L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 124)
Il portait en lui-même un trésor inépuisable, lui qui transforma des branches d'arbres en or, des cailloux en diamants.
Le Christ son ami, entouré de ses disciples, vient l'inviter au festin éternel.
Il remonte vivant du sépulcre où il était descendu, pour s'asseoir à la table des cieux.
Le peuple en rend témoignage ; tes yeux peuvent le constater ; une manne céleste remplit son tombeau : mets divin qui rappelle le festir du Christ.
Comme Evangéliste, l'aifle est son symbole ; car il xe le soleil, lorsqu'il contemple le Verbe Principe dans son Père Principe.
Par ses écrits, est éclairée et fortifiée l'Eglise qui est une.
Saive, salvi vas pudoris, Vas cœlestis plénum roris, Mundum intus, clarum foris, Nobile per omnia !
Le beau Cantique qui suit est tiré des anciens Missels des Eglises d'Allemagne :
Salut, ô vase de chasteté, vase plein de la rosée céleste, pur au dedans, resplendissant au dehors, auguste en toutes choses 1
Fais-nous suivre la voie de la sainteté; fais que, par la pureté de nos âmes, nous méritions de contempler un jour l'Unité dans la Trinité.
venu du ciel . Jean l'a vu, il l'a touché, il l'a dévoilé jusque dans le ciel.
Verbum Dei, Deo natum, Quod nec factum nec creatum, Venit de cœlestibus : Hoc vidit, hoc attrectavit, Hoc de cœlo reseravit Johannes hominibus.
Johannes exiliit, Toti mundo propinare Nectar illud salutare Quod de throno prodiit.
Ccelum transit, veri rotam Solis ibi vidit, totam Mentis figens aciem : Speculator spiritalis Quasi Seraphim sub alis Dei videt faciem.
Audiit in gyro sedis Quid psallant cum citharœdis Quater seni proceres : De sigillo Trinitatis Nostras nummo civitatis Impressit characteres.
Iste custos Virginis Arcanum originis Divina; mvsterium, Scribens Êvangelium, Muiido demonstravit : Cordis cui sacrarium Suum Christus lilium. Filio tonitrui Sub amoris mutui Pace commendavit.
Haurit virus hic lethale, Ubi corpus virginale Virtus servat fidei : Pœna stupet quod in
fontaine de vérité, il a jailli ; il a versé au monde entier ce nectar salutaire qui coule du trône de Dieu.
Il franchit le ciel, il contemple le disque du vrai soleil ; il y fixe toute l'ardeur du regard de son âme ; contemplateur spirituel, comme le Séraphin sous ses ailes, il voit la face de Dieu.
Il a entendu autour du trône ce que les vingt-quatre vieillards chantent sur leurs harpes ; il a empreint du sceau de la Trinité l'or de notre cité terrestre.
Gardien de la Vierge, en écrivant son Evangile, il a fait connaître au monde le mystère secret de la diviae naissance. Après l'avoir fait reposer sur le sanctuaire de soa cœur, le Christ lui recommande, à lui fils du tonnerre, Marie, son lis sans tache, avec la confiance du mutuel amour qui les unissait.
On lui fait boire un poison mortel ; mais la vertu de la foi préserve son corps virginal ; le supplice même s'étonne que Jean sorte sans atteinte de l'épreuve de l'huile brûlante.
Il commande à la nature : il change les pierres en joyaux précieux ; par ses ordres le rameau de la forêt se durcit et devient or
Il ouvre les enfers, il commande à la mort de rendre ceux que le poison avait fait périr : il confond d'Ebion, de Cérinthe, de Marcion, les perfides aboiements.
Aigle, il -\ole sans limite, plus haut que jamais ne volèrent ni poète, ni prophète ; jamais homme ne vit avec tant de clarté le mystère des choses accomplies, le secret des choses à venir.
L'Epoux , couvert de la robe de pourpre, vu par les hommes, mais non compris, remonte au ciel, son palais ; il envoie à l'Epouse l'aigle d'Ezéchiel, pour lui apprendre le mystère des cieux.
O bien-aimé ! parle de ton bien-aimé ! Dis à l'Epouse quel est l'Epoux : dis quelle est la nourriture des Anges, quelles sont les fêtes des habitants des cieux, en la présence de l'Epoux.
Hic naturis imperat Ut et saxa transférât In decus gemmarum : Quo jubente riguit. Auri fulvum induit Virgula silvarum.
Hic infernum reserat, Morti jubet, référât Quos venenum stravit : Obstruit quod Ebion, Cerinthus et Marcion Perfide latravit.
Volât avis sine meta Quo nec vates, nec Propheta Evolavit altius: Tam implenda, quam