L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 34)
f»le. Et ailleurs : Gentils, ouez tous le Seigneur : peuples, glorifiez-le tous. Isaïe a dit aussi : Il sortira de la tige de Jessé un rejeton qui s'élèvera pour commander aux Gentils ; et les Gentils espéreront en lui. Que le Dieu d'espérance vous comble de paix et de joie dans votre foi, afin que votre espérance croisse toujours de plus en plus par la vertu et la puissance du Saint-Esprit.
Ayez donc patience, Chrétiens; croissez dans l'espérance ; et vous goûterez le Dieu de paix qui va venir en vous. Mais soyez unis de cœur les uns aux autres ; car c'est la marque des enfants de Dieu. Le Prophète nous annonce que le Messie fera habiter ensemble le loup et l'agneau ; et voici que l'Apôtre nous le montre'réunissant dans une même famille le Juif et le Gentil. Gloire à ce souverain Roi, puissant rejeton de la tige de Jessé, et qui nous commande d'espérer en lui! Voici que l'Eglise nous avertit encore qu'il va paraître en Jérusalem :
C'est de Sion que va briller l'éclat de sa beauté : il va paraître au grand jour, notre Dieu.
$. Rassemblez autour de h i ses Saints, tous ceux qui om contracté avec lui une alliance scellée par le sacrifice.
f. Je me suis réjoui dans cette parole qui m'a été dite : Nous irons dans la maison du Seigneur. Alléluia.
y. Congregate illi sanctos ejus, qui ordinaverunt testamentum ejus uper sacrificia.
p. Laetatus sum in his quœ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus. Alléluia.
IN illo tempore : Cum audisset Joannes in vinculis opéra Christi, mittensduosdediscipulis suis, ait illi : Tu es, qui venturus es . an alium exspectamus ?Et respondens Jésus ai' illis : Euntesrenuntiate Joanniquae •audistis, et vidistis. Casci vident, claudi ambulant, leprosi mundantur, surdi audiunt, mortui resurgunt, pauperes evangelizantur : et beatus est, qui non fuerit scandalizatus in me. Illis autem abeuntibus, cœpit Jésus dicere ad turbas de Joanne : Quid existis in desertum videre ? Arundinem vento agitatam ? Sed quid existis videre ? Hominem mollibus vestitum ? Ecce qui mollibus vestiuntur. in domibus reffum sunt. Sed quid existis videre ? Prophetam ? Etiam dico vobis, et plus quam Prophetam. Hic est enim de quo scriptum est : Ecce ego mitto Angelum meum ante faciem tuam, qui praeparabit viam tuam ante te.
EN ce temps-là, Jean, ayant appris dans la prison les œuvres merveilleuses de Jésus-Christ, lui fit dire par deux de ses disciples, qu'il lui envoya : Etes-vous celui qui doit venir , ou devonsnous en attendre un autre ? Jésus leur répondit : Allez dire à Jean ce que vous avez entendu et ce que vous avez vu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent. l'Evangile est annoncé aux pauvres ; et heureux celui qui ne prendra pas de moi un sujet de scandaie ! Comme ils s'en retournaient, Jésus se mit à parler de Jean, et dit au peuple : Qu'étes-vous allés voir dans le désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais encore qu'étes-vous allés voir ? un homme vêtu mollement ? Vous savez que ceux qui sont vêtus mollement sont dans les maisons des rois. Qu'étes-vous donc allés voir ? Un Prophète. Je vous le dis. et plus qu'un Prophète. Car c'est de lui qu'il a été écrit : J'envoie devant vous mon Ange, qui vous préparera la
C'est bien vous, Seigneur, qui deviez venir, et nous ne devons pas en attendre un autre. Nous étions aveugles, vous nous avez éclairés; notre marche était chancelante, vous Pavez raffermie ; la lèpre du péché nous couvrait, vous nous avez guéris ; nous étions sourds à votre voix, vous nous avez rendu l'ouïe ; nous étions morts par nos iniquités, rous nous avez tirés du tombeau ; enfin, nous étions pauvres et délaissés, vous êtes venu nous consoler. Tels ont été, tels seront les fruits de votre visite dans nos âmes, ô Jésus! visite silencieuse, mais puissante ; dont la chair et le sang n'ont point le secret, mais qui s'accomplit dans un cœur touché. Venez ainsi en moi, ô Sauveur ! A'otre abaissement, votre familiarité ne me scandaliseront pas; car vos œuvres dans les âmes disent assez que vous êtes un Dieu. C'est parce que vous les avez créées que vous pouvez les guérir.
