L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 256)
Vous êtes. Seigneur, le salut, et le salut est à vous ; nous nous réjouissons de nous le voir octroyer; daignez nous le donner jusqu'à la fin ; répandez, s'il vous plaît, votre bénédiction sur votre peuple, afin que la malédiction de la peine disparaisse, et que la justice fructifie en nous abondammnent. Amen.
Tu es, Domine, salus, et tua est salus : hanç gaudemus in nobis largitam; hanc etiam usque in finem a te petimus largiendam : effunde, quaesumus, super populum tuum benedictionem
tuam : ut privetur maledictio pœnae, et ditescat in nobis fructus justitiae. Amen.
Beatam, Domine, illam justi tui Simeonis vocem fac in nobis pari diligentia personare : ut quia vidimus et credimus Salutare tuum ; in pace, cum jusseris, dimittamur : non quo a te dimissos fines vitae accipiamus ; sed, per te absolutos a debito, in fine pacem sempiternam possideamus. Amen.
Faites retentir en nous^ Seigneur, l'heureuse voix du juste Siméon, nous donnant une piété semblable à la sienne, en sorte que nous aussi qui avons vu votra Salut, et <jui avons cru en lui, nous allions en paix, quand vous l'ordonnerez ; que nous ne soyons point renvoyés par vous à la fin de notre vie ; mais plutôt que nous possédions, absous par vous de nos dettes, la paix éternelle à jamais. Amen.
Vidimus gloriam tuam, Domine, gloriam quasi Unigeniti a Pâtre, Unigenitum deitate, primogenitum munere : illic unicum Patris, hic praecipuum inter fratres : ibi cum Pâtre unum, hic in fratribus primum : illic aequaliter subsistentem, et in sinu Patris manentem, hic socios non derelinquentem ; largire ergo tuo fieri participes regno, quibus es propitiatus in mundo : quibusque advenisti
Nous avons vu. Seigneur, votre gloire comme celle du Fils unique du Père, Fils unique en divinité, premierné en grâce : au ciel Fils unique du Père, sur la terre le principal entre ses frères; au ciel une même substance avec le Père, sur la terre le premier de ses frères ; au ciel égal en nature et habitant au sein du Père, sur la terre n'abandonnant point ceux auxquels il s'est fait semblable. Rendez donc participants de votre royaume ceux dont vous avez été la propitiation en ce monde ; et soyez, au siècle à venir, le rémunérateur de ceux vers lesquels vous êtes venu d'abord comme rédempteur. Amen.
O Dieu, qui, pour la purification des mères, avez commandé qu'on vous offrît deux tourterelles ou deux petits de colombes, préparez-nous
pour être une hostie vivante, vous qui vous êtes fait notre hostie ; vous qui êtes venu accomplir la Loi, et non la détruire, daignez développer en nous, dans toute sa richesse, la grâce de l'Evangile. Amen.
Deus, qui in expiatione parientium , par turturum, vel duos pullos tibi offerri praecipis columbarum ; in vivam nos praepara hostiam, qui pro nobis ipse factus es hostia : ut, qui legem implerevenisti, non solvere, in nobis Evangelii gratiam digneris opulentius propagare. Amen.
L'antiquité liturgique a produit peu d'Hymnes sur la Purification de la Sainte Vierge. Nous donnerons la suivante, qui ne mangue pas de grandeur, et qui est de saint Paulin, Patriarche d'Aquilée.
LE quarantième jour de la jeune Mère étant arrivé, selon la Loi du Seigneur, Marie, cette Vierge, présenta au temple, sur ses bras sacrés, le saint Enfant Jésus, Fils unique de la majesté du Père.
L'heureuse Mère portait sur ses chastes épaules un Dieu couvert du voile de la chair; ses lèvres avaient
Mater beata carnis sub velamine Deum ferebat humeris castissimis,
Hic namque dudum responsum susceperat, Sancto docente Spiritu,
imprimé de doux baisers sur le visage de ce Dieu, homme véritable, par l'ordre duquel tout fut créé.
Les parents portèrent deux blanches et tendres colombes, au plumage pur comme le lait ; ils offrirent pour lui au Temple deux tourterelles ; elles furent consumées dans un sacrifice, comme le prescrivait la Loi.
Un Prêtre de Dieu, homme humble et doux, était dans la ville, un vieillard vénérable, l'heureux Siméon ; rempli de l'Esprit-Saint aux influences célestes, il arrive dans la sainte Maison, poussé par un mouvement divin.
Car dès longtemps TEsprit-Saint lui avait répondu que la puissance de la mort ne viendrait pas le séparer de son corps qu'il n'eût vu, de son vivant, le Christ du Seigneur, envoyé par le Père du haut des cieux.
« Laissez maintenant, SeiDimitte tuum. Domi« gneur, aller en paix votre « serviteur ; car j'ai pu voir « de mes yeux le Sauveur
Gloria Patri Jesu magni nominis. Et tibi, Nate Patris unigenite, Deus, potestas, virtus
super aethera; Sancto per omne saeculum Paraclito Laus infinita, honor et
Gloire au Père de Jésus , dans sa majesté souveraine ; gloire à toi, Fils unique du Père. Dieu, puissance, vertu, plus haut que les cieux: au saint Paraclet louange infinie, honneur et jamais ! Amen.
Les Séquences pour la Purification sont aussi rares que les Hymnes dans les anciens livres liturgiques. Celle qui suit est de la composition de Notker, et elle est tirée de l'ancien Séquential de l'Abbaye de SaintGall.
CONCENTU parili hic te, Maria, veneratur populus, teque piis colit cordibus.
Generosi Abrahae tu filia veneranda, regia de Davidis stirpe genita.
Sanctissima corpore, castissima moribus, omniumque pulcherrima, Virgo virginum.
Laetare Mater et Virgo nobilis, Gabrielis Archangelico qu.TS oraculo credula, genuisti clausa filium.
In cujus sacratissimo sanguine emundatur universitas perditissimi generis, ut promisit Deus Abrahae.
LE peuple n'a qu'une voix pour te célébrer, ô Marie ! Tous ces cœurs pieux te vénèrent.