L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 187)
cob,homoque consurgens ex Israël : et in novo sidère ostenderis Deus, et in praesepio positus Deus et homo, unus crederis Christus ; propter magnam misericordiam tuam, visionis tuœ noh'is proroga gratiam : appareat in nobis lucis tuas radiabile signum, quod expellat omnes tenebras vitiorum : ut, qui visionis tuae desiderio anhelamus, visionis tuae praemio consolemur. Amen.
Seigneur, le ciel étincelant brille de l'éclat serein de votre étoile, la terre réfléchit sa douce splendeur , en ce jour t)ù, du haut de votre habitation sainte, vous avez daigné apparaître à la terre ; guérissez donc la tristesse de nos cœurs, car vous êtes venu racheter toutes choses; donnez à nos yeux cette lumière par laquelle, devenus purs, nous mériterons de vous voir à jamais, afin que nous, qui annonçons dans les nations la joyeuse allégresse de votre Apparition, nous soyons appelés à nous réjouir avec vous au sein de votre félicité infinie. Amen.
Nous prenons cette Prose dans les ancien? Missels des Eglises d'Allemagne.
Fulget, Domine, coelum rutilum serenitate astrorum, terraque ipsa refulgenti lumine serenatur, quia apparere dignatus es mundo de habitaculo sancto tuo ; sana ergo cordis nostri mœstitiam, quia ad hoc venisti ut redimas universa : iUudque nostris oculis lumen attribue, quo te purificati semper mereamur aspicere : ut qui Apparitionis tuae gaudia laetabunda nuntiamus in gentibus, infinita te.- cum lœtitia gaudeamus. Amen.
NATO nobis Salvatore Celebremus cum honore Diem natalitium.
Nobis datus, nobis natus, Et nobiscum conversatus, Lux et salus gentium.
Eva prius interemit ; Sed Salvatornos redemit Garnis suae mérite.
Prima parens nobis luctum, Sed Maria vitae fructum Protulil cum gaudio.
Négligentes non neglexit, Sed ex alto nos prospexit Pater mittens Filium.
LE Sauveur nous est né , célébrons avec honneur le jour de sa Naissance.
A nous il a été donné, pour nous il est né, avec nous il a conversé, lumière et salut des Gentils.
Eve nous donna la mort , mais le Sauveur nous a rachetés en daignant prendre notre chair.
La première mère fut le principe de nos tristesses ; Marie nous donne, avec l'allégresse, le fruit de la vie.
Le Père n'a point délaissé ceux qui s'éloignaient de lui, du haut du ciel, il "nous a regardés, et nous a envoyé son Fils.
Ce Fils présent au monde, mais caché, a paru à la lumière, semblable à l'Epoux qui sort de son sanctuaire.
Géant agile, géant plein de force, géant vainqueur de la mort, armé de puissance.
O Jésus ! notre salut, notre remède,' notre paix, et notre gloire,
Pour cette condescendance qui vous porte à racheter vos esclaves, que toute créature célèbre vos louanges. Amen.
Jesu, nostra salutaris Medicina, singularis Nostra pax et gloria ;
Quia servis redimendis Tam décerner condescendis. Te collaudant omnia. Amen.
Ce beau chant à la gloire de l'Enfant Jésus appartient à saint Ephrem, le chantre sublime de l'Eglise Syrienne.
LES filles juives, accoutumées jusqu'alors à répéter les Thrènes de Jérémie sur le mode lugubre de leurs Ecritures sacrées, aujourd'hui pleines de l'Esprit divin, éclatent en hymnes d'allégresse :
« Que du fond des demeures souterraines. Eve élève ses regards pour voir ce jour où l'un de ses fils, l'auteur de la vie. descend pour la réveiller du sommeil de la mort, elle l'aïeule de sa mère. L'adorable enfant a brisé la tête du serpent, dont les poisons causèrent la mort de cette mère des humain^.
HebrjEjE virgines assuetcB alias Jéremias Threnos recantare. pro lugubri suarum Scripturarum carminé, indidem acceptes Icetitiœ byranos hujusmodi refuderunt, Spiritu ipsarum ora movente :
Lasta jam nunc oculos ab inferis attollat Eva hune visura diem, in quo ipsius nepos vitae auctor descendit extinctam Matris suae genitricem excitaturus. Adorandus puer caput serpentis contudit, cu]us illa olim infecta veneno periit.
A cunis decori Isaac, Sara mater tuam specuLe Temps de Noël.
labatur infantiam, teque* illo adumbratum suo mulcebat cantu ; relegensque infantiae tuae mysteria in eo puero expressa : Euge, fili, votorum fructus meorum , cantabat , jam nunc video in te, qui latet in te Dominum, omnium piorum vota precesque suscipiens, et ratas efficiens.
Nazaraîus Samson juvenis fortissimus tuae fortitudinis umbra fuit ; leonem laceravit, mortis quam concidisti typum : rupisti scilicet mortem , vitamque ex ejus amarissimo ventre exclusisti, cujus usura nobis futura erat jucundissima.
Anna pariter te in Samuele figurarum,suo non semel pectori oppressit : tum primum , quando tuam praesensit justissimam severitatem ab illo repraesentatam eo die, quo regem Agag in frusta dissectum occidit, expressam diaboli imaginera; tum iterum, quando tuam contemplabatur clementiam ab eodem velut rudiore manu descriptam,eo tempore quo Saulis ruinam piis et veris lacrymis lugere non destitit.'
Christ ! dans le berceau de son fils ; célébrant les mystères de votre enfance, exprimés dans cet enfant, elle songeait à vous quand elle l'endormait par la douceur de ses chants : « Fruit de mes « désirs, ô mon Fils ! chan« tait-elle, je vois le Seigneur « qui en toi est voilé, lui qui « reçoit les vœux et les « prières de tous les cœurs « pieux, et qui daigne les « exaucer. »