L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 215)
Et quand tu auras réuni au Roi des cieux ses membres qui en sont encore séparés, soit gloire à la Trinité, à jamais, dans tous les siècles. Amen.
balustrade de la Confession de saint Pierre, dans la Basilique Vaticane, pour l'usage des pèlerins.
SAINT Apôtre, porte-clefs des cieux, secourez-nous par vos prières, rendez-nous accessibles les portes des palais célestes.
Vous avez lavé votre péché dans les larmes abondantes de la pénitence ; obtenez que nous aussi lavions nos crimes par des pleurs continuels.
Un Ange vint délier vos chaînes ; vous, daignez nous arracher aux liens criminels qui nous captivent.
O pierre solide de l'Eglise, colonne qui ne peut fléchir ! donnez-nous force et constance ; que l'erreur en nous ne renverse pas la foi.
Protégez Rome que vous avez jadis consacrée par votre sang ; sauvez les nations qui se confient en vous.
Soyez le défenseur de la société des fidèles qui vous honorent ; que la contagion ne vienne pas lui nuire, ni la discorde la diviser.
Détruisez les artifices que l'ancien ennemi a dressés contre nous, comprimez sa
OSANCTE cœli claviger, 1 u nos precando subleva, Tu redde nobis pervia Aulae supernae limina.
Ut ipse multis pœnitens Culpam rigasti lacrymis, Sic nostra toUi poscimus Fletu perenni crimina.
Sicut fuisti ab Angelo Tuis solutus vinculis : Tu nos iniquis exue Tôt implicatos nexibus.
Romam tuo qui sanguine Olim sacrasti, protège ; In teque confidentibus Praesta salutem gentibus.
te colunt, fidelium, e laesa sit contagiis, Ne scissa sit discordiis.
Contra furentis impetus In morte vires suffice. Ut et supremo vincere Possimus in certamine.
Contre ses assauts furieux, donnez-nous des forces au moment de la mort, afin que, dans ce combat suprême, nous puissions demeurer victorieux.
Saluons enfin le Prince des Apôtres par ces solennelles paroles de l'Eglise Romaine, dans rOffice d'aujourd'hui.
pastor ovium, princeps Apostolorum : tibi tradidit Deus omnia régna mundi ; * Et ideo tibi traditae sunt claves regni cœlorum. j^. Quodcumque ligaveris super terram, erit ligatum et in coelis ; et quodcumque solyeris super terram. erit solucum et in cœlis. * Et ideo tibi traditae sunt claves regni cœlorum.
Deus, qui beato Petro Apostolo tuo, collatis clavibus regni cœlcstis, ligandi atque solvendi pontificium tradidisti : concède ut intercessionis ejus auxilio. a peccatorum nostrorum nexibus
a T^ U es le pasteur des ^' 1 brebis, ô Prince des Apôtres ! Dieu t'a donné tous les royaumes du monde ; ' C'est pourquoi les clefs du rovaume des cieux t'ont été données, j^. Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre, sera délié dans les cieux. * C'est pourquoi les clefs du royaume des cieux t'ont été données.
O Dieu, qui en donnant au bienheureux Pierre, votre Apôtre, les clefs du royaume céleste, lui avez donné l'autorité pontificale de lier et de délier ; faites, par le secours de son intercession, que nous soyons délivrés des liens de
nos péchés ; vous qui vivez et régnez dans les siècles. Amen.
Et pour nous conformer à la tradition de la même Eglise Romaine, qui ne célèbre jamais une fête de saint Pierre sans y faire mémoire de saint Paul, lequel, pour accroître la gloire de l'Eglise Mère et Maîtresse, est venu lui apporter le tribut de son Apostolat, de sa doctrine et de son martyre, chantons en l'honneur de l'Apôtre des Gentils :
O Dieu, qui avez instruit la multitude des nations par la prédication du bienheureux Apôtre Paul ; faites, s'il vous plaît, que nous, qui honorons sa mémoire, nous ressentions les effets de sa protection. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
"^^^^ O Apostole, praedicator veritatis, et doctor gentium, intercède pro nobis ad Deum, qui te elegit.
Deus, qui multitudinem gentium beati Pauli Apostoli praedicatione docuisti : da nobis quaesumus ; ut cujus commemorationemcolimus, ejus apud te patrocinia sentiamus. Per Christum Dominum nostrum.
Nous sommes donc établis sur Jésus-Christ dans notre foi et dans nos espérances, 6 Prince des Apôtres, puisque nous sommes établis sur vous qui êtes la Pierre qu'il a posée. Nous sommes donc les brebis du trou3j2 Le Temps de Noêr.
Eeau de Jésus-Christ, puisque nous vous oéissons comme à notre pasteur. En vous suivant, ô Pierre, nous sommes donc assurés d'entrer dans le Royaume des cieux, puisque vous en tenez les clefs. Quand nous nous glorifions d'être vos membres, 6 notre Chef, nous pouvons donc nous regarder comme les membres de Jésus-Christ même ; car le Chef invisible de l'Eglise ne reconnaît point d'autres membres que ceux du Chef visible qu'il a établi. De même, quand nous gardons la foi du Pontife Romain, quand nous obéissons à ses ordres, c'est votre foi, 6 Pierre, que nous professons, ce sont vos commandements que nous suivons ; car si le Christ enseigne et régit en vous, vous enseignez et régissez dans le Pontife Romain.
Grâces soient donc rendues à l'Emmanuel qui n'a pas voulu nous laisser orphelins, mais qui, avant de retourner dans les cieux, a daigné nous assurer, jusqu'à la consommation des siècles, un Père et un Pasteur. La veille de sa Passion, voulant nous aimer jusqu'à la fin. il nous laissa son corps pour nourriture et son sang pour breuvage. Après sa glorieuse Résurrection, au moment de monter à la droite de son Père, ses Apôtres étant réunis autour de lui, il constitua son Eglise comme une immense bergerie, et il dit à Pierre : Pais mes brebis^ pais mes agneaux. Par ce moyen, ô Christ, vous assuriez la perpétuité de cette Eglise ; vous établissiez dans son sein l'unité, oui seule pouvait la conserver et la défendre des ennemis du dehors et du dedans. Gloire à vous, architecte divin, qui avez bâti sur la
Pierre ferme votre édifice immortel ! Les vents ont soufflé, les tempêtes se sont déchaînées, les flots ont battu avec rage ; mais la maison est demeurée debout, parce qu'elle était assise sur le roc. (Matth. vu, 25.)