L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 263)
On ajoute les Collectes particulières au Temps de Noël, en l'honneur de la Sainte Vierge, contre les persécuteurs de l'Eglise, ou pour le Pape, ci-dessus, page 641.
Lecture de l'Epître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Corinthiens. I. Chap. ix.
MES Frères, ne savez-vous pas que quand on court dans la lice, tous courent, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous le remportiez. Or, tout athlète garde en toutes choses la tempérance; et ils ne le font que pour gagner une couronne corruptible ; la nôtre au contraire sera incorruptible. Pour moi, je cours, ma is non pas comme au hasard ; je combats, mais non pas en donnant des coups en l'air; je châtie mon corps et je le réduis en servitude : de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne devienne
Lectio Epistolae beati Pauli Apostoli ad Corinthios. I. Cap. ix.
FRATRES, Nescitisquod ii qui in stadio currunt, omnes quidem currunt, sed . unus accipit bravium ? Sic currite, ut comprehendatis. Omnis autem, qui in agone contendit, ab omnibus se abstinet : et illi quidem ut corruptibilem coronam accipiant, nos autem incorruptam. Ego igitur sic curro, non quasi in incertum : sic pugno, non quasi aerem verberans : sed castigo corpus meum et in servitutem redigo : ne forte cum aliis prœdicaverim, ipse reprobus
efficiar. Nolo enim vos ignorare. fratres. quoniam patres nostri omnes sub nube fuerunt, et omnes mare transierunt, et omnes in Moyse baptizati sunt, in nube et in mari : et omnes eamdem escam spiritalem manducaverunt, et omnes eumdem potum spiritalem biberunt (bibebant autem de spiritali, conséquente eos. petra; petra autem erat Christus) : sed non in pluribus eorum beneplacitum est Deo.
moi-même réprouvé. Je ne veux pas que vous ignoriez, mes Frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé la mer; qu'ils ont tous été baptisés sous la conduite de Moïse, dans la nuée et dans la mer; qu'ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle, et bu le même breuvage spirituel. Car ils buvaient de l'eau de la Pierre spirituelle qui les suivait ; et cette Pierre était Jésus-Christ. Mais cependant, sur un si grand nombre, il y en eut peu qui fussent agréables à Dieu.
ADJUTOR inoppostunitatibus. in tribulatione : sperent in te qui noverunt te, quoniam non derelinquis quserentes te, Domine.
f. Quoniam non in finem oblivio erit pauperis ; patientia pauperum non peribit in aeternum : exsurge. Domine, non praevaleat homo.
Vous êtes. Seigneur, notre appui dans le besoin et dans la tribulation : que ceux qui vous connaissent espèrent en vous ; car vous n'abandonnez pas ceux qui vous cherchent.
t- Le pauvre ne sera pas toujours en oubli ; les souffrances du pauvre ne seront pas perdues pour l'éternité : levez-vous, Seigneur, et que l'homme ne prévale pas.
De profundjs clamavi ad te, Domine : Domine, exaudi vocem meam.
f. Fiant aures tuae inDes profondeurs de l'abîme, j'ai crié vers vous, Seigneur! Seigneur, écoutez ma voix.
f. Seigneur! si vous considérez mes inic^uités : Seigneur ! qui soutiendra votre jugement ?
f. Mais la miséricorde est en vous : c'est pourquoi, à cause de votre parole, je vous ai attendu. Seigneur.
j^. Si iniquitatesobservaveris, Domine : Domine, quis sustinebit ?
j^. Quia apud te propitiatio est, et propter legem tuam sustinui te, Domine.
