L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 264)
On ajoute les Postcommunions particulières au Temps de Noël, en l'honneur de la Sainte Vierge, contre les persécuteurs de l'Eglise, ou pour le Pape, ci-dessus, pages
Les Psaumes, le Capitule, l'Hymne et le Verset, ci-dessus, pages Ô8-77.
AvT Pi ixiT paterfa^^^- U milias operariis suis : Quid hic statis tota die otiosi ? At illi respondentes dixerunt : Quia nemo nos conduxit. Ite et vos in vineam meam : et quod justum fuerit, dabo vobis.
Preces populi tui , quaesumus Domine , clementer exaudi ; ut qui juste pro peccatis nostris affligimur, pro tui Nominis gloria misericorditer liberemur. Per ChristumDominum nostrum. Amen.
famille ses ouvriers : Pourquoi demeurezvous ici tout le long du jour sans travailler ? Et ils lui répondirent : Parce que personne ne nous a loués. — Alkz-vous-en aussi dans ma vigne ; et je vous donnerai ce qui sera juste.
Nous vous supplions, Seigneur, d'exaucer dans votre clémence les prières de votre peuple, afin que nous qui sommes justement affligés pour nos péchés, soyons miséricordieusement délivrés pour la gloire de votre Nom. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
LEVEZ-VOUS , Seigneur ; •pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, et ne nous rejetez pas pour jamais. Pourquoi détournez-vous de nous votre visage ? Pourquoi oubliez-vous notre pauvreté et notre misère ? Notre poitrine est collée contre terre : levez-vous , Seigneur ; assistez-nous et délivrez-nous.
Ps. O Dieu ! nous avons ouï de nos oreilles ; nos pères nous ont annoncé vos œuvres. Gloire au Père. Levezvous.
EXSURGE, quare obdormis, Domine ? Exsurge et ne repellas in finem ; quare faciem tuam avertis, oblivisceris tribulationem nostram ? Adhassit in terra venter noster : exsurge , Domine, adjuva nos, et libéra nos.
Ps. Deus, auribus nostris audivimus : patres nostri annuntiaverunt nobis. Gloria. Exsurge.
l^nous ne nous confions en aucune de nos œuvres, daignez nous accorder d'être protèges contre tous les maux par l'assistance du Docteur
DEUS , qui conspicis quia ex nulla nostra actione confidimus : concède propitius, ut contra adversa omnia, Doctoris gentium protectione mu()h4
niamur. Per Christum 1 des Gentils. Par Jésus-Christ D o m i n u m nostrum. notre Seigneur. Amen. Amen. I
On ajoute les Collectes particulières au Temps de Noël, en l'honneur de la Sainte Vierge , contre les persécuteurs de l'Eglise, ou pour le Pape, ci-dessus, page 641.
Lectio Epistolas beati Pauli Apostoli ad Corinthios. II. Cap. xi.
FRATRES, Libenter suffertis insipientes. cum sitis ipsi sapientes. Sustinetis enim si quis vos in servitutem redigit, si quis dévorât, si quis accipit , si quis extolliiur, si quis in faciem vos caedit. Secundum ignobilitatem dico, quasi nos infirrai fuerimus in hac parte. In quo quis audet (in insipientia dico), audeo et ego. Hebrasi sunt ? et ego. Israelitœ sunt ? et ego . Semen Abrahs sunt' et ego. Ministri Christi sunt ?(ut minus sapiens dico) plus ego : in laboribus plurimis, in carceribus abundantius, in plagi< supra modum. in mortibus fréquenter. A Judaeis quinquies quadragenas , una minus, accepi. Ter virgis caesus sum , semel lapidatus
Lecture de l'Epître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Corinthiens. II. Chap. xi.
