L'Année liturgique — Le Temps de Noël (t. 2-3) (page 82)
Yes I dearest Babe ! those tiny hands, That play with Mary's hair,
« enfants ! avec quelle grâce tu cèdes à la « volonté de ta mère ! Tes manières enfante tines trahissent la science d'un Dieu qui se « cache. Lorsque Joseph te prend dans ses « bras, et qu'il caresse tes petites joues, tu le « regardes dans les yeux avec ton innocence « et ta douceur. — Oui, tu es bien ce que « tu parais être : une petite créature de sou« rires et de pleurs; et pourtant tu es Dieu, « et le ciel et la terre t'adorent en tremblant.
When Mary hath appeased Thy thirst, And hushed Thy feeble cry,
Oh I must love Thee then, Love Thee, and yearn to spread Thy love
0 sweet, O wakeful-hearted Child l Sleep on, dear Jésus 1 sleep ;
Hâve I in store for Thee ; Yet why ? one little tear, O Lord !
The price decreed above ; Thou wift do more than save our soûls,
« — Oui, Enfant chéri, tes petites mains qui « se jouent dans les cheveux de Marie, sou« tiennent au même moment le poids du « vaste univers. — Tandis que tu serres le « cou de Marie d'une étreinte tendre et ti« mide, les plus fiers Séraphins se voilent « devant ta race, 6 divin Enfant ! — Quand « Marie a étanché ta soif, et calmé tes faibles « cris, les cœurs des hommes demeurent « encore ouverts devant ton œil endormi. « Faible enfant, serais-tu donc mon Dieu « lui-même? Oh ! alors, il faut que je t'aime; a oui, que je t*aime, que j'aspire à étendre « ton amour chez les oublieux mortels. Dors, « doux Enfant, au cœur vigilant; dors, Jésus « chéri : pour moi un jour tu veilleras; tu « veilleras pour souffrir et pour pleurer. — « Des fouets, une croix, une couronne cruelle, « c'est ce que pour toi j'ai en réserve. Et cepen« dant une petite larme, ô Seigneur, serait « rançon suffisante. — Mais non; la mort, c'est « le choix de ton cœur ; c'est le prix décrété « là-haut. Tu veux faire plus que sauver nos « âmes; c'est par amour que tu veux mourir. » A ces touchants accents de la piété de notre âge, faisons succéder cette antique Séquence de l'Abbaye de Saint-Gall, composée par le B. Notker. Elle célèbre le combat de l'Emmanuel contre notre ennemi, et sa victoire, qui a été leprincipe de celle qu'ont remportée Etienne et tous les Martyrs.
OUI, reprenons nos canti- CIA- recolamus ques pieux, et qu'ils H Laudibus piis cligna soient dignes
Au milieu des ténèbres de la nuit, s'effacent les ombres de nos péchés.
Aujourd'hui, l'Etoile de la mer enfante au monde les joies d'un salut nouveau:
Celui qui fait frémir l'enfer, qui frappe de terreur l'affreuse mort ; car elle doit périr sous ses coups.
L'antique peste gémit captive ; le dragon livide a perdu ses dépouilles.
L'homme tombé , brebis égarée, est ramené aux joies éternelles.
Sa nature admirable se revêt de chair par un merveilleux prodige ; elle prend ce qu'elle n'était pas; elle demeure ce qu'elle était.
La divinité se couvre de la nature humaine ; dites-moi si jamais vous ouïtes un tel prodige.
On lui arrache ses armes, dans lesquelles il se confiait ; ses dépouilles sont livrées en partage, sa proie lui est ravie.
C'est la forte bataille du Christ, c'est notre salut véritable,
Induitur natura Divinitas humana : Quis audivit talia, Die, rogo, facta ?
Auferuntur tela In quibus fidebat, Divisa sunt illius spolia, Capta prseda sua.
A la glorieuse Mère de Dieu, nous présenterons notre hommage, en lui consacrant cette gracieuse Prose du Missel de Cluny,
ANGEL1C.E nos respice, O dignitatis DoCum Filio in solio Cœli régnas per saecula.
Avec votre Fils , sur le trône des deux, vous régnez pour jamais.
Toute pleine de miséricorde , de clémence , toute suave comme le miel.
Aux larmes de Théophile vous accourez, pour obtenir le pardon de sa faute.
Sous vos auspices, la pécheresse égyptienne s'arrache à la honte.
En ce jour, portez au ciel les vœux et les soupirs de vos serviteurs.
Vous êtes l'honneur d'Israël ; vous êtes la gloire du monde.
Par la vertu de ce gage, purifiez les coupables, rassurez les pécheurs tremblants.
Vous êtes bonne, vous êtes clémente, vous êtes notre espérance, ô Marie !