L'Année liturgique — L'Avent (t. 1) (page 73)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 1, éd. 1911 (OCR) · 102 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

O Docteur excellent ! lumière de la sainte Eglise, bienheureux Ambroise, amateur de la loi divine, priez pour nous le Fils de Dieu.

ODocTORoptime. Ecclesiœ sanctœ lumen, béate Ambrosi, divins legis amator, deprecare pro nobis Filium Dei.

La Liturgie Ambrosienne est moins riche qu'on ne devait s'y attendre, sur les éloges de saint Ambroise. La Préface même de' la Messe est trop brève et trop générale pour que nous l'insérions ici. Nous nous contenterons de donner deux des Répons de l'Office de la Nuit, l'Hymne, et celle des Oraisons qui nous a semblé la plus remarquable.

Quant à l'Hymne, nous devons avertir qu'elle est presque* tout entière de composition récente, ayant été largement corrigée dans ces derniers temps, comme un grand nombre d'autres Hymnes du Bréviaire Ambrosien. L'ancienne commençait par ce vers : Miracalum laudabile ; mais elle est d'une grande médiocrité de pensées et d'expression.

UR qui me reposerai-je, dit le Seigneur ? ce sera sur l'homme humble et doux, * Celui qui tremble à ma parole, p. J'ai trouvé David, mon serviteur; je l'ai oint de mon huile sainte, * Celui qui tremble à ma parole.

Rj. Cet homme illustre a été suscité pour détruire Arius : il est la splendeur de l'Eglise, l'éclat du Pontificat; * Pendant qu'il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis, f. On lui avait dit, lorsqu'il partait pour Milan : Va, agis non en Juge, mais en Evéque. * Pendant qu'il ceint la mitre de la terre, il obtient celle du Paradis.

uper quem requiescam, dicit Dominus, nisi super humileni et mansuetum, * Trementem verba mea ? j^. Inveni David servum meum, oleo sancto meo unxi eum. * Trementem verba mea.

R). Directus est vir inclytus, ut Arium destrueret : splendor Ecclesiae, claritas Vatum; * Infulas dum gerit sasculi, acquisivit Paradisi. f. Dictum enim fuerat proficiscenti: Yade, âge non ut Judex, sed ut Ëpiscopus. * Infulas dum gerit sseculi, acquisivit Paradisi.

HANTONS ensemble notre auguste Père, qui a repoussé loin de nous les tumultueux du siècle.

ostrum parentem maximum Canamus omnes, turbidas Qui fluctuantis sœculi Terris procellas expulit.

reis Apes labellis insidcnt : Mellis magistrae , melleuro Signant ducem facundiae.

Parvam, futuri pra?scius, Dextram coli vu!t osculis; Yixdum solutus fasciis, Quserit tiara; tasnias.

Infans locutus , Insubrum Arabrosio fert infulam ; Haie fugit: at semper

Yelat sacrata denique Doctum tiara verticem : Ceu tectus ora casside, Bellum minatur Ario.

Non sceptra concussus timet. Non imperantem fœminam, Temploque, clausis postibus, Arcet eru.ntum Cœsarem.

Sordes fluentis abluit Aurelii cœlestibus : Fide coœquans Martyres, Invenit artus Martyrum.

Enfant, il dort, et sur ses lèvres tendres comme la fleur, les abeilles se reposent : habiles à composer le miel , elles indiquent déjà celui qui régnera par une éloquence douce comme le miel.

Pressentant sa destinée future, il veut qu'on baise avec respect sa main d'enfant ; à peine dégagé des langes du berceau, il se joue avec les bandelettes de la mitre.

Un enfant parle et décerne à Ambroise l'insigne du Pontiikat milanais ; il fuit, et toujours l'honneur suprême l'atteint dans sa fuite.

Enfin la mitre sacrée orne son docte front ; comme un guerrier couvert de son casque, il défie Arius au combat.

Inébranlable, il ne redoute ni le sceptre, ni l'altière Impératrice ; et, fermant les portes du temple, il repousse un César couvert de sang.

Il lave dans les eaux célestes les souillures d'Augustin ; égal aux Martyrs par sa foi, il découvre les ossements des Martyrs.

Et maintenant, saint Pontife, armé du fouet vengeur, chassez au loin le loup infernal, et protégez sans relâche le troupeau que votre main pastorale a conduit.

A Dieu Père soit la gloire, et à son unique Fils, avec l'Esprit Paraclet, maintenant et par tous les siècles. Amen.

Dieu tout-puissant et éternel, qui avez donné le bienheureux Ambroise, Confesseur de votre nom, pour Docteur non seulement à cette Eglise de Milan, mais à toutes les Eglises répandues dans le monde; faites que la doctrine qu'il nous a enseignée par le souffle de l'Esprit-Saint, s'affermisse à jamais dans nos cœurs, et que celui-là même que nous aimons avec tendresse comme le Patron que vous nous avez donné, soit aussi notre défenseur en présence de votre miséricorde. Par Jésus- Christ notre Seigneur. Amen.

Tartari Lupum flagello submove ; Quem Pastor olim rexeris, Gregem tuere jugiter.

Deo Patri sit gloria, Ejusque soli Filio, Cum Spiritu Paraclito, Nunc et per omne saeculum. Amen.

jEterne omnipotens Deus, qui beatum Ambrosium , tui nominis Confessorem. non solum huic Ecclesiae, sed omnibus per mundum diffusis Ecclesiis Doctorem dedisti ; prassta ut, quod ille divino afflatus Spiritu docuit, nostris jugi • ter stabiliatur in cordibus, et quem Patronum, te donante, amplectimur, eum apud tuam misericordiam defensorem habeamus. Per Christum Dominum nostrum. A- men.

La Liturgie Mozarabe n'a rien de propre sur saint Ambroise. Les Grecs, au contraire, honorent la mémoire du grand Evèque de Milan par des Hymnes remplies des plus magnifiques éloges. Nous leur empruntous les strophes principales.

DR-EFECTur.e thronum 1 exornans virtute duplici, divina inspirationé hiérarchise thronum utiliter implevisti : ideo fidelis œconomus principatus in utroque factus. dupiicem coronam hxreditasti.

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