Histoires (page 22)
↑ C’est le papyrus. Bernard de Jussieu et le comte de Caylus ont décrit avec beaucoup de détails la manière dont les Égyptiens fabriquaient le papier avec cette plante. Voyez les Mémoires de l’Académie des inscriptions, t. xxvi, p. 267.
↑ Le talent pèse 51 livres 6 onces 7 gros 24 grains. Ainsi les deux talents pèsent 102 livres 13 onces 6 gros 48 grains.
↑ Athénée raconte que ce revenu était affecté aux reines d’Égypte et de Perse pour leur ceinture. Athénée veut seulement parler des reines de Perse qui le furent aussi d’Égypte, depuis la conquête de ce pays par Cambyse. (L.)
↑ M. Fourmont prétend que les ruines de Memphis se voient encore aujourd’hui à Manof, et il appuie son sentiment des mêmes raisons qu’apporte le docteur Pococke pour prouver que Métrahenny et ses environs étaient l’emplacement de l’ancienne Memphis, Je crois que Manof et Métrahenny sont deux noms du même lieu ; et je suis d’autant plus porté à le penser, que le docteur Pococke et MM. Norden et d’Anville n’ont point parlé de Manof. (L.)
↑ C’est-à-dire de lui inspirer de la pitié par son abaissement.
↑ Ce prince vivait un peu moins d’un siècle avant la guerre de Troie, et il était à peu près contemporain d’Hercule, fils d’Alcmène. Il monta sur le trône après ces trois cent trente rois dont on vient de parler, et dont Mœris fut le dernier. Il y avait en effet environ neuf cents ans que Mœris, le dernier de ces trois cent trente rois, était mort, lorsque Hérodote alla en Égypte. Il se passa environ huit cents ans depuis la guerre de Troie jusqu’à Hérodote, et neuf cents depuis Hercule jusqu’au même historien. (Wesseling.)
↑ Diodore de Sicile dit que, chez les peuples qui s’étaient bien défendus, il faisait graver sur les colonnes le membre viril. (L.)
↑ Il est très-vraisemblable que la haute Égypte a été peuplée par les Éthiopiens, et que les usages égyptiens avaient beaucoup de ressemblance avec ceux de l’Éthiopie. Il est par conséquent très-probable que la circoncision a pris naissance chez les Éthiopiens, qui s’y sont vus forcés probablement par des raisons de santé. (L.)
↑ Ce sont les Colchidiens, les Phéniciens et les Syriens, dont il vient de parler.
↑ Le palme ou spithame est d’environ 8 pouces 3 lignes : les cinq palmes ont par conséquent 3 pieds 5 pouces 3 lignes.
↑ Il s’appelait Armaïs, si l’un peut croire ce que dit Manéthon, qui ajoute que c’est le même prince que les Grecs appelaient Danaüs. (L.)
↑ Pamphile raconte que Thalès de Milet apprit la géométrie des Égyptiens et qu’il en apporta la connaissance en Grèce. (Diogène Laerce, liv. i.)
↑ Le gnomon était une colonne ou obélisque, dont on mesurait l’ombre pour déterminer la position du soleil. (Miot.)
↑ Il paraît, par ce passage, que, du temps d’Hérodote, le jour se partageait en douze parties : cependant on ne peut en conclure qu’on donnait à ces douzes parties le nom d’heures. On ignore à quelle époque on commença à désigner par ce nom les diverses parties du jour. (L.)
↑ Dans le grec : ses offrandes. Les statues qu’on élevait à quelqu’un étaient toujours offertes aux dieux, afin qu’étant sous la protection de la religion, personne n’osât les renverser.
↑ Diodore de Sicile nomme cette ville Hiérobolos. C’est peut-être une faute des copistes. Quoi qu’il en soit, cet historien rapporte la même fable, qu’il paraît avoir puisée dans notre auteur ; et l’on peut en conclure que la corruption des mœurs était portée à un très-haut point en Égypte. On n’a plus de peine à comprendre la sage précaution que prit Abraham en entrant dans ce pays, et l’excès d’impudence avec lequel se conduisit la femme de Putiphar à l’égard de Joseph. (L.)