EN ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Etant demeuré d'accord avec eux d'un denier pour leur journée, il les envoya dans sa vigne. Et étant sorti sur la troisième heure, il en vit d'autres qui se tenaient sur la place sans rien faire, et il leur dit : Allez-vous-en aussi dans ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste. Et ils y allèrent. Il sortit encore sur la sixième et la neuvième heure, et il fit la même chose. Enfin étant sorti sur la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient là, et il leur dit : Pourquoi demeurez-vous ici tout le long du jour sans travailler?
rr illo tempore, dixit Jésus discipulis suis parabolam hauc : Simile est regnum cœlorum homini patrifamilias, qui exiit primo mane conducere operarios in vineam suam. Conventione autem facta cum operariis ex denario diurno, misit eos in vineam suam. Et egressus circa horam tertiam, vidit alios stantes in foro otiosos, et dixit illis : Ite et vos in vineam meam, et quod justum fuerit, dabo vobis. Illi autem abierunt. Iterum autem exiit circa sextam et nonam horam, et fecit similiter. Circa undecimam vero exiit; et invenit alios stantes, et dicit illis : Quid hic statis tota die otiosi ? Dicunt ei : Quia nemo nos
conduxit. Dicit illis : Ite et vos in vineam meam. Cum sero autem factum esset, dicit Dominus vineae procuratori suo : Voca operarios, et redde illis mercedem, incipiens a novissimis usque ad primos. Cum venissent ergo qui circa undecimam horam vénérant, acceperunt singulos denarios. Venientes autem et primi, arbitrati sunt quod plus essent accepturi : acceperunt autem et ipsi singulos denarios. Et accipientes murmurabant adversus patremfamilias, dicentes : Hi novissimi una hora fecerunt, et pares illos nobis fecisti qui portavimus pondus diei et jestus ? At ille respondens uni eorum, dixit : Amice, non facio tibi injuriam: nonne ex denario convenisti mecum ? Toile quod tuum est, et vade : volo autem et huic novissimo dare sicut et tibi. Aut non licet mihi quod volo facere ? An oculus tuus nequara est, quia ego bonus sura ? Sic erunt novissimi primi. et primi novissimi. Multi enim sunt vocati, pauci vero electi.
Et ils lui dirent : Parce que personne ne nous a loués. Il leur dit : Allez-vous-en aussi dans ma vigne. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et donne-leur le salaire, en commençant par les derniers et finissant par les premiers. Ceux donc qui n'étaient venus que vers la onzième heure, s'étant approchés, reçurent chacun un denier. Ceux qui étaient venus les premiers pensèrent qu'ils allaient recevoir davantage; mais ils ne reçurent que chacun un denier. Et en le recevant ils murmuraient contre le père de famille et disaient : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et vous leur avez donné autant qu'à nous, qui avons porte le poids du jour et de la chaleur. Mais il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne vous fais point de tort. N'êtes-vous pas convenu avec moi d'un denier? Prenez ce qui vous appartient, et vous en allez ; mais je veux donner à ce dernier autant qu'à vous. Est-ce qu'il ne m'est pas permis de faire ce que je veux ? Votre œil est-il mauvais, parce que je suis bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers, parce qu'il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
IL est bon de louer le Seigneur et de chanter votre nom, ô Très-Haut !
ONUM est confiteri lino, et psallere nomini tuo, Altissime.
EN recevant nos dons et nos prières, Seigneur, daignez nous purifier par vos célestes Mystères, et nous exaucer dans votre clémence. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
MUNERIBUS nostris, quaesumus Domine, precibusque susceptis : et cœlestibus nos munda mysteriis, et clementer exaudi. Per Christum D o m i n u m nostrum. Amen.
On ajoute les Secrètes particulières au Temps de Noël, en l'honneur de la Sainte Vierge, contre les persécuteurs de l'Eglise, ou pour 'le Pape, ci-dessus, page 646.
JETEZ un regard favorable sur votre serviteur, et sauvez-moi dans votre miséricorde, Seigneur 1 Que je ne sois pas confondu, puisque je vous ai invoqué.
ILLUMINA faciem tuam super servum tuum, et salvum me fac in tua misericordia : Domine, non confundar, quoniam invocavi te.
QUE vos fidèles, ô Dieu ! soient fortifiés par vos aons, afin qu'en les recevant, ils ne cessent pas de les rechercher, et qu'en les recherchant, ils les reçoivent pour l'éternité. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
FIDELES tui, Deus, per tua dona firmentur : ut eadem et percipiendo requirant, et quaerendo sine fine percipiant. Per Christum Dominum nostrum, Amen.