Les Misérables (page 2)

Victor Hugo · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Les Misérables (1908) · 163 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

Ce chapitre s’intercale entre la copie des vii- siècle et ix- siècle chapitres ; il date de la dernière période, n’est pas chiffré par lettre alphabétique et n’est écrit que d’un seul côté de la page, presque sans ratures.

Feuillet 100. — X. L’évêque en présence d’une lumière inconnue. Variante de titre au dos d’un brouillon : Le Conventionnel. Autre variante au feuillet suivant : L’évêque rencontre ce à quoi il ne s’attendait pas. Le titre définitif a été écrit en surcharge.

Feuillet 124. — XI. Une restriction.

Ce chapitre n’offre de variantes et d’ajoutés intéressants que sur la copie. Il a pour variante de titre : Les taches de l’hermine, et débute par un ajouté original des premiers alinéas (voir p. 51).

Au feuillet suivant, recto et verso, les ajoutes dont nous avons parlé à la description du feuillet 25.

Feuillet 128. — XII. Solitude de monseigneur Bienvenu.

Le chiffre du chapitre est tracé au dos d’une lettre reliée avec le manuscrit et annonçant à Victor Hugo la mort de son ami Ribeyrolles. Cette lettre est datée du 8 juin 1860.

LIVRE II. — LA CHUTE. (Autres titres : Un passant. — Jean Valjean.)

Pour ce livre, un seul chapitre de 1861, tout le reste de la première période.

Une note, jetée au haut de la feuille donnant la table du livre II, offre cette variante au chapitre xi du livre I : Le côté humain des meilleurs.

Feuillet 149. — I. Le soir d’un jour de marche.

Daté 17 novembre 1845, et chiffré A. Début primitif du roman.

Feuillet 151. — Pour la première fois dans le texte le nom de Jean Valjean est écrit en surcharge sur Jean Tréjean. Cette surcharge se répétera tout le long du manuscrit de 1845.

Feuillet 157. — II. La prudence conseillée à la sagesse.

Variante de titre : L’évêque entre les deux vieilles femmes.

En haut de ce feuillet (chiffré L) cette mention qui vient à l’appui de ce que nous avons dit plus haut :

Note pour moi.

(Les feuillets E, F, G, H, I, J, K ont été détachés et forment maintenant la section qui précède Jean Valjean. Le numérotage L et lettres suivantes est donc ce qu’il doit être.)

Feuillet 158. — Fragment de papier collé au bas du verso du feuillet 157.

Feuillet 160. — III. Héroïsme de l’obéissance passive.

… C’est le voyageur que nous avons vu errer de porte en porte an commencement de ce livre, et auquel une bonne femme qui passait avait fini par dire en lui montrant une porte dans la place de la cathédrale : Allez frapper là.

Après l’interversion des deux premiers livres, ces lignes ont été biffées.

Feuillet 162, verso. — Très surchargé, raturé. Deux lignes biffées dans le récit du forçat :

Mais pour nous à qui on dit tu, un homme à qui on dit : Monseigneur, c’est si loin !

Feuillet 164, verso. — IV. Détails sur les fromageries de Pontarlier.

Le nom de Jean Valjean a subi trois transformations ; d’abord c’était Jean Tréjcan, puis Jean Vlajean, enfin Valjean. Les notes biffées que nous allons reproduire, et qui sont écrites à l’encre rouge en marge du passage ci-dessous de la lettre de Mlle Baptistine, datent de l’époque où le forçat s’appelait Jean Vlajean.

« Monsieur Jean Valjean, c’est à Pontarlier que vous allez ?

(Note.) Au-dessous une autre note, encerclée d’encre rouge :

Note pour moi.

Refléchir cependant avant de mettre cette note qui pourrait faire croire que le fait est vrai.

Puis, au-dessous encore, cette variante de la première note :

L’homme, on l’a vu, s’appelait Vlajean et non Valjean ; mais nous nous ferions scrupule de rectifier même cette légère erreur dans le texte de Mlle Sylvanie.

Nous la reproduisons scrupuleusement.

Feuillet 165, verso. — Toujours dans la même lettre quelques lignes biffées en marge :

L’homme a a une fois ou deux, mais c’était évidemment le rire d’un homme qui ne rit pas. Je comparais cela à mon frère qui rit si bien !