↑ La prise de Troie se rapporte à l’an 1184 avant l’ère chrétienne, 3530 de la période julienne. La dernière année du siége de Troie est la 1185e avant Jésus-Christ, 3529 de la période julienne. Hélène dit dans l’Iliade que cette année est la vingtième depuis qu’elle est sortie de sa patrie et qu’elle est venue à Troie. Or le siége de Troie fut de dix ans : il avait donc déjà duré neuf ans. À ces neuf ans ajoutez-en onze pour faire les vingt ans du séjour d’Hélène à Troie, vous trouverez qu’elle fut enlevée par Pâris ou Alexandre vers l’an 1204 ou 1205 avant l’ère chrétienne, 3509 ou 3510 de la période julienne, dans le système de ceux qui croient que Pâris la conduisit à Troie aussitôt après l’enlèvement. Elle était fort jeune quand cela arriva. (Bellanger).
↑ Le sujet de ce poème était la guerre de Troie, depuis la naissance d’Hélène. Vénus avait fait naître cette princesse, afin de pouvoir promettre à Paris une beauté accomplie ; et Jupiter avait consenti à sa naissance par le conseil de Momus, afin de détruire de nouveau le genre humain par la guerre de Troie, qui devait s’élever à son occasion. Comme l’auteur de ce poëme rapportait tous les événements de cette guerre à Vénus, déesse de Cypre, cet ouvrage en a tiré son nom. (L.)
↑ De Déméter dans le grec. « Les Égyptiens, regardant la terre comme le réceptacle de tout ce qui naît, lui donnent le nom de mère. Les Grecs l’appellent Déméter, mot qui en approche, et qui a été un peu changé avec le temps. Ils la nommaient autrefois Gèmèter (terre mère) ; témoin Orphée, où on lit : Γῆ μήτηρ πάντων Δημήτηρ πλουτοδότειρα, Terre mère, Démêter, qui nous donnez toutes sortes de richesses. » (L.)
↑ Voici l’évaluation des mesures d’Hérodote et de Pococke : Le stade olympique, dont il paraît qu’Hérodote se sert en cette occasion, paraît être de 94 toises ½. Longueur de la chaussée, 5 stades ; 452 toises ½. Largeur de la chaussée, 10 orgyies ; 9 toises ⅙, ou 55 pieds. Longueur de la chaussée, suivant Pococke, 1 000 verges ; 460 toises 1 pied 11 pouces 8 lignes de Paris. Largeur de la chaussée, suivant Pococke, 20 pieds anglais ; 18 pieds 9 pouces 3 lignes ²/₆ de Paris. La largeur de la chaussée, suivant Hérodote, excède celle du docteur Pococke de 36 pieds 2 pouces 8 lignes ⁴/₆. (L.)
↑ Les différents auteurs varient beaucoup entre eux sur les dimensions de cette pyramide. Hérodote lui donne plus bas huit plèthres de largeur, c’est-à-dire huit cents pieds ; Strabon, un peu plus d’un stade : c’est probablement un stade de dix par mille ; Diodore de Sicile, sept plèthres ou sept cents pieds ; Pline, huit cent quatre-vingt-trois pieds. (L.)
↑ Hérodote n’assure point que le corps de Chéops fût dans cette pyramide. On lit dans Diodore de Sicile, en parlant de la première et de la seconde pyramide, que, « quoique les rois les eussent destinées à leur servir de sépulture, il arriva cependant qu’aucun d’eux n’y fut enterré. Le peuple, indigné à cause des travaux dont ils l’avaient accablé, et de la violence et de la cruauté dont il en avait été traité, menaçait d’arracher leurs cadavres de leurs tombeaux, et de les mettre en pièces ; aussi ces deux rois ordonnèrent-ils à leurs parents de les enterrer secrètement dans un lien inconnu. » (L.)