MES Frères , étant sages comme vous êtes, vous supportez sans peine les imprudents, puisque vou« souffrez même qu'on vous réduise en servitude, qu'on vous dévore , qu'on vous pille, qu'on s'élève contre vous. qu'on vous frappe au visage. C'est à ma confusion que je rappelle ceci : puisque nous passons pour avoir été trop faibles dans des épreuves semblables. Cependant aucun d'eux (excusez mon imprudence) ne saurait se glorifier de rien que je ne le puisse aussi moimême. Sont-ils Hébreux ? je le suis aussi. Sont-ils enfants d'Israël ? je le suis aussi. Sont-ils de la race d'Abraham ? j'en suis aussi. Sont-ils ministres du Christ ? Au risque de passer encore pour imprudent, j'ose dire
?ue je le suis plus qu'eux, 'ai plus soutVert de travaux, plus enduré de prisons, plus
reçu de coups. Souvent je me suis vu près de la mort. J'ai reçu des Juifs, à cinq différentes fois, trente-neuf coups de fouet; j'ai été trois fois battu de verges, lapidé une fois ; j'ai fait naufrage trois fois ; j'ai
fiasse un jour et une nuit au ond de la mer. Fréquemment j'ai été. en péril dans les voyages ; en péril sur les fleuves ; en péril du côté des voleurs ; en péril de la part de ceu.x de ma nation ; en péril di la part des gentils ; en péril dans les villes ; en péril dans les solitudes ; en péril sur la mer ; en péril au milieu des faux frères. J'ai souffert toutes sortes de travaux et de fatigues, des veilles fréquentes , la faim, la soif, des jeûnes réitérés, le froid et la nudité. A ces maux extérieurs, ajoutez mes préoccupations quotidiennes, la sollicitude de toutes les Eglises. Qui est faible, sans que je me fasse faible avec lui ? Qui est scandalisé, sans que j'en sois brûlé ? Que s'il est permis de se glorifier, je me glorifierai de mes souffrances . Dieu , le Père de notre Seigneur JésusChrist, qui est béni dans tous les siècles, sait que je ne mens pas. A Damas, le gouverneur de la province pour le roi Arétas, faisait faire la garde dans la ville pour m'arrèter prisonnier ; on
sum, ter naufragium feci, nocte et die in profundo maris fui ; in itineribus S3epe,periculis fluminum, periculis latronum, periculis ex génère, periculis ex gentibus, periculis in civitate , periculis in solitudine , periculis in mari, periculis in falsis fratribus ; in labore et œrumna, in vigiliis multis, in famé et siti. injejuniis multis, in frigore et nuditate ; praeter illa, quae extrinsecus sunt, instantia mea ^quotidiana, sollicitude omnium Ecclesiarum. Quis infirmatur,et ego non infirmor ? Quis scandalizatur, et ego non uror ? Si gloriari oportet. quae infirmitatis meae sunt, gloriabor. Deus et Pater Domini nostri Jesu Christi, qui est benedictus in saecula, scit quod non mentior. Damasci prsepositus gentis Aretae régis, custodiebat civitatem Damascenorum , ut me comprehenderet ; et per fenestram in sporta dimissus sum per murum, et sic effugi manus ejus. Si gloriari oportet (non expedit quidem) ; veniam autem ad visiones et revelationes Domini. Scio hominem in Christo ante annos
quatuordecim (sive in corpore nescio , sive extra corpus nescio, Deus scit) raptum hujusraodi usque ad tertium ccelum. Et scio hujusmodi hominem (sive in corpore nescio, sive extra corpus nescio, Deus scit ), quoniam raptus est in paradisum, et audivit arcana verba quae non licet homini loqui. Pro hujusmodi gloriabor : pro me autem nihil gloriabor, nisi in infirmitatibus meis. Nam et si voluero gloriari, non ero insipiens; veritatem enim dicam : parco autem, ne quis me existimet supra id quod videt in me, aut aliquid audit ex me. Et ne magnitudo revelationum extoUat me, datas est mihi stimulus carnis meae, angélus Satanae, qui me colaphizet. Propter quod ter Dominum rogavi ut discederet a me : et dixit mihi : Sufficit tibi gratia mea ; nam virtus in infirmitate perficitur. Libenter igitur gloriabor in infirmitatibus meis , ut inhabitet in me virtus Christi.
me descendit par une fenêtre, le long de la muraille, dans une corbeille, et je m'échappai ainsi de ses mains. S'il faut se glorifier, quoique cela ne convienne pas, je viendrai maintenant aux visions et aux révélations du Seigneur. Je connais en Jésus-Christ un homme qui fut ravi, il y a quatorze ans ; si ce fut en son corps, ou hors de son corps, je n'en sais rien, Dieu le sait ; qui fut ravi, dis-je, jusqu'au troisième ciel. Et je sais que cet homme (si ce fut en son corps, ou hors de son corps, je ne sais. Dieu le sait); que cet homme, dis-je, fut ravi dans le paradis, et qu'il entendit des paroles mystérieuses qu'il n'est pas permis à un homme de rapporter. Je pourrais me glorifier en parlant d'un tel homme; mais pour moi, je ne veux me glorifier que dans mes infirmités. Ce ne serait pas imprudence à moi, si je voulais me glorifier, car je dirais la vérité ; mais je me retiens, de peur que quelqu'un ne m'estime au-dessus de ce
qu'il voit en moi, ou de ce qu'il entend de moi. Aussi, de peur que la grandeur des révélations ne me causât de l'orgueil, il m'a été donné un aiguillon dans ma chair, un ange de Satan, qui me donne des soufflets. C'est pourquoi j'ai prié trois fois le Seigneur de l'éloigner de moi ; et il m'a répondu : Ma grâce te suffit ; car la force se
perfectionne dans l'infirmité. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes infirmités, afin que la force du Christ habite en moi.
OUE les nations sachent que votre nom est Dieu : vous êtes le seul Très-Haut sur toute la terre.
j^. Mon Dieu, que mes ennemis soient devant vous comme la roue qui tourne sous l'effort du vent, comme la paille devant le souffle de la tempête.
SCIANT gentes quoniam nomen tibi Deus : tu solus Altissimus super omnem terram.
f. Deus meus, pone illos ut rotam, et sicut stipulam ante faciemvenSeigneur, vous avez ébranlé la terre, et vous avez entr'ouvert son sein.