Traité contre les protestants (page 23)
X. Mais, dit Jurieu : « La distinction entre les points »
fondamentaux et ceux qui ne le sont pas est une que»-
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» tion épineuse et difficile à résoudre. » II dit aussi : « 11 » n'appartient pas à l'Eglise de décider quels sonl 1 IS poinis » fondamentaux ; car ils sont tels par leur nature. » Mais nous demandons qui en décidera? sera-ce le jugement privé de chacun ? S'il en est ainsi, combien y auia-l-il de décisions toutes contraires l'une à l'autre? des milliers. Et voilà qu'il se trouvera autant d'Eglises, autan! de reli-gions que de décisions sur les divers poinis. Non ( éplique Jurieu) il n'appaitienl à personne de décider quels sont les points de foi fondamentaux, puisque ces poin s « sont » tels par leur nature. » Mais s'ils sont lels par leur nature, pourquoi dil-il lui-même que « la distinction e itre les » poinis fondamentaux el les autres est une quest on épi-» neuse et difficile à résoudre? » Qui décidera quels sont ces poinis fondamentaux par leur nature? Ces poinisseront ou evidens ou obscurs : s'ils sonl evidens, ils ne jeuvent être le sujet r d'une question épineuse et difficile à ré-» dre, » et s'ils sont obscurs, ils ont besoin d'être déci* dés. Tout cela démontre combien est inconsistant ce nou-veau système de Jurieu, nouveau même pour les ré ormes, lesquels avant lui ne se sonl jamais dits joints à l'église romaine,mais au contraire se sont vantés d'en eue sépa-rés, parce que, suivant eux, depuis le Iroisièmt , qua-trième ou cinquième siècle, elle était devenue église adul-tère (ce sont leurs expressions), siège de l'an christ, infectée d'erreurs et d'idolâtrie.
XI. En outre, comment Jurieu peut-il dire que toutes les Eglises réformées 3onl une seule el même église qui professe la même foi, quand les théologiens de Zurich dans leur préface apologétique adressée aux Eglise: réfor-mées en 4578, déclarent que, parmi eux, il y a plu-sieurs controverses sur les poinis fondamentaux, par xix. 44
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exemple, touchant la personne de Jésus-Christ, l'union et la distinction des deux natures divine et humaine et autres? Aussi avouent-ils que leurs discussions en sont venues au point que plusieurs hérésies anciennement con-damnées se sont reproduites parmi eux. Voici leurs pro-pres paroles : « Tanlo furore contenditur, ut non paucae » veterum haereses, quae olim damnat»' fuerunt, quasi » ab inferis revocatas, caput attollant. » De plus, Jean Slurmius, protestant, pariant aussi des controverses entre leurs Eglises, dit : « Praecipui articuli in dubium vocan-» tur, et mullse haereses in Ecclesiam Christi invehuntur; » plana ad atheismum paratur via. » Et cet auteur était prophète en cela ; car en effet aujourd'hui une bonne par-tie des réformés sont tombés dans l'athéisme, comme on le voit dans les livres qu'ils publient continuellement, car, en vérilé, avec le temps les choses ont bien changé, au point que les réformés eux-mêmes ont reconnu le peu de fondemens de leur prétendue religion évangélique, et de là ils se sont abandonnés au pur athéisme ou maté-rialisme , niant tout article de foi et disant que tout est matière; par conséquent qu'il n'y a ni Dieu, ni ame, ni autre vie pour nous que la vie présente; c'est ainsi qu'ils ont cherché à écarter leurs remords de la vie brutale qu'ils menaient.
Mais en vain travaillent-ils avec effort à éloigner ce remords de leur conscience, ils ne pourront y parvenir. Tout ce qn'ils peuvent faire, c'est d'arriver au doute sur l'existence de Dieu et la réalité d'une vie éternelle; mais de se persuader positivement le contraire, cela ne leur sera jamais possible; car la simple raison naturelle nous crie qu'il est un Dieu créateur de (oui et juste rémunérateur du bien et du mal et que nos âmes sont éternelles et immortelles. Au résumé, ces malheureux
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Croient trouver la paix en se figurant qu'il n'y a pas de Dieu, afin de n'avoir aucun censeur el vengeur de leurs fautes ; mais celle paix ils ne l'auront jamais, car le doute seul, s'il y a un Dieu, suffira pour les tourmenter sans cesse par la crainte de sa vengeance.