↑ On ne peut guère douter qu’Ésope n’ait vécu du temps de Crésus et à sa cour. Selon Suidas, ce fabuliste était de Samos ou de Sardes ; d’autres disent qu’il était de Mésambria, ou de Cotyæum en Phrygie. Il vécut à la cour de Crésus, et fut aimé de ce prince. Il périt à Delphes d’une mort injuste, les Delphiens l’ayant précipité du haut de la roche Hyampée vers la fin de la quatrième année de la cinquante-quatrième olympiade. De là vient le proverbe, sang ésopéen, dont on se servait en parlant de ceux à qui on avait ôté la vie injustement, et de ceux qui étaient coupables de crimes difficiles à expier ; car le dieu fut fort irrité contre les Delphiens, parce qu’ils avaient fait mourir injustement Ésope. Il était plus ancien que Pythagore, car il vivait vers la quarantième olympiade. (L.)
↑ Un roi ne peut régner en Égypte s’il n’a point la connaissance des choses sacrées. Si un homme d’une autre classe vient par hasard à s’emparer de la couronne, il faut qu’il se fasse recevoir dans l’ordre sacerdotal. Les rois, dit Plutarque, « se prenaient parmi les prêtres ou les guerriers, ces deux ordres étant distingués, l’un par sa sagesse, l’autre par sa valeur. Lorsqu’on choisissait un guerrier pour roi, on l’admettait sur-le-champ dans l’ordre des prêtres, qui lui faisaient part de leur philosophie cachée. Les prêtres avaient le droit de censurer le prince, de lui donner des avertissements, et de diriger toutes ses actions. Ils avaient aussi fixé le temps de sa promenade, de ses bains, et celui où il pouvait voir sa femme. » (L.)
↑ L’aroure est de cent coudées égyptiennes carrées, c’est-à-dire dix mille coudées. Si la coudée égyptienne est d’un pied huit pouces six lignes, comme le veut M. d’Anville, l’aroure sera de huit cent vingt-neuf toises cinq pieds un pouce en carré. L’arpent étant de neuf cents toises carrées, l’aroure sera moins forte que l’arpent de soixante-dix toises. (L.)
↑ Les Arabes qui habitaient au delà du Jourdain et dans l’Arabie Pétrée étaient soumis au roi d’Assyrie. (L.)
↑ Les Égyptiens étaient partagés en trois classes : celle des gens de qualité, qui parvenaient aux honneurs, et occupaient, de même que les prêtres, les places distinguées ; celle des gens de guerre, qui cultivaient aussi la terre ; enfin celle des ouvriers, qui exerçaient les emplois les plus vils. La première classe comprenait aussi les prêtres, ou, pour mieux dire, les places de distinction étaient réservées aux prêtres. La dernière classe, qui devait être très-nombreuse, se subdivisait encore. (L.)
↑ L’antiquité fait mention de plusieurs auteurs du nom d’Hécatée. Celui dont parle Hérodote était historien, de la ville de Milet, et fils d’Hégésandre. On le distinguait d’Hécatée d’Abdère, etc., par le surnom de Milésien. Il avait voyagé en Égypte et ailleurs. On peut supposer qu’il était né sous le règne de Cyrus ; car, lors du soulèvement des Ioniens contre Darius, successeur de Cambyse, Hécatée fut appelé à toutes les délibérations. Or, dans les conjonctures délicates, on ne consulte guère que des gens d’un âge mûr, et en état de donner des avis salutaires. Il ne devait donc avoir guère moins de quarante-cinq ans au commencement de la soixante-neuvième olympiade. (Bellanger.)
↑ C’est-à-dire avaient été des grands prêtres engendrés d’autres grands prêtres. (L.)
↑ Typhon était un mauvais génie, qui enleva la couronne à son frère Osiris, et le tua. Comme il était pâle et roux, les Égyptiens évitaient la compagnie des personnes de cette couleur. Dans les temps où l’on sacrifiait encore des hommes, on égorgeait ceux qui étaient roux sur le sépulcre d’Osiris, ou bien on les brûlait vifs. (L.)