L'Année liturgique — La Passion et la Semaine Sainte (t. 6) (page 86)

Dom Prosper Guéranger · Vie de piété

Texte français, domaine public · Source : archive.org — L'Année liturgique t. 6, éd. 1911 (OCR) · 150 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Après cette Prière, toute l'assistance, clercs et laïques, se prosternait avec les pénitents devant la majesté divine ; et l'on récitait les trois Psaumes qui commencent par le mot Miserere. L'Evêque se levait ensuite et prononçait sur les pénitents, toujours prosternés, ainsi que l'assistance tout entière, six oraisons solemnelles dont nous donnerons ici les principaux traits :

ECOUTEZ nos supplications, Seigneur, et quoique j'aie besoin plus que tous de votre miséricorde, daignez m'exaucer. v ous m'avez établi, non à cause de mes mérites, mais par le don de votre grâce, votre ministre dans cette œuvre de réconciliation ; donnez-moi la confiance nécessaire pour l'accomplir, et opérez vousmême dans mon ministère qui est celui de votre bonté. C'est vous qui avez rapporté au bercail, sur vos épaules, la brebis égarée ; vous qui avez exaucé la prière du publicain. Rendez donc la vie à ces hommes, vos serviteurs, dont vous ne voulez pas la mort. Vous, dont la bonté nous poursuit quand nous errons loin de vous, reprenez à votre service ceux-ci qui sont corrigés. Laissez-vous toucher de leurs soupirs et de leurs larmes; guérissez leurs blessures ; tendez-leur une main salutaire. Ne permettez pas que votre Eglise éprouve une perte dans la moindre partie de ses membres, que votre troupeau souffre un détriment, que l'ennemi triomphe d'un désastre dans votre famille, que la seconde mort dévore ceux qui avaient pris une nouvelle naissance dans le bain sacré. Pardonnez, Seigneur, à ces hommes qui confessent leur iniquité ; qu'ils échappent aux peines que décrétera la sentence du jugement à venir ;

qu'ils ignorent l'horreur des ténèbres, et le pétillement de la flamme. Ramenés du sentier de l'erreur et rentres dans la voie de la justice, qu'ils ne reçoivent plus désormais de blessures ; mais que l'intégrité d'âme quils avaient d'abord reçue de votre grâce, et que votre miséricorde va réparer, demeure en eux à jamais. Ils ont macéré leurs corps sous les livrées delà pénitence; rendez-leur maintenant la robe nuptiale, et permettez-leur de s'asseoir de nouveau au festin royal dont ils étaient exclus.

A la suite de ces Oraisons, l'Evêque, étendant la main sur les pénitents, les réintégrait par cette formule imposante :

QUE le Seigneur Jésus-Christ, qui a daigné effacer tous les péchés du monde en se livrant pour nous, et en répandant son sang très pur ; qui a dit à ses disciples: « Tout ce que vous lierez sur la terrs sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel » ; qui a bien voulu m'acl» mettre, quoique indigne, parmi les dépositaires de ce pouvoir ; qu'il daigne, par l'intercession de Marie. Mère de Dieu, du bienheureux Archange Michel, de l'Apôtre saint Pierre à qui a été donné le pouvoir de lier et de délier, de tous les Saints, et par mon ministère, vous absoudre, par les mérites de son sang répandu pour la rémission des péchés, de tout ce que vous avez commis en pensées, en paroles et en oeuvres; et qu'ayant délié les liens de vos péchés, il vous conduise à la vie éternelle ; lui qui vit et qui règne avec le Père et le SaintEsprit, dans les siècles des siècles. Amen.