XII. THais revenons à notre point. Suivant donc les novaleurs eux-mêmes, les principaux points de la foi sont mis en douie parmi eux, et de fait, comme Je rapporte le cardinal Golli dans son savant ouvrage (la vraie église, ch. 8. 1. n. 9.), leslulhériens reconnaissent une seule personne dans Jésus-Christ : Calvin el Bèze en admettent deux, d'accord en cela avec l'impie Nestorius. Luther el beaucoup de ses seclaleurs disent que dans Jésus-Christ la nature divine elle-même souffrit et mourut, mais Bèze avec raison repousse cet horrible blasphème. Calvin fait Dieu auteur du péché : les luthériens disent que c'est là blasphémer. Luther dit que Jésus-Christ, même comme homme, esl en plusieurs lieux, et Zuingle en cela le con-damne. Lulher admet trois sacremens, le baptême, la cène el la pénitence; Calvin admet le baptême el la cène, mais il rejette Ja pénitence; d'un autre côte il admet l'ordre que rejelle Luther. De plus, Lulher confesse qu'on doit adorer dans l'Eucharistie la présence réelle de Jésus-Christ; mais Calvin appelle cela une idolâtrie. Melanch-ton (auquel Lulher s'unit depuis) dit que les bonnes oeuvres sont nécessaires pour le salut ; mais les calvinistes tiennent que les bonnes œuvres sont de convenance, non de nécessité. Il faut donc dire que loules ces nouvelles églises réformées, élanl en contradiction sur de tels ar-ticles, errent sur les poinls principaux de la foi. El en effet Calvin appelle les luthériens imposteurs et même idolâ-tres, pavee qu'ils adorent Jésus-Christ clans l'eucharistie
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ei d'autres pari Luther appelle les zuingliens et autres sa-cramentaires, sedes damnées, blasphémateurs et héré-tiques ; voici ses termes : « Haereticos censemus omnes » sacramenlarios, qui negant corpus Christi ore carnali » sumi in eucharistia. » (ApudHospin. par. 2. hist. sa-cramen. p. 326. ).
XIII. Combien au contraire la vérilé de l'église catho-lique paraît démontrée quand on voit la constante uni-foi mité de sa doctrine sur les dogmes de la foi, conservés depuis l'origine de la fondation de l'église par Jésus-Christ. Elle a été la même dans tous les temps; en sorte que les vérités que nous croyons aujourd'hui oni été crues également dans les premiers siècles, comme le libre ar-bilre, la vertu des sacremens, la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie, l'invocation des saints, la vé-néralion pour leurs reliques et les saintes images, l'exis-tence du purgaloire et autres semblables. Les novateurs appellent erreurs ces vérités de la foi ; mais comment ces erreurs auraient-elles pu exister dans les premiers siècles de notre église, temps où nos adversaires eux-mêmes avouent qu'elle fut la vraie église de Jésus-Christ. Ils disent à cela, comme le rapporte Bellarmin (denotis Ec-clesiae, cap. ?. ) que ces erreurs furenl comme des taches, c'est-à-dire de légers défauls, sur le visage de l'église nais-sante. Ainsi, adorer la présence de Jésus-Christ dans l'eu-charistie, vénérer la croix el les images ne furent, dans ces premiers siècles, que de simples taches? El comment ces taches sont-elles devenues ensuite d'infâmes idolâtries, comme les adversaires les appellent aujourd'hui? Com-ment des idolâtries peuvent-elles être appelées de simples lâches? El comment Dieu a-l-il pu permettre que de si énormes erreurs régnassent dans son église, depuis son
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origine jusqu'à ce que ces nouveaux maîtres, Luther, Zuingle et Calvin vinssent les dissiper? Mais non, celte église qui a été dès le commencement la vraie, le sera toujours.