Ce dernier détail est repris au chapitre suivant : Tranquillité, puis rayé encore. Victor Hugo a réservé ce trait de caractère pour le livre V.

Feuillet 167, verso. — V. Tranquillité.

Une métaphore amusante, restée inédite :

Il faisait un beau clair de lune, la lune avait, comme disent les paysans, mangé les nuages.

Feuillet 171. — VII. Le dedans du désespoir.

Variante de titre illisible. Plusieurs ajoutés dans ce chapitre. Au verso du feuillet 172, les deux premiers alinéas biffés avec ce mot écrit en travers : Remplacé.

Feuillet 174. — IX. Nouveaux Griefs.

Ce chapitre suivait sans interruption le chapitre vii. Une note indique l’intercalation du chapitre viii : L’onde et l’ombre, écrit de 1860 à 1862.

Feuillet 179. — X. L’Homme réveillé.

Variante de titre : L’Homme dans l’ombre.

Feuillet 181. — XI. Ce qu’il fait.

Variante de titre : Rentrée du misérable dans les actions nocturnes.

Feuillet 187. — XIII. Petit-Gervais.

Variantes de titre : Ce qu’il vit le soir. — Jean Valjean lâche.

Au verso de ce feuillet, sous trois traits horizontaux, cette date : 24 novembre 1846. Il y avait un an et sept jours que Victor Hugo avait commencé son roman quand il a écrit ce chapitre.

LIVRE III. — EN L’ANNÉE 1817.

(Variante de titre : Une bonne farce.)

Tout ce livre est de 1861. Non seulement nous y lisons la phrase suivante (chapitre iii) :

Le Paris de 1861 est une ville qui a la France pour banlieue…

Mais tous les signes caractéristiques des pages écrites en exil y apparaissent : l’absence de lettres numérotant les feuillets, l’écriture large ne remplissant que le recto. Il ne s’ensuit pourtant pas de là qu’il ait été écrit d’un seul jet.

Feuillet 200. — II. Le double quatuor.

Nous reproduisons les quatre lignes rayées qui commencent ce chapitre :

En l’année que le roi Louis XVIII qualifiait la vingtième de son règne, c’està-dire en 1817, quatre jeunes parisiens firent une bonne farce.

Ce passage résume tout le premier chapitre ajouté après coup, et qui constitue l’original tableau de Paris « en 1817 ».

Feuillet 201. — Intercalation, précédée d’une indication, des portraits, esquissés au feuillet précédent, des trois grisettes camarades de Fantine ; au courant du chapitre, variantes de noms :

Phémie ou Lalie pour Zéphine ; ou bien Fasie, Miss, Mylady, et la Blonde pour Favourite, Dahlia, Zéphine et Fantine.

Feuillet 207. — III. Quatre à quatre.

Variante du titre : Sans nuage.

Feuillets 212-213. — Ont été ajoutés pour recevoir un développement du portrait de Fantine. On constate l’ancien enchaînement des feuillets 211 et 214. Même observation pour le feuillet 215, intercalé entre les 214 et 216.

Feuillets 219-220. — V. Chez Bombarda.

Encore une intercalation de ces deux feuillets contenant le tableau des Champs-Elysées, la note du préfet de police Angles et les considérations politiques qui venaient tout naturellement sous la plume de celui qui venait d’écrire le Parisien du faubourg.

Feuillet 229. — VII. Sagesse de Tholomyès.

Ce petit feuillet, relié en marge du feuillet 228, est un fragment de papier blanc.

Feuillet 230. — Surchargé de ratures et d’ajoutés entre les lignes.

Feuillet 233. — VIII. Mort d’un cheval.

À ajouter à la péroraison de Tholomyès ce passage supprimé :

Les français passent le mont Cenis comme les romains ont passé le mont Olympe ; la bataille de Marengo ressemble comme deux gouttes de sang à la bataille de Pydna ; MayeuxBrummel plagie ÉsopeAlcibiade.

LIVRE IV. — CONFIER, C’EST QUELQUEFOIS LIVRER.

Autres titres : La gargote Thénardier. — Une mère qui en rencontre une autre.)

Les deux premiers chapitres de ce livre n’existaient pas dans le manuscrit primitif, ils datent de 1860.

Feuillet 244. — I. Une mère qui en rencontre une autre.

