L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 133)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

^. Posuerunt me m lacu inferiori, in tenebrosis, et in umbra mortis.

* Factus sum sicut homo sine adjutorio, inter mortuos liber.

LF.CTO cnim omni mandato legis a Moysc univcrso populo , accipiens sanguinem vitulorum et hircorum , cum aqua et lana coccinea et hyssopo; ipsum quoque librum et omnem populum aspersit , dicens : Hic san^uis testamenti, quod niandavit ad vos Deus. Etiam tabernaculum, et omnia vasa ministerii sanguine similiter aspersit. Et omnia pêne in sanguine secundum legem mundantur: et sine sanguinis etîusione non fit remissio.

^' O niino signatum est monumentum , volventes lapidem ad ostium monumenti : ' Ponentes milites, qui custodirent illum.

j^. Accedentes principes sacerdotura ad Pilatum, petierunt illum.

CAR Moïse ayant lu devan tout le peuple toutes les ordonnances de la loi, prii du sang des veaux et des boucs, avec de l'eau, d-j la laine écarlate et de l'hysope. et en aspergea le livre même et le peuple tout entier , en disant : C'est le sang de l'alliance que Dieu a faite en votre faveur. Il aspergea aussi de sang le tabernacle et tous les vases de service; et, selon la loi, presque tout se purifie avec le sang; et sans l'effusion du sang, le péché n'est pas remis.

a * PRES cju'on eut en^" A seveli le Seigneur, le sépulcre fut scellé ; on avait roulé une pierre pour fermer l'entrée du tombeau. * On y plaça des sold^Lts pour le garder.

f. Les princes des prêtres allèrent trouver Pilate, et lui demandèrent permission.

LE premier Psaume des Laudes est le Miserere^ ci-dessus, page 400. Il se chante sous l'Antienne suivante : ""

Le deuxième Psaume, composé par David en exil, exprime son ardent désir de revoir sa patrie, et l'espérance qu'il a du retour : c'est la figure du Christ au tombeau aspirant à la lumière.

LS le pleurent comme un fils unique ; car le Seigneur innocent a été mis à mort.

O Dieu, jugez-moi ; séparez ma cause de celle d'un peuple impie ; délivrez-moi de 1 homme injuste et trompeur.

Car vous êtes ma force, ô Dieu! Pourquoi doncm'avezvous repoussé ? Pourquoi me laissez-vous dans la tristesse, sous l'oppression de mes ennemis ?

Faites briller sur moi votre lumière et votre vérité ; ce sont elles qui me conduiront sur votre montagne sainte, et m'introduiront dans votre sanctuaire.

JUDICA me , Deus , et discerne causam meam de gente non sancta : * ab homine iniquo et doloso erue me.

Quia tu es, Deus, fortitudo mea : * quare me repulisti, et quare tristis incedo, dum affligit me inimicus ?

Emitte lucem tuam, et veritatem tuam : ipsa me deduxerunt , et adduxerunt in mont«m sanctum tuum, et in tabernacuU tua.

Confitebor tibi in cithare, Deus- Deus meus : * quare tristis es, anima mea, et quare conturbas me ?

Spera in Deo quoniam adhuc confitebor illi : * i«alutarc vultus mei, et Deus meus.

Ant. Plangent eum quasi unigenitum, quia innocens Dominus occisus est.

l'autel de Dieu, du Dieu qui renouvelle ma joie et ma jeunesse.

Je vous chanterai sur la harpe, ô Dieu 1 Pourquoi, mon âme, es-tu triste, et pourquoi me troubles-tu ?

Espère en Dieu ; car je lui chanterai encore des actions de grâces ; c'est lui qui me sauve, c'est lui qui est mon Dieu.

Ant. Ils le pleurent comme un fils unique; car le Seigneur innocent a été mis à mort.

Le troisième Psaume est Deus, Deus meus, ad te de luce vigilo, ci-dessus, page 409. On le chante sous l'Antienne suivante :

Le cantique d'Ezéchias, que l'Eglise emploie le Mardi à Laudes, est substitué au]ourd'hui à celui du Deutéronome qui est propre au Samedi, mais qui n'aurait aucune relation avec le mystère de ce jour. Ezéchias implorant de Dieu, sur sa couche, le retour à la vie, est le type du Christ dans le tombau, suppliant son Père de le rendre promptement à la lumière du jour.

Ant C eïG^'EUR, délivrez ' O mon âme des portes du tombeau.

J'ai dit : A la moitié de ma vie, je vais donc voir les portes de la mort.

J'ai cherché en vain le reste de mes années ; et j'ai dit : Je ne verrai donc plus le Seigneur mon Dieu sur la terre des vivants.

Je ne verrai plus les hommes désormais, ceux qui habitent ce monde dans la paix.

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