XIV. Mais votre église catholique, disent les novateurs, s'est arrogé Paulorilé de créer de nouveaux dogmes de foi et de régler l'autorité de l'écriture. Non, l'église ne crée et ne peut créer de nouveaux dogmes de foi, mais seule-ment elle décide quels sont ceux que Dieu nous a enseignés par le moyen de l'écriture et de la tradition, qui toutes deuxsontla parole de Dieu écrite et non-écrite. Jamais non plus notre église n'a entendu régler l'autorité de la pa-role divine , mais seulement de déclarer appuyée sur la tradition et l'assistance du Saint-Esprit quels dogmes nous devons tenir être de foi. Le fameux calviniste Basnage nous rend celle justice dans ses annales où il dit : « Partes Ecclesiae sunt n ea re, non auctoritatis quidem , » quam canon ex se habet, adjunctio, sed declaratio. » Ainsi donc l'église catholique en enseignant quel esl le sens véritable de l'écriture ne se met pas au-dessus de l'Ecriture; mais elle se place au-dessus des jugemens des hommes privés, lesquels doivent obéira l'église à cause de l'autorité qu'elle a reçue de Dieu
XV. Mais, disent les novateurs : Ceci est un cercle vi-cieux
; car vous croyez l'Ecriture infaillible parce que l'E-glise le déclarej et l'Eglise aussi infaillible parce que l'Ecri-ture le dit. Erreur. Cette opposition ne sérail vraie que si on parlait à un infidèle nianlà la fois l'infaillibilité et de l'Eglise et de l'Ecriture ; mais le cercle vicieux n'existe plus quand on parle à un chrétien qui admet l'infaillibilité de l'Ecriture ; puisque cette Ecriture elle-même déclare que la vraie Eglise ne peut errer et qu'ainsi il est lenu de croire
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loiil ce que l'Eglise enseigne et que dans celte croyance il ne peut errer. Aussi S. Augustin disait : « Ego Evangelio » non credcrem, nisi me Ecclesia3 moverit auctorilas. » (Lib. i. conlrov. epist. Manich. c. 5.). Le véritable cercle vicieux est celui que font les novateurs en disant que par l'Ecrilure se prouve le sens privé et que le sens privé prouve l'Ecrilure; car l'une et l'autre proposition sont fausses. Il est faux que le sens privé soil prouvé par l'Ecri-ture, et il est encore plus faux que l'Ecriture se prouve par le sens privé. El voilà pourquoi les Ecritures ne peu-vent servir aux novateurs ; car en les expliquant non selon le jugement de l'Eglise, mais d'après le sens privé de cha-cun, il y a pour eux autant de croyances diverses que de peronnes privées. Aussi ne pouvons-nous comprendre comment ils peuvent appeler hérétiques les sociniens, les ariens et autres semblables, qui nient la Trinité et la di-vinité de Jésus-Chrisl. Diront-ils qu'à l'égard de ces deux points les Ecritures sont expresses et claires ; mais les so-ciniens leur répondront que sur ces deux points les Ecri-tures ne doivent pas s'enlendre littéralement, mais allégo-riquemenl. Or qui décidera celle question, quand les hé-rétiques refusent de se soumettre à la vraie Eglise qui seule peut la résoudre ? Ah ! si vous ôlez la soumission à TEglise, il n'est plus aucune erreur que vous puissiez Irailerde telle sur aucun ai(icle de foi.
XVI. Mais, répliquent-ils, l'Eglise romaine a, avec le temps, déclaré de foi des choses qui ne l'étaient pas aupa-ravant : donc elle n'a paséléconsfammeni uniforme dans le dogme. On répond que si l'Eglise a déclaré, dans la suite des temps plusieurs dogmes qui n'avaient pas été dé-clarés encore, elle n'a point pour cela varié dans les choses de foi ; car cela ne prouve pas que l'Eglise ait changé des
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dogmes; mais seulement que sur le fondement ce l'Ecri-ture et de la tradition et avec l'inspiration du Saint-Esprit elle a, dans la suite des temps, déclaré de foi plu; icurs ar-liclœ qui jusque - là n'avaient pas été l'objet d'une déclara-tion , mais qui étaient déjà de foi avant que l'Eglise en eût décidé.
XVII. Mais, ô Dieu! comment nes'aperçoivenl-ilspas, ces nouveaux maîtres de la foi, que s'élant séparés de l'Eglise catholique et ayant perdu la soumission , ils ont perdu avec elle la règle de la foi ; en sorte qu'à présent, ils n'ont plus de règle certaine pour distinguer c< qui est de foi ou non. Toute leur règle de foi consiste da is l'Ecri-ture : mais là est la source de leurs erreurs, parce que l'Ecriture seule ne peut toujours suffire à reconnaître cer-tainement les dogmes qu'il faut croire.
XVHI. Us disent donc que l'Ecriture sainte est l'unique règle de la foi. On peut leur demander d'abord comment ils savent qu'il y a une divine Ecriture, des livres écrils par des hommes et inspirés de Dieu ? Gomment peuvent-ils établir la vérité de l'Ecriture sainte? Sans doute par les prophéties et les miracles qui y sont rappor es? Mais qui assure que ces prophéties n'ont point été écr tes après les événemens? Ces miracles par où savons-ru us qu'ils sont vrais? Comment enfin prouver que les livres qui com-posent aujourd'hui l'Ecriture sainte ont été vraiiaent ins-pirés de Dieu? Sera-ce par le texte même de l'IScriture? Non, car ce texte ne peut servir à prouver que cette Ecri-ture môme est divine, puisque c'est là ce qui esi en ques-tion, à savoir si ce texte est vraiment de l'Ecriture sacrée ou non.
