature divine n'éprouve ni changement ni confusion.
Antefestalia cantica Christi nativitatis mentis alacritate 'praecanamus; nam qui Patri et Spiritui est aequalis, per misericordiam commiserans, massam indutus luti nasci débet in Bethléhem civitate; cujus Nativitatem ineffabilem pastores cum Angelis hymnificabunt.
In cymbaiis resonemus. in canticis alalagmum personemus. Christi manifestatur ostensio, Prophetarum finem habuerunt praeconia ; quem enim inter mortales dixerunt appariturum nascitur in sancta spelunca, et in prassepio reclinatur ut infans.
Bethléhem, prœparare; Eden, aperire ; omnis terra Juda, nunc adornare, laetentur cœli. exultent hommes: in prassepio vita, in spelunca di\es, advenit per misericordias multitudinem paupertatem Adam restaurare, absque mutatione vel confusione.
Ad te de luce vigilo, qui per misericordiam teipsum pro homine lapso exinanisti sine mutatione, et servi formam ex Virgine tulisti, Verbum Dei, pacera da mihi, Philanthrope.
Stillent ex alto aquam nebulae ; qui nutes posuit descendit ipse adorandus in nebula Virgine, ut luceat ab eo lumen inocciduum his qui antea in tenebris periculisque erant.
O dulcissimum Puerum. quomodo nutriam te ? Quomodo te apprehendam, qui omnia nutu tuo tenes ? Quomodo te fasciis involvam, qui omnem terram involvis nebula ? clamabat sancta Domina.
Sol, fili mi, quomodo recondam te fasciis ? Quomodo retinebo te qui omnia contines ? Quomodo te sine metu intueri potero. quem non audent contemplari qui multos habent oculos? aiebat Christum tenens nuptinescia.
Bethlehem, adesdum, prépara quas ad partum pertinent. I, Joseph, inscribere cum Maria ; veMon cœur veille pour vous dès l'aurore, ô Verbe de Dieu ! vous qui, par miséricorde et sans rien perdre, vous êtes anéanti pour l'homme tombé, qui avez pris dans une Vierge la forme d'esclave, donnez-moi la paix, ô ami des hommes !
Que les nues distillent la rosée d'en haut : celui qui a placé les nuages, le Dieu adorable, descend dans une nuée qui est la Vierge, pour illuminer de son éternelle lumière ceux qui étaient avant lui dans les périls et les ténèbres.
O doux enfant 1 comment te nourrirai-je ? Comment te serrer dans mes bras, toi qui tiens toutes choses sous ton empire ? Comment t'envelopperai-je de bandelettes, toi qui enveloppes toute la terre de nuages ? s'écriait la sainte Dame.
Soleil, ô mon Fils, comment te couvrirai-je de langes ? Comment te tiendrai)e en ces humbles tissus, toi qui contiens toutes choses ? Comment oserai-je te fixer sans crainte, toi que n'osent regarder ces Esprits aux yeux innombrables? disait celle qui ne connut point d'homme.
Donc, ô Bethlehem ! préfiare toutes choses pour l'enantement. Allez, Joseph, vous faire inscrire avec MaLe Premier Vendredi de l'A vent. i65
rie. O crèche vénérable ! ô langes qui portez Dieu ! dans lesquels s'enveloppe la Vie, le Christ notre Dieu, pour rompre les liens de la mort et enchaîner les mortels à l'immortalité.
nerandum praesepium , Deifera; fasciae; ubi Vita involuta mortis funes disrumpet, alligans immortalitati mortales , Christus Deus noster.
Seigneur, le jour de votre Avènement est proche ; mais nous vous prions, avant devenir à nous, de nous purifier de toute la contagion de nos péchés. Effacez d'abord tout ce que vous auriez à punir au jour de la discussion des consciences ; afin qu'au moment où vous arriverez pour juger avec justice, vous ne trouviez en nous rien à condamner. __
IN proximo quidem est, Domine, dies Adventus tui : sed quaesumus ut, antequam venias, expiari mereamur ab omni contagione delicti. Prius dilue, rogamus, in nobis omne quod in illa futura examinatione puniturus es ; ut, cum justus adveneris judex, non in nobis invenias quod condemnes.
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ET adjecit Dominus loqui ad Achaz, dicens: Pete tibi signum a Domino Deo tuo sive in profundum inferni, sive in excelsum supra. Et dixit Achaz : Non petam, et non tentabo Dominum. Et dixit : Audite ergo, domus David : Numquid parum vobis est molestos esse hominibus. quia molesti estis et Deo meo ? Propter hoc dabit Dominus ipse vobis signum : Ecce virgo concipiet, et pariet Filium : et vocabitur nomen ejus Emmanuel.