Fables (page 12)

Jean de La Fontaine · Lettres

Texte français, domaine public · Source : fr.wikisource.org — Fables de La Fontaine (éd. 1874) · 28 pages

Fiche de l’œuvre dans le savoir

N’ayant pas à vivre un quart d’heure.

Le villageois le prend, l’emporte en sa demeure ;

Et sans considérer quel sera le loyer

Le Lion et le Renard.

D’une action de ce mérite,

Il l’étend le long du foyer,

Le réchauffe, le ressuscite.

L’animal engourdi sent à peine le chaud,

Que l’âme lui revient avecque la colère.

Il lève un peu la tête, et puis siffle aussitôt ;

Puis fait un long repli, puis tâche à faire un saut

Contre son bienfaiteur, son sauveur, et son père.

Ingrat, dit le manant, voilà donc mon salaire !

Tu mourras ! À ces mots, plein d’un juste courroux,

Il vous prend sa cognée, il vous tranche la bête ;

Il fait trois serpents de deux coups,

Un tronçon, la queue et la tête.

L’insecte, sautillant, cherche à se réunir ;

Mais il ne put y parvenir.

Il est bon d’être charitable :

Mais envers qui ? c’est là le point.

Quant aux ingrats, il n’en est point

Qui ne meure enfin misérable.

XIV LE LION MALADE ET LE RENARD

De par le roi des animaux,

Qui dans son antre était malade,

Fut fait savoir à ses vassaux

Que chaque espèce en ambassade

Envoyât gens le visiter ;

Sous promesse de bien traiter

Les députés, eux et leur suite,

Foi de lion, très bien écrite :

Bon passe-port contre la dent,

Contre la griffe tout autant.

L’édit du prince s’exécute :

De chaque espèce on lui députe.

Les renards gardant la maison,

Un d’eux en dit cette raison :

Les pas empreints sur la poussière

Par ceux qui s’en vont faire au malade leur cour,

Tous, sans exception, regardent sa tanière ;

Pas un ne marque de retour :

Cela nous met en méfiance.

Que sa majesté nous dispense :

Grand merci de son passe-port.

Je le crois bon : mais dans cet antre

Je vois fort bien comme l’on entre,

Et ne vois pas comme on en sort.

XV L’OISELEUR, L’AUTOUR ET L’ALOUETTE

Les injustices des pervers

Servent souvent d’excuse aux nôtres.

Telle est la loi de l’univers :

Si tu veux qu’on t’épargne, épargne aussi les autres.

Un manant au miroir prenait des oisillons.

Le fantôme brillant attire une alouette :

Aussitôt un autour, planant sur les sillons,

Descend des airs, fond et se jette

Sur celle qui chantait, quoique près du tombeau.

Elle avait évité la perfide machine,

Lorsque, se rencontrant, sous la main de l’oiseau,

Elle sent son ongle maline.

Pendant qu’à la plumer l’autour est occupé,

Lui-même sous les rets demeure enveloppé :

Oiseleur, laisse-moi, dit-il en son langage ;

Je ne t’ai jamais fait de mal.

L’oiseleur repartit : Ce petit animal

T’en avait-il fait davantage ?

Attention : la clé de tri par défaut « oiseleur l auteur et l alouette » écrase la précédente clé « oiseleur, l'autour et l'alouette ».

XVI LE CHEVAL ET L’ÂNE

En ce monde il se faut l’un l’autre secourir :

Si ton voisin vient à mourir,

C’est sur toi que le fardeau tombe.

Un âne accompagnait un cheval peu courtois,

Celui-ci ne portant que son simple harnois,

Et le pauvre baudet si chargé qu’il succombe.

Il pria le cheval de l’aider quelque peu ;

Autrement il mourrait devant qu’être à la ville.

La prière, dit-il, n’en est pas incivile :

Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.

Le cheval refusa, fit une pétarade ;

Tant qu’il vit sous le faix mourir son camarade,

Et reconnut qu’il avait tort.

Du baudet en cette aventure

On lui fit porter la voiture,

Et la peau par-dessus encor.

Attention : la clé de tri par défaut « cheval et l ane » écrase la précédente clé « cheval et l'ane ».

XVII LE CHIEN QUI LÂCHE SA PROIE POUR L’OMBRE

Chacun se trompe ici-bas :

On voit courir après l’ombre

Tant de fous qu’on n’en sait pas,

La plupart du temps, le nombre.

Au chien dont parle Ésope il faut les renvoyer,

Ce chien voyant sa proie en l’eau représentée

La quitta pour l’image, et pensa se noyer :

La rivière devint tout d’un coup agitée ;

À toute peine il regagna les bords,

Et n’eut ni l’ombre ni le corps.