XIX. En second lieu, quand il serait certain ? que l'E-criture sainte existe, comment sauront-ils quels sont les
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livres qui en font partie; car il est possible que quelque hérétique y ait inséré un livre qui ne soit pas cano-nique ou même canonique, mais non encore reconnu pour tel. Le canon catholique renferme soixante-douze livres ; quarante - cinq du vieux Testament, et vingt-sept du nouveau, comme nous l'assure le concile de Trente dans sa sess. 4. Ce concile avait reçu ce canon tel que le donne le concile de Florence, et ce dernier le tenait de celui de Rome sous le pape Gélase. A ces con-ciles, il faut joindre le troisième de Carthage(selon d'au-tres le cinquième ou le septième), lequel fut approuvé dans le sixième concile œcuménique, où les Pères décla-rèrent avoii reçu ce canon du pape Innocent I, vivant en 402, et qui affirme le tenir des apodes par une constante tradition qui, du reste, n'était point connue dans tous les pays à ciusedes persécutions souffertes dans les trois siècles précédens.
XX. Luther, de son chef, retrancha de ce canon plu-sieurs livres faisant partie de l'ancien Testament, savoir : le livre deTobie, ceux de Judith, delà Sagesse, de l'Ec-clésiastique, de Baruch et des Macchabées; et dans le nou-veau Testament il rejette l'épître de S. Paul aux Hébreux, l'épilre de S. Jacques, et celle de S. Jude, ainsi que l'A-pocalypse de S. Jean. Or, nous demandons aux luthé-riens comment ils prouvent que ces livres ne sont pas sa-crés, et que ceux au contraire qu'ils admettent le sont? Ils ne peuvent certainement le prouver par les autres écri-tures où il n'est point déclaré quels sont les livres sacrés ou les faux ?
XXI. Ils disent que le souffle particulier de l'Esprit saint, qui les éclaire intérieurement, leur fait connaître quels sont les vrais livres canoniques. Mais, si tout chré-
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tien a cette lumière interne , comme ils le disent, pour-quoi la refuserait-on à un arien, à un neslorien , à un calviniste surtout, qui est aussi de celle religion préten-due réformée. Or, les calvinistes, en opposition aux lu-thériens , reconnaissent pour livres divins l'épître de S. Paul aux Hébreux, celle de S. Jacques, celle de S. Jude, et l'apocalypse de S. Jean. Voire esprit privé est donc bien obscur et bien trompeur, puisqu'il ne se fail pas connaître également à tous? Et ainsi , si la vérité des Ecritures ne peut être connue que par cet esprit privé, c'esl une chose incertaine qu'on veut connaître par le moyen d'une autre plus incertaine encore.
XXII. En troisième lieu, quand même on saurait cer-tainement quels sont les livres saints, comment les héré-tiques prouveront-ils jamais que la version qu'ils adop-tent est légitime et exacte? La Bible a été originairement écrite en trois langues, hébraïque, grecque et latine. Les livres de l'ancien Testament ont élé écrits en hébreu ; ceux du nouveau l'ont élé en grec, exceplé l'évangile de S. Mat-thieu , et l'épîlre de S. Paul aux Hébreux, écrits en syria-que, et l'évangile de S. Marc, qui probablement le fut à Rome en langue latine. En outre, il s'est fait plusieurs versions de l'Ecriture ; mais la Vulgale seule a été déclaiée authentique par le concile de Trente dans sa sess. IV; car, comme les savans le remarquent, les textes hébreu et grec, selon les exemplaires qui en restent, sont défectueux. Il est vrai que la Vulgale même, suivant le pape Clémenl, n'est pas aujourd'hui exempte de loule erreur ; mais il a élé décidé que ces erreurs sont seulement accidentelles et non subsiantielles : ce que nous devons croire fermement, nous appuyant sur la promesse de Jésus-Christ que l'E-glise, s'exprimant par un concile, ne peut errer dans les
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choses substantielles de la foi. Les hérétiques de leur côté ont publié plusieurs versions latines, mais toutes altérées et discordantes, non seulement avec la Vulgate , mais avec leurs propres versions latines, et leurs versions en langue vulgaire encore plus défectueuses que les lali-nes ; en sorte que, dans leurs diverses Ecritures, se trou-vent plusieurs passages ajoutés, plusieurs passages omis, selon qu'il leur paraissait plus convenable pour appuyer leurs doctrines. Or, comment, cela étant, peuvent-ils dire que leurs Ecritures soient pures et légitimes?
XXIII.Qualrièmement,etencore, quand même vous seriez certains d'avoir la version pure et correcte dans quelques exemplaires, comment établirez-vous le vrai sens des Ecri-tures? S. Jérôme nous dit que la loi de l'Evangile n'est pas dans les paroles de l'Ecriture, mais dans le vrai sens de ces paroles : « Non putemus in verbis scripturarum esse » Evangelium, sed in sensu.... interpretatione enim per-» versa, de Evangelio Christi fit hominis Evangelium, aut, » quod pejus est, diaboli. » Ainsi les paroles : « Pater » major me est » (Jo. x. 28), comme les emend un ca-tholique, sont les paroles de Dieu , et, comme les entend un arien, elles constituent une hérésie. De même ces pa-roles : « Qui crediderit et baptizatus fuerit. » (Marc xvi. 46), expliquées par un luthérien, sont une hérésie ; avec le sens catholique elles sont une vérité de foi.