Après le chant du Symbole de la Foi, quand le Prêtre procède à l'oblation du Pain et du Vin, unissez-vous à l'Eglise qui demande d'être vivifiée par l'Hôte divin qu'elle attend.
ODlEU, vous vous tournerez vers nous, et vous nous rendrez la vie ; et votre peuple se réjouira en vous. Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde, et donneznous le Salut dont vous êtes la source.
*-s vivificabis nos, et plebs tua lastabitur in te : ostende nobis, Domine, misericordiam tuam. et Salutare tuum da nobis.
Laissez-vous apaiser, Sei- | CMCare, quœsumus , gneur, par les prières de I i Do
nostrae precibus et hostiis : et ubi nulla suppetunt suffragia meritorum, tuis nobis succurre praesidiis. Per Dominum.
notre humilité, et par les Hosties que nous vous offrons ; et si nous n'avons aucun mérite de notre part, assistez-nous du moins de votre secours. Par JésusChrist notre Seigneur.
Pendant la Communion, la voix de l'Eglise fait retentir encore la félicité de Jérusalem. Son Dieu vient à elle, et il veut la traiter en Epouse : qu'elle se prépare donc à l'honneur de cette visite, en s'élevant au-dessus de tout ce qui est inférieur à cet Epoux divin qui daigne descendre pour elle.
Jérusalem, surge, et I T Ève-toi, Jérusalem, et sta in excelso : et vide L monte sur un lieu élevé : jucunditatem, quae veniet et considère les délices que tibi a Domino. | ton Dieu versera en toi.
L'Eglise, dans l'Oraison suivante, explique en quoi consiste cette élévation que Jérusalem doit chercher : aimer les choses du ciel d'où vient le Sauveur, mépriser celles de la terre dont l'amour sépare de Dieu.
Rassasiés de la nourriture spirituelle, nous vous supplions, Seigneur, de nous apprendre, par la participation de ce mystère, à mépriser les choses de la terre et à aimer celles du ciel. Par Jésus-Christ notre Seigneur.
Les autres Postcommunions comme au premier Dimanche, page i38.
REPLETI cibo spiritualis alimoniœ, supplices te, Domine, deprecamur, ut hujus participatione mysterii, doceas nos terrena despicere, et amare cœlestia. Per Dominum.
V gneur viendra sur les nuées du ciel avec une grande puissance. Alléluia.
2. Ant. Sionest notre ville forte ; le Sauveur en sera la muraille et le rempart : ouvrez-en la porte ; car Dieu est avec nous. Alléluia.
3. Ant. Le Seigneur apparaîtra, et il ne trompera pas notre attente : s'il tarde, attendons encore : car il viendra et ne différera plus. Alléluia.
4. Ant. Les montagnes et les collines chanteront devant Dieu le cantique de louanges : tous les arbres des forêts applaudiront ; car le Dominateur, le Seigneur, viendra pour régner à jamais. Alléluia, alléluia.
5. Ant. Voici que le Seigneur notre Dieu viendra dans sa puissance, et il éclairera les yeux de ses serviteurs. Alléluia.
a „». r- cce m nur ANT-fcbibus cœli Dominus veniet cum potestate magna. Alléluia.
2. Ant. Urbs fortitudinis nostrae Sion, Salvator ponetur in ea murus et antemurale : aperite portas, quia nobiscum Deus. Alléluia.
3. A.NT. Ecceapparebit Dominus, et non mentietur : si moram fecerit, exspecta eum, quia veniet, et non tardabit. Alléluia.