Variante de l’enseigne-tableau de la gargote Thénardier : Au fédéré de 1815.

Feuillet 260. — II. Première esquisse de deux figures louches.

Fragment-brouillon contenant le portrait de Thénardier, et collé au bas de la page.

Feuillet 261. — Semblable comme écriture et comme papier au feuillet 136 que nous avons attribué à l’année 1851. En haut, cette note au crayon :

Intercaler. — Noms des petites Thénardier.

Le dernier paragraphe est précédé d’un point d’interrogation ; il finit par ces mots :

Sous cette discordance apparente, il y a une chose grande et profonde : la révolution française.

Nous avons retrouvé une page isolée écrite au recto et au verso comme le manuscrit de 1845 à 1848 et contenant le premier début de ce livre, antérieur lui-même au livre III. L’histoire de Fantine y est résumée très brièvement ; on n’y nomme pas Tholomyès, on n’y raconte pas l’abandon de la jeune femme, et on ne présente la mère qu’au moment où elle confie son enfant aux Thénardier.

Tel quel, il nous a semblé intéressant de reproduire ce fragment, et de faire le lecteur juge de l’évolution de la pensée de Victor Hugo.

En marge du feuillet séparé, une note d’une écriture plus récente :

Voici le moment de revoir Montfermeil et d’en reparler avec quelques détails, ainsi que des Thénardier dont l’esquisse veut être continuée.

Nous n’avons pas reproduit les ajoutés en marge qui ont été utilisés dans le texte définitif.

En 1822, il y avait à Montfermeil près Paris, dans une espèce d’auberge borgne qui n’existe plus aujourd’hui, un petit être bien misérable. C’était un enfant de cinq ans, une petite fille que sa mère avait « mise en sevrage » dans cette maison trois années auparavant, et qu’au dire des gens du pays, elle paraissait y avoir oubliée.

Cette mère s’était présentée un soir à l’auberge des mariés Thénardier, située vers le milieu de la ruelle du Boulanger. La pauvre femme venait de Paris à pied portant son enfant sur son dos. Elle était épuisée de fatigue. Elle était jeune, pâle, chétivement quoique proprement vêtue, jolie, avec les plus beaux cheveux blonds du monde, semblait triste et avait l’air malade.

Aux questions qu’on lui avait faites, la mère avait répondu qu’elle était ouvrière, que son mari était mort, que le travail lui manquait à Paris, et qu’elle allait en chercher ailleurs, et qu’elle serait bien heureuse si, chemin faisant, elle rencontrait une maison honnête où elle pourrait laisser son enfant en garde, en payant, bien entendu, qu’elle donnerait jusqu’à six francs par mois, et qu’elle solderait six mois d’avance. Cette somme de trente-six francs, ainsi offerte et payée comptant, parut faire impression sur les aubergistes Thénardier. La gargote allait mal ; ils avaient précisément un effet exigible à rembourser le surlendemain et il leur manquait une quarantaine de francs pour parfaire la somme. Le mari et la femme se poussèrent le coude, s’entendirent d’un regard, et tout à coup, comme s’ils s’étaient concertés, proposèrent ensemble à la mère de prendre son enfant qui avait alors deux ans. Ils avaient de leur côté deux petites filles, l’une de dix-huit mois, l’autre de … ans et demi. Les trois enfants joueraient ensemble et cela ferait des sœurs. La mère vit dans cela une famille que la providence envoyait à sa pauvre orpheline, et consentit. Elle donna son argent, laissa son enfant, et partit le lendemain matin après avoir beaucoup embrassé sa Cosette, beaucoup prié Dieu et beaucoup pleuré. Elle laissait du reste un trousseau assez complet, et annonçait qu’elle reviendrait bientôt ; que du reste les mois de sevrage seraient toujours exactement payés.

Grâce aux trente-six francs de la l’aubergiste Thénardier put éviter un et faire honneur à sa signature. Le mois suivant, ils eurent encore besoin d’argent ; la femme porta à et engagea au mont-de-piété le trousseau de Cosette pour une somme de quarante francs.

Ici le texte s’enchaîne à deux feuillets de même papier et de même écriture reliés dans le manuscrit (chapitre iii, l’Alouette), et portant les numéros 262-263. Reproduisons la version raturée de ce dernier feuillet qui se rapporte à la page détachée citée plus haut :

Cette mère s’appelait Marguerite Louet. Elle, l’enfant, s’appelait Anna Louet. D’Anna Louet on avait fait Alouette. C’était le nom qu’on lui donnait dans tout Montfermeil.