XXIV. Il faut donc distinguer les sens divers de l'E-criture, comme nous l'avons dit au commencement, en parlant sur la sess. IV. num. 53. Autre est le sens lil'.éral, autre le sens mystique, et tous deux peuvent être la pa-role de Dieu. Dans la plus grande partie des Ecritures, le vrai sens est le littéral; néanmoins dans quelques passa-ges le sens mystique est le seul vrai. Et cela arrive quand
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la doctrine de l'écriture ne peut ôtre entendue dans la lettre même : d'autres passages encore sont vrais dans les deux sens, comme celui-ci de S. Paul : « Abraham duos fi-» Hos habuit, unum de ancilla^ et unum de libera... Quœ » sunt .per allegoriam dicta :,haec enim sunt duo tesla-» menla, etc. » (Gai. iv.
XXV. Or, dans celte diversité de sens, quelle sera la règle pour reconnaîlie le vrai ? Dans ce passage de S. Mat-thieu (xxvi. 26) : « Accipite et comedite , hoc est corpus » meum ; » nous, catholiques, nous entendons le mot est ccmme indiquant le temps présent; en sorte que toutes les paroles étant prononcées, le pain n'est plus pain, mais est devenu le corps de Jésus-Christ, vrai, réel et perma-nent ; et ainsi, tirant notre certitude de l'autorité de l'E-glise, nous avons une ferme croyance dans l'Eucharistie. Mais Zuingle entend ce mot est comme s'il y avait : Cela signifie mon corps, et, à l'appui de cela, il cite un exem-ple tiré de l'Exode (11 et 12) : « Est enim phase , id est » transitus. » Est phase, c'est-à-dire, signifie passage. Lu-ther, au contraire, entend littéralement le mol est, el lui donne le sens à'êlre, mais il ne l'entend pas comme nous du temps présent où les paroles sont prononcées, mais du futur quand le sacrement est administré, comme s'il y avait : Cela sera mon corps; c'est-à-dire lorsque les fidèles le recevront. Calvin, lui, entend le mot est comme indi-quant une figure, c'est-à-dire cela est la figure de mon corps. Or, au milieu de tant d'explications différentes, comment pourrions-nous savoir le vrai sens du texte sans que l'autorité de l'Eglise nous le.déclare? Sera ce par le sens privé, comme le disent les novateurs ? Mais les pa-roles susdites, « Hoc est corpus meum », Luther les en-tend réellement du corps de Jésus-Christ, et Calvin les en
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tend au figuré. Ces deux chefs, comme le disent leurs sec-tateurs , ont eu tous deux cette lumière intérieure du Saint-Espiit, et tous les deux ont reçu mandai de Dieu de nous enseigner la vraie foi ; mais l'un dit que dans ce pain il faut adorer Jésus-Christ comme Dieu ; l'autre que l'ado-rer comme Dieu est une véritable idolâtrie. A qui devons-nous croire de Luther ou de Calvin; lorsque, comme ils le disent tous deux , il n'y a d'autre règle de foi que l'E-criture et le sens privé? Et comment connaîtrons-nous la vérité quand l'Ecriture peut avoir divers sens, et que le sens privé est si trompeur et si douteux chez eux que l'un soutient tout l'opposé de l'autre.
XXVI. Quelle foi pourrions-nous donc avoir dans ces faux maîtres quand eux-mêmes , en se séparant de ?? » glise, restent sans règle de foi? Et Bossuel fait avec rai-son la remarque que, comme ces maîtres ont méprisé l'au-torité de l'Eglise catholique, de même leurs disciples n'ont fait que peu de cas de leur autorité, et, se divisant en sectes différentes, ont formé plusieurs croyances et religions diverses.
Les luthériens, dans l'espace de 50 ans, se divisèrent en trois sectes, de luthériens, semi-luthériens et antilulhé-riens. Puis les luthériens se divisèrent encore en onze sectes, les semi-luthériens en onze autres, et les anlilu-ihériens en cinquante-six , comme le rapporte Lindanus. (Epist. Rorcem. in Luther.) De môme, l'école des calvi-nistes se divisa bientôt en plusieurs sectes, dont on compte plus de cent. On trouve spécialement énuméré dans Noël Alexandre (hist. eccles. sec.
