L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 253)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 2-3, éd. 1911 (OCR) · 267 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

DIFFUSA est gratia in labiis tuis ; propterea benedixit te Deus in aeternum, et in saeculum saeculi.

LA grâce est répandue sur vos lèvres ; c'est pourquoi Dieu vous a bénie pour l'éternité, et pour les siècles des siècles.

yxAUDI, Domine, pre- 1 C xaucez nos prières, Sei« ces nostras : et ut | A-- gneur ; et afin que les

dons que nous offrons soient dignes des regards de votre Majesté, accordez-nous le secours de votre miséricorde. Par Jésus-Christ notre Seigneur.

digna sint munera , quae oculis tuaï Majestatis ofîerimus, subsidium nobis tuaspietatis impende. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

En distribuant le Pain de vie, le fruit de Bethléhem qui a été présenté sur l'autel, et a racheté toutes nos iniquités, la sainte Eglise rappelle encore aux fidèles les sentiments du pieux vieillard. Mais, dans le Mystère d'amour, nous ne recevons pas seulement entre nos bras, comme Siméon, celui qui est la consolation d'Israël ; c'est notre cœur même qu'il visite, et dans lequel il vient prendre son habitation.

RESPONSUMaccepit Siméon aSpiritu Sancto, non visurum se mortem, nisi videret Christum Domini.

IL avait été révélé à Siméon par le Saint-Esprit, qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur.

Demandons avec l'Eglise, dans la Postcommunion , que le remède céleste de notre régénération ne produise pas seulement un secours passager dans nos âmes, mais que, par notre fidélité, ses fruits s'étendent jusqu'à la vie éternelle.

Nous vous supplions, Seigneur notre Dieu, de faire que ces saints et sacrés Mystères que vous nous avez donnés pour notre défense et notre régénération, nous

OU ^ S u M u s Domine Deus noster : ut sacrosancta mystcria,quae pro reparationis nostrae munimine contulisti, intercedente beata Maria

semper Virgine, et praesensnobis reraedium esse facias et futurum. Per Christum Dominum nostrum. Amed.

soient, par rinterccssion de la bienheureuse Marie toujours Vierge, un remède salutaire pour le présent et pour l'avenir. Par JésusChrist notre Seigneur. Amen.

L'Hymne et les trois Psaumes dont se compose l'Office de Sexte se trouvent cidessus, pages 57-62.

IMEON, prenant l'Enfant dans ses bras, rendit grâces et bénit le Seigneur.

F CE veniet, dicit Dominus exercituum : et quis poterit cogitare diem adventus ejus, et quis stabit ad videndum eum ? Ipse enim quasi ignis conflans, et quasi herba fullonum.

f. Deus in medio ejus. non commovebitur. * Deus vultu suc. Gloria. Adjuvabit eam.

LE voici qui vient, dit le Seigneur des armées ; et qui pourra seulement penser au jour de son avènement ? Qui pourra en soutenir la vue ? car il sera comme le feu qui purifie les métaux, et comme 1 herbe dont se servent les foulons.

^. br. Il la soutiendra * De son regard divin. Il la soutiendra.

f. Dieu est au milieu d'elle ; elle ne sera point ébranlée. * De son regard divin. Gloire au Père. Il la soutiendra.

Pour conclure, on dit l'Oraison Omnipotens, ci-dessus, à la Messe, page 607.

L'Hymne et les trois Psaumes dont se compose l'Office de None se trouvent cidessus, pages 62-67.

t Jérusalem sera agréable au Seigneur, comme l'ont été les sacrifices des siècles passés et des années antiques, dit le Seigneur tout-puissant.

j^. Il l'a fait habiter dans son tabernacle, * Et l'a choisie d'avance. Gloire au Père. Dieu l'a élue.

Fplacebit Domino sacrificium Juda et Jérusalem, sicut dies saeculi, et sicut anni antiqui,dicit Dominusomnipotens.

j^. In tabernaculo suo habitare facit eam. * Et praeelegit eam. Gloria. Elegit.

Pour conclure, on dit l'Oraison OmnipotenSj ci-dessus, à la Messe, page 607.

Les secondes Vêpres de la solennité se composent des Psaumes employés dans l'Office de la Sainte Vierge ; et on les chante sur des Antiennes tirées de l'Evangile. Nous avons déjà exposé ailleurs l'intention de l'Eglise, en appliquant à Marie les cinq Psaumes qui reparaissent dans toutes ses fêtes. L'Hymne est la même qu'aux premières Vêpres, VAve maris Stella, toujours chère à la piété des peuples, et douce au cœur de notre grande Reine. Nous chanterons le Magnificat, en union avec les sentiments dont elle était remplie, quand elle le chanta elle-même , par l'inspiration de l'EspritSaint.

tus et timoratus expectabat redemptionera Israël, et Spiritus Sanctus erat in

I Ant C liiÉON. juste et I. ANT.^ craignant Dieu, attendait la Rédeniption d'Israël, et l'Esprit-Saint était en lui.

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