L'Evêque s'approchait ensuite des pénitents toujours prosternés; il répandait l'eau sainte, et faisait fumer l'encens sur eux. Enfin il leur adressait pour adieu ces paroles de l'A- pôtre: « Levez-vous, vous qui dormez ; levezvous d'entre les morts ; et le Christ sera votre lumière ». Les pénitents se levaient alors, er

en signe de la joie qu'ils éprouvaient d'être réconciliés avec Dieu, ils allaient promptement déposer leur extérieur négligé, et se revêtir d'habits convenables pour s'asseoir à la table du Seigneur, avec les autres fidèles. Un vestige de cette imposante cérémonie s'est conservé dans plusieurs Eglises de France, où l'on récite sur les fidèles, le Jeudi saint, des prières expiatoires que l'on appelle ï Absoute. A Rome, l'antique absolution des pénitents, en ce jour, a donné origine à la magnifique cérémonie connue sous le nom de Bénédiction papale. Après la Messe du Jeudi saint, le Souverain Pontife, en pluvial et la tiare en tête, paraît à la loggia qui s'ouvre au-dessus de la porte principale de la Basilique Vaticane. Un peuple immense couvre la vaste place Saint-Pierre; d'innombrables fidèles, venus de toutes les régions du monde, attendent le moment où les mains du Vicaire de Jésus-Christ vont faire descendre sur eux la rémission des peines dues à leurs péchés. Cependant, aux pieds du Pontife assis sur son trône, un des Prélats récite la formule générale de la Confession des péchés, au nom de l'immense famille que la foi a rassemblée sous les yeux du Père commun de la chrétienté. Après un moment de silence, le Pontife implore la miséricorde divine pour les pécheurs qui ont purifié leurs consciences dans le tribunal de la réconciliation; il invoque sur eux le secours des saints Apôtres Pierre et Paul; puis, se levant, il étend ses bras vers le ciel comme pour y puiser les trésors de l'éternelle indulgence, et les abaissant ensuite, il bénit ce peuple com►iVo Le Jeudi Saint.

posé en ce moment de tous les peuples de la terre. Cette bénédiction, qui porte avec elle la grâce de l'indulgence plénière, pour tous ceux qui ont rempli les conditions requises, et que l'on appelle si improprement Bénédiction Urbi et orbi^ puisqu'elle ne s'adresse qu'aux fidèles présents, fut d'abord particulière au Jeudi saint; elle s'est étendue ensuite au jour de Pâques ; enfin, le Pontife Romain la donne encore le jour de l'Ascension, à Saint-Jean-de-Latran, et le jour de l'Assomption, à Sainte-Marie-Majeure.

LA seconde Messe que l'on célébrait le Jeudi saint, dans l'antiquité, était accompagnée de la consécration des Huiles saintes, rite annuel et qui requiert toujours le ministère de l'Evêque comme consécrateur. Depuis un grand nombre de siècles, cette importante cérémonie s'accomplit à l'unique Messe qui se célèbre aujourd'hui en commémoration de la Cène du Seigneur. Cette bénédiction n'ayant lieu que dans les églises cathédrales, nous n'en donnerons point ici tous les détails; nous ne voulons pas cependant priver nos lecteurs chrétiens de l'instruction qui peut leur être utile sur le mystère des Huiles saintes. La foi nous enseigne que si nous sommes régénérés dans l'eau, nous sommes confirmés et fortifiés par l'huile consacrée ; enfin l'huile est un des principaux éléments que le divin auteur des Sacrements a choisir

L'Eglise a fixé de bonne heure ce jour, en chaque année, pour renouveler cette liqueur mystique dont la vertu est si grande, sous ses différentes formes, parce que le moment approche où elle en doit faire un abondant usage sur les néophytes qu'elle enfantera dans la nuit pascale. Mais il importe aux fidèles de connaître en détail la doctrine sacrée sur un si haut sujet ; et nous l'expliquerons ici, quoique brièvement, afin d'exciter leur reconnaissance envers le divin Rédempteur, qui a appelé les créatures visibles à servir dans les œuvres de sa grâce, et leur a donné par son sang la vertu sacramentelle qui désormais réside en elles.