XV et XVI. c. 2. a. 17, 5) en combien de sectes sont divisés les calvinistes anglais. Il y a les puritains, qui suivent la doctrine pure de Calvin ; les piscaloriens, qui furent déclaiés hérétiques par les cal-
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vinisles de France ; les anglo-calviniens, qui consacrent des évêques el ordonnent des prêlres, choses rejelées par les autres calvinistes ; les independens, qui ne reconnaissent de supérieurs ni ecclésiastiques ni poliliques; les anli-scripluaires, qui rejettent toutes les Ecritures; les quakers, qui se vantent d'avoir sans cesse des révélations el des extases; les rantères, qui regardent comme licite tout ce à quoi nous pousse la nature corrompue. La Hollande se trouva avec le temps divisée en deux partis d'arminiens et de gomarisles, bien que plus lard, dans un certain conci-liabule tenu en 1618 , on condamna Arminius comme schismalique. Grolius el le grand-pensionnaire Barnevelt n'ayant pas voulu se soumettre, le premier fui mis en prison, el le second décapité. Voilà la belle uniformité de foi qu'ont entre elles toutes ces sociétés de novateurs! C'est le produit de leur esprit d'orgueil qui fait que, comme leurs maîtres se sont soustraits à l'obéissance de l'Eglise , eux aussi secouent le joug de leurs maîirrs, et établissent de nouvelles secles et de nouveaux sjslèmes.
XXVII. El en vain leurs prédicans ont-ils prétendu re-médier à ce désordre par des monilions, des décrets, des menaces, dépositions, excommunications, comme ils firent dans le synode Vallon tenu par eux à Amsterdam en l'an-née 1690; car les autres réformés se sont moqués de tout cela, disant que les décrets, les dépositions, les censures appartenaient au papisme et non à la réforme qui jouis-sait du privilège de la liberté de conscience. Mais ils ne \oier.t pas que de celle maudite et destructive liberté de. conscience sont nées toutes ces innombrables sectes diver-ses d'hérétiques et même de déistes el d'athées, qui ont rempli l'Angleterre, la Hollande et la Germanie. Le mi-nistre Papin (dont la conversion fut l'œuvre de Bossuet)
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fut tellement frappé à la vue des funestes conséquences auxquelles il se voyait entraîné par la force de la liberté de conscience, que soutenu par l'aide de Dieu , il revint en arrière et retourna au sein de la première mère, l'Eglise catholique, laquelle se rit de toutes ces nouvelles religions qui ne s'accordent pas seulement entre elles et ne sont qu'un groupe d'erreurs que chaque mécréant adapte se-lon son caprice et change comme il lui plaît ; en sorte qu'à la fin tout se rédùil à se livrer par le relâchemenl à tous les vices et à ne plus croire à rien. C'est forl justement que l'évêque de Londres, Edmond Gibson, écrit dans une lettre pastorale : « Entre le relâchement et l'impiété il y » a un trop élroil voisinage; » el M. de Fénélon, arche-vêque de Cambray : Entré le catholicisme el l'athéisme il n'y a point de terme moyen.
XXVIII. Mais quelle merveille que les disciples de Lu-ther et de Calvin soient ainsi divisés sur les points de foi quand leurs maîtres eux-mêmes sont aussi opposés l'un à l'autre que nous l'avons vu ? Qu'on lise l'Histoire des Variations des églises réformées écrite par Bossuel, évêque de Meaux, et on verra les contradictions parlées et écrites contre eux-mêmes par Luther el Calvin. Lés seules con-tradictions de Luther, appelé par les réformés « la pre-» mière fontaine de la foi pure, » et qualifié d'apôtre par Calvin, lequel ne craignit pas d'écrire : « Res ipsa clamai, x nonLutherum initio loculum, sed Deum per os ejus;» ces seules contradictions émises en divers temps sur les choses de foi, suffisent pour démontrer la fausseté de sa croyance. Il ne fil, tant qu'il vécut, que ss contredire lui-même, réfutant ses propres doctrines, spécialement tou-chant la justification, la valeur de la foi et le nombre des sacremens. Sur le seul article de l'eucharistie on compte
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jusqu'à (renie contradictions : aussi le prince catholique, Georges de Saxe, répétait souvent ce mot fort jusle : « Les » luthériens ne savent pas aujourd'hui ce qu'ils devront » croire demain. » Que d'opinions toutes différentes émi-ses par Calvin sur l'eucharistie ! on peut les voir dans l'ou-vrage de Bossuel. Mais je me trompe en disant que tant de contradictions suffisent à démontrer la fausseté de la croyance de ces nouveaux réformateurs, puisqu'une seule conlradiclion doit faire voir qu'ils n'étaient point inspirés de l'esprit de Dieu ; car Luther fait cet aveu : « Qui semel » mentitur ex Deo non est. »'L'Esprit-Saint est un, « et » negare seipsum non potest. » (II. Tim. II. 13.) Combien donc Luiher se vanlail faussement d'avoir l'esprit de Je-' sus-Christ, disant : « Cerlissimus sum, quod doctrina mea » non sit mea, sed Christi. » Mieux aurait-il dit : diaboli. Mais comment aurait-il pu avoir l'esprit de Jésus-Christ, puisque (comme le rapporte Sanderus) il ne craignait pas de dire (pries, tom. 1) : « Ego nonamabam, imo odie-» bam juslum, et punierilem peccatores Deum ; lacilaque, » si non blasphemia, certe ingenii murmuratione indi-» gnabar : atque adeo furebam saeva et perturbata con-» scientia. » (Apud Sander. De visib. mon. lib. 7.)
