L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 185)
— Un Ange m'a apparu, au jour où je conçus cet Enfant ; il me dit, comme à vous, que mon Fils est Roi, que son diadème est d'en haut, et qu'il est indestructible.
— L^Ange dont vous parlez, o Vierge, est le même qui nous a apparu sous la forme d'une étoile ; c'est de lui que nous savons que votre Fils est plus grand que les astres, et qu'il les surpasse en splendeur.
— Je vous déclare un autre mystère, pour confirmer votre foi : sachez donc que, demeurant vierge, j'ai enfanté un fils, le Fils de Dieu ; allez, et annoncez sa gloire.
Scribae et sacerdotes Hierusalem, qui sanguinem subdole effundere soient, excitabunt forte lethale litigium adver-. sum me, et adversum puerum : Magi, quaeso, silete.
Scribae et sacerdotes nequaquam valebunt sua invidia Filio tuo nocere; etper ipsum solvetur eorum sacerdotium, et solemnitates eorum cessabunt.
Angélus apparuit mihi, quando concepi puerum ; quod Rex sit Filius meus, et quod ab alto sit ejus diadema, et non solvetur, ipse quoque explicavit mihi ut et vobis.
Angélus igitur, quem dicis, ipse venit sub specie sideris et apparuit nobis , atque annuntiavit quod Puer major sit et splendidior stellis.
Coram vobis ecce aperio aliud arcanum, ut confirmemini : scilicet virgo peperl filium, Filiumque Dei ; euntes praedicate ipsum.
Stella, nativitatem ejus extra ordinem esse na-' tura, et super omnia esse Filium tuum, eumdemÏue etiatn Filium esse lei.
Pacem referte in terram vestram ; pax gliscat in finibus vestris ; veraces veritatis nuntii habeamini in toto itinere vestro.
Pax Filii tui nos reducat incolumes in regionem nostram, ut duxit ; et cum imperium ejus mundo manifestabitur. invisat terram nostram et benedicat illi.
Gaudeat Persis vestro nuntio, exsultet Assyria vestro reditu ; et quando regnum Filii mei manifestabitur, in regione vestra suum coUocabit vexillum.
instruits ; par elle nous savions que la naissance de votre Fils était supérieure à toute chose, et qu'il est le Fils même de Dieu.
— Rapportez la paix en votre contrée ; que la paix s'étende sur tous vos royaumes ; soyez les fidèles messagers de la vérité sur 'toute votre route.
— Que la paix de votre Fils nous ramène sains et saufs dans notre région, comme elle nous a conduits ici ; et quand son empire sera manifesté au monde, qu'il visite notre terre, et qu'il la bénisse.
— Que la Perse se réjouisse à la nouvelle que vous apportez ; que l'Assyrie tressaille à votre retour ; quand le royaume de mon Fils apparaîtra, lui-même il placera son étendard au milieu de votre contrée.
Chantons Marie, et oftrons à sa gloire ce cantique de l'Eglise Grecque, où respire la tendre piété de l'Hymnographe saint Joseph.
MOLESTISSIMIS passionum insultibus, quasi tempestatibus e.xagitatus, et peccatorum ictibus quasi fluctibus concussus, ad indefessam protectionem tuam confugio
AGITÉ et fatigué par les assauts de mes passions, comme par une tempête, battu par les flots de mes péchés, je me réfugie avec amour sous ton infatigable protection, Q Vierge digne de touti
louange ! Aie pitié dé moi et sauve-moi, ô toujours Vierge !
Celui qui est la pureté même te rencontra dans le vallon comme une rose odorante, ô immaculée ! il voulut habiter au milieu de toi, lui qui embaume le genre humain de ses suaves parfums.
Dirige les mouvements de mon âme, o très pure, selon les divins préceptes de celui qui s'est levé de ton sein avec splendeur ', par ton intercession, sauve-moi de la tempête des scandales de cette vie.
Vierge-mère, sans le secours de l'homme, tu as enfanté le Seigneur de tous, l'Emmanuel, et tu es demeurée Vierge après l'enfantement ; ne cesse de supplier ton Fils de délivrer de l'incursion de leurs ennemis ceux qui se réfugient sous ta .protection.
Tu as revêtu d'un corps, ô très chaste, et possédé dans tes entrailles le Verbe égal à son Père en œuvres et en majesté, qui, pour son ineff ab le miséricorde, a daigne prendre toute notre nature.
Nous louons, ô bénie ! ton Fils, par qui nous sommes rachetés de la damnation éternelle ; nous te proclamons
cum affectu, o puella omni laude dighissima : miserere mei, et salva me, o Virgo perpétua.
Cum te tamquam rosam redolentem parus ille in convallibus reperisset, o inviolata ; in medio tui habitavit, humanum genus suavissimo replens odore.
Dirige motus animae mea?, opurissima. ad divina illius praecepta qui ex utero tuo coruscavit, atque a tempestate scandalorum hujus vitae eripe me intercessionibus tuis.
Omnium Dominurri Emmanuel sine viri opéra peperisti. manens \ irgo post partum. o Virgo mater. Eumdem incessanter exora ut ab hostium invasionibus liberentur illi qui ccnfugiunt sub protectionem tuam.
Verbum quod aequale est in operatione et in throno Genitori suo, ex visceribus tuis corporasti, o casta ; atque inde propter ineffabilem misericordiam suam, totam naturam nostram assumpsit.