La première des Huiles saintes qui reçoit la bénédiction de l'Evêque, est celle qui est appelée V Huile des Malades^ et qui est la matière du sacrement de l'Extrême-Onction. C'est elle qui efface dans le chrétien mourant les restes du péché, qui le fortifie dans le dernier combat, et qui, par la vertu surnaturelle qu'elle possède, lui rend même quelquefois la santé du corps. Dans Pantiquité, la bénédiction de cette Huile n'était pas plus affectée au Jeudi saint qu'à tout autre )our, parce que son usage est, pour ainsi dire, continuel. Plus tard, on a placé cette bénédiction au jour où sont consacrées les deux autres Huiles, à cause de la similitude de l'élément qui leur est commun. Les fidèles doivent assister avec recueillement à la sanctification de cette liqueur qui coulera un jour sur leurs membres défaillants, et

parcourra leurs sens pour les purifier. Qu'ils pensent à leur dernière heure, et qu'ils Dcnisscnt l'inépuisable bonté du Sauveur, « dont le sang coule si abondamment avec cette précieuse liqueur ^ ».

La plus noble des Huiles saintes est le Chrême ; c'est aussi celle dont la consécration s'opère avec plus de pompe et avec des circonstances plus m)^stérieuses. C'est par le Chrême que l'Esprit- Saint imprime son sceau ineffaçable sur le chrétien déjà membre de Jésus-Christ par le Baptême. L'Eau nous donne la naissance; l'Huile du Chrême nous confère la force, et tant que nous n'en avons pas reçu l'onction, nous ne possédons pas encore la perfection du caractère de chrétien. Oint de cette huile sacrée, le fidèle devient visiblement un membre de l'HommeDieu, dont le nom de Christ signifie Vonction qu'il a reçue comme Roi et comme Pontife. Cette consécration du chrétien par le Chrême est tellement dans l'esprit de nos mystères, qu'au sortir de la fontaine baptismale, avant même d'être admis à la Confirmation, le néophyte reçoit sur la tête une première onction, quoique non sacramentelle, de cette Huile royale, pour montrer qu'il participe déjà à la royauté de Jésus-Christ.

Afin d'exprimer par un signe sensible la haute dignité du Chrême, la tradition apostolique veut que l'Evêque y mêle du baume, qui représente ce que l'Apôtre appelle « la bonne odeur du Christ 2 >;, dont il est écrit aussi

« que nous courrons à l'odeur de ses parfums 1 ». La rareté et le haut prix des parfums dans l'Occident a obligé ITglise Latine d'employer le baume seul dans la confection du saint Chrême ; l'Eglise Orientale, plus favorisée par le climat et les produits d<?s régions qu'elle habite, y fait entrer jusqu'à trente-trois sortes de parfums qui, condensés avec l'huile sainte, en forment une sorte d'onguent d'une odeur délicieuse.

Le saint Chrême, outre son usage sacramentel dans la Confirmation, et l'emploi cjue l'Eglise en fait sur les nouveaux baptisés, est encore employé par elle dans le sacre des Evêques, pour l'onction de la tête et des mains ; dans la consécration des calices et des autels, dans la bénédiction des cloches ; enfin dans la dédicace des Eglises, où l'Evêque en marque les douze croix qui doivent attester aux âges futurs la gloire de la maison de Dieu.

La troisième des Huiles saintes est celle qui est appelée l'Huile des Catéchumènes. Sauo être la matière d'aucun sacrement, elle n'en est pas moins d'institution apostolique. La bénédiction que l'Eglise en fait aujourd'hui, quoique moins pompeuse que celle du Chrême, est cependant plus solennelle que celle de l'Huile aes malades. Celle des Catéchumènes sert dans les cérémonies du Baptême, pour les onctions que l'on fait au catéchumène sur la poitrine et entre les épaules, avant l'immersion ou l'infusion de l'eau. On l'emploie aussi à l'ordination des Prêtres,

pour ronction des mains, et au sacre des Rois et des Reines.

Telles sont les notions que le fidèle doit posséder, pour avoir une idée de la solennelle fonction que remplit l'Evoque à la Messe d'aujourd'hui, où, comme lecnante saint Fortunat dans la belle Hymne que nous donnerons tout à l'heure, il acc^uitte sa dette en opérant cette triple bénédiction qui ne peut venir que de lui seul.