Attention : la clé de tri par défaut « chien qui lache sa proie pour l ombre » écrase la précédente clé « chien qui lache sa proie pour l'ombre ».

XVIII LE CHARRETIER EMBOURBÉ

Le Phaéton d’une voiture à foin

Vit son char embourbé. Le pauvre homme était loin

De tout humain secours : c’était à la campagne,

Près d’un certain canton de la basse Bretagne,

Appelé Quimper-Corentin.

On sait assez que le Destin

Adresse là les gens quand il veut qu’on enrage.

Dieu nous préserve du voyage !

Pour venir au chartier embourbé dans ces lieux,

Le voilà qui déteste et jure de son mieux,

Pestant, en sa fureur extrême,

Tantôt contre les trous, puis contre ses chevaux,

Contre son char, contre lui-même.

Il invoque à la fin le dieu dont les travaux

Sont si célèbres dans le monde :

Hercule, lui dit-il, aide-moi ; si ton dos

A porté la machine ronde,

Ton bras peut me tirer d’ici.

Sa prière étant faite, il entend dans la nue

Une voix qui lui parle ainsi :

Hercule veut qu’on se remue ;

Puis il aide les gens. Regarde d’où provient

L’achoppement qui te retient ;

Ôte d’autour de chaque roue

Ce malheureux mortier, cette maudite boue

Qui jusqu’à l’essieu les enduit ;

Prends ton pic, et me romps ce caillou qui te nuit ;

Comble-moi cette ornière. As-tu fait ? Oui, dit l’homme.

Or bien je vas t’aider, dit la voix ; prends ton fouet.

Je l’ai pris… Qu’est-ce ci ? mon char marche à souhait !

Hercule en soit loué ! Lors la voix : Tu vois comme

Tes chevaux aisément se sont tirés de là.

Aide-toi, le ciel t’aidera.

XIX LE CHARLATAN

Le monde n’a jamais manqué de charlatans :

Cette science, de tout temps,

Fut en professeurs très-fertile.

Tantôt l’un en théâtre affronte l’Achéron,

Et l’autre affiche par la ville

Qu’il est un passe-Cicéron.

Un des derniers se vantait d’être

En éloquence si grand maître,

Qu’il rendrait disert un badaud,

Un manant, un rustre, un lourdaud ;

Oui, messieurs, un lourdaud, un animal, un âne :

Que l’on m’amène un âne, un âne renforcé,

Je le rendrai maître passé,

Et veux qu’il porte la soutane.

Le prince sut la chose ; il manda le rhéteur.

J’ai, dit-il, en mon écurie

Un fort beau roussin d’Arcadie ;

J’en voudrais faire un orateur.

Sire, vous pouvez tout, reprit d’abord notre homme.

On lui donna certaine somme.

Il devait au bout de dix ans

Mettre son âne sur les bancs ;

Sinon il consentait d’être en place publique

Guindé la hart au col, étranglé court et net,

Ayant au dos sa rhétorique,

Et les oreilles d’un baudet.

Quelqu’un des courtisans lui dit qu’à la potence

Il voulait l’aller voir, et que, pour un pendu,

Il aurait bonne grâce et beaucoup de prestance :

Surtout qu’il se souvînt de faire à l’assistance

Un discours où son art fût au long étendu ;

Un discours pathétique, et dont le formulaire

Servît à certains Cicérons

Vulgairement nommés larrons.

L’autre reprit : Avant l’affaire,

Le roi, l’âne ou moi nous mourrons.

Il avait raison. C’est folie

De compter sur dix ans de vie.

Soyons bien buvants, bien mangeants,

Nous devons à la mort de trois l’un en dix ans.

XX LA DISCORDE

La déesse Discorde ayant brouillé les dieux,

Et fait un grand procès là-haut pour une pomme,

On la fit déloger des cieux.

Chez l’animal qu’on appelle homme

On la reçut à bras ouverts,

Elle et Que-si-que-non son frère,

Avecque Tien-et-mien son père,

Elle nous fit l’honneur en ce bas univers

De préférer notre hémisphère

À celui des mortels qui nous sont opposés,

Gens grossiers peu civilisés,

Et qui, se mariant sans prêtre et sans notaire,

De la Discorde n’ont que faire.

Pour la faire trouver aux lieux où le besoin

Demandait qu’elle fût présente,

La Renommée avait le soin

De l’avertir ; et l’autre, diligente,

Courait vite aux débats, et prévenait la Paix ;

Faisait d’une étincelle un feu long à s’éteindre.