Du reste ce nom d’Alouette lui convenait, et si son nom de famille ne l’eût naturellement explique, on eût pu croire que le peuple, qui aime les figures, s’était plu à appeler Alouette ce petit être pas plus gros qu’un oiseau (Voir p. 165.)

Au dos du feuillet 263, le brouillon du manuscrit primitif s’enchaîne avec les ratures du feuillet 267, commençant actuellement le premier chapitre du livre V. Nous donnons ce brouillon sous sa première forme sans interruption :

Cependant la mère, de son côté, n’était pas moins à plaindre. Cette Marguerite Louet, qui savait juste assez écrire pour signer Margeritte était une pauvre fille du peuple. Elle était née à M. sur M. De quels parents ? Qui pourrait le dire ? On ne lui avait jamais connu ni père ni mère. À quinze ans elle vint à Paris « chercher fortune », comme on dit. Marguerite Louet était belle et resta sage le plus longtemps qu’elle put. Elle travailla pour vivre ; puis, pour vivre aussi, elle aima. Hélas ! qui est-ce qui prend ces amours-là au sérieux ? Elle aima un vif et gracieux jeune homme. Cet étudiant, lorsque son cours fut fini, la quitta, comme nous l’avons dit, un beau jour, en haussant les épaules d’un enfant qu’elle avait. Cet amant, quinze ans plus tard, sous le roi Louis-Philippe, était un gros avoué de province, riche et considéré, électeur sage et juré très sévère.

Le travail vint à manquer. C’est une poignante parole qu’il faut souvent répéter dans notre société encore mal faite. Nous l’avons déjà dite ; nous aurons à la redire plus d’une fois. Marguerite tomba dans la détresse. Elle eut l’idée d’aller dans sa ville natale, à M. sur M., « chercher fortune ». Elle vendit tout ce qu’elle avait, ce qui lui produisit un peu plus de quatrevingts francs.

À vingt-deux ans, elle quitta Paris, emportant son enfant sur son dos. C’était un groupe triste. Cette femme n’avait au monde que cet enfant, et cet enfant n’avait que cette femme. Comme Marguerite avait nourri sa fille, cela lui avait fatigué la poitrine, et elle toussait un peu.

On vient de voir de quelle façon elle avait laissé sa petite Anna à Montfermeil.

Marguerite avait continué son chemin et était arrivée à M. sur M. Personne ne l’y connaissait plus.

Depuis cinq ans surtout, le petit pays avait en quelque sorte changé d’aspect. Tandis que Marguerite descendait lentement de misère en misère, sa ville natale avait prospéré, une industrie nouvelle y était née et s’y était développée. (Voir p. 167.)

LIVRE V. — LA DESCENTE.

Feuillet 266. — Table des chapitres. — Le livre V devait d’abord s’intituler : Histoire d’un progrès dans l’industrie des verroteries noires. Victor Hugo a plus tard donné ce titre au premier chapitre, en l’écrivant en surcharge sur l’ancien titre, plus explicite :

Par quel incident on peut être dispensé de montrer son passeport.

Plusieurs variantes dans les titres des chapitres, quelques-unes illisibles :

X. Suite du succès : La descente. — Pas à pas.

XII. Le désœuvrement de M. Bamatabois : Les élégances d’un élégant.

Enfin le chapitre : Commencement du repos, devait être le xiv- siècle du livre V. Une note indique son renvoi au livre VI, Javert.

Ces observations se renouvellent à chaque changement de chapitre. Tout le livre, sauf deux pages que nous mentionnerons, date de la première époque. Quelques ajoutés plus récents.

Feuillet 267. — I. Histoire d’un progrès dans les verroteries noires.

Nous avons démontré que le premier feuillet de ce chapitre contenait la suite de l’histoire de Fantine ; le début définitif est écrit en marge et se relie à l’ancienne version à l’endroit que nous avons indiqué.

Feuillets 272-273. — IV. M. Madeleine en deuil.

Deux feuillets d’un bleu plus soutenu, remplis de 1860 à 1862. Victor Hugo a recopié le premier paragraphe biffé au feuillet précédent datant de la première période ; puis il a développé cette admirable psychologie de l’aveugle qu’il avait eu l’occasion de méditer, ayant été menacé lui-même dans sa jeunesse de perdre la vue.

