L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 38)
Que je porte en moi la mort du Christ ; que je partage sa Passion ; que je garde le souvenir des plaies qu'il a souffertes.
Faites que ses blessures soient miennes ; que je sois enivré de la Croix et du sang de votre fils.
O Vierge, gardez-moi des feux dévorants ; défendezmoi vous-même au jour du jugement.
O Christ, quand il me faudra sortir de cette vie, accordez-moi, par votre Mère, la palme victorieuse.
Fac me tecum pie flere, Crucifixo condolere, Donec ego vixero.
Juxta Crucem tecum stare, Et me tibi sociare In planctu desidero.
Virgo virginum praeclara, Mihi jam non sis amara: Fac me tecum plangere.
Fac ut portem Christi mcrtem, Passionis fac consortem, Et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari, Fac me Cruce inebriari, Et cruore filii.
Flammis ne urar succensus, Per te , Virgo, sim defensus. In die judicii.
Quando corpus morietur, Fac ut aniraae donetur Paradisi gloria. Amen.
Et lorsque mon corps devra subir la mort, daignez accorder à mon âme la gloire du paradis. Amen.
Rendons notre hommage à la sainte Croix par ces dernières strophes de l'Hymne grecque que nous avous employée hier.
^ DESTE, Crucem DoA mini propositam , jejuniis expiati, cum desiderio amplectamur. Est enim thésaurus sanctificationis et potentiae, per quam laudamus Christum in saecula.
Haec Crux tripartita et magna, vilis initie apparens, nunc cœlum tangit virtute sua, hominesque ad Deum semper sursum ducit ; per quam laudamus Christum in saecula.
Honoretur hoc sacratissimum lignum , quod jam olim Propheta in panem Christi immissura esse ab Israelitis, qui eum crucifixerunt, vaticinatus est ; quem superexaltamus in saecula.
Montes , dulcedinem , et colles exultationem stillate. Ligna campi ,
É r ENEZ, fidèles, purifiés par f le jeûne, embrassons avec amour la Croix du Seigneur exposée à nos regards ; car elle est un trésor de sainteté et de puissance ; par elle nous célébrons le Christ dans les siècles.
Cette Croix qui s'étend et projette ses trois rayons parut vile au commencement ; maintenant elle monte jusqu'aux cieux par sa vertu puissante ; elle élève les hommes jusqu'à Dieu ; par elle, nous célébrons le Christ dans les siècles.
Honorons ce bois sacré que, selon l'oracle du Prophète, les Juifs devaient mettre dans le pain du Christ ; eux qui ont crucifié celui que nous célébrons dans les siècles.
Montagnes, distillez la douceur ; collines, répandez l'allégresse ', arbres des
champs, jcèdres du Liban, tressaillez aujourd'hui pour l'adoration de la Croix vivifiante. Prophètes, Martyrs, Apôtres, esprits des justes, triomphez.
Jetez un regard, Seigneur, sur votre peuple et votre clergé, qui chantent avec amour vos louanges, et pour lesquels vous avez souffert la mort. Que votre miséricorde ne soit pas dépassée par l'infinie multitude de nos péchés ; mais sauveznous tous par votre Croix, vous plein de bonté.
O Croix, tu es l'armure divine de ma vie ; c'est en montant sur toi que le Seifneur m'a sauvé ; c'est là que e son côté ouvert sont sortis le sang et l'eau, auxquels je participe avec joie, chantant gloire au Christ.
O Croix, tu es le divin sceptre de notre Roi, la force de nos armées. Dans notre confiance en toi, nous abattons nos ennemis ; donnenous toujours, à nous qui t'adorons, la victoire sur les Barbares.
cedri Libani , choreas ducite ob hodiernam vivificae Crucis adorationem. Prophetae, Martyres, Apostoli et spiritus justorum, exilite.
Respice in populum et in clerum tuum, Domine, qui cum desiderio laudes tuas canit, cujus gratia mortem subiisti. Ne vincat misericordiam tuam infinita multitudo malorum nostrorum, sed salva omnes, o benignissime, per Crucem tuam.
Divina armatura vitae meae es, o Crux ; in te Dominus ascendens, servavit me. Latere vulnerato fudit sanguinem et aquam, cujus particeps factus exulto, Christum glorificans.
Divinum Régis sceptrum Crux es, exercitus fortitudo ; in tua fiducia profligamus hostes ; nobis qui te adoramus , semper concède adversus Barbaros victorias.
ujouRD Hui nous commençons, avec le saint Evangile, à compter d'une manière précise les jours qui doivent s'écouler encore avant l'immolation de notre divin Agneau. Ce Samedi est le sixième jour avant la Pâque, selon la supputation de saint Jean, au thapitre xii. Jésus est à Béthanie ; on donne un festin en son honneur. Lazare ressuscité assiste à ce repas qui a lieu chez Simon le Lépreux. Marthe s'occupe des soins du ménage ; sa sœur, Marie-Madeleine, à qui TEsprit-Saint fait pressentir que la mort et la sépulture de son bien-aimé maître approchent, a préparé un parfum qu'elle vient répandre sur lui. Le saint Evangile, qui observe toujours une discrétion pleine de mystères sur la Mère de Jésus, ne nous dit point qu'elle était, en ce moment, à Béthanie; mais il est impossible d'en douter. Les Apôtres s'y trouvaient aussi,