L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 46)
La mer, la terre, les hauteurs, les plaines, et les goufires des fleuves ;
Et les vastes espaces de l'air, que parcourent les oiseaux, les vents et les pluies.
Et tous ces êtres, ô Dieu Père, obéissent à vous seul comme une armée ;
Et Tenvoyez souffrir en terre, victime innocente, pour nos péchés.
Sainte Trinité, nous vous prions : gouvernez et conservez nos corps et nos cœurs, et donnez le pardon de nos péchés. Amen.
Sol mundi schéma, noctium decus luna , cunctaque splendentia ;
Aeris ampla spatia : quœ discurrunt aves, venti atque pluvia.
Te, Sancta Trinitas, precamur , ut corpora nostra et corda regas et protegas, et dones peccatorum veniam. Amen,
VrERE dignum et justum est, aequum et çalutare, nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, per Christum Dominum nostrurn : cujus Incarnatione salus facta est mundi, et Passione redemptio procurata est hominis procreati. Ipse nos, quaîsumus, ad aeternum perducat praemium. qui redemit nos de tenebris infernorum : justificetque in Adventu secundo, qui nos redemit in primo : quatenus illius nos a malis omnibus defendat sublimitas, cujus nos ad vitam erexit humilitas.
C'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tout lieu, Seigneur saint, Père toutpuissant, Dieu éternel, par Jésus-Christ notre Seigneur, dont l'Incarnation a été le salut du monde, et dont la Passion a été la rédemption du genre humain. Qu'il daigne nous conduire à l'éternelle récompense, celui qui nous a rachetés des ténèbres des enfers ; qu'il nous justifie au second Avènement, celui qui nous a délivrés au premier : afin que, comme son humilité nous a rétablis dans la vie, sa puissante majesté nous préserve des malheurs qui seront à craindre au dernier jour.
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LE Seigneur est déjà pro- | Drope est jam Domiche : venez, adorons-le. nus : venite , adoreI mus.
L'Eglise ne lit rien du Prophète Isaïe en ce jour; elle se contente de rappeler, à l'Office des Matines, le passage de l'Evangile où saint Luc raconte le mystère de la Visitation de la Sainte Vierge; après quoi on lit un fragment du Commentaire de saint Ambroise sur ce même passage. Nous réservons, pour le Propre des Saints ci-après, les considérations et les affections que doit inspirer aux fidèles cette importante circonstance de la vie de la Mère de Dieu.
La Station de ce jour est en l'Eglise des Saints-Apôtres, que plusieurs pensent avoir été bâtie d'abord par Constantin, et dans laquelle les glorieux corps des deux saints Apôtres Philippe et Jacques le Mineur, ensevelis sous l'autel, attendent le second A- vènement de celui qui les choisit pour ses coopérateurs dans l'oeuvre du premier, et aux côtes duquel ils siégeront sur des trônes au dernier jour, pour juger les douze Tribus d'Israël. (Matth. xix. •
Nous nous unirons aux intentions de la sainte Eglise, qui nous propose aujourd'hui la Visitation de la Sainte Vierge, en récitant la Prose suivante, composée à la louange de ce mystère dans les siècles de foi.
Ave. Verbi Dei parens, Yirginis humilitas. Ave, omni nodo carens. Humilis virginitas.
Gaude, quae sic gravidaris Nec gravaris Filio : Gaude, quae sic oneraris Onere gratissimo.
Plaude, vellus Gedeonis, Rore madens Pneumatis. Plaude. pellis Salomonis, Pulchrior prae caeteris.
Vale , Jacob micans Stella, Circumlustrans maria. Vale, consignata cella, Rubus in vi rlammea.
Euge, solequod amicta Solem gignis stellula ; Euge, quod sis prseelecta, Scala cœli fulgida.
Salut, Mère du Verbe divin, ô virginale humilité ! Salut. Mère sans tache, humble virginité !
Soyez dans la joie, vous qui devenez féconde, et votre fardeau n'est point lourd ; soyez dans la joie, vous dont le fils est un poids doux à porter.
Salut , rejeton de Jessé, branche en fruits féconde ; salut, porte close du temple, ouverte à Dieu seul.
Triomphez, toison de Gédéon, baignée de la rosée de l'Esprit-Saint ; triomphez , tente de Salomon, de toutes la plus éclatante.
Salut, Etoile scintillante de Jacob, dont la lueur illumine toutes les mers ; salut, demeure scellée, buisson à la puissante flamme.
Réjouissez-vous : le soleil est votre vêtement ; humble Etoile, vous enfanterez le Soleil. Rejouissez-vous, vous l'élue entre mille, la radieuse Echelle des cieux
Chantez, vous l'aurore naissante dans l'éclat d'un astre nouveau. Chantez, vous l'Arche d'alliance, dotit le sein garde trois trésors pour les pécheurs.
Il est temps que votre âme glorifie le Christ Jésus ; et pour que nous le chantions avec vous , priez, ô douce Marie ! Amen.
Pange, aurora consurgens Luce novi sideris ; Pange, arca trina ferens Charismata miseris.
Eia ! magnificat tua Jesum Christum anima, Eia ! tecum ut laudemus Ora, dulcis Maria. Amen.