La sainte Eglise déploie en cette circonstance un appareil inaccoutumé. Douze Prêtres en chasuble, sept Diacres et sept SousDiacres, tous revêtus des habits de leurs ordres, assistent à la fonction. Le Pontifical romain nous apprend que les douze Prêtres sont là pour être les témoins et les coopêrateurs du saint Chrême. La Messe commence et se continue avec les rites propres à ce jour ; mais, avant de faire entendre l'Oraison Dominicale, l'Evoque laisse inachevée la prière du Canon qui la précède, et descend de l'autel. Il se rend au siège qui lui a été préparé près de la table sur laquelle on apporte l'ampoule remplie de l'huile qu'il doit fcénir pour le service des mourants. Il prélude à cette bénédiction en prononçant les paroles de l'exorcisme sur cette huile, afin d'éloigner d'elle toute influence des esprits de malice, qui, dans leur haine pour i'homme, cherchent sans cesse à infecter les éléments de la nature; puis il la bénit par ces paroles :

ENVOYEZ, Seigneur, du haut des cieux, votre EspritSaint Paraclet sur cette huile que vous avez daigné produire d'un arbre fécond ; et qu'elle devienne propre à soulager i'àme et le corps. Que votre bénédicLe Jeudi Saint. 435

lion en fasse un médicament céleste qui nous protège, qui chasse nos douleurs, nos infirmités, nos maladies de l'âme et du corps ; car vous vous êtes servi de l'huile pour consacrer vos Prêtres, vos Rois, vos Prophètes et vos Martyrs. Que celle-ci devienne une onction parfaite que vous aurez bénie pour nous. Seigneur, et dont les efifets nous pénétreront tout entiers. Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

Après cette bénédiction, l'un des sept SousDiacres qui avait apporté l'ampoule la remporte avec respect ; et le Pontife retourne à l'autel pour achever le Sacrifice. Lorsqu'il a distribué la sainte communion au clergé, il revient au siège préparé près de la table. Alors les douze Prêtres, les sept Diacres et les sept Sous-Diacres se rendent au lieu où sont déposées les deux autres ampoules. L'une contient l'huile qui doit devenir le Chrême du salut, et l'autre la liqueur qui doit être sanctifiée comme Huile des Catéchumènes. Bientôt le cortège sacré reparaît, et s'avance solennellement vers le Pontife. Les deux ampoules sont portées chacune par un des Diacres ; un Sous-Diacre tient le vase qui renferme le baume, L'Evêque bénit d'abord le baume, qu'il appelle dans sa prière « une larme odorante sortie de l'écorce d'une heureuse branche, pour devenir le parfum sacerdotal », Puis il prélude à la bénédiction de l'Huile du Chrême en soufflant sur elle trois fois en forme de croix. Les douze Prêtres viennent tour à tour faire cette même insufflation, dont nous voyons le premier exemple dans l'Evangile. Elle signifie la vertu du Saint-Esprit, qui est figuré par le souffle, à cause de son nom, Spiritus, et qui va bienLe Jeudi Saint.

tôt faire de cette huile un instrument de son divin pouvoir. Mais auparavant l'Evcque prononce sur elle l'exorcisme; et, après avoir ainsi préparé cette substance à recevoir l'action de la grâce d'en haut, il célèbre la dignité du Chrême par cette magnifique Préface qui remonte aux premiers siècles de notre foi.