La Renommée enfin commença de se plaindre

Que l’on ne lui trouvait jamais

De demeure fixe et certaine ;

Bien souvent l’on perdait, à la chercher, sa peine :

Il fallait donc qu’elle eût un séjour affecté,

Un séjour d’où l’on pût en toutes les familles

L’envoyer à jour arrêté.

Comme il n’était alors aucun couvent de filles,

On y trouva difficulté.

L’auberge enfin de l’hyménée

Lui fut pour maison assinée.

XXI LA JEUNE VEUVE

La perte d’un époux ne va point sans soupirs :

On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.

Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole :

Le Temps ramène les plaisirs.

Entre la veuve d’une année

Et la veuve d’une journée

La différence est grande : on ne croirait jamais

Que ce fût la même personne ;

L’une fait fuir les gens, et l’autre a mille attraits :

Aux soupirs vrais ou faux celle-là s’abandonne ;

C’est toujours même note et pareil entretien.

On dit qu’on est inconsolable :

On le dit mais il n’en est rien,

Comme on verra par cette fable,

Ou plutôt par la vérité.

L’époux d’une jeune beauté

Partait pour l’autre monde. À ses côtés sa femme

Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,

Aussi bien que la tienne, est prête à s’envoler.

Le mari fait seul le voyage.

La belle avait un père, homme prudent et sage ;

Il laissa le torrent couler.

À la fin pour la consoler :

Ma fille, lui dit-il, c’est trop verser de larmes ;

Qu’a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?

Puisqu’il est des vivants, ne songez plus aux morts.

Je ne dis pas que tout-à-l’heure

Une condition meilleure

Change en des noces ces transports ;

Mais après certain temps souffrez qu’on vous propose

Un époux, beau, bien fait, jeune, et tout autre chose

Que le défunt. Ah ! dit-elle aussitôt,

Un cloître est l’époux qu’il me faut.

Le père lui laissa digérer sa disgrâce.

Un mois de la sorte se passe ;

L’autre mois on l’emploie à changer tous les jours

Quelque chose à l’habit, au linge, à la coiffure :

Le deuil sert enfin de parure,

En attendant d’autres atours.

Toute la bande des Amours

Revient au colombier ; les jeux, les ris, la danse,

Ont aussi leur tour à la fin ;

On se plonge soir et matin

Dans la fontaine de Jouvence.

Le père ne craint plus ce défunt tant chéri ;

Mais comme il ne parlait de rien à notre belle :

Où donc est le jeune mari

Que vous m’avez promis ? dit-elle.

ÉPILOGUE

Bornons ici cette carrière :

Les longs ouvrages me font peur.

Loin d’épuiser une matière,

On n’en doit prendre que la fleur.

Il s’en va temps que je reprenne

Un peu de forces et d’haleine.

Pour fournir à d’autres projets.

Amour, ce tyran de ma vie,

Veut que je change de sujets :

Il faut contenter son envie.

Retournons à Psyché. Damon, vous m’exhortez

À peindre ses malheurs et ses félicités :

J’y consens ; peut-être ma veine

En sa faveur s’échauffera.

Heureux si ce travail est la dernière peine

Que son époux me causera !

‌

Attention : la clé de tri par défaut « epilogue » écrase la précédente clé « epilogue du premier recueil des fables de la fontaine ».

LIVRE SEPTIÈME

AVERTISSEMENT

Voici un second recueil de fables que je présente au public. J’ai jugé à propos de donner à la plupart de celles-ci un air et un tour un peu différent que celui que j’ai donné aux premières, tant à cause de la différence des sujets, que pour remplir de plus de variété mon ouvrage. Les traits familiers que j’ai semés avec assez d’abondance dans les deux autres parties convenaient bien mieux aux inventions d’Ésope qu’à ces dernières, où j’en use plus sobrement, pour ne pas tomber en des répétitions ; car le nombre de ces traits n’est pas infini. Il a donc fallu que j’aie cherché d’autres enrichissements, et étendu davantage les circonstances de ces récits, qui d’ailleurs me semblaient le demander de la sorte. Pour peu que le lecteur y prenne garde, il le reconnaîtra lui-même : ainsi je ne tiens pas qu’il soit nécessaire d’en étaler ici les raisons, non plus que de dire où j’ai puisé ces derniers sujets. Seulement je dirai, par reconnaissance, que j’en dois la plus grande partie à Pilpay, sage indien. Son livre a été traduit en toutes les langues. Les gens du pays le croient fort ancien, et original à l’égard d’Ésope, si ce n’est Ésope lui-même sous le nom du sage Locman. Quelques autres m’ont fourni des sujets assez heureux. Enfin, j’ai tâché de mettre en ces deux dernières parties toute la diversité dont j’étais capable.

