L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 41)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 1, éd. 1911 (OCR) · 102 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Les Oraisons de la Sainte Vierge, contre les persécuteurs de l'Eglise et pour le Pape, sont a la Messe du premier Dimanche de l'Avent, page i32.

oreille a nos pncres, et éclairez les ténèbres de notre âme par la grâce de votre visite ; vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

Lecture de l'Epître de saint Paul, Apôtre, aux Philippiens. Chap. IV.

Mes Frères, réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur ; je vous le dis encore : réjouissez-vous. Que votre modestie soit connue de tout le monde : le Seigneur est proche. Soyez sans inquiétude; mais faites connaître à Dieu vos désirs parles prières et les supplications accompagnées d'actions de grâces. Et que la paix de Dieu , laquelle est au-dessus de toutes nos pensées, garde vos cœurs et vos intelligences, en Jésus-Christ notre Seigneur.

Lectio Epistolae beati Pauli Apostoli ad Philippenses. Cap. IV.

Fratres , gaudete in Domino semper, iterum dico : gaudete. Modestia vestranota sit omnibus hominibus : Dominus prope est. Nihil solliciti sitis : sed in omni oratione, et obsecratione, cum gratiarum actione, petitiones vestree innotescant apud Deum. Et pax Dei, quae exsuperat omnem sensum , custodiat corda vestra, et intelligentias vestras , in Christo Jesu Domino nostro.

Nous devons, en effet, nous réjouir dans le Seigneur ; car le Prophète et l'Apôtre s'acVAvent.

cordent à encourager nos désirs vers le Sauveur. L'un et l'autre nous annoncent la paix. Soyons donc sans inquiétude : Le Seigneur est proche ; il est proche de son Eglise ; il est proche de chacune de nos âmes. Pouvons-nous demeurer auprès d'un feu aussi ardent, et demeurer glacés ? Ne le sentons-nous pas venir, à travers tous les obstacles que sa souveraine élévation, notre profonde bassesse, nos nombreux péchés lui suscitaient i II franchit tout. Encore un pas, et il sera en nous. Allons au-devant de lui par ces prières, ces supplications, ces actions de grâces dont parle l'Apôtre. Redoublons de ferveur et de zèle pour nous unir à la sainte Eglise, dont les voeux vont devenir de jour en 'jour plus ardents vers celui qui est sa lumière et son amour. Répétons d'abord avec elle :

y. Qui régis Israël, intende : Qui deducis velut oveir», Joseph.

y. Excita, Domine, potentiara tuam, et veni, ut salvos facias nos. Alléluia.

Vous qui êtes assis sur les Chérubins, faites éclater votre puissance, Seigneur, et venez.

y. Ecoutez-nous, ô vous qui gouvernez Israël, qui conduisez Joseph comme une brebis. Alléluia, alléluia. f. Seigneur, faites éclater votre puissance, venez et sauvez-nous. Alléluia.

des prêtres et des lévites vers Jean pour lui demander : Qui êtes-vous ? Et il confessa, et il ne nia pas; et il confessa qu'il n'était pas le Christ. Et ils l'interrogèrent de nouveau, disant : Quoi donc ? êtes-vous Elie ? Et il A leur dit : Je ne le suis point. Etesvous prophète ? Et il répondit : Non. Ils lui dirent donc : Qui êtes-vous, afin que nous puissions rendre réponse à ceux qui nous ont envoyés ? Que dites-vous de vousmême ? Je suis, dit-il, la voix qui crie dans le désert : Rendez droites les voies du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. Or, ceux qu'on lui avait envoyés étaient Pharisiens. Et ils l'interrogèrent, et ils lui dirent: Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni prophète ? Jean leur fit cette réponse, disant : Pour moi, je baptise dans l'eau; mais il y en a un au milieu de vous, que vous ignorez. C'est celui-là même qui doit venir après moi, et qui est avant moi : et je ne suis pas digne de délier les cordons de sa chaussure. Ces choses se passèrent en Béthanie au delà du Jourdain, où Jean

lymis sacerdotes et levitas ad Joannem, ùt interrogarent eum.' Tu quis es ? Et confessus est, et non negavit, et confessus est : Quia non sum ego Christus. Et interrogaverunt eum : Quid ergo ? Elias es tu ? Et dixit: Non sum. Propheta es tu ? Et respondit : Non. Dixerunt ergo ei : Quis es, ut responsum demus his qui miserunt nos ? Quid dicis de teipso ? Ait : Ego vox clamantis in deserto : Dirigite viam Domini, sicut dixit Isaias propheta. Et qui missi fuerant erant ex Pharisaeis. Et interrogaverunt eum, et dixerunt ei : Quid ergo baptizas, si tu non es Christus, neque Elias, neque propheta ? Respondit eis Joannes , dicens : Ego baptizo in aqua : médius autem vestrum stetit , quem vos nescitis. Ipse est, qui post me venturus est, qui ante me factus est : cujus ego non sum dignus ut solvam ejus corrigiam calceamenti. Hase in Bethania facta sunt trans Jordanem, ubi erat Joannes baptizans.