T L est juste et raisonnable que nous vous rendions * grâces partout et toujours, Dieu tout-puissant, par Jésus-Christ notre Seigneur ; à vous qui, au commencement de toutes choses, entre autres dons de votre bonté, avez fait produire à la terre les arbres, et parmi eux l'olivier qui nous donne cette onctueuse liqueur qui devait servir au Chrême sacré. David, dans un esprit prophétique, prévoyant l'institution des Sacrements de votre grâce, chanta dans ses vers l'huile qui doit rendre la joie à notre visage; et lorsque les crimes du monde eurent été expiés par le déluge, la colombe vint annoncer la paix rendue à la terre par le rameau d'olivier qu'elle portait, symbole des faveurs que nous réservait l'avenir. Cette figure se réalise aujourd'hui, dans ces derniers temps, lorsque, les eaux du baptême ayant effacé tous nos péchés, l'onction de l'huile vient donner à nos visages beauté et sérénité. C'est aussi en présage de cette grâce que vous ordonnâtes à Moïse votre serviteur, après qu'il aurait purifié dans l'eau son frère Aaron, de l'établir prêtre par une onction. Mais le plus grand honneur déféré à l'huile fut lorsque, votre Fils Jésus-Christ notre Seigneur ayant exigé de Jean qu'il le baptisât dans les eaux du Jourdain, vous envoyâtes sur lui l'Esprit-Saint en forme de colombe, désignant ainsi votre Fils unique, en qui vous déclariez, par une voix qui se fit entendre, avoir mis vos complaisances, et faisant connaître qu'il était celui que le prophète David a célébré comme devant recevoir l'onction de l'huile de l'allégresse, au-dessus de tous ceux qui doivent y participer avec lui. Nous vous sup-» plions donc. Dieu éternel, par le même Jésus-Christ votre Fils notre Seigneur, de sanctifier par votre bénédiction cette huile votre créature, et de la remplir de la

Vertu du Saint-Esprit, par la puissance du Christ Votre Fils, dont le Chrême sacré a emprunté son nom, ce Chrême par lequel vous avez consacré les Prêtres, les Rois, les Prophètes et les Martyrs. Faites que la sanctification étant répandue dans l'homme par l'onction, la corruption de la première nature soit anéantie, et que le temple de chacun exhale la suave odeur que prod^uit l'innocence de la vie; que, selon les conditions établies par vous dans ce mystère, ils y reçoivent la dignité de rois, de prêtres et de prophètes, avec l'honneur d'un vêtement d'immortalité ; que cette huile enfin soit pour ceux qui renaîtront de l'eau et du SaintEsprit un Chrême de salut qui les rende participants de la vie éternelle, et les mette en possession de la gloire du ciel.

Le Pontife, après ces paroles, prend le baume qu'il a d'abord mêlé avec de l'huile sur une patène, et versant ce mélange dans l'ampoule, il consomme ainsi la consécration du Chrême. Ensuite, pour rendre honneur à l'Esprit-Saint qui doit opérer par cette huile sacramentelle, il salue l'ampoule qui la contient, en disant : « Chrême saint, je te salue ! » Les douze Prêtres immédiatement suivent l'exemple du Pontife, qui procède ensuite à la bénédiction de l'Huile des Catéchumènes.

Après les insufflations et l'exorcisme, qui ont lieu comme pour le saint Chrême, l'Evêque s'adresse à Dieu par cette prière :

ODiEU, qui récompensez les progrès dans les âmes, et qui, par la vertu du Saint-Esprit, confirmez l'ébauche déjà commencée en elles, daignez envoyer votre bénédiction sur cette huile, et accorder par l'onction qui en sera faite, à ceux qui se présentent au bain de l'heureuse régénération, la purification de l'âme et du corps. Que les taches qu'auraient imprimées sur eux les esprits ennemis de l'homme disparaissent au contact de cette huile sanctifiée ; gu'il ne reste .plus à ces es,prits pervers

aucune place pour leur malice, aucun refuge pour leur pouvoir, aucune libcrié pour leurs perfides embûches ; mais que l'onction de cette huile soit utile à vos serviteurs qui arrivent à la foi et qui doivent être purifiés par l'opération de votre Esprit ; qu'elle les dispose au salut qu'ils obtiendront en naissant à la régénération céleste dans le sacrement du Baptême : par Jésus-Christ notre Seigneur, qui doit venir pour juger les vivants et les morts et détruire le monde par le feu.

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