XXIX. En résumé, ôlez l'autorilé de l'église et vous anéantissez tout l'effet de la révélalion divine et de la rai-son naturelle elle-même ; car l'une et l'autre pourront être interprélées par chacun à sa guise; chacun pourra nier la irinilé des personnes divines, l'incarnation du Verbe, l'immortalité de l'ame, l'enfer, le paradis, et tout ce qu'il voudra. M. Rnmsay, parlant de Locke, dit, que quand un philosophe ne se guide pas d'après l'aulorilé de l'église, il ne peul qu'errer. Un arminien (Jean Vylembogard, Epist, ad Lud. Colin, elc.), parlant du synode de Dor-
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drechl, s'exprime ainsi contre les réformés : « Tous les » docteurs de la réforme, parmi lesquels on compte comme » les principaux Calvin et Bèze, sont d'accord sur celle » proposition générale, que tous les conciles et les syno-» des , pour saints qu'ils soient, peuvent errer en ce qui » regarde la foi. » Puis il n'hésite pas à dire : « Le fonde-
» ment de la vraie réforme.....veut que nul ne puisse ni
» ne doive se soumellre ni adhérer à aucun synode que » sous celle condition, qu'après avoir attentivement exa-» miné ses décrets en les comparant avec la parole de Dieu, » qui seule peut servir de loi en matière de foi, il les (rou-» vera conformes à celte parole.» D'un autre côié, les ré-formés veulent que chacun soit lenu absolument de se soumeliie à leurs synodes; mais comment se soumet-tra-t-on absolument si chacun ne doit se soumettre que quand il aura éprouvé que les décrets du synode sont con-formes à la parole de Dieu? Aussi le même arminien con-clut ainsi : «Que s'ils changent celte maxime, et s'ils » veulent que chacun se soumette absolument à leurs sy-» nodes, alors ils n'ont plus rien de valable à opposer aux » papistes et ils sont forcés de leur donner gain de cause. » Je le répèle; une foisôlée l'obéissance à l'église, il n'y a point d'erreur qu'on ne soit conduit à embrasser ou au moins à tolérer dans les autres. C'esl là le grand argument qui (au rapport du P. Valsec) convenit un ministre ré-formé de France. Ce minisire voyant que le système de Calvin le portait nécessairement à tolérer loule erreur, soit d'hérésie, soit même d'apostasie, se fit catholique et publia ensuite un ouvrage éminemment mile, intitulé : « Les deux voies opposées en matière de religion. » Au reste, de ce système de tolérance des réformés, qui permet à chacun d'examiner si les décisions de l'église sont con-
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formes aux Ecritures, est venue cette multitude d'impies qui, dans le siècle passé et celui-ci, ont empesté de leurs mauvais livres tous les pays où règne la réforme.
XXX. Quelque réformé répliquera : Mais parmi vous, catholiques , nonobstant l'infaillibilité que vous attribuez à l'Eglise romaine, il ne laisse pas d'y avoir beaucoup de déistes et de matérialistes, au sein même de l'Italie. Nous répondrons : Sans doute ; et plût à Dieu qu'il ne fût pas vrai que parmi nous certains libertins pour vivre dans le désordre sans remords de conscience (peine bien chère par laquelle s'achètent les plaisirs criminels du péché) se sont joints à la troupe misérable des incrédules. Mais d'où vient un si triste résultat si ce n'est de ces livres ullramontains dont je viens de parler, répandus partout pour infecter l'espril des peuples? Cependant ces mécréans, quand iJs sont découverts, ne sont pas tolérés chez nous comme parmi les hérétiques.Du reste l'infaillibilité de notre Eglise n'en est pas moins propre à extirper les erreurs contre la foi ; et les impies ne deviennent tels que parce qu'ils n'o-béissent pas à l'église : à la différence de la religion pré-tendue réformée qui ne saurait mettre un frein à la liberté de conscience, d'après laquelle on ne croit que ce que l'on veut. Le faux principe , que chacun peut faire l'examen des choses de la foi, ouvre à tous la voie qui conduit à embrasser toute erreur, et à perdre toute lumière de la foi.
xix. 45
ACTIONS DE GRACES A DIEC
Pour nous avoir fait le don de la sainte foi, et prière pour qu'il augmente cette foi en nous.