// y en a un au milieu de vous que vous ne connaissez pas, dit saint Jean-Baptiste aux envoyés des Juifs. Le Seigneur peut donc être

proche; il peut même être venu, et cependant demeurer encore inconnu à plusieurs. Ce divin Agneau fait la consolation du saint Précurseur, qui estime à si grand honneur de n'être que la Voix qui crie aux hommes de préparer les sentiers du Rédempteur. Saint Jean est en cela le type de l'Eglise et de toutes les âmes qui cherchent Jésus-Christ. Sa joie est entière à cause de l'arrivée de l'Epoux; mais il est entouré d'hommes pour qui ce divin Sauveur est comme s'il n'était pas. Or, nous voici parvenus à la troisième semaine de ce saint temps de l'Avent : tous les cœurs sont-ils ébranlés au bruit de la grande nouvelle de l'arrivée du Messie? Ceux qui ne veulent pas l'aimer comme Sauveur, songent-ils du moins à le craindre comme juge? Les voies tortueuses se redressent-elles? les collines songent-elles à s'abaisser ? la cupidité et la sensualité ont-elles été sérieusement attaquées dans le cœur des chrétiens ? Le temps presse : Le Seigneur est proche ! Si ces lignes tombaient sous ies yeux de quelques-uns de ceux qui dorment au lieu de veiller dans l'attente du divin Enfant, nous les conjurerions d'ouvrir les yeux et de ne plus tarder à se rendre dignes d'une visite qui sera pour eux. dans le temps, l'objet d'une grande consolation, et qui les rassurera contre les terreurs du dernier jour. O Jésus ! envoyez votre grâce avec plus d'abondance encore ; forcez-les d'entrer, afin que ce que saint Jean disait de la Synagogue ne soit pas dit du peuple chrétien : // y en a un au milieu de vous que vous ne connaisse^ y as.

enedixisti, Domine, terram tuam; avertisti captivitatem Jacob, remisisti iniquitatem piebis tua;.

Pendant l'oblation, on doit s'unir aux vœux de l'Eglise, et demander avec elle la fin de la captivité dans laquelle nos péchés nous retiennent, et l'arrivée du Libérateur.

SEIGNEUR, vous avez béni la terre qui est à vous : vous avez ramené Jacob de la captivité ; vous avez pardonné l'iniquité de votre peuple.

Faites, s'il vous plaît, Seigneur, que notre dévotion vous immole sans cesse cette hostie , qui produira l'effet pour lequel vous avez établi ce sacré mystère, en opérant en nous d'une façon merveilleuse le Sauveur que vous nous avez préparé. Par JésusChrist notre Seigneur.

Pendant la Communion, les paroles que l'Eglise chante sont empruntées du Prophète Isaïe ; elles ont pour but de rassurer le cœur de l'homme faible et pécheur. Ne craignez point, 6 chrétiens ! c'est Dieu qui vient; mais il vient pour sauver, pour se donner à sa créature.

evotionis nostrœ tibi, qusesumus Domine, hostia jugiter immoletur ; quae et sacri peragat instituta mysterii, et Salutare tuum in nobis mirabiliter operetur. Per Dominum.

DrTES à mon peuple : Vous qui avez le cœur abattu, prenez courage et ne craignez point: voici notre Dieu qui vient, et il nous sauvera.

La sainte Eglise, dans l'Oraison suivante, demande que'la visite secrète qu'elle vient de recevoir de son Epoux la dispose à la solennelle visite qu'il s'apprête à lui faire dans la fête de Noël.

Nous implorons, Seigneur, votre clémence, afin que ce secours divin que nous venons de recevoir, en purifiant nos péchés, nous prépare à la solennité qui s'approche. Par Jésus-Christ notre Seigneur.

Les autres Postcommunions comme au premier Dimanche, page 1 38.

Imploramus, Domine , clementiam tuam " ut ha?c divina subsidia, a vitiis expiatos, ad festa ventura nos prajparent. Pcr Dominum.

Dominus, et non tardabit, et illuminabit abscondita tenebrarum, et manifestabit se ad omnes gentes. Alléluia.

2. Ant. Jérusalem , gaude gaudio magno , quia veniet tibi Salvator. Alléluia.

3. Ant. Dabo in Sion salutem, et in Jérusalem gloriam meam. Alléluia.

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