L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 107)
Fecit et hoc. At ubi perseverarunt, nostis illum lavisse manus, et dixisse quod ipse non fecisset, mundum se esse a morte illius. Fecit tamen. Sed si reus, quia fecit vel invitus : illi innocentes, qui coegerunt ut faceret ? NuUo modo, Sed ille dixit in eum sententiam, et jussit eum crucifigi, et quasi ipse occidit et vos, o Judaei, occidistis. Unde occidistis ? Gladio linguae : acuistis enim linguas vestras. Et quando percussistis, nisi quando clamastis : Crucifige, crucifige ?
vous, ô Juifs, qui l'avez réellement immolé. Et comment ? Par le glaive de votre langue ; car vous avez aiguisé vos langues comme l'épée. Et quand l'avez-vous frappé, si ce n'est au moment où vous poussâtes ce cri : Crucifiez-le, crucifiez-le ?
J pouvoir des méchants ; le peuple qui était mon héritage a été pour moi comme un lion rugissant au fond d'une forêt. Mon ennemi a crié contre moi, disant : Rassemblez-vous, et hâtezvous d'accourir pour le dévorer. Ils m'ont mis dans une affreuse solitude, et toute la terre a pleuré sur moi : * Et il ne s'est trouvé personne qui voulût me reconnaître, et consentît à me faire du bien, j^. Des hommes sans pitié
A ^ NiMAM meam t\ dilectam tradidi in manus iniquorum, et facta est mihi hasreditas mea sicut leo in silva : dédit contra me voces adversarius,dicens: Congregamini, et properate ad devorandum illum. Posuerunt me in deserto solitudinis, et luxit super me omnis terra : * Quia non est inventus qui me agnosceret, et faceret bene.
se sont élevés contre moi, et ils n'ont point épargné ma vie,
* Et il ne s'est trouve personne qui voulût me reconnaître, et consentît à me faire du bien.
Le septième Psaume fut aussi composé par David, dans le temps où il était l'objet des poursuites de Saûl. Le prophète décrit la rage de ses persécuteurs, et trace en même temps le portrait des ennemis du Messie.
t\ ^entibus in me libéra me, Domine, quia occupaverunt animam meam.
mes ennemi> , Seigneur; arrachez-moi à ceux qui poursuivent ma vie'.
ERIPE me de inimicis meis, Deus meus * et ab insurgentibus in me libéra me.
Eripe me de operantibus iniquitatem : * et de viris sanguinum salva me.
Neque iniquitas mea, neque peccatum meum, Domine : * sine iniquitate cucurri, et direxi.
^ RRACHEZ-MOI a mes enneri mis. 6 mon Dieu ; délivrez-moi de ceux qui me persécutent.
Enlevez-moi aux ouvriers d'iniquité ; sauvez-moi des hommes sanguinaires.
Car voici qu'ils m'ont saisi ; des hommes puissants se sont élancés sur moi.
Ce n'est pas pour mon iniquité ni pour mon péché. Seigneur , j'ai marché dans les voies de la justice, et dirigé ma course avec équité.
Venez visiter tous les peuples : n'épargnez aucun de ceux qui commettent l'iniquité.
Mes ennemis reviennent vers le soir ; aifamés comme des chiens, ils font la ronde dans la ville.
Les voilà qui parlent contre l'innocent : leurs lèvres sont armées dç traito. Qui nous entend ? disent-ils.
Mais vous, Seigneur, vous vous rirez d'eux ; tous les hommes sont devant vous comme rien.
C'est en vous que je mets mon ferme appui ; car vous êtes, ô Dieu, mon protecteur; la miséricorde de mon Dieu viendra au-devant de moi.
Dieu m'a fait connaître la vengeance qu'il tirera de mes ennemis ; ne les exterminez pas entièrement, de peur que mon peuple n'oublie leur châtiment.
guissance : humiliez-les, ô lieu, mon appui ! C'est la punition du péché que leur bouche a commis : leur org'ueil a été pour eux comme un piège.
A cause de leurs blasphèmes et de leurs mensonges, ils seront déclarés infâmes jusqu'à la fin : votre colère les poursuivra jusqu'à l'anéantissement.
Intende ad visitandas omnes gentes : * non miserearis omnibus qui operantur iniquitatem.
Convertentur ad vesperam, et famera patientuf ut canes : * et circuibunt civitatem.
Ecce loquentur in ore suo, et gladius in labiis eorum • * quoniam quis audivit ?
Et tu, Domine, deridebis eos:*ad nihilum deduces omnes gentes.
Fortitudinem meam ad te custodiam, quig Deus susceptor meus es . * Deus meus, misericordia ejus prasveniet me.
Deus ostendet mihi super inimicos meos, ne occidas eos : * nequando obliviscantur populi mei.