? Sauveur du monde, je vous rends grâces pour moi et pour tous les fidèles mes frères, de ce que vous nous avez appelés et admis à vivre dans la vraie foi qu'ensei-gne la sainte Eglise catholique romaine : « Bon Dieu » (vous dirai-je, avec S. François de Sales), grands el » nombreux sont les bienfaits, par lesquels vous m'avez » infiniment obligé envers vous el pour lesquels je vous » rends grâces du fond de mon cœur; mais comment » pourrai-je assez reconnaître celui de m'avoir éclairé par » votre sainte foi ? Je tremble, ô Seigneur, en compa-» ranl mon ingratitude avec un aussi grand bienfait. » Je vous en remercie pourtant, ô mon Seigneur, autant que je le peux dans ma faiblesse, et je vous prie de faire connaître à tous les hommes la beauté de votre sainte foi. « O Dieu (s'écrie le même saint), la beauté de votre » sainte foi me frappe tellement que j'en meurs d'amour, >> et il me semble que je dois renfermer le don précieux » que Dieu m'en a fait dans un cœur tout parfumé de » dévotion. » Mais hélas! ô Jésus mon Rédempteur, comBien peu d'hommes vivent dans celle vraie foi! ? Dieu, la plupart des hommes restent ensevelis dans les ténèbres de l'infidélité ou de l'hérésie! Vous vous êtes humilié jusqu'à la mort et à la mort de la croix pour le
708 ACTIONS DE GRACES.
salut des hommes ; et ces ingrats ne veulent pas même vous connaître ! Ah ! je vous en supplie, ô Dieu tout-puissant, ô infini et souverain bien, faites vous connaî-tre à tous, faites que tous vous aiment.
O sublime mère de Dieu, Marie, vous êtes la prolec-trice universelle des hommes ; voyez cette immense ruine des âmes que l'enfer opère et va de plus en plus opérant de nos jours, en répandant de nombreuses erreurs contre la foi par le moyen de tant de livres empoisonnés qui circulent pour notre malheur jusque dans les royaumes catholiques; ah! par pitié, priez votre Dieu, qui a tant d'amour pour vous , priez et obtenez un remède à de si grands maux : priez, 6 priez? car vos prières sont toutes puissantes auprès de Jésus, votre fils, qui se plaît à vous exaucer en tout ce que vous lui demandez.
FIN UU TOME DIX-NEUVIèME.
TABLE.
But de l'ouvrage. 177
195 V Si les divines écritures furent également inspirées de Dieu tant pour les choses qui y sont contenues que pour les paroles. 20Q
Réponses aux principales objections. 201
VIII. Où l'on expose en terminant les doctrines les plus utiles à connaître sur la tradition. 208
Règles par lesquelles on reconnaît qu'une tradition est
humaine et non divine 214
IX. Règles pour reconnaître si une tradition est divine
et non humaine. 216
V« SESSION. — Du péché originel. 219
VIe SESSIO». — De la justification. — Préambule. 242
TRAITE SUPPLEMEMTAIKE. — Du mode d'opération de la grâce.
295 IV. Du système de Thomassin.
i'6.
710 TABLE.
Difficulté qui s'oppose au système de Thomassin. 296
Y. Du système des augustiniens : de la délectation abso-lument victorieuse. ib. Difficulté opposée au système des augustiniens.
297 VI. Du système du P. Berti et de ses adhérens
: de la dé-lectation victorieuse relativement, c'est-à-dire par la su-périorité du degré.
299 VII. Où nous établissons notre doctrine que, pour ac-complir les préceptes, la grâce efficace ab intrinseco est nécessaire ; mais que cette grâce s'obtient par la grâce suffisante de la prière.
463 Chap. III. — Du ministre de l'extrême-onetion, et du temps dans lequel elle doit être administrée. 466
XXI» SESSION. — De la communion scus l'une et l'autre es-pèce, et de la communion des enfans.
540 Chap III. —Où il est enseigné que l'ordre est un véritable sacrement. 542
Chap. IY. — De la hiérarchie ecclésiastique et de l'ordi-nation.
III. Notion» sur les anciennes coutumes touchant le sacrement de l'ordre. 570
XXIVe SESSION. — Du sacrement de mariage. 674
XXV« SESSION.—Décret touchant le purgatoire. 612
Des prières offertes par les fidèles pour les âmes du pur-gatoire. 628 De invocatione, veneratione, et reliquiis sanctorum, et sa-cris imaginibus.
666 TRAITE SUPPLEMENTAIRE (16 et dernier). — De l'obéissance due aux décisions du concile, qui sont celles par consé-quent de l'Eglise catholique romaine, hors de laquelle il n'y a point de salut.
680 Actions de grâces à Dieu pour nous avoir fait le don de la sainte foi, et prière pour qu'il augmente cette foi en nous. 707
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