Il s’est glissé quelques fautes dans l’impression. J’en ai fait faire un errata ; mais ce sont de légers remèdes pour un défaut considérable. Si on veut avoir quelque plaisir de la lecture de cet ouvrage, il faut que chacun fasse corriger ces fautes à la main dans son exemplaire, ainsi qu’elles sont marquées par chaque errata, aussi bien pour les deux premières parties que pour les dernières.

Attention : la clé de tri par défaut « avertissement du deuxieme recueil » écrase la précédente clé « avertissement du deuxieme recueil des fables de la fontaine ».

À MADAME DE MONTESPAN

L’apologue est un don qui vient des immortels ;

Ou, si c’est un présent des hommes,

Quiconque nous l’a fait mérite des autels :

Nous devons tous, tant que nous sommes,

Ériger en divinité

Le sage par qui fut ce bel art inventé.

C’est proprement un charme : il rend l’âme attentive,

Ou plutôt il la tient captive,

Nous attachant à des récits

Qui mènent à son gré les cœurs et les esprits.

Ô vous qui l’imitez, Olympe, si ma muse

A quelquefois pris place à la table des dieux,

Sur ces dons aujourd’hui daignez porter les yeux ;

Favorisez les jeux où mon esprit s’amuse !

Le Temps, qui détruit tout, respectant votre appui,

Me laissera franchir les ans dans cet ouvrage :

Tout auteur qui voudra vivre encore après lui

Doit s’acquérir votre suffrage.

C’est de vous que mes vers attendent tout leur prix :

Il n’est beauté dans nos écrits

Dont vous ne connaissiez jusques aux moindres traces.

Eh ! qui connaît que vous les beautés et les grâces !

Paroles et regards, tout est charmes dans vous.

Ma muse, en un sujet si doux,

Voudrait s’étendre davantage :

Mais il faut réserver à d’autres cet emploi ;

Et d’un plus grand maître que moi

Votre louange est le partage.

Olympe, c’est assez qu’à mon dernier ouvrage

Votre nom serve un jour de rempart et d’abri ;

Protégez désormais le livre favori

Par qui j’ose espérer une seconde vie :

Sous vos seuls auspices ces vers

Seront jugés, malgré l’envie,

Dignes des yeux de l’univers.

Je ne mérite pas une faveur si grande ;

La fable en son nom la demande :

Vous savez quel crédit ce mensonge a sur nous.

S’il procure à mes vers le bonheur de vous plaire,

Je croirai lui devoir un temple pour salaire :

Mais je ne veux bâtir des temples que pour vous.

I LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE

Un mal qui répand la terreur,

Mal que le ciel en sa fureur

Inventa pour punir les crimes de la terre,

La peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),

Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,

Faisait aux animaux la guerre.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :

On n’en voyait point d’occupés

À chercher le soutien d’une mourante vie ;

Nul mets n’excitait leur envie ;

Les Animaux malades de la peste.

Ni loups ni renards n’épiaient

La douce et l’innocente proie ;

Les tourterelles se fuyaient :

Plus d’amour, partant plus de joie.

Le lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,

Je crois que le ciel a permis

Pour nos péchés cette infortune.

Que le plus coupable de nous

Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;

Peut-être il obtiendra la guérison commune.

L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents

On fait de pareils dévouements.

Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence

L’état de notre conscience.

Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,

J’ai dévoré force moutons.

Que m’avaient-ils fait ? nulle offense ;

Même il m’est arrivé quelquefois de manger

Le berger.

Je me dévouerai donc, s’il le faut : mais je pense

Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi ;

Car on doit souhaiter, selon toute justice,

Que le plus coupable périsse.

Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ;

Vos scrupules font voir trop de délicatesse.

Eh bien ! manger moutons, canaille, sotte espèce,

Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, seigneur,

En les croquant, beaucoup d’honneur ;

Et quant au berger, l’on peut dire

Qu’il était digne de tous maux,

Étant de ces gens-là qui sur les animaux

Se font un chimérique empire.

Ainsi dit le renard ; et flatteurs d’applaudir.

On n’osa trop approfondir

Du tigre, ni de l’ours, ni des autres puissances,

Les moins pardonnables offenses :

Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,

Au dire de chacun, étaient de petits saints.

L’âne vint à son tour, et dit : J’ai souvenance

Qu’en un pré de moines passant,

La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et, je pense,

Quelque diable aussi me poussant,

Je tondis de ce pré la largeur de ma langue ;

Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.

À ces mots, on cria haro sur le baudet.

Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue

Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,

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