L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 181)
Non sunt mihi gazae regum, nec divitiae unquam mihi obvenerunt ; domus en paupercula est, et vacuum domicilium : cur ergo filium meum Regem praedicatis ?
Gazae magnx est filius tuus, et divitiae, qua; omnes ditare valent : gazs namque regum deficiuat ;
ceau, dans la maison d'une mère pauvre ; prosternés, ils l'adorèrent d'un cœur joyeux, et lui offrirent leurs présents.
Marie leur dit : — Pour qui ces présents ? dans quel but ? quel motif vous a apfielés de votre région, vous a ait venir vers cet enfant avec vos trésors ?
Ils répondirent : — Votre fils est Roi ; il réunit tous les diadèmes , car il est Roi universel ; son royaume est plus grand que le monde, et tout cède à son empire.
— Comment serait-il possible qu'une femme pauvre eût enfanté un Roi ? Je suis humble et manquant de toutes choses ; comment seraisje la mère d'un Prince ?
— Vous seule cependant avez l'honneur d'avoir mis au jour le grand Roi ; par vous la pauvreté est glorifiée, et toutes les couronnes sont soumises à votre fils.
— Les trésors des rois ne sont point pour moi ; jamais les richesses n'ont été mon partage. Cette demeure est ce qu'il y a de plus pauvre ; cette retraite est dénuée de tout : pourquoi donc ditesvous que mon fils est un Roi .■*
— Votre fils est lui-même un grand trésor : ses richesses suffisent à enrichir tous les hommes. Les trésors des
rois s'épuisent : lui ne saurait ni s'épuiser, ni se mesurer.
— Ce Roi qui vous est né est peut-être un autre que cet enfant : examinez celuici ; ce n'est que le fils d'une pauvre mère qui ne saurait même être admise en présence d'un Roi.
— La lumière, quand elle descend du ciel, pourraitelle donc s'égarer dans sa route ? Les ténèbres ne nous ont ni appelés ni conduits ici ; c*est à la lumière que nous avons marché. Votre fils est Roi.
— Vous n'avez devant vous qu'un enfant muet, que la maison nue et dépouillée de sa mère ; aucune trace de royauté n'y apparaît : comment pourrait être Roi l'habitant d'un tel séjour ?
— Oui. nous le voyons dans som silence et dans son repos ; il est pauvre, comme vous l'avez dit, mais il est Roi. N'avons-nous pas vu les astres du ciel s'ébranler à son commandement, afin d'annonceh sa naissance ?
— Il n'y a ici qu'un petit enfant : vous le voyez ; il n'y a ici ni trône ni diadème royal ; qu'apercevez-vous donc qui vous engage à l'honorer de vos trésors comme un Roi ?
Ne alius forte sit vester Rex, qui natus est, hune perquirite ; etenim hic pauperculae est filius, quas Regem vel videre nequit.
fiotest, ut aberret viam umen. quando immittitur ? Siquidem non tenebras nos vocarunt et adduxerunt : sed in lumine ambulavimus, et filius tuus Rex est.
Ecce videtis infantem silentem, et matris domum inanem, et vacuam, nullumque in ea Régis apparerevestigium ; quomodo ergo ejusmodi incolans domum Rex est ? Ecce sane videmus illum silentem, et quietum ; sed Regem, etsi pauperem. ut dixisti : at videmus etiam eum suo commovere imperio astra cœli, ut prasnuntient ortum ejus.
Parvulus est infans, et Qccs, Ut cernitis, nec diadema regium habet, nec thronum : quid ergo videtis ut honoretis eum thesauris vestris, ut Regem
Parvulus est, quia ipse voluit, et diliget man&uei(j4 Le Tcmp
jusqu'au )our où il se manierit terapus, cum incurfestera ; mais il viendra un
paupertate suae jacet made sa mère : comment pouveztris ; et Rex a vobis quovous l'appeler Roi ?
cette gracieuse Séquence des Eglises d'Angleterre, au moyen âge
.Tu enfantes le Fils de Dieu, Et tu demeures vierge Après l'enfantement.
Par une merveille, Sans le secours de l'homnie, Tu deviens féconde ;
Du grand Roi, De la vraie lumière L'enfantement fait ta gloire.
La branche, la fleur, Le buisson, la rosée. Prophétisent ta virginité ;
Et aussi la toison Humide de rosée. Digne Mère du Seigneur.
Vierge , tu produis un Fils, Etoile, un Soleil, A jamais sans égale.
Tu es l'espoir et le refuge Des pauvres âmes tombées. Le remède des péchés. Le salut des pénitents.