Ces pages prennent fin sur ce fragment de phrase :

On remarqua dans la ville ce deuil.

Nous ne retrouvons la suite que douze feuillets plus loin, 286, ce feuillet, par suite de remaniements et d’intercalation, commençant à son verso le chapitre viii.

Sur une demi-feuille volante, nous avons retrouvé quelques lignes se rapportant au chapitre iv ; une observation au bas de ce fragment nous indiquait ce qu’il fallait faire :

(À ajouter à la page sur le bonheur de l’aveugle aimé. Fantine, T. II)

[Avoir continuellement à ses côtés une femme, une fille, une sœur…]

Se sentir suspendu par elle au-dessus du désespoir, être sans défense contre elle, se dire qu’elle peut nous rendre le plus misérable des êtres, qu’elle nous tient dans l’obscurité au-dessus du gouffre, qu’elle peut, si elle veut, nous y laisser tomber, qu’elle n’a qu’à ouvrir les mains, qu’à lâcher notre âme, et qu’à s’en aller, se dire tout cela, et sourire dans une inexprimable confiance.

Feuillet 274 verso. — V. Vagues éclairs à l’horizon.

Ce chapitre portait d’abord le titre du livre : Javert. Bien plus tard, le portrait physique de Javert a été développé en marge. La copie interrompt l’original au milieu d’un mot au feuillet 275 et se poursuit pendant cinq feuillets. Quelques ajoutés dans tous les sens et de toutes les époques.

Feuillet 283. — Toujours dans le chapitre V, ce trait caractéristique :

Le comte Angles qui était préfet de police en 1820 et qui était homme d’esprit, disait de Javert : C’est le Brutus de la police.

Au bas du feuillet, petit fragment de papier de même date, collé sur onglet.

Au verso, le titre du chapitre iii ajouté entre deux lignes.

Feuillet 285. — VII. Fauchelevent devient jardinier à Paris.

Le titre a été écrit entre deux lignes comme le précédent.

Feuillet 286. — Comme nous l’avons dit plus haut, ce feuillet débute par la fin du chapitre iv (M. Madeleine en deuil), écrite en 1860 ; il se relie à la première version. Une note en marge :

Intercaler ici les feuillets D2 bis et D2 ter

Ces feuillets mentionnés portent actuellement les numéros 274, 280, 282, 283, 284, 285. Ils contiennent les chapitres v et vi. La copie, intercalée au milieu du manuscrit original, est venue prendre les nos 275 à 279 inclus.

Feuillet 286, verso. — VIII. Madame Victurnien dépense trente-cinq francs pour la morale.

Variante illisible sous le titre. La marge du feuillet suivant est si surchargée que la page se trouve entièrement remplie.

Feuillet 293. — XIII. Solution de quelques questions de police municipale.

Fragment récent reproduisant, en les développant, quelques passages anciens biffés.

Au verso, quelques lignes rayées relatives à Javert :

Il s’appuya sur la taille pour ne pas tomber. Il a souvent montré depuis une mèche de cheveux gris qu’il avait sur la tempe et qui, dit-il, avait blanchi dans cet instant-là.

Feuillet 298. — La première version qui précédait la sortie de Javert est biffée sur le manuscrit et remplacée par quelques lignes en marge, qui ont été adoptées et qu’on a lues, page 207.

— Sortez, dit M. Madeleine.

Javert eut un frémissement. Lui, l’homme de l’autorité, finissait par avoir tort devant cette fille de désordre ! humilié et chassé devant elle ! C’était la dernière goutte du calice. Javert faisait deux suppositions sur M. Madeleine : ou c’était, comme tout le monde le croyait, le plus excellent et le plus respectable des hommes, ou c’était autre chose. Dans le premier cas, être publiquement brisé dans sa considération et dans son pouvoir, par un tel homme et par un tel homme magistrat, cela était si fatal qu’il se sentait accablé et qu’il était prêt à pleurer. Dans le second cas, cela était SI monstrueux qu’il bondissait de rage rien que d’y songer. Quoi qu’il en fût, il ne témoigna rien, il reçut le coup debout, de face et en pleine poitrine, comme un soldat russe.

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